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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Vendredi 29 septembre 2006

 

 

      

 

Nous sommes entrés dans une de ces périodes électorales qui coûtent si cher à notre vieux pays ! On ne  nous la laisse pas oublier : combien  d’ articles, combien de commentaires à la radio, combien d’émissions de télévision, n’ont pour unique sujet que l’élection présidentielle et les candidats au poste suprême ?

 

 

 

 

 

Jamais les principaux hommes politiques et leurs conseillers en communication n’avaient autant personnalisé le débat. L’apparence du candidat ou de la candidate, son image, son « look », comme disent ces messieurs-dames, sont devenus  primordiaux ! Quant aux discours et aux arguments des uns et des autres, les principaux candidats ont compris que la majorité des français se détourne de la langue de bois politicienne et que, si les nouveaux candidats se contentent de ressasser les mêmes rengaines que leurs aînés, le nombre des abstentions et des votes de protestation risque d’être tellement élevé que le 21 avril 2002 pourrait, non seulement se reproduire, mais s’écarter encore plus des prévisions «  politiquement correctes ». C’est pour éviter cette bombe à retardement que les candidats et candidates qui estiment avoir une chance de gagner le gros lot, entonnent  en chœur le grand air de la « rupture » …

 

 

 

 

 

                                    Ces candidats se moquent du monde

 

 

 

 

 

Ce mot signifie, si l’on comprend bien, non seulement qu’ils ont l’intention, s’ils sont élus,  de faire autre chose que ce qui se faisait antérieurement ( rupture dans le programme ), mais encore qu’ils s’en désolidarisent ( rupture idéologique ) . Ces candidats se moquent du monde, car, pour employer des expressions populaires, ils sont loin d’être d’innocents «  poulets de l’année » mais sont plutôt de  « vieux chevaux de manège ». Prenons, par exemple, les deux principaux candidats, tout deux d’alertes quinquagénaires mais voués depuis leur plus jeune âge à la politique. C’est ainsi que Monsieur Nicolas Sarkozy a été élu pour la première fois conseiller municipal de Neuilly à 22 ans, conseiller régional d’Ile-de-France à 28 ans, député à 33 ans et ministre à 38 ans. A partir de là, il a exercé les fonctions de ministre, successivement, du Budget, de la Communication , de l’Intérieur, de l’Economie et des Finances et, à nouveau, de l’Intérieur. Et il voudrait nous faire croire qu’il n’était pas d’accord avec la politique suivie pendant tout ce temps ? On peut en dire autant de Madame Ségolène Royal. A peine sortie de l’E.N.A., elle est nommée chargée de mission auprès de Monsieur Mitterrand, Président de la République. Cinq ans plus tard, elle est élue député des Deux-Sèvres. Quatre ans de plus, et elle est ministre de l’Environnement, puis ministre de l’Enseignement scolaire, puis à deux reprises ministre déléguée à la Famille. L ’a-t-on entendu pendant tout ce temps critiquer l’idéologie socialiste ou la politique suivie par ses camarades ? Vraiment ces gens-là pensent, comme le disait un illustre vieillard, que les Français «  ont la mémoire courte » ! En réalité, le but de la manœuvre est clair : il s’agit, tout en restant dans leurs camps respectifs, de s’adjuger le maximum de voix de l’électorat de Jean-Marie Le Pen et, d’une manière générale, de l’électorat « flottant » qui peut voter, au gré de ses humeurs, dans n’importe quel sens ! On comprend, dès lors,  le caractère populiste,        

 

 

voire provocateur, des propositions, allusions, fines remarques, phrases assassines, assénées ou chuchotées par ces deux candidats. L’un et l’autre n’hésitent pas à lancer des pavés dans la mare, en choisissant de préférence les sujets qui intéressent le bon peuple : la délinquance, l’immigration, l’éducation des jeunes, les défaillances de la justice …etc. Ce n’est pas la première fois que Monsieur Sarkozy joue à ce petit jeu et en général cela lui réussit, comme le montre la hausse de sa courbe de popularité dans les sondages. Mais, ne nous trompons pas, il ne s’agit que d’apparence, ou au mieux d’orientations générales traduisant les inclinaisons personnelles d’un candidat, non d’un embryon de programme. Le but est simplement de capter les voix des électeurs. Pour ce faire, on leur lance des mots qui, pour la plupart, s’envoleront aussi vite qu’ils ont été prononcés. Rien de plus. Car pour l’instant les groupes de pression idéologiques sont silencieux et immobiles. Mais dès que la parenthèse électorale sera  refermée et que l’on devra traduire dans les faits ces belles paroles, on s’apercevra, une fois de plus, qu’il ne reste presque rien de ces promesses…

 

 

 

 

 

                                           Démagogie et immobilisme

 

 

 

 

 

Et pourtant, il est urgent, plus qu’urgent, de faire bouger les choses, non pas en apparence et dans les discours, mais dans les faits ! Car, les observateurs sérieux n’en doutent pas : nous entrons dans une zone de grandes turbulences. Prenons par exemple le cas de l’allongement de la vie humaine. On sait qu’à l’heure actuelle la durée de vie augmente en moyenne d’ un an tous les quatre ans. Ce phénomène entraîne deux terribles conséquences. Tout d’abord, alors qu ‘aujourd’hui il existe un actif pour deux retraités, cette proportion, déjà difficilement supportable, va décroître rapidement. Comment les actifs - c’est-à-dire nos enfants et petits enfants – pourront-ils payer les cotisations nécessaires  au paiement des retraites de leurs aînés et en plus les cotisations leur permettant de constituer leurs propres retraites ? Or, si la situation a été beaucoup assainie dans le privé, on n’a pas touché aux systèmes de retraites de certaines professions privilégiées, qu’on a simplement mis à la charge des caisses de retraites du privé… Cela va chauffer bientôt ! Deuxième conséquence : On a colmaté tant bien que mal la partie des dépenses de la Sécurité Sociale concernant la branche maladie, mais ce replâtrage ne tiendra pas longtemps : car, plus la population vieillit, plus les dépenses de santé augmentent, c’est inéluctable…Et pourtant, personne n’en parle et surtout personne ne fait rien. Autre exemple : les dépenses de l’Etat. Depuis trente cinq ans, la France vit au-dessus de ses moyens. Chaque année, le montant des impôts et autres recettes propres de l’Etat ne couvre que 80 % des dépenses publiques. L’Etat français est donc obligé d’emprunter le reste. Le montant des intérêts devant être payés en rémunération de la dette énorme qui en découle absorbe déjà la totalité de l’impôt sur le revenu ! Or, pour diverses raisons, les taux d’intérêts vont avoir tendance à augmenter : comment va-t-on payer ? Pourtant, malgré cette situation alarmante, le gouvernement continue – année électorale oblige – son saupoudrage de petits cadeaux. Quand à l’opposition socialiste, n’en parlons pas : elle n’a que des dépenses dans son programme ! Autre important problème lié à la dette. A qui empruntons-nous ? Par définition, aux pays qui ont des excédents de capitaux, c’est-à-dire aux pays producteurs de pétrole et de gaz ( Russie, pays arabes) et aux pays émergents ( Chine, Inde ). Peut-on sérieusement parler d’indépendance de la France , alors que le fonctionnement même de l’Etat français dépend du bon vouloir de ces pays ?                                                                                                 

 

 

                                                                                                                                              Georges Rousseau

par Lux publié dans : Pensée politique
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Mardi 26 septembre 2006
   

 

"Tout ce qui est exagéré devient insignifiant", a dit Monsieur de Talleyrand. Cet axiome fameux a trouvé son application à plusieurs reprises ces temps derniers.

 

Monsieur Boutéflika "déparle"

Un parfait exemple d'exagération poussée au paroxysme est donné par Monsieur Abdelaziz Boutéflika. Véritablement, le président algérien "déparle", pour employer l'expression favorite de Pierre Boutang, c'est-à-dire qu'il perd réellement la tête, quand il s'en prend à la France. Il dit alors n'importe quoi. Par exemple, il prétend que notre pays s'est rendu coupable de " génocide culturel " en Algérie. En ce qui concerne le mot " génocide ", il suffit de rappeler que l'Algérie comptait moins d'un million d'autochtones lors de la conquête en 1830 et que leur nombre s'élevait à 9 millions lors de notre départ en 1962. Les Indiens d’Amérique qui  occupaient les territoires qui sont devenus les Etats-Unis, auraient été bien contents de subir un tel " génocide ", au lieu de connaître le sort que l'on sait !

Le qualificatif “culturel” n'est pas plus approprié. Si cela avait été vrai, la plupart des Algériens de confession musulmane auraient été obligés de se convertir au christianisme et l'Islam aurait quasiment disparu de ce pays ! Au contraire, la France a - peut-être à tort, disent certains - scrupuleusement respecté la religion musulmane et laissé fonctionner librement les mosquées et les écoles coraniques. Quant aux musulmans qui se convertissent au chris-tianisme, ils sont plus nombreux aujourd'hui que du temps où l'Algérie était française. La vérité est que Monsieur Boutéflika cherche un dérivatif commode pour faire oublier le désastre qui a frappé ce beau pays depuis notre départ. Guerre civile larvée, corruption généralisée, pauvreté massive, répression brutale, notamment en Kabylie, économie à bout de souffle, chômage endémique…

Il ne faut pas pousser beaucoup la plupart des Algériens pour leur faire regretter l'Algérie française, malgré ce qu'on a pu dire ! D'ailleurs, Monsieur Boutéflika lui-même ne donne-t-il pas le mauvais exemple ? Quand il est malade, ne va-t-il pas se faire soigner en France, et pas dans n'importe quel hôpital, mais au Val-de-Grâce ? Pourtant, comme chacun sait, celui-ci est un hôpital d'instruction de l'Armée française, laquelle ne serait composée, selon le président algérien, que de criminels et de tortionnaires… Pourquoi Monsieur Chirac tolère-t-il sans réagir ces insultes et pourquoi ne demande-t-il pas à Monsieur Boutéflika, lorsque celui-ci veut se faire soigner en France, de s'excuser pour ses écarts de langage ou d'aller se faire soigner ailleurs ?

Le mondial de football
Comme beaucoup de Français, j'aime bien le football ! Sans être un fan, il ne me déplaît pas de temps en temps de regarder un match à la télévision. Mais trop, c'est trop ! Encore un exemple d'exagération ! Pendant plus d'un mois, tous les médias n'ont plus parlé que de la coupe du monde de football… Qu'il s'agisse des journaux, des radios ou des télévisions, du matin au soir, aucun autre sujet n'était abordé. Et, bien entendu, ce dont parlaient les commentateurs - et pas seulement les chroniqueurs sportifs - c'était principalement de l'équipe de France, de ses performances et de ses espoirs ! Le tout sur un ton vainqueur auprès duquel les cocoricos de Déroulède paraîtraient d'une parfaite impartialité ! Notons que cette " foot-mania " n'épargnait pas les membres de notre classe  politique, toujours avides de popularité. C'était le cas en particulier du président de la République et du Premier ministre, visiblement ravis de voir l'attention du public se détourner des problèmes sociaux, politiques et économiques de notre pays. Ils auraient bien voulu, en outre, comme en 1998, faire d' une équipe composée de " blacks, blancs, beurs " un symbole de l'unité nationale et du succès de " l'intégration  républicaine ". Mais le coeur n'y était plus ! Les derniers flons-flons entendus, largement ternis d'ailleurs par la défaite de l'équipe de France en finale, notre pays s'est retrouvé dans le même état dans lequel il était un mois avant, en face des mêmes problèmes, la gueule de bois en plus ...

Riposte disproportionnée

A l'heure où j'écris ces lignes, un accord a enfin été trouvé à l'ONU sur le Liban et un cessez-le-feu a été décidé à partir du 14 août au matin. Le pauvre Liban, si cher à nos cœurs, croule depuis plus d'un mois sous les bombes et les obus israéliens. Dans cette affaire, la politique de la France a semblé incertaine. Dans une première phase, elle a paru  se placer à la remorque des Etats-Unis, notre pays se contentant de rapatrier ses nationaux et ses touristes. C'est seulement quand on a commencé à connaître l'ampleur du désastre subi par ce pays ami, que la politique de la France a fini par évoluer.

A ce jour, on compte mille civils libanais tués (pour à peine  une centaine de combattants du Hezbollah abattus), plusieurs milliers de blessés, près d'un million de personnes déplacées... Les ports, les centrales électriques, les dépôts d'hydrocarbures, les voies de communication, toutes les infrastructures de ce malheureux pays ont été ravagés par les bombardements israéliens. Et pourquoi ? Quelle violente attaque Israël a-t-elle subie qui puisse justifier une réaction d'une telle ampleur, que le Président Chirac a qualifié avec raison de "disproportionnée" ? Deux soldats israéliens ont été enlevés le 12 juillet par  des membres du Hezbollah, groupe libanais chiite puissamment armé. Celui-ci a proposé de faire l'échange de ces deux soldats contre la libération d'un certain nombre de prisonniers détenus par Israël, comme cela a déjà eu lieu dans le passé. La seule réponse d'Israël a été un déluge de feu, non seulement sur les zones tenues par cette milice, mais sur l'ensemble du territoire libanais. De son côté, le Hezbollah a tiré de nombreuses salves de   roquettes, mais le tir était si imprécis qu'elles ont fait relativement peu de morts en Israël (41 morts civils, selon Le Monde).

Qu'on nous comprenne bien. Comme tout Etat souverain, l'Etat d'Israël a parfaitement le droit de se défendre, et nous ne verserions pas la moindre larme si, au cours d'opérations ter-restres ciblées, l'armée israélienne avait tué  des islamistes radicaux. Mais pourquoi cet acharnement contre un petit pays incapable de se défendre ? Pourquoi tous ces morts innocents et ces destructions systématiques ? Il faut savoir que le Liban est un " patchwork " de  races et de religions et que la moitié des soldats libanais, et même deux ministres du gouvernement, sont chiites. Veut-on déclencher une nouvelle guerre civile, alors que le Liban se relevait juste de la précédente ? Heureusement, le gouvernement français a compris - un peu tard - le piège dans lequel on voulait le placer, à savoir nous entraîner dans une guerre qui n'est pas la nôtre : la Résolution 1701 de l'ONU prévoit donc que les forces armées, fournies notamment par la France, en appoint de la FINUL, ne seront pas chargées de désarmer le Hezbollah… Comme quoi, le dicton de Talleyrand  que nous citions en commençant, n'est pas toujours exact. En effet, si la réaction des Israéliens est tout à fait exagérée, elle est aussi parfaitement significative de l'état du monde et du manque de jugement des dirigeants occidentaux…

Georges ROUSSEAU

par Lux publié dans : Pensée politique
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Lundi 25 septembre 2006

                                        

 

 

Opposer la prétendue démocratie‑liberté à l'imaginaire

 

monarchie‑tyrannie relève de la manipulation mentale la

 

plus mensongère. La démocratie telle qu'elle est accep‑

 

table, c'est‑à‑dire entendue comme une représentation

 

légitime des réalités sociales françaises, et la monarchie

 

telle qu'elle est souhaitable, c'est‑à‑dire pratiquée comme

 

une véritable autorité de l'État dans ses prérogatives

 

régaliennes, peuvent sans peine constituer les deux faces

 

d'une même médaille. L'Ancien Régime a disparu de ne

 

pas parvenir à actualiser cette double question de la

 

représentation et de l'autorité. Les régimes successifs

 

des XIXe et XXe siècles n'y ont pas, non plus, apporté de

 

réponse satisfaisante, handicapés qu'ils étaient par leurs

 

idéologies paralysantes. Elle se pose aujourd'hui avec

 

une particulière acuité, aggravée qu'elle est par l'usure

 

des institutions et l'urgence de problèmes inédits: la crise

 

des " banlieues " ou le décalage entre le pays réel et le

 

pays légal dans l'affaire de la Constitution européenne ont

 

illustré de façon tapageuse la crise de la représentation

 

l'affaire du CPE celle de la crise de l'autorité.

 

 

     Les échéances électorales contraignent les partis et

 

tous leurs candidats potentiels à un excès de "commu‑

 

nication". Cette sensibilisation politique, plus subie que

 

choisie, et souvent proche de l'indigestion, crée cepen‑

 

dant un climat favorable à notre action doctrinale.

 

 

     Deux axes d'action politique découlent des constats

 

formulés ci‑dessus.

 

 

     Le premier porte sur l'essentiel. Le triste spectacle de

 

tous les candidats à la candidature est susceptible de

 

faire réfléchir nos compatriotes sur la nature même des

 

institutions actuelles. C'est en tout cas le seul bien qui

 

peut sortir d'un tel mal. A cet égard, le général Gallois

 

constitue un exemple de stimulateur de réflexion. En

 

juillet dernier, il a eu le courage d'affirmer : "C'est

 

l'élection du président au suffrage universel qui est la

 

principale cause des maux dont souffre le pays". Sa

 

critique du système actuel est suffisamment argumentée

 

pour qu'on ne puisse l'écarter d'un haussement

 

d'épaules. Beaucoup de méfaits du système sont affir‑

 

més : la division persistante des Français "devenue

 

consubstantielle au système", et aujourd'hui accentuée

 

par le quinquennat ; le régime des partis 'jamais aussi

 

puissants ni aussi richement dotés", et tout ce qui s'en

 

suit ; le règne de la démagogie la plus racoleuse ; la

 

manipulation des électeurs par l'audiovisuel ; la tentation

 

du pouvoir de se réfugier dans l'arbitraire pour "échapper

 

à la sanction de la représentation populaire" et sa

 

propension à céder "sous la pression de la rue".

 

L'intégralité de l'intervention du général Gallois peut être

 

lue sur le site du Forum pour la France ,

 

(forumpourlafrance.com ). Cette audace à dénoncer dans

 

l'élection présidentielle au suffrage universel le principe

 

politique qui pervertit les institutions de la France , "le

 

principal responsable" des "expériences malheu­

 

reuses dont les Français ont été les victimes", est à

 

imiter. C'est, aujourd'hui, la méthode de combat politique

 

la plus intelligemment féconde.

 

     Le second axe est positif ou, si l'on préfère, de

 

proposition. Il est l'indispensable complément du premier.

 

Il revient à être capable de dire partout : l'électoralisme

 

politicien est stérile, diviseur, inefficace et malfaisant. Il

 

cultive la querelle partisane, l'instabilité, l'éphémère. Pour

 

le remplacer, il faut favoriser le "nous" national, la

 

continuité politique, la vision à long terme. La monarchie

 

ne peut être qu'une instauration nouvelle, car elle ne

 

repose pas sur un présupposé idéologique statique mais

 

tient compte des situations concrètes de la France. La

 

longévité de l'État royal français est le gage de ce que fut

 

sa capacité d'innovation et la grandeur de la France

 

monarchique témoigne de l'efficacité de ses institutions.

 

Cette pratique d'initiatives heureuses exige conjoin-­

 

tement du réalisme et de l'intelligence imaginative. Et une

 

telle pratique n'est possible que si l'action est entreprise

 

dans une "position" réelle d'arbitrage et de direction. La

 

dame Royal et Nicolas Sarkozy peuvent, comme ce mois

 

d'août, décliner leurs promesses d'excellence en les

 

faisant précéder de " si je suis en fonction", ce qui est

 

certain c'est que, même s'ils décrochent un jour la

 

"fonction", ils ne seront jamais en "position" d'assurer le

 

bien commun. Aucun des candidats n'incarnent l'ordre

 

vivant de la nation française.

 

Pourquoi ce spectacle si lamentable ne fait‑il pas crier

 

sur les toits ce que beaucoup pensent mais ne disent que

 

dans les conversations particulières : "ça suffit" Parce

 

que ce cri serait un diagnostic sans les remèdes! Parce

 

que la subversion a réussi sa triple oeuvre de discrédit, de

 

neutralisation et de culpabilisation du seul projet politique

 

qui puisse constituer une réponse à la carence d'autorité

 

et de représentation au sommet de l'État. C'est donc à

 

nous de travailler à contrecarrer cette subversion et à

 

rendre aimable le projet d'État royal.

 

   Bernard PASCAUD

 

 

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Mercredi 20 septembre 2006

Lors de la soirée de lancement du "Club des jeunes-IMRF" qui a eu lieu le vendredi 09 juin 2006, le Prince a prononcé le discours suivant :

 

Les Bourbon-Orléans ont toujours eu l'esprit novateur, anticonformiste et turbulent. Nous préférons à la tranquillité conservatrice les conquêtes et les risques des découvertes à venir.
On nous oppose alors la Tradition, sans trop savoir ce que cette notion recouvre. Entendons nous bien sur les termes.

Par Tradition il faut comprendre la transmission - à partir des révélations et des textes sacrés - de constantes universelles et éternelles qui constituent la nature permanente de l'Homme, dans la dynamique de sa mission.

La tradition traverse l'Histoire et la diversité de nos cultures, nous obligeant à remettre perpétuellement en question l'interprétation de ses valeurs. La Tradition est ainsi la conscience vécue, ici et maintenant, des sources et des voies vitales et spirituelles de l'humanité. Elle n'a rien à voir, de près ou de loin, avec l'image sulpicienne que donnent des lois de l'Eglise, s'agissant de certaines personnes plus ou moins inféodées à une classe sociale inscrite dans un siècle finissant et dont le catéchisme s'imprègne des tabous du jour.

Pour mieux me faire comprendre, je prendrai l'exemple de l'échelle de Jacob qui dans la Bible relie le Ciel à la Terre, incarnant ici la Tradition.
Nous sommes conviés à la gravir échelon après échelon. Cette progression peut engendrer un déséquilibre momentané lorsque l'on passe d'un échelon au suivant, mais sous sommes pourtant appelés à poursuivre cette ascension si nous ne voulons pas être atteints de sclérose, et chaque échelon n'est pas identique au précédent.

Il n'y a rien de pire en effet que d'être semblable à des feuilles mortes et de n'avoir l'illusion de vivre que lorsque passe le grand vent de l'Histoire.

La charge temporelle tout comme la charge spirituelle que mes ancêtres les rois de France assumaient, continue par delà les responsabilités immédiatement politique de m'incomber aujourd'hui et m'amènent à m'engager dans la recherche des voies nouvelles qui s'ouvrent à notre civilisation en ce début du troisième millénaire. Dans le chaos actuel, ma mission est de redonner espoir aux Français afin que la France retrouve son âme.

Il y a 200 ans, la France s'est voulu un autre niveau de conscience. Coupée de la tradition en décapitant son roi, elle s'est vue du même coup perdre son âme en s'acheminant vers un matérialisme dont elle fait aujourd'hui l'expérience jusqu'à l'absurde et peut être l'anéantissement. Et la France de verser de gauche à droite et de droite à gauche sans plus aucun fil conducteur pour retrouver son axe.
C'est au niveau de ses racines, au cœur de l'Homme que sont enchaînés nos problèmes tant nationaux que mondiaux, tant personnels que sociaux, tant matériels qu'affectifs et spirituels. C'est à ses niveaux que nous devons œuvrer à la lumière des valeurs ontologiques retrouvées et dans la dimension d'un message pour l'avenir.

Les moyens sont d'ores et déjà en train de se mettre en place grâce à vous tous qui participez aux actions au sein du club des jeunes de l'Institut de la Maison Royale de France. Grâce également au socle que je suis en train de mettre en place, à partir duquel nous pourrons projeter, entre autres, des actions culturelles, historiques mais également caritatives de grande ampleur.

Mes amis, je suis heureux de pouvoir, ce jour, faire votre connaissance, vous parler avec mon cœur et l'enthousiasme que j'ai toujours su conserver. La Princesse Micaela, Comtesse de Paris, est navrée de ne pouvoir être parmi nous, elle est présente en pensée car elle m'a toujours soutenu dans cette tâche exaltante : redonner son âme à notre Pays pour que vive la France.

 


Henri,

Comte de Paris,
Duc de France.

 

Paris, le 09 juin 2006.

 

 

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Lundi 11 septembre 2006

LE "POLITIQUE MAGAZINE" DE SEPTEMBRE

par Lux publié dans : Pensée politique
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« Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut » -colonel Schmitt-

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