Actions françaises

Publié le par Lux

L'ambition de notre mouvement est à l'échelle des enjeux de la nation française aujourd'hui confrontée à une entreprise de dissolution. Le contexte global que la mondialisation donne à la subversion ne doit pas faire douter de la validité de notre projet politique ni constituer un découragement.  L'allégorie du caillou qui n'arrête pas un torrent n'est point pertinente en histoire. Celle-ci abonde en exemples concrets, témoignant que son cours fut maintes fois détourné, et pas toujours en mal, par l'action de quelques uns.

Les conceptions mortifères en oeuvre sont assez prégnantes pour justifier un engagement sans tiédeur : conception matérialiste de l'homme, philosophie marchande de la société, vision mondialiste des peuples. Cette subversion appelle une réaction qui ne soit pas de seule condamnation mais productrice de propositions argumentées. Le contexte psychologique actuel nous incite à renoncer au ton inutilement polémique pour une réflexion dont la fécondité sera relative au qualificatif de scientifique qu'on pourra lui accorder. C'est dire si le travail de Contre-Encyclopédie qu'avaient inauguré nos maîtres, appelle aujourd'hui à une nouvelle mobilisation. Heureusement nous ne sommes pas seuls à lutter.  Beaucoup de bons esprits et de talents mènent des combats utiles afin de sauver l'héritage. Cependant, notre spécificité politique ne rallie pas encore assez d'énergie. Le premier cautère pour jambe de bois à coloration plus ou moins nationale continuera à produire une illusoire fascination tant que notre projet royal n'aura pas l'audience qu'il mérite. Tout notre travail est là. Chacun peut y avoir sa part, selon des modalités diverses, mais non sans coordination. Celle-ci est indispensable pour créer les dynamiques nécessaires, éviter les éparpillements dans l'effort, donner la cohérence à l'ensemble.

  Tout nous est donné aujourd'hui pour déployer un éventail d'actions utiles à notre cause  

-  La doctrine dont nous sommes les héritiers, toujours susceptible d'être le sel de la terre politique française. Mais encore faut-il la rendre aimable, ne l'assénant pas en slogans mais en démontrant la validité avec la rigueur requise pour emporter la conviction 

-  Les moyens techniques actuels qui renouvellent les modalités de la propagande, et offrent à chacun des perspectives de rayonnement accru. Sans oublier cependant qu'un travail d'équipe, s'il réduit le confort de l'initiative personnelle, est souvent plus durable et plus fructueux.

-  Le contexte de crise qui recentre la réflexion sur la question des Etats. Seuls les Etats sont en mesure de sauver leurs économies et donc leurs sociétés. Ils l'ont montré tout au long des mois derniers. Mais l'Etat vaut ce que valent ses institutions. Cette question redevient primordiale.

-  L'absence, dans le pays légal, d'une personnalité capable d'exprimer la continuité de la politique française et le désir d'unité des Français.

-  L'existence sur notre sol d'un Prince soucieux de servir la France, en assumant sa vocation et en affirmant sa légitimité. Le premier livre qu'il publiera début octobre et qui s'intitule Un prince français constitue un événement considérable et nous ne perdrons pas notre temps à en augmenter l'audience.

 Qui veut assurer à nos ambitions pour la France les chances d'un développement heureux, doit admettre que l'heure n'est pas au raidissement identitaire (qui ne serait qu'un enfermement idéologique stérile), ni au recyclage de vieilles querelles recuites. L'heure est à la préparation de l'avenir, dans un esprit de service, un souci de douces conquêtes avec l'espérance de la victoire. A notre place, et avec tous ceux qui le voudront, l'amitié d'Action française peut sceller dans la joie les efforts à consentir.


 

par Bernard Pascaud

 

Publié dans Pensée politique

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