Une des imposture gaullistes démasquée :

Publié le par Lux

 

18 Juin : un beau succès

 

 

  NOUS savons tous que la désinformation est multiforme. Elle est souvent issue d'une propagande de guerre ou des besoins d'un endoctri­nement discret. Chez nous, elle n'a jamais baissé les bras. Elle fait de la résistance passive.    Pendant plus de soixante ans, donc, repris en toute bonne foi (mais pas tou­jours) par de belles âmes trompées (mais pas toujours), on a avancé des demi-véri­tés ou des faux grossiers, car il est bien connu qu'au plus c'est gros au mieux ça passe. Que s'élève la voix timide d'un contradicteur et l'imprudent, baptisé révisionniste pour l'occasion, était vite rappelé à la décence et son propos étouffé. Le temps passe, les passions auraient dû s'atténuer, mais il est tou­jours aussi difficile de remettre les choses au point.

 

Voilà pourquoi le dénouement d'une affaire menée par notre ami le général le Groignec contre le musée de l'Ordre de la Libération est des plus intéres­sants.

Ce musée exposait dans son entrée un important placard dont les lettres gra­vées étaient censées reproduire l'appel du général De Gaulle le 18 juin 1940. On y lisait : « Des gouvernants de ren­contre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l'honneur, livrant le pays à la servitude. »

 

Or, il s'agit là d'un faux. L'authentique appel n'avait jamais utilisé de pareils termes, ni le 18 juin ni plus tard. Peut-être d'ailleurs parce que la BBC ne l'avait pas auto­risé.

Le 18 juin, on se battait toujours en France. A preuve, la citation obtenue ce jour-là par l'aviateur Jacques le Groi­gnec, actuel président de l'Association pour la Défense du Maréchal Pétain (1).   A preuve, tous ceux qui continuèrent à tom­ber au combat après cette date. Lors d'une récente visite au cimetière Caucade de Nice nous avons pu lire

 

l'inscription sui­vante sur une tombe proche de l'entrée principale, : « A la mémoire du Lieutenant de Vaisseau aviateur Alain Le Roux mort pour la France à l'âge de trente-deux ans le 24 juin 1940. »

 

 

En outre, nous savons bien que nos gou­vernants de l'époque n'avaient pas capi­tulé mais négocié un armistice qui préser­vait l'honneur de nos combattants et gardait libres d'occupation allemande les deux tiers de notre territoire national. Henri Amouroux, dans une interview accordée  à  Valeurs Actuelles  le 13 décembre 1993 déclara : « Le gaul­lisme a imposé l'idée qu'il ne fallait pas signer cet armistice et que Vichy était illégal. C'est fabuleux ! Mais ce n 'est pas sérieux ! »

A titre personnel (mais ses références militaires pas plus que sa remise de déco­ration au P.C. du général Eisenhower le 15 juillet 1945 ne pouvaient être ignorées de ceux à qui il s'adressait), le général le Groignec — qui fut chef de notre Défense aérienne de 1970 à 1974— avait lettres après lettres patiemment demandé le retrait d'un texte qui non seulement était un faux mais, en outre, insultait les combattants et les morts tombés après la date du 18 juin. Mais le temps passait, on noyait le poisson en réponses dilatoires et rien ne chan­geait.

 

Il a fallu la menace d'une action judiciaire qui aurait mis en évidence le fait que le musée continuait, en toute connaissance de cause, à exhiber un faux pour que, suite à la visite de l'huissier venu déposer une assignation en justice, la direction du musée fasse savoir par lettre du 26 juin 2006 à Maître Damien Challamel, avocat du général, que l'Ordre de la Libération « avait procédé à des recherches » et « avait    effectivement constaté que le texte de l'affiche en question n'était pas exactement conforme" (sic) "En conséquence, l'objet incriminé avait été déposé ».

 

Tout est donc bien qui finit bien ? Certes, une victoire importante a été arra­ché mais il reste que de nombreuses affiches et affichettes de ce texte conti­nuent à être exposées ici ou là, qu'elles fleurissent sur Internet et que nombreux sont les livres scolaires qui proposent cette version à nos enfants. C'est néanmoins un magnifique succès qu'a remporté le général Jacques le Groi­gnec (2) et nous sommes tous très heureux de pouvoir l'en féliciter.

                                                                                                                                                                                                        Léon ARNOUX.

 

(1) ADMP, rue Larribe, 75008 Paris. Tél. 01-43-87-58-48. Site : <www.admp.org>. (2) Rappelons le dernier et très pertinent livre de J. le Groignec : Réplique aux diffamateurs de la france ( 10•44)   paru aux Nouvelles Edi­tions latines (188 pages, 20 E)

Publié dans Actualité nationale

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