Encore la désinformation

Publié le par Lux

En ces temps crépusculaires, pendant lesquels les yeux de la classe politico-médiatique ne sont braqués que sur les lamentables péripéties électorales, la désinformation marche plus fort que jamais…

                          

      Rostropovitch, champion des anticommunistes ? 

        

Décidément, on se croirait revenu du temps de la guerre froide, quand les intellectuels français aux ordres de Moscou, pour ne pas « désespérer Billancourt », oubliaient de parler de la réalité soviétique. A l’occasion du décès de Mtislav Rostropovitch, les radios, télévisions et presse écrite ont entonné sa louange dithyrambique, non seulement pour son exceptionnel talent de violoncelliste, que personne ne conteste, mais comme « martyr de la liberté » ! C’est se moquer du monde ! Rappelons que Rostropovitch est né en  U.R.S.S. en 1927, alors que la révolution bolchévique battait son plein. Il a donc eu vingt ans en 1947, au plus fort de la gloire de Staline, alors que le goulag était plein de millions de déportés et que des milliers d’hommes étaient, tous les ans, exécutés sommairement dans les caves de la Loubianka et autres lieux de torture. Or, c’est à cette époque que Rostropovitch a fait sa carrière. En 1943, il est admis comme étudiant au Conservatoire de Moscou, où, par définition, on ne peut rentrer sans la bénédiction du Parti. Surdoué, il devient le premier prix de violoncelle au concours organisé sous l’égide des autorités soviétiques à Prague et Budapest en 1947, 1949 et 1950. Cette dernière année, il se voit même récompensé  par la plus haute distinction qui existe alors en U.R.S.S., le prix Staline ! Dans les années suivantes, les succès s’accumulent, tant en Russie, où l’Etat soviétique lui permet d’enseigner simultanément au Conservatoire de Leningrad et à celui de Moscou, qu’en dehors d’U.R.S.S. où, sûr de son innocuité, on lui permet de se produire…En 1966 encore, comble de la gloire officielle, il est désigné comme « artiste du peuple de l’U.R.S.S. ». On le voit, pendant toutes les années du règne de Staline et de ses successeurs, non seulement Rostropovitch n’était pas considéré comme un ennemi du communisme, mais c’etait en réalité un privilégié du régime ! C’est seulement sous le règne de Brejnev, lorsque le régime soviétique a perdu sa dangerosité et qu’il commence a vaciller, que son indéniable respect pour Soljenitsyne et son amitié de toujours pour Chostakovitch, font mal voir Rostropovitch des cercles dirigeants soviétiques et le pousse à s’exiler en 1974. Il ne sera déchu de sa nationalité soviétique qu’en 1978. Il commence une nouvelle carrière comme chef d’orchestre, puisqu’il dirige successivement le London Symphonic Orchestra et le National Symphonic Orchestra de Washington jusqu’en 1994. Il est une fois de plus couvert d’honneurs, à l’Ouest cette fois-ci…Membres de plusieurs Académies, Rostropovitch est fait docteur honoris causa de quarante universités et est même nommé en 1998 « ambassadeur de bonne volonté » de l’UNESCO. Encore une fois, nous reconnaissons bien volontiers les talents exceptionnels d’un musicien hors pair, mais nous critiquons les œillères à sens unique du petit monde politico-médiatique qui prétend gouverner notre pensée alors qu’il est totalement  privé de connaissances historiques et de points de repère ! 

                                     

                                    A propos de Monsieur Bayrou

 

Le premier tour des élections présidentielles nous a fait assister à un de ces psychodrames que le pays légal aime tant ! Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, non seulement deux candidats, Monsieur Nicolas Sarkozy et Madame Ségolène Royal, sont arrivés en tête avec des scores importants, mais encore deux autres candidats, Monsieur François Bayrou et Monsieur Jean-Marie Le Pen, sont arrivés en troisième et quatrième positions en réunissant à eux deux environ dix millions de voix, soit près du tiers des suffrages exprimés…La raison de ce phénomène est d’abord l’exceptionnelle mobilisation des électeurs, notamment au niveau des quatre millions de nouveaux inscrits, de telle sorte que l’abstention à ce premier tour a été très faible. Deux raisons ont motivé ces résultats inattendus. Tout d’abord, la tentative – réussie – de captation  par Nicolas Sarkozy d’une fraction importante de l’électorat de Jean-Marie Le Pen. En second lieu, ce qu’on appelé  le «  phénomène Bayrou ». Oubliant de rappeler que , jusque récemment, il faisait partie de la majorité de droite et qu’il votait avec elle, Monsieur Bayrou a très habilement présenté, avec l’aide de médias complaisants, sa candidature comme celle d’un nouveau venu de bonne foi. Cette tentative a cependant échouée, car la logique des institutions de la Vème République est l’affrontement « droite contre gauche ».

 

                                        Que faire au second tour ?

 

Eliminé du premier tour, Monsieur François Bayrou a laissé la liberté de vote à ses électeurs, dont les voix vont se répartir entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, voire se réfugier dans l’abstention. Eliminé lui aussi, Jean-Marie Le Pen vient de demander à ses électeurs de s’abstenir massivement. Monseigneur le Comte de Paris de son coté, vient de faire savoir, dans une longue déclaration, qu’il soutenait Nicolas Sarkozy. Cette prise de position exceptionnelle a soulevé certaines critiques. Pour notre part, nous comprenons le souci du Prince. Attendait-on du Chef de la Maison de France qu’il préconise une sorte de « jeu de la  roulette russe » ou qu’il pratique la politique du pire ? Nous le savons bien, dans le système démocratique à la française, on ne peut en général choisir le meilleur, on essaye seulement de choisir le moins mauvais. En l’occurrence, l’application du programme de Madame Ségolène Royal donnerait certainement, sur les plans économique, fiscal et social, des résultats catastrophiques. Sur le fond du problème, nous ne nous faisons aucune illusion. Comme le rappelait notre ami Bernard Pascaud dans le dernier numéro de «  Restauration Nationale », les aspirations de fond des différentes catégories de la population française seront forcément déçues, car, quelques soient les qualités du futur élu et sa compétence, les défauts des institutions républicaines ne lui permettront pas de les satisfaire.

 

                                    La fête nationale de Jeanne d’Arc

 

Le dimanche 13 mai 2007 sera célébrée dans toute la France la fête nationale de Jeanne d’Arc. Pour sa part, une délégation de la Restauration Nationale et de la Fédération Royaliste d’Ile-de-France déposera une gerbe devant la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides à Paris ( 1er ). Rendez-vous à 9h15 à l’angle de la rue Saint-Honoré et de la rue d’Alger ( Métro : Tuileries ). Venez nombreux honorer avec nous la Sainte de la Patrie !                       

                                                                     Georges Rousseau

Publié dans Formation politique

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