Tout le monde en parle…

Publié le par Lux

 

Écrit par Georges Rousseau   

 

Les nouvelles qu’on peut lire depuis quelque temps dans la presse française sont véritablement au ras du sol ! Qu’il s’agisse des conséquences de l’éruption volcanique en Islande, d’une éventuelle interdiction du voile islamique, ou de la grève – complètement ratée – de certains syndicats de la SNCF, tout cela est d’un niveau d’une médiocrité effarante !

Si les rédacteurs en chef  des grands journaux français croient que c’est en répétant toujours les mêmes choses sur de tels « non - évènements » que la presse, qui est dans une situation financière désastreuse, parviendra a redresser cette situation, ils se trompent lourdement. Pour que les anciens lecteurs continuent à lire leurs quotidiens et que de nouveaux lecteurs se décident à revenir au bercail, il faudrait que les journalistes cessent de se gargariser à longueur de colonnes avec les mêmes points – de - vue « politiquement corrects ».

 

                                        L’éruption du volcan Eyjafjöll

 

Le cas de l’éruption, il y un mois, de ce volcan islandais est typique de la manière de penser des principaux médias et de la manière de gouverner de nos hommes politiques, de droite comme de gauche. Le 20 mars de cette année, ce volcan recouvert de glaces entre en éruption ! Au début, cette éruption ne provoque pas de craintes des populations locales, et mêmes elle attire les touristes et les badauds. Seules quelques fermes, dans un rayon de cinq kilomètres du foyer, où l’on élève des moutons et de courageux petits chevaux islandais, sont évacuées dans le calme. Mais le 31 mars, tout change. Le volcan cesse de ronronner: les laves lancées au sommet se sont enfoncées sous la calotte glaciaire qui explose littéralement puis se vaporise, provoquant des dizaines de nouvelles explosions. Celles-ci vont projeter d’épais nuages de cendres qui montent à plusieurs milliers de mètres du sol et que le vent entraîne à plusieurs milliers de kilomètres. C’est alors que le Centre de surveillance des cendres volcaniques de Londres ( le « V.A.A.C. ») prend la décision de fermer l’espace aérien européen, c’est – à - dire d’interdire complètement les vols  au - dessus de l’Atlantique nord et de l’Europe. Un nombre considérable de voyageurs – on parle de cinq cent mille français car nous sommes pendant les vacances - se retrouvent  bloqués, parfois très loin de leur domicile. Cette affaire pose plusieurs questions que les médias n’ont pas abordées, et dont le gouvernement n’a jamais parlé. Est-ce que le « V.A.A.C. », qui n’est , autant qu’on le sache, qu’un comité d’experts scientifiques, avait vraiment le droit de donner des ordres « clouant au sol » tous les avions battant pavillon français ? Cela serait très étonnant, un comité d’experts scientifiques ne pouvant normalement faire que des recommandations ! Quelle disposition constitutionnelle a permis au gouvernement français d’abandonner ses responsabilités dans ce domaine ?  Nous n’en savons rien. Autant que nous le sachions, aucun média n’a évoqué ce problème, et le gouvernement  non plus ! Vivrions – nous, sans le savoir,  dans quelque république bananière d’Amérique centrale ? Les innombrables citoyens français, bloqués illégalement pendant plus d’une semaine aux antipodes, apprécieront… A noter que les seuls qui ont tenté de mettre en question la « décision » du V.A.A.C. sont les pilotes des grandes compagnies aériennes de France, d’Angleterre, de Hollande et d’Allemagne, qui ont protesté contre cette décision hasardeuse, et les grandes compagnies aériennes elles-mêmes qui ont, malgré cette décision, fait prendre l’air à quelques appareils, sans passager , bien entendu, pour qu’on puisse tester, en grandeur nature, quel était le risque…

 

                                               L’interdiction de la Burqua

 

Démontrant, une fois de plus, mon indépendance d’esprit, je vais peut-être, sans le vouloir, choquer quelques personnes. Je dois avouer que j’ai passé mes premières années sur une terre, qui était alors française, mais qui était cependant une « Terre d’Islam ». On me pardonnera donc d’avoir un point de vue particulier sur le problème du voile islamique. J’habitais dans un territoire français et pourtant un grand nombre de femmes portait  un voile intégral, mais qui était de couleur blanche… Laissez-moi vous dire qu’aujourd’hui en France, ce n’est pas de voir une femme cachant son corps et sa figure derrière un voile, qui me gêne. Ce qui me paraît condamnable au premier chef, c’est que les gouvernements français successifs pendant trente ans – de droite et de gauche - aient effectivement laissé rentrer en France plus de six millions de musulmans. Que ceux-ci pratiquent leur religion n’est pas le problème. Le problème , c’est qu’ils se trouvent où ils ne devraient pas être en grand nombre. C’est pourquoi Nicolas Sarkozy se trompe, s’il croit qu’il va pouvoir récupérer les voix des électeurs du Front National, sans lesquelles il ne sera pas réélu en 2012, en agitant la question – totalement secondaire – de l’interdiction du voile islamique. Le problème n’est pas là. Le problème est qu’on ait permis, pour ne pas dire favorisé, l’entrée massive en France – d’au minimum un sixième, soit 17 %,  de la population française -  de personnes ne partageant ni nos coutumes, ni nos traditions , ni notre religion…

 

                                            Le droit de grève est-il illimité ?

 

Le troisième exemple, qui a fait parler beaucoup les médias, notamment les médias audiovisuels, est celui de la dernière grève de la SNCF. Deux syndicats des Chemins de fer, la C.G.T. et Sud-Rail, ont déclenché ou plus exactement, le syndicat d’ultra-gauche Sud-Rail, auquel la C.G.T. a emboîté le pas, ne voulant pas être débordée sur sa gauche, ont déclenché la troisième grève à la SNCF de l’année. On rappelle une fois encore que nous étions en pleine vacances de printemps, ce qui signifie que les voyageurs allaient être pénalisés un maximum… Quelles étaient les raisons  de ce conflit social sortant de l’ordinaire ? S’agissait –il d’un problème très important ? Etait-ce une question de salaire ? Pas du tout, puisque les salaires des employés de la SNCF viennent d’être augmentés de 3,6 % ! En réalité, une grève absurde, sans revendication précise ni mot d’ordre concret, d’ailleurs très peu suivie… La direction de la SNCF ne s’y est pas trompée, qui, pour une fois, n’a rien cédé à ces agitateurs professionnels !

 

                                Toujours le problème des retraites

                                              

Cette fermeté augure  bien des avancées que l’on attend dans le problème des retraites. Qu’on le veuille ou non, il va bien falloir arriver à faire un nouveau pas dans le règlement de ce problème épineux, et ce nouveau pas ne peut être qu’un alignement des principales – sinon de toutes – les règles en vigueur dans le maquis des différents régimes. Il va bien falloir décider que la retraite d’un fonctionnaire ou assimilé doit être calculée sur le salaire moyen des vingt-cinq dernières années, comme dans le privé, et non sur les six derniers mois !               

                                                                                                                       Georges Rousseau

 

Publié dans Actualité nationale

Commenter cet article