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La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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Mardi 30 janvier 2007

INSTITUT NANTAIS HISTORIQUE ET LITTERAIRE

Conférence de Reynald SECHER, Docteur ès lettres, écrivain

 

LA VENDEE  : GUERRE CIVILE OU GENOCIDE ?

 

Le mardi 6 mars 2007, à 20 heures 30

au  C.C.O. (Centre de Communication de l’Ouest) Tour Bretagne à Nantes

(Participation aux frais : 10 euros – Etudiants : 3 euros)

 

En 1985, Reynald Secher avait soutenu une thèse à Paris IV Sorbonne, sous la direction, entre autres, des professeurs Jean Meyer,Pierre Chaunu et Jean Tulard,  intitulée

 

« Contribution à l’étude du génocide franco-français,la Vendée vengée ».

 

En 1986, cette thèse paraissait aux Presses Universitaires de France et a été un très grand choc intellectuel, surtout que la France se préparait à la commémoration du bicentenaire de la Révolution Française A l’époque, tout a été dit sur l’auteur et le contenu de son ouvrage.

 

Vingt ans plus tard, le livre est publié chez Perrin et tout le monde s’accorde à reconnaître la justesse et le mérite de ce travail, d’autant que toutes les études faites sur la Vendée ont corroboré cette recherche.


Le succès de cet ouvrage n’est pas seulement français, mais aussi américain, polonais, italien etc…

par Lux publié dans : Nos sections soeurs
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Mardi 30 janvier 2007

(source : Valeur Actuel, numéro 3660 du 19 au 25 janvier 2007.)) 


 
Quel jugement portez vous sur l’état de la France ?
Je trouve le débat politique assez pauvre. Tous les candidats à la présidentielle sont dans le circuit partisan depuis de nombreuses années. Ils ont du mal à prendre de la hauteur. Ils font des propositions mais sans vrai projet pour la France. Ils prétendent tous régler dans le moindre détail : l’activité des entreprises, la vie de famille, la façon d’éduquer les enfants… Il devient alors très difficile de prendre une initiative sans qu’on vous oblige à rentrer dans le rang. Tout est corseté politiquement, intellectuellement et juridiquement.

L’Etat étouffe les initiatives ?
Cette " frénésie " ne fait pas une politique. Quelle ambition ont-ils pour notre pays ? Quelle place veut-on que la France tienne dans le monde ? C’est à ces questions qu’il leur faudrait répondre. Mais comment le pourraient-ils ? Ils sont sans cesse soumis à la pression des lobbies qui exigent la satisfaction d’intérêt particuliers dans les plus brefs délais, au détriment du bien commun. Tout est traité dans l’urgence, sans qu’on sache sur quels principes se fonde l’action publique. Et un gouvernement a besoin de temps pour conduire sa politique.

Ce n’est plus le cas ?
Non, les institutions n’offrent plus la durée nécessaire à la poursuite d’une ambition nationale. Dés lors, comment relever les défis de la mondialisation ? Quand on sait ce que supportent nos entreprises : les charges, les 35heures, une législation tatillonne.. Nous pensons être les meilleurs du monde peut être, mais le monde bouge… et parfois sans nous. L’inde, par exemple, possède un système éducatif qui nous rattrape, voire nous dépasse.

Vous avez voyagé à l’étranger ?
Je connais bien les Etats-Unis, l’Amérique latine, le pourtour méditerranéen. Je découvre le Proche-Orient. J’aimerais aller au japon. Il faut lire la presse étrangère pour comprendre que la France ne conservera pas son rang, si ses dirigeants n’ont pas d’ambition pour elle. Le rôle d’une politique, c’est de faire le lien entre le génie d’un pays et le défis qu’il doit affronter.

Qu’est ce que la France, pour vous ?
Ce qui symbolise le mieux à mes yeux, c’est la cathédrale de Chartres. Parce qu’elle plonge ses fondations dans la terre et que sa flèche monte au ciel " dans le seul élan qui sache un peu monter "a écrit Charles Péguy. Pour moi, c’est ça, l’image de la France. Celui qui n’a pas marché dans ses chemins, ni couru ses forêts, celui qui n’a pas bu son vin, ni mangé ses fromages, celui-là ne connaît pas notre pays.

Connaître ses racines pour préparer l’avenir ?
Pour moi, il faut penser global et agir local. Les français ont un géni propre. Nous sommes à la pointe de la recherche sur l’énergie nucléaire, par exemple,, je me suis rendu l’été dernier à Cadarache, qui doit accueillir Iter : le monde entier est venu s’y installer.

Vous voyagez beaucoup en France ?
Je fais plusieurs déplacements par an, depuis dix ans, et aussi dans le cadre de mon association Gens de France. J’essaie de mettre en lumière les initiatives locales ou nationales, à travers la presse qui m’accompagne, je rencontre les Français pour partager leurs passions. Comme eux, par exemple, je m’intéresse beaucoup, à la culture. Je suis d’ailleurs en train de créer mon entreprise pour promouvoir notre patrimoine français.

Quelle est la mission du " prince chrétien " que vous êtes ?
Servir son pays. Je crois qu’il n’y a rien de plus important que le respect de l’homme, depuis sa conception jusqu’à la fin de sa vie. Mais servir la France, c’est aussi veiller à sa prospérité. Si certains choisissent de la quitter, n’est-ce pas qu’il y un problème ? Je m’intéresse aussi beaucoup à l’éducation et à la recherche : ce sont les sources de notre avenir. Enfin, je suis attentif aux questions locales, comme aux problèmes internationaux : je suis très attaché à la francophonie. J’entends dire qu’il faut sauver la République. Mais la République n’est qu’un moment de la France. C’est la France qu’il faut défendre, car c’est à la France que les français sont attachés.

                                                                                                   Propos recueilli par: Fabrice Madouas.

par Lux publié dans : Pensée politique
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Dimanche 28 janvier 2007

 

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par Lux publié dans : calendrier
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Vendredi 26 janvier 2007

Ainsi, tout le raisonnement des pamphlets contre les émigrés, sophistique par la forme, n'est point solide par le fond : il porte sur une base fausse ; car la grande, la véritable émigration est depuis longtemps rentrée en France. Elle a pris des intérêts communs avec le reste des Français par des alliances, des places, des liens de reconnaissance et des habitudes de société. Tout se réduit donc à cette petite troupe de proscrits que Louis XVIII ramena à sa suite. Voudriez-vous que dans son exil le roi n'eût pas conservé un ami ? C'est ce qui arrive assez souvent aux princes malheureux. Vous êtes donc effrayés de quelques vieillards qui viennent, tout chargés d'ans et dépouillés par tant de sacrifices, se réchauffer un moment au soleil de la patrie ? Nous avons déjà parlé de leur détresse ; faudrait-il, pour mieux vous tranquilliser, qu'ils fussent encore durement rejetés par leur roi ? " Compagnons vieillis avec moi dans la terre étrangère, leur dirait le monarque, me voilà revenu dans mon palais ; j'ai retrouvé mon peuple, mon bonheur, la gloire de mes aïeux : vous, vous avez tout perdu pour moi ; vos biens sont vendus, les cendres de vos pères dispersées : adieu, je ne vous connais plus. " Et où iront-ils, ces compagnons du malheur du roi, ceux qui ont dormi dans l'exil, la tête appuyée sur les fleurs de lis presque effacées par le sang et les larmes ; ceux qui se consolaient en entourant de leurs respects et de leurs communes misères le roi de l'adversité ? Ne permettez-vous point que Louis XVIII leur prête un coin de son manteau ? Voulez-vous qu'il prenne un air sévère quand il les voit, qu'il ne leur adresse jamais une de ces paroles qui payent en France tous les services ? Vous le voulez indulgent, miséricordieux, et vous exigez qu'il soit ingrat ? Admirons nos rois d'avoir été aimés dans le malheur et d'aimer dans la prospérité.

 

 

 

 

 

par Lux publié dans : Histoire
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Vendredi 26 janvier 2007

 

En examinant de plus près l'opinion des écrivains opposants, on s'aperçoit qu'ils sont tombés dans une singulière méprise, soit qu'ils l'aient fait à dessein, soit qu'ils aient erré de bonne foi. Ne semblerait-il pas, à les entendre, que l'émigration entière vient de rentrer avec le roi ? Ignore-t-on que presque tous les émigrés sont revenus en France il y a déjà quatorze ou quinze ans ; que les enfants de ces émigres, soit volontairement, soit de force, les uns atteints par la conscription, les autres enlevés pour les écoles militaires ; ceux-ci pressés par le défaut absolu de fortune, ceux-là obligés de servir pour soustraire leur famille à la persécution ; que les enfants de ces émigrés, disons-nous, ont pris des places sous Buonaparte ? Il a loué lui-même leur courage, leur désintéressement, et leur fidélité à leur parole quand une fois ils l'ont donnée ; beaucoup d'entre eux ont reçu des blessures sous ses drapeaux : des chefs de chouans, des Vendéens ont défendu leur patrie contre les ennemis. On comptait dans nos armées les premiers gentilshommes de nos provinces, et les descendants de nos familles les plus illustres. Représentants de l'ancienne gloire de la France , ils assistaient, pour ainsi dire, à sa gloire nouvelle. Dans cette noble fraternité d'armes, ils oubliaient nos discordes civiles, et en servant leur patrie ils apprenaient à servir un jour leur roi. Ces hommes qui auraient pu regretter le rang et la fortune de leurs aïeux, ces rejetons des connétables et des maréchaux de France qui portaient le sac du soldat, nous menaceraient-ils de la résurrection de tous les préjugés ? Ils ont du moins appris que dans le métier des armes tout soldat est noble, et que le grenadier a ses titres de gentilhomme écrits sur le papier de sa cartouche.

 

 

C'est donc en vain que la malveillance cherche à créer des distinctions et des partis : il n'y en a point, il n'y en peut pas avoir. Si Louis XVIII ne voulait remplir les places que d' hommes tout à fait étrangers à la révolution , qui serait pur à ses yeux ? Mais le roi, et ses preuves sont faites, est aussi impartial qu'il est éclairé ; il ne sépare point ceux qui ont servi le roi de ceux qui ont servi la patrie . Ne dénaturons point les faits pour soulager notre humeur ; ne prêtons point au prince des sentiments qui ne sont pas les siens, et ne cherchons point à créer des partis, en prétendant en trouver là où il n'en existe pas.

 

 

 

 

 

par Lux publié dans : Histoire
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