Mémoire sélective

Publié le par Lux

Mémoire sélective de la République

 

Il y a génocide et génocide !

 

Le Général Westermann à la Convention :

 

« Il n'y a plus de Vendée, elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants.  Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay (Bretagne). Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...]  Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire ». 

 

 

Mémoire de la République

 

Compte-rendu du citoyen CHAPELAIN, porte-parole des valeurs de la République, aux Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794 :

 

 « Aujourd'hui journée fatigante, mais fructueuse.  Pas de résistance.   Nous avons pu décalotter, à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leurs insignes du fanatisme.   Nos colonnes ont progressé normalement »

 

 Les fameuses colonnes infernales républicaines qui ont égorgé et noyé des centaines de milliers de Vendéens, quand ce n'était pas en les dépeçant pour envoyer leur peau à des tanneries de peaux humaines.

 

 

 

 

 La mémoire de ces enfants-là ne sera portée par aucun élève de l'école de la République maçonnique des « Lumières » :

 

Marie-Modeste AIRIAU, 5 ans et 7mois
Thomas AIRIAU, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, 20 mois
Agathe ARNAUD, 4 ans et demi
Etienne BERIAU,15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, 2 ans et 11 mois
Jeanne BERIAU, 4 ans
Marie BERNARD, 3 ans
Céleste BOISSELEAU, 6 ans
Pierre BOISSELEAU, 6ans et demi
François BOSSIS, 7 mois
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans
Pierre BOUET, 27 mois
Louis BOURON, 3 mois
Madeleine BOURON, sa cousine, 3 ans
Marie CHARUAU, 2 ans
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois
Jean CHARRIER, 3 ans
Marie DAVIAUD, 1 mois
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois
Jeanne DAVIAUD, 2 ans et 11 mois
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois
Louis EPIARD, 5 ans et 10 mois
Jean-François ERCEAU, 27 mois
Pierre FETIVEAU, 27 mois
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois
Jeanne FEVRE, 5 ans et demi
Suzanne FORGEAU,20 mois
Rose-Aimée FORT, 31 mois
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois
Marie-Anne FOURNIER, 30 mois
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois
Marie GARREAU, 7 ans
Marie-Anne GAUTRET,7 ans
Pierre GEAI, 25 mois
Jean GIRARD, 1 an
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois
Pierre GOUIN, 1 an
Louis GRALEPOIS, 13 mois
Jeanne GRALEPOIS, 5 ans
Pierre GRATON, 3 ans et 4 mois
Jeanne GRIS, 5 mois
Pierre GRIS, son frère, 5 ans
Lubin GUILLET, 6 ans
Marie GUITET, 4 ans et demi
Marie HERMOUET, 5 mois
Louis HIOU, 2 ans et 11 mois
Marie-Anne JOLI, 27 mois
Marie MALARD, 4 ans
Jean MALIDIN, 18 mois
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois
Jeanne MALIDIN, 3 ans
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois
Joseph MANDIN, 23 mois
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois
Véronique MARTIN, 1 an
Marie-Françoise MARTIN, 2 ans
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois
Rosalie MARTIN, 2 ans et 10 mois
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois
Rosalie MARTINEAU, 2 ans et 11 mois
Jean MIGNEN, 1 an
Louise MINAUD, 15 jours
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois
Jeanne MINAUD, 15 mois
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois
 Pierre MINAUD, leur cousin, 4 ans
Louise MINAUD, 33 mois
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois
Anne MORILLEAU, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois
Jean PERROCHEAU, 5 ans et 3 mois
Pierre POGU, 22 mois
Jean POGU, son frère, 5 ans
Rose PREVIT, 10 mois
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans
Rose REMAUD, 4 ans et 11 mois
Marie REMAUD, 4 ans et demi
Pierre RENAUD, 18 mois
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi
Jeanne RENAUD, leur cousine, 4 ans
Marie-Anne RENAUD, 4 ans
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi
Marie RICOULEAU, 22 mois
Jeanne ROBIN, 5 ans
Marie-Anne RORTAIS, 4 ans
Jeanne ROUSSEAU, 23 mois
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans
Victoire ROUSSEAU, cousine, 11 mois
Jeanne ROUSSEAU, sa sœur, 4 ans
Jeanne SAVARIAU, 5 ans et 10 mois
Pierre SIMONEAU, 6 mois
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois
Jacques SIMONEAU, 18 mois
Joseph, SIMONEAU, cousine, 8 mois
Henri SORET, 2 ans
Jacques SORIN, 5 mois
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois
Madeleine TENET, 7 ans
Louis VRIGNAUD, 23 mois
Marie-Jeanne VRIGNAUD, 3 ans
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois

 

 

Mémorial : On peut visiter le Mémorial de Vendée qui témoigne de cet événement. À l'occasion de son inauguration, le 25 septembre 1993, Alexandre Soljenitsyne prononça un discours resté célèbre, où il fit un parallèle entre l'esprit qui animait les hommes politiques appliquant la Terreur et le totalitarisme soviétique.

 

 

Massacre des Lucs-sur-Boulogne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_des_Lucs-sur-Boulogne

 

Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne est la tuerie la plus célèbre perpétrée par les troupes républicaines des colonnes infernales pendant la guerre de Vendée. Sa notoriété est surtout due au fait que les noms des victimes aient été conservés. Toutefois, pendant les colonnes infernales cet acte n'était guère exceptionnel, de janvier à mai 1794, d'autres villages connurent des sorts semblables.

Déplacement de la colonne infernale

Le 28 février 1794, tuant et incendiant sur leur passage, les colonnes des généraux Cordellier et de Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Mais sur le chemin, il sont attaqués par Charette et mis en déroute. Cependant, après sa victoire, Charette, obligé de pratiquer la guérilla, se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit et après avoir rallié plusieurs fuyards, se dirige vers Les Lucs avec l'intention d'y exercer des représailles.

colonnes infernales.

Le massacre :

  Les Républicains, une fois rentrés dans le village, rassemblèrent la population devant l'église. Les villageois n'étaient guère en mesure de se défendre, la population présente comptait principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. La quasi-absence d'hommes adulte convainquit les Républicains que ces derniers avaient participés aux combats sous les ordre de Charette. Matincourt avait choisit de ne pas faire de quartier, de plus, il souhaitait que l'opération se fasse en économisant le plus de cartouches possibles. Les soldats firent donc rentrer la population dans l'église jusqu'à ce que, tout à coups, la cohue ne s'arrête. L'église s'avèrerait être trop petite pour pouvoir contenir toute la population du village. Les Républicains mirent donc leurs baïonnettes aux canons, chargèrent et massacrèrent toutes les personnes restées à l'extérieur. Les portes de la chapelle furent ensuite fermée, emprisonnant les civils à l'intérieur. L'église fut ensuite incendiée et des tirs de canons provoquèrent son éboulement. Toute la population, soit 564 personnes avaient été massacrée. Le soir, un soldat nommé Chapelain écrivit dans son journal : "Aujourd'hui journée fatigante, mais fructueuse. Pas de résistance. Nous avons pu décalotter, à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leurs insignes du fanatisme. Nos colonnes ont progressé normalement."

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