Déclaration de Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France

Publié le par Lux

Lors de la soirée de lancement du "Club des jeunes-IMRF" qui a eu lieu le vendredi 09 juin 2006, le Prince a prononcé le discours suivant :

 

Les Bourbon-Orléans ont toujours eu l'esprit novateur, anticonformiste et turbulent. Nous préférons à la tranquillité conservatrice les conquêtes et les risques des découvertes à venir.
On nous oppose alors la Tradition, sans trop savoir ce que cette notion recouvre. Entendons nous bien sur les termes.

Par Tradition il faut comprendre la transmission - à partir des révélations et des textes sacrés - de constantes universelles et éternelles qui constituent la nature permanente de l'Homme, dans la dynamique de sa mission.

La tradition traverse l'Histoire et la diversité de nos cultures, nous obligeant à remettre perpétuellement en question l'interprétation de ses valeurs. La Tradition est ainsi la conscience vécue, ici et maintenant, des sources et des voies vitales et spirituelles de l'humanité. Elle n'a rien à voir, de près ou de loin, avec l'image sulpicienne que donnent des lois de l'Eglise, s'agissant de certaines personnes plus ou moins inféodées à une classe sociale inscrite dans un siècle finissant et dont le catéchisme s'imprègne des tabous du jour.

Pour mieux me faire comprendre, je prendrai l'exemple de l'échelle de Jacob qui dans la Bible relie le Ciel à la Terre, incarnant ici la Tradition.
Nous sommes conviés à la gravir échelon après échelon. Cette progression peut engendrer un déséquilibre momentané lorsque l'on passe d'un échelon au suivant, mais sous sommes pourtant appelés à poursuivre cette ascension si nous ne voulons pas être atteints de sclérose, et chaque échelon n'est pas identique au précédent.

Il n'y a rien de pire en effet que d'être semblable à des feuilles mortes et de n'avoir l'illusion de vivre que lorsque passe le grand vent de l'Histoire.

La charge temporelle tout comme la charge spirituelle que mes ancêtres les rois de France assumaient, continue par delà les responsabilités immédiatement politique de m'incomber aujourd'hui et m'amènent à m'engager dans la recherche des voies nouvelles qui s'ouvrent à notre civilisation en ce début du troisième millénaire. Dans le chaos actuel, ma mission est de redonner espoir aux Français afin que la France retrouve son âme.

Il y a 200 ans, la France s'est voulu un autre niveau de conscience. Coupée de la tradition en décapitant son roi, elle s'est vue du même coup perdre son âme en s'acheminant vers un matérialisme dont elle fait aujourd'hui l'expérience jusqu'à l'absurde et peut être l'anéantissement. Et la France de verser de gauche à droite et de droite à gauche sans plus aucun fil conducteur pour retrouver son axe.
C'est au niveau de ses racines, au cœur de l'Homme que sont enchaînés nos problèmes tant nationaux que mondiaux, tant personnels que sociaux, tant matériels qu'affectifs et spirituels. C'est à ses niveaux que nous devons œuvrer à la lumière des valeurs ontologiques retrouvées et dans la dimension d'un message pour l'avenir.

Les moyens sont d'ores et déjà en train de se mettre en place grâce à vous tous qui participez aux actions au sein du club des jeunes de l'Institut de la Maison Royale de France. Grâce également au socle que je suis en train de mettre en place, à partir duquel nous pourrons projeter, entre autres, des actions culturelles, historiques mais également caritatives de grande ampleur.

Mes amis, je suis heureux de pouvoir, ce jour, faire votre connaissance, vous parler avec mon cœur et l'enthousiasme que j'ai toujours su conserver. La Princesse Micaela, Comtesse de Paris, est navrée de ne pouvoir être parmi nous, elle est présente en pensée car elle m'a toujours soutenu dans cette tâche exaltante : redonner son âme à notre Pays pour que vive la France.

 


Henri,

Comte de Paris,
Duc de France.

 

Paris, le 09 juin 2006.

 

 

Publié dans Pensée politique

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