LES FONDAMENTAUX DE NOTRE ACTION

Publié le par Lux

Dans le numéro 51 du bulletin "Restauration Nationale", Bernard PASCAUD, président du mouvement, rappelle les axes du combat royaliste.

Restauration Nationale: 7 rue Constance, 75018 Paris. Tel: 01-44-92-82-82. Courriel: restauration.nationale@wanadoo.fr


La rentrée politique et l'approche de notre réunion de "cadres" m'incitent au rappel de quelques axes essentiels de notre action. II ne s'agit donc ici que de définir notre travail actuel, non d'exposer les arguments doctrinaux qui le justifient.


Ces derniers restent inchangés. Restau Nat.jpeg
Pour dire vite : l'empirisme organisateur quant à la méthode ; le politique d'abord pour la lucidité du combat à mener; le nationalisme intégral comme amour nécessaire et conséquent des fils et filles de France ; la monarchie, traditionnelle dans ses principes et moderne dans ses institutions, comme but ; la fidélité à la Maison de France comme corollaire à tout ce qui précède.

En termes d'action, trois priorités semblent s'imposer aujourd'hui.

1- Le renforcement, dans le temps et dans l'espace, de la coordination des efforts. La Restauration Nationale a le souci depuis dix ans de refonder le royalisme français sur cette base. Il y a encore beaucoup à faire tant l'esprit diviseur a retardé certains progrès. On relira dans l'excellent « Charette » d'Anne Bernet le triste récit des querelles entre chefs vendéens. Le fait n'est donc pas nouveau. Comme n'est pas nouveau qu'il ne fut jamais gage de réussite !
Il y a tant à faire qu'il n'est point besoin de rêver d'un enrégimentement niveleur des personnalités. Chacun peut trouver à servir la cause commune selon ses goûts, ses talents, ses savoir-faire. Mais il faut qu'on comprenne la nécessité d'une entente minimum pour éviter la dispersion tactique ou les mauvais pas stratégiques! Ni le monolithisme qui oblitère les initiatives, ni l'anarchisme égotiste qui compromet tout progrès durable ne peuvent être des voies à encourager.
Pascaud.jpegN'avoir personne au-dessus de soi pour n'avoir de compte à rendre à quiconque est un souhait marqué du double sceau d'une confortable tranquillité et de la stérilité quasi absolue. Les progrès successifs que suppose notre action pour la France exigent une synchronisation. Qui la fera ? En fondant l'Action Française nos maîtres avaient compris la nécessité d'un mouvement. D'où les organisations militantes qu'ils créèrent, reliées aux publications. La Restauration Nationale, étant ce qui reste de mieux organisé du royalisme français, estime avoir vocation à pareille fédération. Ce n'est point là volonté de centralisme démocratique comme on disait dans le système soviétique, mais exigence consécutive à notre désir de voir émerger un royalisme efficace.
Nous restons persuadés qu'il faut poursuivre cet effort, lequel suppose le respect des personnes et des groupes qui voudront bien s'y associer. Encore une fois, je redis qu'il y a place dans l'œuvre commune pour bien des initiatives et des formes d'actions différentes. L'œuvre commune étant entendue comme la référence à la doctrine de l'Action Française, à l'amour de la nation française et à la fidélité à la Maison de France. S'accepter différents et s'aimer complémentaires peut être la devise de tout couple qui s'aime. Est-il si utopique de penser qu'il pourrait devenir le cahier des charges de tous les royalistes utiles ?

2- La production d'une réflexion bien reliée à tous les débats en cours est une autre priorité à mettre en œuvre. La « Nouvelle Revue Universelle », les premières publications des Éditions de la Colombe vont dans ce sens (je n'oublie pas nos autres moyens de diffusion dont le rôle est autre). Les conférences de l'Institut de la Restauration Nationale et de nos fédérations également. Notre participation aux débats politiques, sociétaux, économiques et culturels doit cependant être l'objet d'une plus grande attention encore, en importance de productions, en pertinence de propositions et en intensité de diffusion. Ce n'est pas le lieu ici de développer ce point essentiel dont nous débattrons prochainement.

3- Le souci de nos Princes doit être notre souci à tous. Il est à mettre en tête de nos préoccupations. MAURRAS n'a pas eu la chance qui est la nôtre: avoir les princes Français sur le sol de France. Nous chevauchons aujourd'hui derrière un prince qui est lui-même en selle, et qui fera sa route d'autant plus rapidement qu'il sera encouragé, aimé et secondé. La question essentielle que tout royaliste doit se poser, est donc la suivante : de quelle aide affective, intellectuelle et concrète suis-je prêt à payer le passage du Prince au Roi ?

Voilà esquissé un triple programme où chacun peut trouver sa place active, et qui est susceptible de faire de notre projet une histoire qui se mette de nouveau en marche en vue de la victoire.
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Bernard PASCAUD

Publié dans Pensée politique

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