
Si l'on prend quelques exemples au sein de notre Histoire, on peut constater que la République se termine toujours par des catastrophes (césarisme, défaite de 1940 sous la III° Rep, Dien Bien Phu et Alger sous la IV° Rep).
D'autre part, il est à noter que les Français se querellent toujours entre eux. Si César a pu conquérir la Gaule, c'est grâce à la division des tribus gauloises, dont certaines étaient les alliées de Rome.
La II° et la III° Rep étaient des régimes d'assemblées dans lesquels le président de la République n'avait guère de pouvoir, tandis que les ministres dépendaient du Parlement. C'est ainsi que 25 gouvernements se sont succédés.
Quant à la V° Rep, depuis de Gaulle, elle semble engourdie dans l’immobilisme, quand ce n’est pas la paralysie qui l’emporte en temps de cohabitation.
Nous sommes contre la démocratie en guise de forme de gouvernement. La démocratie est légitime au niveau de la commune, quand elle revêt une taille humaine. Cela permet aux électeurs de comprendre la nature de tous les problèmes qui se posent et de trancher en parfaite connaissance de cause. En revanche, étendue au cadre national, le régime sombre dans la dépendance à l’égard des partis et d’une opinion indécis. L'escroquerie de la démocratie, c'est le référendum.
è La monarchie ne peut être la copie conforme de l’Ancien Régime, puisque la société française a profondément changé. Avant 1789, la société comprenait différents ordres, aujourd’hui disparus. La monarchie que nous désirons sera donc un modèle inédit, résolument moderne, mais fondé sur les principes qui ont fait la grandeur de notre pays.
è Plutôt que de parler de restauration, nous préférons l’idée d'instauration. Le rétablissement de la monarchie engendrera un véritable consensus.
Il serait illusoire d’instaurer une monarchie qui ne reposerait pas sur une constitution écrite. Ce sera donc une monarchie constitutionnelle et non parlementaire comme en Belgique ou en Angleterre. Sans la royauté, la Belgique aurait certes explosé entre les Wallons et les Flamands, mais l’union nationale exceptée, une telle monarchie n’est là que pour l’apparat.
Nous souhaitons la monarchie que Maurras appelle une monarchie héréditaire, traditionnelle, antiparlementaire et décentralisée !
" antiparlementaire" : l’Assemblée ne pourra être la source première du pouvoir. députés… S’il appartient au Roi de gouverner, il est bon cependant que des assemblées puissent représenter la population dans toutes ses composantes et lui apportent conseil.
"décentralisée" : la décentralisation Républicaine n'est pas une véritable décentralisation. Maurras veut libérer la société civile de l’emprise de l’Etat et des partis. La monarchie apporte toutes les libertés aux collectivités.
èLa monarchie que nous voulons n'est pas un épouvantail. Il n’est pas question de rétablir les privilèges, de supprimer les élections et les libertés.
èUne crise majeure apparaîtra et la monarchie verra le jour. Nous devons donc être convaincus, disciplinés et organisés. Méfions-nous des sauveurs, car ils nous écartent de la voie royale et nous ramènent dans le sillage de la démocratie. Ce n’est pas une question d’homme mais d'institutions !
-zorgzorg-
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