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Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
www.politiquemagazine.fr 

LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Samedi 12 avril 2008

 


Ne manquez pas le reportage de Yvon Gérault sur France 3 ce soir.

Samedi 12 avril à 22:55 sur France 3 (55 min)

L'HISTOIRE

Sur des commentaires de Cyrielle Clair. Se basant sur des documents historiques et sur l'avis de scientifiques, l'historien Philippe Delorme tente de comprendre ce qu'il est advenu du jeune Louis-Charles de France, durant la Révolution française. Alors que Louis XVI et Marie-Antoinette sont guillotinés en 1793, le dauphin - alors âgé de huit ans - demeure emprisonné à la prison du Temple. Il y décède le 8 juin 1795. Immédiatement, de nombreuses rumeurs annoncent tantôt son évasion, tantôt son assassinat. Philippe Delorme propose aujourd'hui à des scientifiques d'analyser l'ADN du coeur présumé du jeune prince. Est-ce bien celui de l'héritier du trône de France ?
(texte pris sur http://programme.tv.yahoo.net/php/timeLine/index.php)

par Lux publié dans : Histoire
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Mercredi 2 avril 2008

Le 21 mars 1908

paraissait le premier numéro de

 l'Action Française quotidienne...

 

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Un siècle a passé depuis la parution de ce premier numéro de l’Action Française quotidienne et soixante quatre ans depuis sa disparition en août 1944.

 

Charles Maurras

 

            

 

Ce gros tiers de siècle, ne l’oublions pas, est traversé par deux guerres mondiales et, sans doute, l’on ne pourrait rien comprendre aux combats de l’Action Française quotidienne, à leur intensité, si on ne les resituait pas d’abord dans ce contexte que domine de toute sa force la confrontation franco-allemande.

 

 Pour une large part, si MAURRAS, BAINVILLE, DAUDET et leurs amis, en ce printemps 1908, veulent la Monarchie, c’est pour éviter à la France la guerre qu’avec une particulière lucidité ils voyaient se profiler. Ou, à tout le moins, pour l’y préparer plus sérieusement que ne le faisait la IIIème république et limiter, autant qu’il se pourrait, les immenses destructions matérielles et humaines que l’on aurait à connaître à peine six ans plus tard.

 

Cette hantise de la guerre et de la guerre perdue, comme on le verrait trente ans après dans l’effondrement de juin 40, est l’une des clés de l’histoire de l’A.F. quotidienne. Pendant 36 longues années, MAURRAS et BAINVILLE n’ont cessé d’en prévenir les Français, de faire la démonstration mille fois répétée des faiblesses de notre système politique, de tenter d’en conjurer les conséquences… « Pourquoi faut-il de tels retours ? » écrira MAURRAS lors de la débâcle de 1940 …

 

 

Léon Daudet

 

 

Dans l’insouciance tragique de beaucoup, l’A.F., certes avec le style de son temps, et ce qui nous semble aujourd’hui ses excès, était bien cette « pensée qui sauve » dont Pierre BOUTANG parlera plus tard.

 

Qui tient un tel rôle aujourd’hui, face aux défis en partie bien différents – mais en partie seulement - que la France moderne a ou aura à affronter ? Il est bel et bon, il est sans doute même nécessaire, d’étudier avec un regard critique l’histoire de l’A.F quotidienne, mais lorsqu’on considère les niveaux où se complaisent bien souvent nos médias et dont ils vivent au mépris de toute considération supérieure, ne serait-il pas légitime de nourrir une certaine nostalgie de ce que furent les grands combats de l’Action Française ?

 

 

C’était d’ailleurs l’autre volet essentiel - celui-là plus actuel que jamais - de ce « printemps du maurrassisme » qu’a étudié PAUGHAM, une autre tragique inquiétude : le déclin prévisible de toute une civilisation de l’ordre et de l’esprit, qui avait été la nôtre, la montée en puissance d’un nouvel « âge de fer », d’un nouvel âge barbare, où l’esprit, l’intelligence ne pèseraient plus grand-chose face aux forces matérielles, notamment celles du nombre et de l’argent. De ce déclin de toute civilisation, de cet asservissement de l’esprit, dont nous sommes témoins tous les jours, MAURRAS avait analysé les origines et tracé les sombres perspectives, dans ce maître livre que fut et que reste L’AVENIR DE L’INTELLIGENCE. Et c’est pour conjurer cet âge de fer, éviter ce règne barbare, empêcher ce temps d’inculture et de vulgarité où nous vivons aujourd’hui, que l’A.F. quotidienne rêva, quotidiennement, pendant 36 ans, de refaire un peuple, de rebâtir un Pouvoir politique, dignes de ce nom, de recréer les conditions d’une Civilisation ….

         

A tout prendre, et toutes corrections au titre du changement d’époque effectuées, il ne serait sans-doute pas si mal qu’aujourd’hui la France dispose, pour la servir, de jeunes hommes de la trempe de ceux qui, le 21 mars 1908, firent paraître le premier numéro de l’A.F. quotidienne ...

 

 

Texte paru sur le blog La faute à Rousseau.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2008/03/17/21-mars-1908.html#more

par Lux publié dans : Histoire
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Vendredi 7 mars 2008

Mémoire sélective de la République

 

Il y a génocide et génocide !

 

Le Général Westermann à la Convention :

 

« Il n'y a plus de Vendée, elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants.  Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay (Bretagne). Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...]  Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire ». 

 

 

Mémoire de la République

 

Compte-rendu du citoyen CHAPELAIN, porte-parole des valeurs de la République, aux Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794 :

 

 « Aujourd'hui journée fatigante, mais fructueuse.  Pas de résistance.   Nous avons pu décalotter, à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leurs insignes du fanatisme.   Nos colonnes ont progressé normalement »

 

 Les fameuses colonnes infernales républicaines qui ont égorgé et noyé des centaines de milliers de Vendéens, quand ce n'était pas en les dépeçant pour envoyer leur peau à des tanneries de peaux humaines.

 

 

 

 

 La mémoire de ces enfants-là ne sera portée par aucun élève de l'école de la République maçonnique des « Lumières » :

 

Marie-Modeste AIRIAU, 5 ans et 7mois
Thomas AIRIAU, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, 20 mois
Agathe ARNAUD, 4 ans et demi
Etienne BERIAU,15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, 2 ans et 11 mois
Jeanne BERIAU, 4 ans
Marie BERNARD, 3 ans
Céleste BOISSELEAU, 6 ans
Pierre BOISSELEAU, 6ans et demi
François BOSSIS, 7 mois
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans
Pierre BOUET, 27 mois
Louis BOURON, 3 mois
Madeleine BOURON, sa cousine, 3 ans
Marie CHARUAU, 2 ans
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois
Jean CHARRIER, 3 ans
Marie DAVIAUD, 1 mois
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois
Jeanne DAVIAUD, 2 ans et 11 mois
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois
Louis EPIARD, 5 ans et 10 mois
Jean-François ERCEAU, 27 mois
Pierre FETIVEAU, 27 mois
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois
Jeanne FEVRE, 5 ans et demi
Suzanne FORGEAU,20 mois
Rose-Aimée FORT, 31 mois
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois
Marie-Anne FOURNIER, 30 mois
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois
Marie GARREAU, 7 ans
Marie-Anne GAUTRET,7 ans
Pierre GEAI, 25 mois
Jean GIRARD, 1 an
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois
Pierre GOUIN, 1 an
Louis GRALEPOIS, 13 mois
Jeanne GRALEPOIS, 5 ans
Pierre GRATON, 3 ans et 4 mois
Jeanne GRIS, 5 mois
Pierre GRIS, son frère, 5 ans
Lubin GUILLET, 6 ans
Marie GUITET, 4 ans et demi
Marie HERMOUET, 5 mois
Louis HIOU, 2 ans et 11 mois
Marie-Anne JOLI, 27 mois
Marie MALARD, 4 ans
Jean MALIDIN, 18 mois
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois
Jeanne MALIDIN, 3 ans
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois
Joseph MANDIN, 23 mois
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois
Véronique MARTIN, 1 an
Marie-Françoise MARTIN, 2 ans
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois
Rosalie MARTIN, 2 ans et 10 mois
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois
Rosalie MARTINEAU, 2 ans et 11 mois
Jean MIGNEN, 1 an
Louise MINAUD, 15 jours
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois
Jeanne MINAUD, 15 mois
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois
 Pierre MINAUD, leur cousin, 4 ans
Louise MINAUD, 33 mois
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois
Anne MORILLEAU, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois
Jean PERROCHEAU, 5 ans et 3 mois
Pierre POGU, 22 mois
Jean POGU, son frère, 5 ans
Rose PREVIT, 10 mois
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans
Rose REMAUD, 4 ans et 11 mois
Marie REMAUD, 4 ans et demi
Pierre RENAUD, 18 mois
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi
Jeanne RENAUD, leur cousine, 4 ans
Marie-Anne RENAUD, 4 ans
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi
Marie RICOULEAU, 22 mois
Jeanne ROBIN, 5 ans
Marie-Anne RORTAIS, 4 ans
Jeanne ROUSSEAU, 23 mois
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans
Victoire ROUSSEAU, cousine, 11 mois
Jeanne ROUSSEAU, sa sœur, 4 ans
Jeanne SAVARIAU, 5 ans et 10 mois
Pierre SIMONEAU, 6 mois
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois
Jacques SIMONEAU, 18 mois
Joseph, SIMONEAU, cousine, 8 mois
Henri SORET, 2 ans
Jacques SORIN, 5 mois
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois
Madeleine TENET, 7 ans
Louis VRIGNAUD, 23 mois
Marie-Jeanne VRIGNAUD, 3 ans
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois

 

 

Mémorial : On peut visiter le Mémorial de Vendée qui témoigne de cet événement. À l'occasion de son inauguration, le 25 septembre 1993, Alexandre Soljenitsyne prononça un discours resté célèbre, où il fit un parallèle entre l'esprit qui animait les hommes politiques appliquant la Terreur et le totalitarisme soviétique.

 

 

Massacre des Lucs-sur-Boulogne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_des_Lucs-sur-Boulogne

 

Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne est la tuerie la plus célèbre perpétrée par les troupes républicaines des colonnes infernales pendant la guerre de Vendée. Sa notoriété est surtout due au fait que les noms des victimes aient été conservés. Toutefois, pendant les colonnes infernales cet acte n'était guère exceptionnel, de janvier à mai 1794, d'autres villages connurent des sorts semblables.

Déplacement de la colonne infernale

Le 28 février 1794, tuant et incendiant sur leur passage, les colonnes des généraux Cordellier et de Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Mais sur le chemin, il sont attaqués par Charette et mis en déroute. Cependant, après sa victoire, Charette, obligé de pratiquer la guérilla, se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit et après avoir rallié plusieurs fuyards, se dirige vers Les Lucs avec l'intention d'y exercer des représailles.

colonnes infernales.

Le massacre :

  Les Républicains, une fois rentrés dans le village, rassemblèrent la population devant l'église. Les villageois n'étaient guère en mesure de se défendre, la population présente comptait principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. La quasi-absence d'hommes adulte convainquit les Républicains que ces derniers avaient participés aux combats sous les ordre de Charette. Matincourt avait choisit de ne pas faire de quartier, de plus, il souhaitait que l'opération se fasse en économisant le plus de cartouches possibles. Les soldats firent donc rentrer la population dans l'église jusqu'à ce que, tout à coups, la cohue ne s'arrête. L'église s'avèrerait être trop petite pour pouvoir contenir toute la population du village. Les Républicains mirent donc leurs baïonnettes aux canons, chargèrent et massacrèrent toutes les personnes restées à l'extérieur. Les portes de la chapelle furent ensuite fermée, emprisonnant les civils à l'intérieur. L'église fut ensuite incendiée et des tirs de canons provoquèrent son éboulement. Toute la population, soit 564 personnes avaient été massacrée. Le soir, un soldat nommé Chapelain écrivit dans son journal : "Aujourd'hui journée fatigante, mais fructueuse. Pas de résistance. Nous avons pu décalotter, à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leurs insignes du fanatisme. Nos colonnes ont progressé normalement."

par Lux publié dans : Histoire
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Vendredi 7 mars 2008

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !

C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIe siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères ; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami , Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .

Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme ,sans rien construire en contre partie.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !

Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » - j’accepte).

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .

Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?

Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A .S., il y a eu plus de200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaîtr que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.

Un citoyen français,

André Savelli,

Professeur agrégé du Val de Grâce.

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Mercredi 5 mars 2008

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En avril 2006 monsieur Bouteflika déclarait que « la France était responsable d’un génocide de l’identité, de l’histoire, de la langue et des traditions algériennes », niant le bilan positif de la colonisation et mettant ainsi fin au projet de traité d’amitié franco-algérienne en gestation.
Cette affirmation, jamais reniée, est un mensonge inacceptable et une contre-vérité historique absolue.

Mais avant d’évoquer ce que fut réellement notre œuvre colonisatrice pendant 130 ans, rappelons à monsieur Bouteflika que la population algérienne entre 1830 et 1962 est passée de 2 millions à 9 millions, ce qui ne fut pas le cas des Maoris de Nouvelle Zélande, des Aborigènes d’Australie ou des Indiens d’Amérique du Nord qui virent leur nombre divisé par dix avec l’arrivée des Européens.
Si nul ne conteste les exactions, les violences et les crimes qui ont toujours accompagné les conquêtes et les périodes de pacification au cours de l’histoire des peuples, la France n’a jamais cherché à détruire la culture et les traditions berbères ou arabes, ni à interdire leur religion ou leur langue. Par contre nul n’ignore que les Arabes ont conquis de façon définitive les contrées berbères pour y imposer la religion musulmane et la langue arabe. Où est le véritable génocide culturel ?
Quant aux exactions en tout genre, faut-il souligner que les Algériens n’ont pas été les derniers à faire preuve de barbarie, notamment en suppliciant des centaines de milliers de harkis dans d’abominables souffrances ?
Nous n’avons donc aucune leçon de morale à recevoir de monsieur Bouteflika.

En 1830 cette région sous Régence turque et soumise à la loi coranique, ne possédait ni monnaie propre, ni routes, ni écoles, ni hôpitaux, ni agriculture. Elle n’était qu’un repaire de pirates esclavagistes, les redoutables Barbaresques qui écumaient la Méditerranée depuis des siècles, en quête de captifs pour alimenter leurs harems et leurs marchés aux esclaves. Cette terre hostile s’appelait encore la Barbarie. C’est donc en 1830 que la France décida de mettre fin à la piraterie et s’empara d’Alger. A partir de cette date, et pendant 130 ans, ce pays qui allait devenir l’Algérie, connut le plus grand bond en avant de son histoire. D’un sol désertique les colons ont fait un verger en construisant de nombreux barrages, en forant des puits et en irriguant des centaines de milliers d’hectares. A son indépendance l’Algérie avait son autosuffisance alimentaire et pouvait exporter vins et agrumes.
D’une population totalement analphabète, la France a scolarisé 50% de la jeunesse en construisant une cinquantaine de lycées et collèges et quatre facultés dont une de médecine.
Au plan médical, alors que le taux de mortalité infantile atteignait 50% en 1830, nous avons éradiqué la dysenterie, le paludisme, la variole, la peste, le choléra et le typhus par des campagnes de vaccinations massives et des soins gratuits pour tous. 138 hôpitaux furent construits.
L’infrastructure ne fut pas en reste avec 54000 kms de routes et 80000 kms de pistes sahariennes, 4500 kms de voies ferrées, 23 ports et de nombreux aéroports. La France a installé des câbles sous-marins, des faisceaux hertziens et des structures de communications modernes qui faisaient de l’Algérie le pays le plus avancé d’Afrique. Dans le domaine industriel et minier nous avons exploité le fer, le zinc, le plomb, les phosphates et créé une industrie chimique et métallurgique moderne. Nous avons construit 4 centrales thermiques et mis en valeur le pétrole saharien qui a donné à l’Algérie une richesse inestimable équivalant à 95% de ses recettes.
Sans oublier les milliers de logements, les 274 stades et les complexes sportifs disséminés dans le pays.
Tel est le bilan de la colonisation dont nous n’avons pas à rougir. Saluons au contraire le courage et la volonté de ces explorateurs, ces militaires, ces missionnaires, ces médecins, ces colons et tous ces « pieds noirs » anonymes qui ont bâti ce pays dans le sang et les larmes pour le conduire vers la modernité. Ils ont non seulement fait de l’Algérie un État moderne, mais ils ont également fait la grandeur de la France.

On pourrait faire aujourd’hui le bilan de la décolonisation et de l’indépendance, mais laissons plutôt la parole aux Algériens eux mêmes, que nul ne pourra soupçonner d’Arabophobie. :

• « S’il est en Algérie, un domaine où l’effort de la France ne se discute pas, c’est bien le domaine de l’enseignement. On peut et on doit dire que l’école a été un succès certain. Les vieux maîtres, les premiers instituteurs ont apporté toute leur foi pédagogique sans arrière pensée et leur influence a été extrêmement heureuse ». (Abderrhamane Fares instituteur.)
• « La scolarisation française en Algérie, a fait faire aux Arabes un bond de mille ans ». (Belkacem Ibazizen, Conseiller d’Etat.)
• « Trente ans après l’indépendance nous voilà ruinés avec plus de nostalgiques que le pays comptait d’habitants et plus de rapetoux qu’il n’abritait de colons »….  « Beaucoup d’Algériens regrettent le départ des pieds-noirs, s’ils étaient restés nous aurions peut-être évité cette tragédie ». (Boualam Sansal écrivain)
• « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi…..Quarante ans est un temps honnête, ce que nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants ». (Boualam Salam)
• « Dire que du temps des Français, ici c’était un jardin ». (Aït Ahmed. ex leader FLN)
• « L’œuvre de la France est admirable ! Si la France était restée 20 ans de plus elle aurait fait de l’Algérie l’équivalent d’un pays européen ». (Un ministre syrien à Ferhat Abbas au cours d’une visite à Alger).
• « Je ne pardonnerai jamais à la France d’avoir quitté l’Algérie » (Une Algérienne à Chirac lors d’un bain de foule).
• « Si les pieds-noirs n’étaient pas partis en masse, l’Algérie ne serait peut-être pas dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve…Franchement on pourrait presque leur en vouloir ». (Malika Boussouf journaliste).
• «  A son indépendance, nul pays extérieur au monde occidental, Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d’une infrastructure aussi développée que celle de l’Algérie ». (Bechir Ben Yahmed Directeur de « Jeune Afrique »).
• « La France a commis un crime. Elle a livré le peuple algérien aux tueurs et assassins ». (Ferhat Abbas, leader du FLN).

Comme tout dirigeant incompétent qui tente de s’exonérer de ses propres responsabilités, Bouteflika a trouvé en la France le bouc émissaire idéal : un pays qui se complaît dans l’auto-flagellation et la repentance à tout propos.
C’est une grave erreur et si nos dirigeants n’ont pas le courage de défendre notre œuvre colonisatrice, c’est pour nous un devoir d’honorer la mémoire de nos ancêtres qui ont fait la grandeur de la France au temps où elle rayonnait sur un magnifique empire de 11 millions de kilomètres carrés et où les noms de Dakar, Nouméa, Hanoï, Cayenne ou Djibouti évoquaient des paradis lointains pour des générations de Français nostalgiques d’aventures exotiques.
N’en déplaise aux esprits chagrins et timorés, la colonisation fut pour des millions d’hommes le plus grand fait de l’histoire.

par Lux publié dans : Histoire
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