Garder espoir

Publié le par Lux

                                                     

 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’époque actuelle nous est plus favorable qu’une période moins agitée. Le trouble que nous connaissons actuellement du fait de l’élection présidentielle et de ses péripéties est favorable à la réflexion politique. Nombreux sont ceux qui, même s’ils ne possèdent pas des connaissances approfondies dans ce domaine, sont amenés à se poser des questions, et des questions de fond. Quel est ce système dans lequel une personne comme Madame Ségolène Royal, toute charmante qu’elle soit mais dont l’incompétence est évidente, peut sérieusement nourrir l’espoir de parvenir au sommet de l’Etat ? Quel est ce régime dans lequel presque tous les candidats peuvent sans rougir proposer des programmes qu’ils seront, sur le plan financier, totalement incapables de réaliser ? Quel est ce système dans lequel les apparences sont reines, et les apparences les plus fugaces ? quel est ce régime dans lequel seul les mots ont une valeur, même s’ils ne veulent rien dire ? De plus en plus de gens s’en rendent compte… Il résulte de cette « répulsion intuitive » des comportements électoraux qui s’éloignent de plus en plus de la conduite d’un citoyen « conscient et organisé », comme on disait autrefois. C’est ainsi que le nombre des abstentions, des votes nuls et des votes protestataires a atteint 50 % des électeurs inscrits et qu’il est  probable que, lors de l’élection présidentielle qui commence, ces comportements réactionnaires, au sens propre du terme, dépasseront ce sommet. Il est clair en effet que les votes en faveur de Monsieur François Bayrou entrent en grande partie dans cette catégorie. Comment expliquer sinon la remarquable percée dans les sondages d’un personnage, somme toute secondaire, dont le niveau est passé de 6 -7 % il y a deux mois à 20 % aujourd’hui, sans que son programme, ou ce qui en tient lieu, ait été modifié le moins du monde entre temps. Cette avancée spectaculaire et inattendue rappelle un certain 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen a, sans que personne ne s’y attende, devancé le candidat du Parti Socialiste Lionel Jospin. Il s’agit du même phénomène de rejet instinctif du système imposé ! Les remarques ci-dessus sont très importantes, car c’est la légitimité du personnage-clé de la Vème République qui est mise en cause par ce phénomène. Songez que Monsieur Jacques Chirac, qui a réuni quelques 18 % des voix exprimées au premier tour de l’élection de 2002, ne représentait donc en réalité que 9 % des électeurs inscrits…Pas de quoi pavoiser ! Un autre phénomène encourageant est l’évolution des milieux intellectuels. Non seulement le tropisme de ces milieux en faveur de la gauche, et notamment du marxisme, commence à s’estomper, mais il ne se passe pas de trimestre sans que paraisse un livre qui se pose des questions sur notre régime politique. Le terreau est donc favorable à la graine que nous devons semer. De plus en plus de gens s’aperçoivent que ce système est intenable et incapable de nous défendre dans un monde devenu sans frontière et sans pitié. Pensez à la déconfiture d’Airbus et rappelez-vous qu’on présentait il y a quatre ans seulement cette société franco - germano - anglo - espagnole comme un exceptionnelle réussite technologique et comme un miracle européen ! La France a, plus que jamais, besoin d’un pouvoir fort et indépendant au sommet et de libertés à la base, tant au niveau individuel que dans les diverses communautés.  Nous seuls, royalistes d’Action française, sommes capables d’apporter une réponse appropriée à ce dilemme. Grâce à nos maîtres, nous savons qu’un seul régime convient à la France et aux français : la Monarchie. A nous de le faire savoir  !                                                                                                  

                                                                                                                     Georges Rousseau

Publié dans Pensée politique

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