
Extrait des propos du Saint Père lors de la récente réception de l’ambassadeur du Cap-Vert :
« Certes, il est du devoir des pays qui reçoivent des personnes immigrées de pratiquer un accueil fraternel et de légiférer pour favoriser leur digne insertion dans la société, tout en respectant leur identité légitime. Mais, il est aussi nécessaire de prendre en considération les déséquilibres socio-économiques, les risques d’une mondialisation sans règles, ou encore les situations de violence ou de violation des droits de la personne qui sont des facteurs importants de migrations. La solidarité internationale devrait permettre à chacun, dans son propre pays, de vivre dans la dignité et de mettre en œuvre les dons qu’il a reçus du Créateur. »
L’affaire Clearstream ne donne pas vraiment une bonne image de l’Etat et de la politique, et il est possible que
la Ve République sorte encore un peu plus affaiblie de ce scandale, alors que la tête même de l’Etat est compromise. Le vent mauvais qui souffle sur les institutions et sur notre pays annonce des tempêtes encore plus violentes si l’Etat ne retrouve pas très vite son honneur et sa dignité, et, surtout, sa légitimité et l’autorité qu’elle confère. En tout cas, M. Chirac n’aura guère fait, dans cette histoire comme en d’autres, le bonheur de son quinquennat : le bilan de sa présidence risque de garder la trace de ses manoeuvres et de ses échecs, et
la France , une fois de plus, est la première victime du discrédit du Chef de l’Etat.
Dresser ce bilan et regretter cette période chiraquienne ne sert à rien s’il s’agit juste de récriminer : il est nécessaire de comprendre le mal qui mine l’Etat et de proposer une alternative à ce Pouvoir qui se perd dans la recherche des prébendes et des « bonnes places ». Du coup, la question institutionnelle se retrouve posée, ne serait-ce que parce que l’Opinion se rend compte que cette « présidentielle permanente », qui rend l’atmosphère si difficilement respirable ces temps-ci, est aussi une conséquence d’un mode de désignation du Chef de l’Etat qui fait la part belle aux ambitions politiciennes et aux « oeuvres » parfois bien sombres des partis et de ses caciques : il n’est d’ailleurs pas dit que, du côté de
la Gauche , l’actuelle favorite des sondages n’en soit pas elle-même la prochaine victime.
Ainsi, la solution monarchique n4est pas totalement obsolète en notre pays, ne serait-ce que pour préserver l’Autorité de la magistrature suprême de l’Etat en la dégageant des jeux électoraux qui, s’ils ont une légitimité certaine, ne peuvent s’appliquer partout sans danger. Il me semble bien inutile de s’escrimer à imaginer une VIe, puis une VIIe République, qui ne pourraient être, si l’on croit les pourfendeurs de
la Ve , que de nouvelles resucées de
la IVe , ou bien de la pratique de
la IIIe , dont on connaît les résultats dans l’Histoire de notre pays. L’intérêt de
la Nouvelle Monarchie serait d’utiliser le meilleur de
la Ve République tout en la menant à l’aboutissement auquel avait songé De Gaulle sans oser, ou sans avoir le temps de le mettre en application.
J.P CHAUVIN

40% des Français ne font confiance ni à la droite ni à la gauche pour diriger la France, selon un sondage TMO Régions réalisé pour France 3 Ouest, Ouest-France et Le Télégramme.
Seuls 17% des sondés font confiance à la droite et 27% font confiance à la gauche pour diriger les affaires de la France, mais c'est surtout le fait que 40% des personnes interrogées qui affirment ne faire confiance à aucune de ces deux grandes familles politiques, qui marque les esprits. 16% des sondés, enfin, ne se prononcent pas... le discrédit de la classe politique est total.