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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Actualité nationale

Mardi 13 décembre 2005 2 13 /12 /2005 11:39

Dans la Nouvelle Revue Universelle (automne 2005),  Hilaire de Crémiers analyse avec une grande clairvoyance les mêmes évènements.  Nous publions ci-dessous la majeure partie de l'article intitulé « La République et l'émeute».

 

FRAGILITÉ DE L'ETAT

 

   II est totalement irresponsable de la part d'élus de chicaner le gouvernement sur les décisions de police qui relèvent de son ressort et qui doivent assurer la sécurité des citoyens. Les attitudes idéologiques et les choix partisans qui n'ont aucun souci du bien commun, sont constitutifs du régime que la France subit : les députés qui sont censés représenter la nation, ne se déterminent, pour la plupart, que sur les intérêts de partis ; les événements, même les plus graves, peuvent servir à déstabiliser le gouvernement en place, et l'opposition, loin d'en mesurer la gravité, n'hésite pas à se livrer à la pire des démagogies. C'est dire la fragilité de notre Etat. En cas de crise sociale et politique ou d'incidents qui peuvent dégénérer en guerre civile, il n'est pas capable d'assurer l'unité des institutions. Même au sein du gouvernement, les hommes en place analysent la situation en fonction de leurs ambitions personnelles, de leur stratégie de carrière, ce qui ne manque pas à chaque instant d'alimenter les soupçons sur les véritables raisons des décisions. Un régime pareil peut mener une nation à la ruine et progressivement à la désintégration. Ce qui apparaissait encore comme un pur raisonnement, il y a quelques années, tant les citoyens étaient habitués à ce genre de procédés et ne s'en indignaient même plus, prend aujourd'hui des proportions alarmantes quand tout à coup éclatent des événements que, dans l'aveuglement général, les responsables politiques n'ont pas vu venir ou ont refusé de voir venir. Il a fallu que leur habitudes soient sérieusement bousculées pour qu'ils commencent à prendre en considération l'ampleur du phénomène social dont ils n'ont plus la maîtrise s'ils l'ont jamais eue.

 

    A aucun moment n'a été établie par le gouvernement une analyse exacte de ces émeutes à caractère profondément ethniques et révélatrices d'une situation sociale dramatique. Un seul, il est vrai, parce qu'il est ministre de l'Intérieur et, donc, par fonction très informé, et surtout parce que, dans sa stratégie personnelle de conquête du pouvoir suprême, il lui est nécessaire d'avoir un temps d'avance sur tous les autres, a dit en passant quelques vérités sur la réalité des zones de non-droit, sur les règles singulières qui y régissent la vie sociale et sur les économies parallèles qui les font vivre. Mais juste ment c'est parce qu'il a éprouvé le besoin de communiquer énergiquement avec un vocabulaire tonitruant sur son appréciation des choses et des gens et de justifier ainsi son action, qu'il a en quelque sorte servi lui-même de détonateur.   Pour mener une vraie politique, il vaut mieux agir que de faire des proclamations ; il convient d'abord de régler le problème et, s'il le faut, vigoureusement ; l'annonce de la victoire doit se faire après. Quel est le général qui se permettrait de proclamer à l'avance ses intentions sur la manière dont il envisage la bataille ? Telle est l'aberration du système politique français.  Même la vérité quand elle est dite, est dite inopportunément et, non pour obtenir un véritable règlement du problème, mais pour faire valoir le futur candidat auprès de l'opinion. Des affaires d'Etat, des questions d'une gravité politique considérable sont ainsi ramenées à des stratégies électorales et les meilleures intentions sont détournées de leur but qui devrait être le rétablissement de la paix civile. Et, au risque de déplaire, il faut affirmer hautement et fermement que se trompent lourdement ceux qui se figurent que les immenses difficultés que connaît et que va connaître de plus en plus la société française, se résoudront par des formules électoralistes, quelles qu'elles soient, mais toutes toujours du genre « y a qu'à », « faut qu'on ». De gauche, de droite, peu importe, ces formules sont par nature simplistes et inadéquates. Une politique d'Etat est nécessaire qui suppose la durée, l'intelligence, l'opportunité, la rigueur en même temps que la discrétion, la fermeté et la souplesse, toutes qualités qui sont hors de portée du régime actuel. L'analyse des hommes politiques se trouve ainsi viciée par des habitudes comportementales calamiteuses. Ils ne sont pas en situation de porter un regard correct sur les événements.

                                          LA RÉPONSE DU RÉGIME

 

    Le discours de Jacques Chirac prononcé le lundi 14 novembre, très habilement au moment du reflux de la violence, donne une exacte idée de la seule réponse que le régime peut imaginer à la situation.  D'abord, le président de la République parle de la France : au nom de la France, il demande l'ordre. C'est un appel normal au sentiment patriotique et au devoir civique. Puis il parle de la République qui se doit de répondre à l'interpellation des banlieues. En quelque sorte les incendies et les caillassages ont été utiles pour faire entendre la voix des populations. Quelles populations ? On n'en saura rien. Le président se garde bien de préciser quoi que ce soit à ce sujet. Mais il résulte de ses propos que, pour calmer des revendications qu'il trouve légitimes, il veillera, lui personnellement, à l'application d'une politique de justice sociale : redistribution de fonds - et de fonds importants - aux associations dites de proximité, obligation de mixité sociale tant dans l'embauche que dans le logement, et y compris dans la représentation locale et nationale, pouvoirs renouvelés et renforcés à toutes les autorités de lutte contre les discriminations.

 

    Soit ! Mais il n'y a pas de propositions plus convenues, plus artificielles, plus dérisoires, plus faussement moralisatrices et, en fait, plus démagogiques. Au fond, si l'on comprend bien le président, les incendiaires ont eu raison et ils auraient tort de se gêner. Il en ressort que c'est la France qui est coupable et les Français qui sont en tort.  Les mesures proposées, d'ailleurs déjà utilisées par tous les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, non seulement n'ont apporté aucune solution aux problèmes existants mais, aucontraire, les ont aggravés : elles vont à l'encontre du but recherché et accentuent les phénomènes de ghettoïsation. Les sociologues sérieux, les vrais politiques le savent pertinemment et les Américains,  qui ont connu le même genre de problèmes, sont revenus de tous ces procédés d'apparence démocratique mais de néfastes conséquences.  La morale doit toujours reposer sur de justes considérations naturelles sous peine de devenir elle-même cause d'immoralités et de détraquements. Mais l'idéologie républicaine française ignore ces fortes nuances et son grand-prêtre - car Chirac comme son prédécesseur parle toujours en pontife et non en politique - répète la seule leçon magistrale qu'il connaisse et qui est la loi du système.

 

  Pourquoi être si sévère, dira-t-on, à l'égard des hommes politique ?   Parce qu'ils portent une part de responsabilité énorme dans les événements qui ont eu lieu. Ils n'en tireront aucune leçon. Ils continueront les mêmes discours et poursuivront les mêmes politiques suicidaires.

 

LE PROBLÈME LÀ OÙ IL EST

 

     II faudrait porter les yeux sur les causes des émeutes qui sont loin d'être des faits nouveaux. Cela se résume en quelques points : des flux migratoires non maîtrisés dont plus personne ne peut estimer l'ampleur ni endiguer le mouvement, un droit de la nationalité qui ne correspond plus à rien et qui ne traduit plus aucune allégeance, un échec total de la politique sociale malgré tous les efforts des collectivités publiques et des organismes d'assistance, de la politique éducative malgré tout le pathos des pédagogues de l'Education nationale, enfin de la politique de la ville, malgré des milliards engouffrés dans cet abîme de sottise technocratique et socialiste. La France aujourd'hui en est officiellement à 752 zones urbaines sensibles. Il faut préciser qu'environ 5 millions de personnes y résident ! Combien y en aura-t-il demain ? Observatoires, Agences, Hautes Autorités de tous genres prolifèrent sur ces ZUS et ces ZEP (zones d'éducation prioritaire), admirables euphémismes qui relèvent de cette langue inimitable inventée par des fonctionnaires et des politiques en mal de solutions : on donne un nom et on s'imagine que le problème est réglé.  Tout ce monde-là y va de ses rapports. Tous inutiles, tous concluant au fiasco et recommandant pourtant toujours les mêmes solutions.

 

Concrètement, la carte de la France devient un gruyère aux innombrables trous sociaux. Et, si la même politique se poursuit, il est prévisible que ces phénomènes empireront. Jusqu'où ? Rien ne servira à rien. Il faudrait prendre le taureau par les cornes. Cela consisterait d'abord à avoir une politique africaine de grande ampleur. Il n'est pas dit que les Africains eux-mêmes ne l'attendent pas. Et tant pis pour les accusations de néo-colonialisme : le bien à faire passe avant. Il faut faire de même auprès des pays dont les populations cherchent refuge en France. C'est à l'origine qu'il faut traiter la question. La même vigueur doit être employée dans le cadre européen, surtout dans l'espace Schengen. Puis, notre droit de la nationalité devrait être revu : François Baroin, ministre de l'Outre-Mer, en a lui-même parlé.  Le droit social doit sortir des ornières de l'idéologie pour s'adapter aux réalités. L'éducation ne saurait être un fourré-tout idéologique de bas étage : comme le signalent nombre de Français d'origine immigrée et qui ont su et voulu s'intégrer, l'éducation en France semble être faite par des anti-Français ; ils le déplorent. Pareillement il n'est possible d'envisager une représentation d' autorités de l'islam que si l'identité chrétienne de la France est marquée fortement : c'est même d'ailleurs la seule condition d'une bonne entente. La laïcité républicaine est une religion morte. Enfin la politique de la ville doit cesser d'entretenir la laideur urbaine des vieilles conceptions staliniennes ; beaucoup d'excellents maires l'ont compris. La beauté – à la française - doit faire partie de la politique environnementale : la culture du goût est primordiale.

 

    Ces quelques points de bon sens suffisent à montrer que la France avec sa classe politique est loin du compte. Elle n'a qu'un  Etat de petits-bourgeois au mauvais sens du terme qui se sont complus dans un projet européiste inconsistant où leur morgue et leur égoïsme trouvaient satisfaction ; ils n'ont jamais appréhendé l'intérêt national, se contentant de survivre dans leur régime. Le problème pour eux aujourd'hui est peut être précisément la survie même de leur régime.

 

La Nouvelle Revue Universelle

Jacques Bainville, fondateur

 

7, rue Constance   75018  PARIS

Abonnement 1 an (4 numéros par an) 60 €

Par Lux - Publié dans : Actualité nationale
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /2005 17:24

Aujourd’hui une grande majorité de Français sont pour l’avortement légal perçu comme un moindre mal. Attachée à la merveille qu’est la vie humaine dés son commencement, l’Eglise catholique s’y oppose fermement.

Rome incorrigible rétrograde, hostile au progrès en général et à la liberté des femmes en particulier ? S’opposer à l’avortement, n’est-ce pas irresponsable en restant insensible à la détresse de femmes qui ne peuvent pas garder leur enfant ?

 

 

 

“ Le droit d’avorter, n’est-ce pas pour une femme le droit de disposer de son corps librement, comme il lui plaît ? ” 

 

 

 

Les femmes ont raison de tenir à leur liberté, en particulier celle de disposer de leur corps. Surtout quand ça les engage à vie ! Mais avorter ce n’est pas se faire arracher une dent : même tout petit, l’embryon humain est déjà (comme son nom l’indique !) un être humain ! Conçu d’un père et d’une mère il a dés la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde une identité génétique à part entière. Si ce tout-petit-là est supprimé, il n’en existera pas de semblable à lui : les prochains seront ses frères ou sœurs, donc forcément différents... Les droits d’une femme ne peuvent pas empiéter sur ceux d’un petit qu’elle porte...

 

 

 

“ L’embryon est un être humain, oui, mais seulement après douze semaines. Avant cela il ne ressemble pas à un être humain... ” 

 

 

 

Y a-t-il beaucoup plus de différence entre un embryon et un nouveau-né qu’entre un bébé et un homme adulte ? On ne peut tenir compte de l’apparence des êtres sans risquer de tomber dans un eugénisme grave, un refus radical de la différence... Est-ce que l’embryon devient subitement un être humain à la douzième semaine d’existence parce que la loi française se met à le protéger comme tel ? Devient-il soudain être humain alors qu’il n’était avant cela qu’un vague amas de cellules ? Non, bien sûr. Sa vie humaine a vraiment commencé, il est tout simplement en train de grandir, très vite d’ailleurs, car chez le tout petit, tout est à croître !

 

 

 

“ Il n’est pas un être humain, puisqu’il ne peut pas vivre sans sa mère, par lui-même ! ” 

 

 

 

Un bébé de trois mois non plus ne peut pas vivre sans sa mère. S’il n’est pas nourri et protégé par les autres, il meurt.

 

 

 

“ Oui mais avant que ce soit légal, cela existait déjà, il faut pas se voiler les yeux... Avant que l’avortement soit autorisé, beaucoup de femmes mourraient parce qu’on faisait ça mal... ” 

 

 

 

Le meurtre aussi existe depuis toujours... Tuer son prochain aujourd’hui c’est prendre de sérieux risques de se blesser à vie. Faudrait-il légaliser l’assassinat, pour en sécuriser la pratique ?

 

 

 

“ Mais si la mère ne peut pas aimer son enfant, une fille violée, par exemple ? ” 

 

 

 

Le viol est un acte atroce. La femme qui en est victime, brisée, doit être soutenue, aidée, autant qu’il est possible. Toutefois le drame a été et de cet acte sexuel qu’elle n’a nullement souhaité, est issu un petit commis,  être en croissance qui est déjà humain, donc infiniment respectable. Bien sûr son père est un criminel, bien sûr sa mère ne l’a pas désiré. Mais lui, ce petit, il n’y est pour rien. Il est innocent, et maintenant qu’il existe, il a le droit de vivre. Si sa mère ne désire pas l’élever elle-même, nul ne peut le lui reprocher. Elle pourra accoucher sous X, et ainsi rester anonyme et le confier à une famille qui voudrait élever un enfant.

 

 

 

“ Mais cet enfant, qui commence si mal sa vie, il ne sera pas heureux ! ” 

 

 

 

Pour vivre heureux, il faut d’abord vivre ! Ne pas lui donner cette chance, c’est opter pour l’extermination de tous les malheureux en décrétant à leur place que leur vie ne vaut pas la peine d’être vécue...

 

 

 

“ Mais lorsque la mère est en danger ? La mère doit-elle préférer sa vie ou celle de son enfant ? ” 

 

 

 

Bien sur la vie d’un petit peut mériter tous les sacrifices, même le plus grand de tous. Mais quand l’Eglise nous annonce la beauté de la vie humaine dés son commencement, quand elle nous invite à la contempler et à la protéger courageusement, elle n’entend pas prendre à la place des personnes une telle décision.

 

 

 

“ Finalement, l’avortement est un problème uniquement féminin : les femmes restent seules au bout du compte devant la décision d’accueillir ou non de l’enfant à naître ... ” 

 

 

 

C’est souvent le cas hélas mais bien anormal car on oublie un peu vite qu’il y a exactement autant d’hommes que de femmes concernés par l’avortement. Il n’y a que dans les chansons de Goldman que l’on fait un bébé toute seule ! L’enfant n’est pas plus celui de la mère que du père. Autant que les femmes, les hommes ont le devoir d’assumer les conséquences de leurs actes et la femme doit exiger la responsabilité paternelle de celui qui s’est uni à elle.

 

 

 

“ Quand malgré la lâcheté de son conjoint et l’incompréhension de son entourage une femme décide de garder un enfant qui arrive au mauvais moment, ne s’enlise-t-elle pas dans une détresse plus grande que n’aurait été celle d’un ‘IVG’ ? ” 

 

 

 

A l’heure de devenir mère, qu’elle décide d’élever elle-même ou de confier son enfant, une femme a besoin d’être aidée. Elle vivra des moments difficiles, mais tous doivent s’efforcer de ne pas la voir contrainte à l’irréparable pour des raisons uniquement matérielles. Ces tourments cependant ne peuvent pas effacer la vraie joie de donner la vie, d’être mère. Les femmes qui songent à avorter méconnaissent bien souvent le drame psychologique que représente en fait un tel acte. Nombreux sont les témoignages de celles qui n’ont jamais pu oublier qu’elles étaient mères d’un petit qui n’avait jamais vu le jour... de celui ou celle qui aurait pu être là aujourd’hui.

 

 

 

Les chrétiens doivent être tout particulièrement solidaires envers les personnes (hommes ou femmes) qui vivent dans l’amertume qui suit un avortement. Mais il ne s’agit pas de juger qui que ce soit : nombreuses sont les femmes aujourd’hui qui ont avorté sans savoir ce qu’elle faisaient, ou encore sous la pression de leur entourage. Proclamer la vérité n’est jamais condamner son prochain, mais lui ouvrir les yeux, et le libérer.

 

 

 

“ Pour conclure ? ” 

 

 

 

“ La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dés le premier moment de son existence, l’être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie. ”

Par Lux - Publié dans : Actualité nationale
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /2006 13:48

La violence actuelle n'est pas une réaction à l'injustice de la République, mais un gigantesque pogrome antirépublicain.

Il n'y a pas de guerre aujourd'hui entre les Français de souche et les autres, ni même entre la France des villes et celle des banlieues. Les premières cibles des violents sont les voisins. Et ce sont eux qui réclament une restauration de l'ordre républicain. La sympathie pour les vandales est beaucoup plus répandue chez les bobos écolos qui font du vélo à Paris que parmi les automobilistes pauvres du 9-3.

Voici un charmant couplet de rap : «La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser comme une salope, il faut la traiter, mec ! Moi, je pisse sur Napoléon et le général de Gaulle.»

Si ceux qui mettent le feu aux services publics, qui lancent du haut des tours d'immeubles des boules de pétanque sur les policiers ou qui agressent les pompiers, avaient la même couleur de peau que les émeutiers de Rostock dans l'Allemagne réunifiée des années 90, l'indignation morale prévaudrait partout. Dans l'hypothèse Rostock, politiques, intellectuels, journalistes, responsables d'associations, chercheurs en sciences sociales – tous crieraient comme un seul homme : «Le fascisme ne passera pas !» Mais comme ces lanceurs de boules et de cocktails Molotov sont des Français d'origine africaine ou nord-africaine, l'explication étouffe l'indignation ou la retourne contre le gouvernement et l'inhospitalité nationale.

Au lieu d'être outragés par le scandale des écoles incendiées, on pontifie sur le désespoir des incendiaires. Au lieu d'entendre ce qu'ils disent – «Nique ta mère !», «Nique la police !», «Nique l'Etat !» –, on les écoute, c'est-à-dire que l'on convertit leurs appels à la haine en appels à l'aide et la vandalisation des établissements scolaires en demande d'éducation.

A ce décryptage qui n'est que poudre aux yeux, il est urgent d'opposer une lecture littérale des événements.

Si ces territoires étaient laissés à l'abandon, il n'y aurait ni autobus, ni crèches, ni écoles, ni gymnases à brûler. Et ce qui est proprement insupportable, c'est de décerner aux auteurs de ces exploits le titre glorieux d'«indigènes de la République». Au lieu de cela, on aurait dû décréter l'illégitimité de la haine et leur faire honte, comme on fait honte, bien qu'ils soient aussi des cas sociaux, aux supporters qui vont dans les stades pour en découdre et qui poussent des grognements de singe chaque fois qu'un joueur noir a la balle. La brûlure de la honte est le commencement de la morale. La victimisation et l'héroïsation sont une invitation à la récidive.

Les casseurs ne réclament pas plus d'écoles, plus de crèches, plus de gymnases, plus d'autobus : ils les brûlent. Et ils s'acharnent ainsi contre les institutions et toutes les médiations, tous les détours, tous les délais qui s'interposent entre eux et les objets de leur désir.

Il y avait des signes avant-coureurs : la Marseillaise conspuée lors du match France-Algérie, les agressions de lycéens pendant une manifestation contre la loi Fillon. Il y avait aussi des livres avertisseurs comme celui d'Emmanuel Brenner, Les Territoires perdus de la République, ou le rapport de juin 2004 du ministère de l'Education nationale sur les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans certains établissements scolaires des quartiers difficiles. On y apprenait notamment que l'enseignement de l'histoire était accusé par certains élèves et ceux qui les influencent de donner une vision judéo-chrétienne, déformée et partiale du monde. Les exemples abondent, du refus d'étudier l'édification des cathédrales ou d'entendre parler de l'existence de religions préislamiques, aux turbulences que provoque inévitablement l'évocation de la guerre d'Algérie ou du Moyen-Orient.

Aujourd'hui où le coeur de l'humanisme ne bat plus pour l'école, mais pour ses incendiaires, nul ne semble se souvenir qu'on ne va pas en classe pour être embauché mais pour être enseigné. Le premier objectif de l'instruction, c'est l'instruction. Celle-ci, au demeurant, n'est jamais inutile. De même que la République doit reprendre ses «territoires perdus», de même la langue française doit reconquérir le parler banlieue, ce sabir simpliste, hargneux, pathétiquement hostile à la beauté et à la nuance. Ce n'est pas une condition suffisante pour obtenir un emploi, mais c'est une condition nécessaire.

Enfants de la télécommande, ils veulent tout, tout de suite. Et ce tout, c'est la «thune», les marques vestimentaires et les «meufs». Paradoxe terminal : les ennemis de notre monde en sont aussi l'ultime caricature. Et ce qu'il faudrait pouvoir réinstaurer, c'est un autre système de valeurs, un autre rapport au temps. Mais ce pouvoir-là n'est pas au pouvoir des politiques.

Mais à vouloir apaiser la haine en disant que la France est en effet haïssable et en inscrivant ce dégoût de soi dans l'enseignement, on se dirige nécessairement vers le pire. Ces révoltés révoltants poussent jusqu'à son paroxysme la tendance contemporaine à faire de l'homme non plus un obligé, mais un ayant droit. Et si l'école elle-même les encourage, alors c'est foutu.

C'est le modèle post-républicain de la communauté éducative supersympa et immergée dans le social, qui prend l'eau. Modèle, hélas, indestructible car il se nourrit de ses fiascos. A chaque échec, il réagit par la surenchère. Et c'est reparti pour un tour : au mépris de la vérité, l'école française noiera donc demain la diversité des traites négrières dans l'océan de la bien-pensance anti-occidentale. On enseignera la colonisation non comme un phénomène historique terrible et ambigu, mais comme un crime contre l'humanité. Ainsi répondra-t-on au défi de l'intégration en hâtant la désintégration nationale.

Par Lux - Publié dans : Actualité nationale
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /2006 14:37
La conception de l'Europe la plus répandue dans les milieux politiques et les médias , mis à part en Angleterre, est une conception idéologique. C'est celle qui, pour notre malheur, imprègne depuis sa fondation la Communauté européenne, devenue de-puis l'Union européenne. Cette idéologie est d'origine démocrate-chrétienne et les "pères de l'Europe" - Robert Schuman, pour la France, Konrad Adenauer, pour l'Allemagne, et Alcide de Gasperi, pour l'Italie, - appartenaient tous à cette école de pensée.


L'idéologie démocrate-chrétienne

Or, celle-ci est inspirée fonda-mentalement par la haine des nations et spécialement par la haine de la nation française, chargée de tous les péchés du monde. D'après les démocrates-chrétiens, les nations sont responsables des guerres, point à la ligne. Comme si les conflits armés n'existaient qu'à cause des nations ! Bien au contraire, les guerres sont dans le cœur de l'homme, elles existent depuis le début de l'Humanité, bien avant que les premiers Etats - nations soient apparus. A l'origine des conflits on trouve tout simplement le désir de s'emparer des biens d'un autre groupe d'hommes, ou de transformer sa population en esclaves. Quant aux conflits d'origine ethnique ou religieuse qui ont fleuri par la suite, ou ceux qui ont pour but de faire triompher une idéologie, telles les guerres révolutionnaires, ils ne proviennent aucunement du fait national. C'est pourtant sur cette base fondamentale que j'appelle la "logique du fou" : "s'il n'y a plus de nations, il n'y aura plus de guerres", qu'est fondée cette conception insensée. En réalité, il n'y a aucune raison valable de faire disparaître la France et l'Allemagne, car, après l'horrible saignée de trois guerres en soixante-quinze ans (1870-71, 1914-18 et 1939-45 ), et le cortège de drames et de destructions qui en a résulté, plus personne dans aucun des deux pays n'envisage sérieusement une nouvelle guerre franco - allemande. Pourtant encore aujourd'hui, dès qu'on conteste l'intérêt de la construction européenne, on trouve des politiciens centristes ou socialistes qui ne craignent pas d'utiliser cet argument ridicule, auxquels les gaullistes osent aujourd'hui ajouter leur voix.

L'erreur de de Gaulle

Car le général de Gaulle, lorsqu'il est revenu au pouvoir en 1958, a commis la grave erreur de ne pas immédiatement remettre en question le Traité de Rome instituant la Communauté économique européenne, qui venait d'être signé le 25 mars 1957. Etant donné les conditions dramatiques dans lesquelles le général était retourné à la tête du pays, l'abrogation d'un traité qui n'était même pas encore entré dans les faits aurait très certainement pu être décidée sans grande difficulté. Sans doute pour ménager les démocrates-chrétiens du MRP, au lieu d'opter pour une solution nationale claire et nette, de Gaulle a préféré se limiter à "faire son cinéma" en instituant le "compromis de Luxembourg", selon lequel la France se réservait de dire non quand une décision des organes de la C.E.E. portait atteinte à l'intérêt national sur un point important. Ce compromis n'a jamais été ratifié par les autorités de la Communauté, ni transcrit dans les textes des traités. Au contraire, plus on va, plus de nombreuses décisions au niveau européen peuvent être prises à la majorité, c'est-à-dire éventuellement contre l'avis de la France.

L'exemple des Etats - Unis

Certains européistes prétendent copier les Etats-Unis d'Amérique, en fabriquant de toutes pièces les " Etats-Unis d'Europe ". Le Président Valéry Giscard d'Estaing, en organisant sa Convention pour une constitution européenne, ne se cachait pas d'imiter la Convention de Philadelphie qui, en 1787, rédigea la constitution américaine. Monsieur Etienne de Poncins qualifie, dans son commentaire sur le projet de constitution européenne, la Convention de Philadelphie de "mythe et référence inépuisable de l'histoire politique des démocraties" ! Il a toutefois la sagesse de remarquer que les circonstances sont difficilement comparables car les Etats-Unis "comptaient alors moins de quatre millions d'habitants, unis par une communauté de langue, de religion et de culture". Rien à voir avec l'Europe, peuplée de 300 millions d'habitants, répartis en nations dont certaines sont plus que millénaires, possédant des langues, des religions, des cultures et des coutumes différentes. Le problème est autrement difficile !
Quoiqu'il en soit, les personnes qui souhaitent imiter les Etats-Unis d'Amérique devraient se diriger par définition vers une solution fédérale , mais dans la réalité ce n'est pas une telle organisation qui est recherchée. Car, dans une conception fédérale, seuls les droits régaliens - monnaie, diplomatie, défense, renseignements - sont transférés à la Fédération. On l'oublie trop, toutes les autres prérogatives de chacun des Etats américains leur demeurent et sont strictement respectés. C'est ainsi que chaque Etat possède ses propres tribunaux et nomme ses propres magistrats et les chefs de sa propre police. Les tribunaux fédéraux ne jugent que certains rares crimes ou délits communs, comme l'espionnage ou la fausse monnaie. Chaque Etat possède son propre droit pénal : c'est ainsi que la peine de mort existe dans certains Etats, mais pas dans tous, et que l'avortement est permis dans certains Etats mais pas partout. Si un Etat veut juger devant ses tribunaux une personne demeurant dans un autre Etat américain, suspectée d'un crime ou d'un délit dans le premier, elle doit déclencher une procédure d'extradition ! Chaque Etat possède ses propres lois civiles et commerciales, et sa propre loi sur les sociétés. C'est cette autonomie fondamentale des Etats qui explique l'importance de la profession d'avocat en Amérique, car si vous êtes installé dans l'Etat de New -York et que vous voulez effectuer une opération commerciale ou créer une entreprise en Floride, au Texas ou en Arizona, les règles et modalités applicables à ces opérations dans ces autres Etats peuvent être complètement différentes !


L'Europe se mêle de tout

En réalité, les prétendus "fédéralistes" ne sont pas réellement partisans d'une fédération européenne : ce qu'il veulent, c'est un Super-Etat, avec toutes les caractéristiques d'un Etat unitaire. Car depuis leur création, bien que la Communauté ait à l'origine un but purement économique, les organismes européens, et particulièrement la Commission et la Cour de justice, se mêlent de tout. Par exemple, en ce qui concerne la pêche, c'est Bruxelles qui fixe la taille des mailles des filets et les quotas de pêche des différentes espèces ! En ce qui concerne la chasse, citons l'interdiction des chasses traditionnelles telles que la chasse à la palombe dans le sud - ouest ou la chasse au gibier aquatique dans la Somme. On peut trouver des milliers d'exemples des ingérences inadmissibles des autorités européennes dans toutes les activités des différentes nations faisant partie de l'Union. On sait que plus de 80% des décisions intéressant notre pays sont prises au niveau européen. L'administration apatride installée à Bruxelles à tendance, comme tous les organismes bureaucratiques, à gonfler sans cesse ses effectifs et à accroître indéfiniment son champ d'action. Les européistes ont même trouvé le moyen de travestir le sens du mot "subsidiarité", en lui faisant dire que les autorités européennes peuvent se mêler de tous problèmes nationaux "s'ils peuvent être plus facilement résolus au niveau européen" !

Le fiasco de l'euro

François Mitterrand et Jacques Chirac ont accepté que notre pays cesse d'avoir sa propre monnaie. Désormais, l'euro est devenu la monnaie unique, non pas de l'Union, puisque certains de ses membres, notamment la Grande-Bretagne, ont refusé d'en faire partie, mais de "l'Euroland". Que ne nous a t-on pas dit sur les avantages de l'euro ! En l'adoptant, on allait doper la croissance et nous protéger contre les variations erratiques des autres devises…Hélas, le résultat a été l'inverse : depuis trois ans, la situation économique de la France est la plus mauvaise qu'on ait connue depuis trente ans. Une partie de ce lamentable résultat vient de la tenue de l'euro, qui n'a cessé de monter depuis plusieurs années, pénalisant ainsi les exportations des pays européens. Elle vient aussi de la politique suicidaire de la Banque Centrale Européenne qui, obnubilée par une inflation pourtant inexistante, n'a pas suivi l'exemple de sa grande sœur américaine et a laissé ses taux d'intérêts directeurs à un niveau supérieur aux taux américains. La Commission de son côté, continue tant qu'elle peut à exiger le respect du Pacte de Stabilité, dont la conception totalement absurde ne manquerait pas de plonger la France et l'Allemagne dans un marasme absolu. On comprend qu'un européen convaincu comme Jacques Attali se soit laissé aller, il y a peu, à écrire : "Je n'exclus même pas qu'on choisisse un jour de revenir en arrière et d'abandonner l'euro, qui se trouve dans une situation d'extrême fragilité". Poursuivant leur tactique qui consiste, chaque fois qu'une difficulté se présente, à faire un pas de plus vers un Super-Etat, les européistes tiennent absolument à ce qu'une constitution soit adoptée, afin de grignoter encore plus les droits régaliens des vieilles nations, et au premier rang, de la France, et de les ligoter sur le plan de la diplomatie et de la défense. Savez-vous ce que la future Constitution européenne nous réserve comme seul domaine de compétence exclusif: maintenir l'ordre public et sauvegarder la sécurité intérieure ( article 1-5 ) ? Une espèce de gendarme, que dis-je, de garde-champêtre, voilà ce que sera devenu l'Etat français!

Georges Rousseau

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Lundi 9 janvier 2006 1 09 /01 /2006 01:05

En hommage à un Grand Homme qui nous a récemment quitté, je mets ici une prière qu'il avait écrite à l'occasion de la fête de Jeanne d'Arc.

 

 

In Memoriam.

Sainte Jeanne,

Puisque vous êtes sainte, vous avez déjà fait des miracles, vous savez vous y prendre, alors je vais vous demander d'en faire un pour nous.

Non. Parce que vous êtes une grande sainte, je vais vous demander d'en faire dix. Et de très grands, de très miraculeux.

Premièrement, sainte Jeanne, je vais vous demander de faire que tous les Français redeviennent amoureux de la France. Pas de l'Amérique insidieuse, pas de l'Orient fascinant, pas de l'Islam séducteur. De la France, de la doulce France.



Deuxièmement, sainte Jeanne, je vous demanderai de faire que tous les Français inspirent de nouveau à toutes les Françaises l'envie de porter leurs enfants, de les porter jusqu'à leur naissance, d'en accoucher, de les nourrir, de les élever, d'en faire des Français, beaucoup, beaucoup de Français, ce qui nous épargnera, entre autres, la nécessité d'encourager une immigration que nous savons si mal intégrer.

Troisièmement, je voudrais vous demander d'avoir une pensée pour notre belle langue française. Rendez-nous la première partie de la négation: faites que nous disions « je ne vais pas voter oui » et non « jvais pas voter ouais ». Rendez-nous l’accord du participe qui est en train de disparaître. Rendez le subjonctif à encore que et l'indicatif à après que. Rendez-nous les liaisons : « vous-z-aussi » et non pas « vouossi ». Otez la bouillie de certaines bouches contemporaines, surtout celles de beaucoup de jeunes gens et des acteurs en vogue. Faites que nous recommencions tous à dire bonjour et non pas bonjoureu. Essayez de nous épargner les anglicismes et les américanismes, pas seulement dans le vocabulaire, surtout dans les tournures de phrase contre nature que nous inspirent les langues anglo-saxonnes. Quant à ceux qui disent conforter, ou incontournable, ou qui se laissent interpeller au plan de leur vécu, faites que le diable les patafiole. Si j'osais, Jeanne, si j'osais - mais je sais que j'exagère -je vous demanderais timidement de ressusciter aussi, ne serait-ce que sporadiquement, l'imparfait du subjonctif.

Quatrièmement, je vous demande, sainte Jeanne, de faire que les Français redeviennent frondeurs, gouailleurs, indisciplinés, sceptiques, qu'ils ne se laissent plus bourrer le mou ni laver le cerveau, qu'ils sachent distinguer entre une vessie et une lanterne, qu'ils prennent de nouveau un malin plaisir à traverser en dehors des clous, qu'ils se rappellent le vieux dicton picard méfie-te, qu'ils appliquent la méthode périgourdine "plus je me regarde, plus je m'attriste, plus je me compare, plus je me rassure", qu'ils sachent conclure comme il faut l'adage normand pt-êt' ben qu'oui, pt-êt ben qu'... non ! Qu'ils n'oublient pas que dire oui, c'est baisser la tête et que dire non, c'est relever le front.

Cinquième miracle, faites, je vous en supplie, que les Français ne deviennent pas une plèbe irresponsable, soucieuse de ses droits à et non plus de ses devoirs de, perpétuellement assistée donc asservie, et ne connaissant plus que deux catégories : tout ce qui n'est pas interdit est obligatoire et tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit. Je voudrais voir les Français non pas libéraux ni libertaires, mais libres. Affranchis. Francs, quoi. Des Français qui seraient redevenus Francs.


Sixième miracle, je vous demande de nous rendre le respect de l'âge. D'abord j'y ai intérêt et puis c'est le respect de l'âge qui caractérise le raffinement du cœur : peu importe si le respecté est une vieille baderne, c'est le respectueux qui gagne à respecter, ou, du moins, à employer les marques extérieures du respect.


Que voulez-vous, j'en ai assez de constater qu'avec ma barbe blanche il n'y a que des Noirs à me céder leur place dans le métro ! Je la refuse, d'ailleurs, mais à la longue cela va finir par me rendre raciste, raciste pro-Noir, bien entendu.

À propos de racisme, septième miracle. Je voudrais voir supprimer de France le racisme puritain, anti-fumeur et anti-buveur, qui s'empare de notre pays. Enfin, c'est affligeant. Vous entrez dans un restaurant et la première question qu'on vous pose, c'est « Fumeur ou Non fumeur ? » Et quand vous dites « Non fumeur », comme moi, vous sentez aussitôt l'approbation du jeune maître d'hôtel. Ensuite, quand vous êtes deux et que vous commandez du vin, il vous demande d'un ton encourageant « Une demi-bouteille ? » et quand vous répondez comme moi « Non, une bouteille entière... pour commencer », le jeune maître d'hôtel cache à peine sa réprobation ou alors il sourit avec indulgence comme devant une plaisanterie de mauvais goût. Bientôt, dans les restaurants, on vous demandera « Buveur ou non buveur » et il y aura un coin réservé pour les parias alcoolos tandis qu'aux tables pour honnêtes gens les sodomites, les pornographes et les drogués triomphants ne boiront que de l'eau. Épargnez-nous cela, sainte Jeanne.

Sainte Jeanne, je voudrais aussi voir l'administration de la justice revenir à des normes humaines. S'il y a conflit entre un employé et un employeur, je ne voudrais pas que l'employé eût gagné d'avance comme le recommande le Syndicat de la magistrature. Si des enfants pervertis par la télévision dénoncent leurs éducateurs pour pratiques sexuelles interdites, je voudrais qu'une enquête sérieuse fût faite. Si un cambrioleur armé s'introduit dans ma maison et que je tire mieux que lui, je ne voudrais pas passer pour un assassin.

Neuvième miracle. Faites, sainte Jeanne, je vous en supplie, que ce ne soit pas seulement le trente-et-un du mois d'août et pas seulement au roi d’Angleterre, que la France puisse se permettre de citer le général Cambronne. Faites que ce soit tous les jours de l'année, et 366 jours les années bissextiles et faites que ce soit à tous les potentats du monde, s'ils nous manquent de respect. J'espère, sainte Jeanne, ne pas vous choquer : vous avez dû en entendre d'autres quand vous commandiez à vos troupiers médiévaux.

Dernier miracle. Sainte Jeanne, donnez-nous une aventure. Une grande et noble aventure. Une aventure à la mesure de la France, comme celle que vous nous aviez donnée à l'époque de la guerre d'Algérie et que nous n'avons pas su apprécier. Faites que nous courions des dangers, que la vie devienne exaltante et dure, que nous oubliions nos comptes en banque, nos livrets de caisse d'épargne, nos chaînes hi fi, nos vacances, notre bougeotte, nos coucheries, nos barbituriques, nos prudhommes, nos normes européennes, notre traintrain planplan, et revenez alors, revenez sainte Jeanne, brandir votre étendard et vous mettre à la tête de ceux qui vous suivront.

 

 Il y en aura, sainte Jeanne, il y en aura. Et peut-être plus que nous ne pensons.

 

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Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /2006 16:04

 

 

Il suffit de regarder les Informations pour être contre cette Union Européenne qui désunit l'Europe et détruit la France.

 

 

Trois petits pays qui n'ont aucune utilité pour la France se permettent d'interdire à la France de continuer à pratiquer une TVA basse dans le bâtiment! Pour ce qui est de la Restauration , c'est le Reich qui se permet de nous donner des leçons! Résultat : quelques millions de chômeurs en plus dans les années à venir.

 

 

Après avoir détruit notre textile, l'Europe s'attaque à nos autres industries! Quand cela finira-t-il et surtout, de quoi se mêlent ils?

 

 

La seule solution pour la France , c'est l'indépendance vis à vis de cette Europe dont nous n'avons pas besoin et qui ne nous apporte que le Chômage, les faillites, les délocalisations etc..

 

 

Contre l'Europe, demandons l'Indépendance de notre Pays.

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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /2006 21:46

 

 Madonna dans l'icône de la Vierge noire scandalise les Polonais
AFP 09.02.2006 - 13:25

 

 

La publication par une revue polonaise de l'icône de la Vierge noire de Czestochowa avec le visage de la chanteuse Madonna a provoqué une vive réaction des milieux catholiques en Pologne, pays où 90% de la population se réclament de cette confession.

 

 

Le mensuel de pop-culture Machina, qui réapparaît sur le marché après une absence de trois ans, a publié en couverture de son premier numéro l'icône de la Vierge noire en remplaçant son visage par celui de Madonna, et le visage de l'enfant Jésus par celui de l'enfant de la chanteuse.

 

 

"Nous sommes choqués de voir une nouvelle fois le Tableau Miraculeux de la Mère de Dieu utilisé de façon profanatrice à des fins de publicité et de commerce", ont déclaré les pères pauliniens du monastère de Jasna Gora à Czestochowa, qui ont la garde de l'icône, vénérée des Polonais.

 

 

"Pour chaque chrétien l'icône fait partie, avec la croix et la Bible , des principaux symboles de la foi", selon un communiqué publié sur le site internet du monastère.

 

 

"Les événements actuels montrent jusqu'où peuvent mener les abus des images et des symboles religieux", ajoutent les moines de Czestochowa, dans une allusion à la vague des protestations soulevées dans le monde musulman par la publication des caricatures de Mahomet.

 

 

Le quotidien ultra-catholique Nasz Dziennik a également dénoncé ce "nouvel acte de profanation des symboles sacrés". Des protestations d'internautes ont afflué notamment sur un portail polonais, http://tolerancja.net, appelant au boycottage de la revue Machina.

 

 

Le directeur du mensuel, Piotr Metz, s'est dit "surpris" par ces réactions. Il a diffusé une déclaration assurant que son journal "n'a voulu blesser aucun sentiment religieux", mais a voulu souligner "le culte dont jouissent certaines vedettes, appelées souvent icônes" de la pop-culture.

 

 

La publication il y a quelques années de l'image de la vierge noire avec un masque à gaz par un hebdomadaire polonais qui entendait attirer l'attention sur la pollution à Czestochowa, avait aussi provoqué de vives protestations de milieux catholiques.

 

 



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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /2006 19:57

Imprimez cette page et inscrivez vous au congrès de

 

 

 

                            LA RESTAURATION                NATIONALE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONGRÈS ANNUEL

 

                                             Paris

 

samedi 18 mars 2006

 

 

 

Bulletin d’inscription

à retourner d’URGENCE et au plus tard le 10 mars 2006

 

 

accompagné de votre chèque à

La Restauration Nationale – BP 652-08 – 75367 Paris Cedex 08

 

 

 

Nom :…………………………..                   Prénom :………………………...

 

 

Adresse :……………………………………………………………………….

 

 

Code postal :………               Ville :…………………………………………...

 

 

Téléphone :………………..               Mobile :………………….

 

 

Courriel :…………………………… Date de naissance :………...

 

 

Tarif normal 15 €                  Etudiants, chômeurs 10 €

 

 

                                                                                  15€          10€

 

 

5 Je m’inscris et je règle la somme de                        5       5 soit…………...

 

 

5 Je participe au fond d’entraide et verse la somme de             …………..

 

 

5 J’inscris les personnes suivantes                             5       5 soit…………...

 

 

                                                                                  total                …………..

 

 

 

 

Nom

Prénom

Adresse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Congrès est réservé aux membres à jour de leur cotisation

et aux personnes dûment agréées

LA RESTAURATION NATIONALE

 

 

 

 

 

CONGRÈS samedi 18 mars 2006

 

 

 

 

 

Hôtel Mercure Paris Montmartre – 3 rue Caulaincourt – 75018 Paris

Métro : Place Clichy

 

 

 

 

9 h 30     Accueil des participants

 

 

10 h        Assemblée Générale de l’association

               sous la présidence de Pierre Philippeau.

         Rapport moral, politique et financier

               par Bernard Pascaud, Président du Conseil supérieur de la Restauration Nationale , Hilaire de Crémiers, Délégué général et Louis Garban, Trésorier.

 

 

10 h 30   Pause

 

 

11 h        Réunion d’objectifs :

         Faire l’événement, tenir l’information,

         Présentation de l’outil internet,

         Développement du site R.N. et des sites des Fédérations,

         Développement audio et video,

         Perspectives d’avenir,

         Participation et collaboration des cadres R.N.

               Débat.

 

 

12 h        Déjeuner libre

 

 

14 h        Session de travail :

         Définition des lignes stratégiques,

         Coordination des activités avec Hilaire de Crémiers et Xavier Guittet,

         Participation des Fédérations,

         Définition des objectifs 2006 / 2007.

 

 

17 h        Conclusion et fin du congrès.

 

 

Métro Place Clichy : ligne 13 (à 9 stations de Montparnasse)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 28 février 2006 2 28 /02 /2006 08:13

Du Roi coupable à la France coupable

 

 

  Deux cent treize ans après l'exécution sacrificielle du roi Louis XVI, la société française est-elle plus libre, plus fraternelle et plus égale ? La France est-elle plus puissante à l'intérieur et plus respectée à l'extérieur ? Les multiples métamorphoses de notre pays depuis deux siècles n'interdisent pas de poser ces questions. D'une part, parce que nos gouvernants actuels se réclament des principes des Grands Ancêtres de ce temps révolutionnaire et qu'il convient donc de les juger aux résultats. D'autre part, parce que le pays, en dépit des changements de régime, a toujours besoin des mêmes services vitaux qu'on nomme pouvoirs régaliens.

 

  Monsieur de Villepin vient de fustiger ceux qu'il appelle avec mépris les "déclinologues ". Il s'agit de ceux qui osent s'inquiéter de la situation de la France qu'il gouverne. Certes, le thème du déclin peut relever de la stratégie accusatrice à but électoraliste; tel le veut le système. Mais lequel est le plus néfaste ? Celui qui s'alarme du déclin ou celui qui, par ses principes et sa politique, est un vecteur du déclin, ou au mieux l'accompagne au lieu d'y remédier ?

 

  Oui, où en sont ces Liberté, Égalité, Fraternité dont, le cou du roi coupé, nous devions jouir ?  La Fraternité inscrite aux frontons des édifices républicains reste tout aussi utopique que la " Liberté-principe ". C'est la fraternité de Caïn qui tue Abel, celle de la lutte pour le pouvoir. Elle fait tout notre quotidien politicien et syndical. Les vieux réflexes binaires de nos divisions sont institutionnalisés. Tout est conçu en termes de rapport de forces dans la surenchère de l'invective partisane ou de la lutte de classes. Cet état d'esprit accumule les rancoeurs, crispe les relations, creuse les distances entre les citoyens français, compromet, retarde ou casse les tentatives de réformes. On est loin de l'esprit fraternel... par l'application même des principes révolutionnaires ! On voit mal comment une société qui repose sur des principes indivi-dualistes et conflictuels pourrait fonder de la solidarité fraternelle.

 

  Quant à l'Égalité, il suffit d'écouter. Le thème des inégalités est constant et se conjugue sur tous les tons : fracture sociale, France à deux ou trois vitesses, exclusion, discrimination, " indigènes de la République ", sexisme, privilèges, justice de classe, école inégalitaire, etc. Le moins qu'on puisse dire est que les Français ont le sentiment de vivre dans une société inégalitaire dont les causes ne sont pas seulement conjoncturelles. Même s'il convient de faire la part des choses, l'Égalité reste un gigantesque malentendu, générateur de moro-sité, d'inquiétude et de sentiment d'injustice. Ce n'est pas non plus un triomphe !

 

  Un autre indicateur du chemin descendu depuis deux siècles vient d'être donné avec les reculades de Chirac dans les controverses sur la colonisation et sur la traite des esclaves. Le point commun avec la condamnation de Louis XVI est ce que René Girard appellerait la recherche vindicative de coupables et la place privilégiée dévolue à la victime. Pour les Révolutionnaires Louis Capet était coupable parce qu'il était roi, donc tyran, et la victime était la nation. Leur vision désincarnée de la France, leur souci de faire du passé table rase, le refus de voir dans le roi l'incarnation de la nation a eu pour conséquence une apparente redistribution des rôles. C'est la France réelle, celle de l'histoire, qui est dès lors et en permanence mise en accusation. D'où l'inflation d'imputations criminelles dont la France est chargée, a peu près pour toutes les périodes de son histoire.

 

  On n'ose pas célébrer Austerlitz et on s'empresse de renoncer à une loi qui aurait atténué l'enseignement du dégoût de soi. On caricature la mise en garde d'un intellectuel (Alain Finkielkraut) parce qu'il estime que répéter que la France est haïssable ne pourra mener qu'à la pire désintégration.On se penche avec intérêt sur les logorrhées relatives aux chances d'une femme de devenir "présidente de la République" ou sur les propositions de bricolages supplémentaires de la Constitution. Cela se passe dans la France de Chirac et de Villepin, les stratèges qui se font les grands apologètes des "valeurs" démocratiques, tout en étant les piétineurs de la France réelle. On a envie de leur jeter à la figure, en paraphrasant Marcel Sembat : " Faites le salut de la France, sinon faites le roi ! "

 

                                                                                                         Bernard PASCAUD

                                                                         Président du Comité directeur de La Restauration Nationale

 

                                                                                (Restauration Nationale n° 36 Janvier-Février 2006)

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Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /2006 16:08

 

"Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs que Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection de Dieu. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les."

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Citation

 

"J'aimerais recommander aux Français de débrancher leur poste de télévision de temps en temps pour briser leurs chaînes, si j'ose dire."
Jean de France.

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