La dictature royaliste : ses principes

Publié le par Lux

 

Les soussignés écrivains royalistes, parlant en leur seul nom, mais invo­quant, outre les traditions et constitutions de l'ancienne monarchie fran­çaise, les discours et lettres de M. le comte de Chambord, de Monseigneur le comte de Paris et de Monseigneur le duc d'Orléans, en particulier les récents manifestes de celui ci, affirment premièrement que le chef de la Maison de France leur apparaît Dictateur nécessaire autant que Roi légitime.

 

Ils affirment, secondement, que le gouvernement du Roi de France ne peut manquer d'être répressif et vengeur dans ses premiers actes de dicta­ture, afin de pouvoir être réparateur dans ceux qui suivront.

 

Ils affirment enfin que la répression exercée par le roi évitera de multi­plier inutilement les rancunes. Il ne doit pas se former en France un nouveau parti de vaincus et de parias. La vengeance publique doit frapper les meneurs et tous les meneurs, mais eux seuls : c'est la paix, c'est l'oubli qu'apportera le Roi aux séduits et aux égarés. Son aïeul Henri IV, qui ne s'attardait guère aux séditions du menu peuple, n'hésita point à faire exécuter cinquante mille gentilshommes d'une seule province, coupables de préparer la guerre civile. Ainsi l'action royale ne doit s'attacher qu'aux grands criminels, mais elle doit les rechercher avec une froide et méthodique énergie, sans autre senti­ment que l'amour du pays et la haine des ennemis de la Nation. Après la Commune, on a fusillé des milliers d'ouvriers et laissé échapper les chefs : un Roi de France aurait frappé ces derniers sans miséricorde mais il eût épargné le peuple.

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