ÉTUDIANTS : LE BAL DES MENSONGES

Publié le par Lux

 

 

Il est évident pour, les observateurs honnêtes, que ce qui se passe dans les universités françaises n'est pas du tout une grève et est  l’occasion de divers mensonges. Une grève est une rupture unilatérale du contrat de travail et, comme telle,  une atteinte au droit des gens et à la liberté des contrats, ainsi qu’au droit de propriété qui en résultent. Il nous est dit que ce droit de grève est inscrit dans la constitution comme un droit fondamental, mais  cette inscription est une véritable imposture. Elle  explique que  les médias et les politiques traitent la manifestation des étudiants, comme une grève pour les auréoler d’une fausse gloire : chacun a la gloire qu’il peut.

 

Les manifestations estudiantines sont, en fait, des opérations de boycott. En effet, les étudiants sont des consommateurs ou des clients des universités et n’ont pas conclu avec elles de contrats de travail. Il se trouve que  des agitateurs en général trotskistes, fort peu représentatifs et parfois extérieurs aux universités, ont décidé d'organiser le boycott et veulent empêcher l'immense majorité des étudiants d'étudier, comme ces derniers souhaitent et doivent le faire. C'est un peu comme si deux ou trois clients d'une boulangerie décidaient de ne plus se livrer à cette boulangerie et voulaient empêcher les clients normaux d'y accéder.

 

Le prétexte mis en avant par les étudiants révolutionnaires est la  loi « liberté et responsabilité du 10 août 2007 », que Mme Valérie  Pécresse, ministre de l’enseignemnt supérieur, a fait voter. Son projet était de donner davantage d'autonomie aux universités et, en fait, les connaisseurs du dossier constatent que cette prétendue autonomie est extrêmement modeste.

 

Il est clair que, pour sortir les universités  françaises du désastre dans lequel elles se complaisent depuis si longtemps, il est absolument nécessaire de faire entrer des capitaux privés seuls aptes à résoudre leurs problèmes et de leur donner une complète autonomie, en vendant purement et simplement certaines d'entre elles sur le marché.

 

L'université de Harvard  aux USA, qui est une des premières du monde, dispose d'un budget de 1,800 milliards d’euros, alors que l’ensemble de l’enseignement supérieur français n’a que 9,1 milliards d’euros. En plus, Harvard possède un important capital qui est indispensable pour une gestion correcte, les universités françaises gérant au fil de l’eau sans aucune réserve financière. Enfin, l’argent de Harvard est parfaitement contrôlé, l’argent de l’enseignement supérieur en France se volatilisant dans les sables mouvants de la gestion étatique. Pourtant, en vue de calmer le jeu, la ministre Pécresse promet de donner plus d’argent ce qui n’aboutira qu’à de nouveaux gaspillages.

 

Le motif  du boycott est donc tout à fait inapproprié puisqu'en fait il se réfère à  une simple mesurette. Le résultat est que plus de 32 sites universitaires sur 85 sont en plein désordre.

 

Au mensonge initial s'ajoutent d'autres mensonges.

 

Le principal est que l'ouverture ou la fermeture d'une université pourraient être décidés par une assemblée d'étudiants. Pour poursuivre avec la boulangerie, c'est comme si les clients tenaient une assemblée dans la rue ou dans le local de la boulangerie pour décider de son ouverture ou de sa fermeture. En acceptant que de telles assemblées se tiennent dans leurs locaux les présidents d'université prennent  une lourde responsabilité.

 

Mais il s'ajoute encore un autre mensonge : les assemblées se déroulent dans une atmosphère révolutionnaire avec des menaces ou des coups envers les  étudiants voulant étudier.

 

Le seul point positif dans cette désastreuse affaire est que le pouvoir a tout  de même donné les instructions ou les autorisations nécessaires pour que la police déloge les émeutiers de certains locaux.  Un petit miracle s'est produit : il n’y a pas eu jusqu’ici de  victimes physiques ;  il était à craindre que les trotskistes, qui manoeuvrent l'opération en coulisse, fassent le nécessaire pour qu’il y ait des victimes auquel cas la presse se serait immédiatement enflammée !


                                                                                                                                                                      Tocqueville Magazine

                                                                                                                                                                        Michel de PONCINS

Publié dans Actualité nationale

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