« La commémoration du 21 janvier relève du devoir de mémoire »

Publié le par Lux

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Louis XVITous les ans, le 21 janvier, date anniversaire de la mort du roi Louis XVI en 1793, sont célébrées un peu partout en France, des messes à la mémoire du défunt guillotiné.

A Bordeaux, celle-ci aura lieu en l’Eglise Saint-Bruno à 18h30.

Afin de connaître plus précisément le sens de cette commémoration, Novopress Aquitaine a interrogé le responsable aquitaine de la Restauration nationale, « centre d’études, de propagande et d’action politiques » royaliste issu de l’Action française de Charles Maurras.

Pourquoi organiser une messe le 21 janvier ?

Le 21 janvier est la date anniversaire de l’exécution du roi Louis XVI dont les conséquences ont été si funestes pour la France, et pas seulement pour elle. Elle constitue l’acte fondateur des totalitarismes contemporains en ce qu’elle fut à l’origine de la Terreur d’état. Le dissident russe Alexandre Soljénitsyne, qui connaissait bien la question, avait accepté de venir le dire en 1993 en Vendée lors de l’inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne. Cette commémoration relève donc du devoir de mémoire et constitue en lui même un acte politique. Les catholiques qui assistent  à cette messe prient pour le roi défunt, les victimes de la Révolution et aux intentions de la France.

Comment est-on royaliste en 2010 ?
On est royaliste au terme d’une réflexion politique passer au crible de la vérification historique. Qui laisse de côté ses goûts subjectifs, ses répugnances ou ses préférences et cherche à distinguer entre les régimes qui se sont succédé en France celui qui a le moins mal rempli les fonctions dites justement régaliennes, en vient à constater qu’il s’agit de l’état royal. L’explication vient ensuite et l’hommage doit alors être rendu moins aux hommes eux-mêmes qu’aux institutions. L’histoire montre qu’un Etat ayant l’unité, la continuité, l’indépendance et la responsabilité est mieux adapté aux tâches inhérentes à l’art de gouverner qu’un Etat soumis à la  recréation incessante donc à l’instabilité et au manque de durée, secrétant la compétition pour le pouvoir, et diluant la responsabilité vraie dans la loi du nombre. La monarchie a su concilier l’autorité nécessaire à l’Etat et le respect des libertés concrètes. A l’heure où la souveraineté de la France est remise en cause de l’extérieur (Europe, mondialisation) et de l’intérieur (régionalismes séparatistes, fracture sociale), la France a besoin d’un pouvoir véritablement souverain et national qui soit en même temps un fédérateur pour tous les Français. La solution monarchique est en cela, non seulement le contraire d’une nostalgie, mais encore une alternative aux impasses institutionnelles actuelles.

Qu’est-ce que pour vous l’identité nationale ?

La véritable identité de la France est la royauté. On ne peut sans abus considérer une œuvre sans les ouvriers qui l’ont faite. La France a été faite par un Etat ! Pas n’importe lequel ! Elle est la fille de la politique capétienne qu’on le veuille ou non. Quand Hugues Capet est choisi comme roi en 987, la France n’existe pas encore et n’a donc pas encore d’identité. Huit siècles plus tard, quand Louis XVI monte à l’échafaud, on lui reproche précisément d’être le roi de France. C’est donc que la France s’est faite dans l’intervalle. Or dans l’intervalle c’est la famille capétienne qui a régné. Le roi est l’incarnation de la nation. L’histoire de sa famille se confond avec celle du pays. Le roi représente à la fois un passé, un présent et un avenir. Il est le véritable visage de la France. Il ne saurait y avoir de plus sûr garant de l’identité française. A chercher ailleurs ce qui fait l’identité d’un pays comme le nôtre on ne peut qu’énoncer des « valeurs»  abstraites qui, de surcroit, ne sont pas propres à la République française.

Publié dans Pensée politique

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