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Mercredi 21 novembre 2007

 

 

 

le combattant intégral

                                                     par Michel Fromentoux

 

 

Notre directeur Pierre Pujo a rendu son âme à Dieu dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 novembre. La perte de cet intrépide défenseur de la France en tant que nation souveraine est une immense douleur pour tous ceux qui ont eu l'honneur d'œuvrer à ses côtés. Mais toute sa vie nous dit que nous devons surmonter notre peine et qu'il nous faut dès aujourd'hui, en des temps toujours plus difficiles, reprendre le flambeau qu'il a si vaillamment tenu lui-même jusqu'à épuiser sa santé.

 

 

Une âme bien née

 

Pierre Pujo, venant au monde le 19 novembre 1929 au foyer de Maurice Pujo et de son épouse née Élisabeth Bernard était incontestablement ce que l'on appelle une âme bien née. Il allait être à tout jamais marqué par l'exemple de son père, rédacteur en chef de L'Action Française, alors quotidienne, et fondateur des Camelots du Roi, qui consacra sa vie à défendre la vérité politique se dégageant de l'observation objective des faits et de l'expérience des générations. Pierre n'allait jamais s'écarter de cette notion d'objectivité qui dépasse les intérêts privés, les sentiments, les préférences individuelles.

 

Il était tout jeune homme quand, en 1940, l'Action française dut se replier à Lyon : il côtoya alors quotidiennement l'équipe des rédacteurs du journal au restaurant Blanc rue des Marronniers : bien sûr Charles Maurras qui aimait l'appeler "mon ami Petros", Édouard Michel (le futur Michel Déon), Thierry Maulnier, Louis-François Auphan.... Il accomplit ses études secondaires au collège des Jésuites de Lyon, puis, après la libération du territoire, au collège Stanislas à Paris. Il y acquit, servi par une prodigieuse mémoire, une solide culture classique et de vastes connaissances littéraires et historiques. Puis sur les bancs de Sciences Po il fut le condisciple d'un certain Jacques Chirac...

 

Militant d'Action française depuis sa quinzième année, il resta des années fidèle à son poste de vendeur à la criée du journal assurant alors la continuité de l'Action française sous le nom d'Aspects de la France. Il allait toujours se montrer fier d'avoir accompli cette humble tâche militante et expliquerait sans cesse aux nouvelles générations combien la vente à la criée est, sur le terrain du pays réel, formatrice de la volonté, du courage et de l'aptitude à argumenter.

 

Il se lança alors de tout son cœur, sans crainte des risques, dans le combat pour la défense de l'Algérie française. De 1962 à 1966, il dirigea avec enthousiasme le mensuel des étudiants d'Action française AF Université, un modèle du genre.

 

Arriva 1966, où il fut appelé à prendre la direction d'Aspects de la France, renonçant à une carrière qui promettait d'être brillante dans une grande banque. Pour Pierre Pujo comme pour ses collaborateurs travailler plus ne signifierait jamais gagner plus quoi qu'en dise aujourd'hui M. Sarkozy.

 

Aux côtés du solide et imperturbable Pierre Juhel jusqu'en 1980, il se trouva quelques années plus tard en tant que président du Comité directeur de l'Action française seul maître à bord à la fois du mouvement et du journal. Tâche harassante, qui n'était pas pour l'effrayer.

 

 

Un esprit capétien

 

Nous évoquerons dans notre numéro spécial d'hommage à Pierre Pujo du 23 novembre les grands combats qu'il mena dans le journal Aspects de la France jusqu'en 1992, puis L'Action Française hebdo, puis aujourd'hui L'Action Française 2000. Rappelons pour mémoire celui qu'il mena avec succès en empêchant la République de larguer l'île de Mayotte dont les habitants souhaitaient intensément rester français. Ajoutons son combat inlassable, de tous les instants et jusqu'à son dernier souffle pour l'indépendance de la France, ce qui l'amena à unir ses forces à celles d'hommes et de femmes de tous horizons politiques, même républicains, dès lors qu'au moins sur l'intérêt national ils parlaient un langage commun. Beaucoup de ceux-ci préféraient dire souverainisme plutôt que nationalisme. Pierre, quant à lui, ne renonçait nullement au mot qui exprime bien notre volonté de sauvegarder cette communauté  historique de destin qu'est la nation incarnée d'âge en âge par la lignée capétienne, mais il voyait dans le souverainisme un moyen de rassembler le plus possible de Français désireux de le rester et de dire NON à toute intrusion apatride. Avec cela et pour cela il était d'une fidélité à toute épreuve à la famille royale  qui fit la France et qui la refera en unissant l'intérêt national et le sien    propre.  Feu Henri VI comte de Paris,  l'actuel chef de la Maison de France Mgr le comte de Paris, duc de France, et son fils Jean duc de Vendôme lui ont plus d'une fois marqué leur grande estime.

 

 Pierre Pujo avait tout sacrifié pour la cause de la France et son abnégation faisait l'admiration même de ceux qui ne partageaient pas toutes ses idées. Comme disait Maurras il était entré en politique comme on entre en religion. Pour toujours mieux servir son pays il entendait garder à tout prix sa liberté et celle de l'Action française, entretenant des rapports courtois avec d'autres mouvements nationaux mais ne se laissant jamais entraîner dans des entreprises électoralistes ou partisanes, plus ou moins bien pensantes. Il était pleinement "capétien", mettant, au temporel s'entend, la France au-dessus de tout, et veillant pour lui-même et ses amis, à garder une entière liberté de mouvement.

 

Comme tous les hommes de grandes qualités il pouvait avoir parfois les défauts de ses qualités : une certaine intransigeance, un peu de rigidité dans ses jugements, une tendance à tout vouloir contrôler par lui-même ou à considérer comme hasardeuse toute initiative qu'il n'avait pas conçue lui-même. Les ambitieux, les vaniteux, les impatients se trouvaient soumis à rude épreuve. Certains ont même cru devoir s'éloigner de lui pour réaliser leurs rêves ; ils ont surtout réussi à disperser les forces royalistes, à priver l'Action française de talents qui eussent été plus utilement employés, voire à édulcorer la pensée maurrassienne. Il faut savoir ce que l'on veut : cette pensée est ou n'est pas, elle est forte donc exigeante comme est exigeant le salut national lui-même. Elle n'attire pas que des amis à ceux qui s'en réclament intégralement. Et pourtant nombre de ceux-ci s'aperçoivent un jour de leur erreur et nul doute qu'en ce moment plus d'un se souvient, l'œil humide, de la "vieille maison", ce 10 rue Croix-des-Petits-Champs qui, tel un sanctuaire, colle à l'âme et au corps de tous ceux qui sont venus, même en passant, y puiser les éléments de la vérité politique.

 

 

Le combat continue

 

Il fallait bien mal connaître Pierre Pujo pour estimer qu'il était fermé à toute autre considération que la politique. S'il était "capétien" disais-je, il y avait en lui quelque chose, certes, de Louis XI mais sans dédaigner Henri IV. Il aimait l'art, le théâtre, et les joyeuses réunions amicales. Il participa à des marathons jusqu' à un âge déjà avancé. Aucun ancien des camps Maxime Real del Sarte n'oubliera les grands moments où il chantait le fameux Meetinge. Cet homme que l'on croyait froid et absorbé dans ses pensées était capable de manifester une grande attention aux difficultés personnelles de ses collaborateurs. Il pratiquait le pardon des offenses et s'il faisait toujours face crânement à ses insulteurs ou aux traîtres, il n'en souffrait pas moins de leurs agissements. Il donnait un tel exemple du sacrifice de sa personne à la France qu'il était affligé de voir certains ne penser qu'à eux-mêmes...

 

Depuis son accident dans le métro il y a un an, nous voyions sa santé décliner peu à peu, avec souvent des rémissions. Un tel feu l'habitait qu'il refusait toujours de se reposer. Il ne lâchait pas prise et se livrait à des efforts surhumains pour rédiger d'une main de plus en plus malhabile ses échos signés Jacques Cepoy et son éditorial. Mardi dernier 6 novembre en fin d'après-midi, il était encore  parmi nous au journal et nous n'oublierons jamais le spectacle de ce corps déjà amoindri animé d'une volonté admirable et touchante. Il voulut voir le plan du numéro alors en chantier que vous tenez en mains, m'exprima ses remarques et même - il ne changeait pas... - ses critiques. Trois jours plus tard il était hospitalisé à Cochin, et nous comprenions qu'il ne nous restait plus qu'à prier pour lui...

 

Aujourd'hui nous ressentons un grand vide. Il s'était tant identifié à l'Action française que nous nous sentons soudain bien seuls. Nous sommes les disciples de Charles Maurras, ce « maître d'espérance » comme aime à dire François-Marie Algoud.

 

Pierre Pujo a maintenant rejoint ses grands aînés dans le combat : Charles Maurras, Pierre Juhel, Louis-Olivier de Roux, son père Maurice Pujo, sa mère Madame Maurice Pujo qui  l'aida longtemps d'une affection extraordinaire et dont l'image reste dans nos cœurs..., sans oublier sa cousine sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et les Sœurs du Carmel de Lisieux dont les prières ont tant aidé l'Action française dans des moments critiques.

 

Nous voulons exprimer à sa sœur Marielle Pujo qui l'a si admirablement entouré de soins ces derniers mois, notre grande affection et notre reconnaisance.

 

Et maintenant, que nous reste-il à faire pour Pierre ? Vivre comme il aurait aimé nous voir vivre ! À commencer par venir plus nombreux que jamais à notre grand banquet annuel le dimanche 2 décembre. Nul membre du mouvement, abonné ou lecteur du journal au numéro, ne peut se sentir cette année le droit d'hésiter à participer à cette grande rencontre qui sera celle de la vie qui continue. Un grand feu vient de s'éteindre mais mille petits feux se lèvent : les jeunes sont enthousiastes, les anciens nous manifestent leur attachement. L'âme de l'AF est bien vivante !

 

                                                                                                L’Action Française 2000    n° 2736

par Lux publié dans : Actualité nationale
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Dimanche 11 novembre 2007

PIERRE PUJO NOUS A QUITTE

Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l'âge de 77 ans.

Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l'Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l'Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l'hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l'île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.

Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des Princes de la Maison de France aujourd'hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.

Alors que l'ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l'indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l'émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Jusqu’à aujourd’hui il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L'Action française 2000.

Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.

Thibaut Pierre, secrétaire général de l'Action Française.

PS: les obsèques auront lieu le vendredi 16 novembre à 9h en l'église de la Madeleine.

par Lux
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Vendredi 9 novembre 2007
- CONFÉRENCE -
 
Jeudi 15 novembre 2007 à 20 h 30
 
 France recherche valeurs désespérément 
Peut-on vivre sans valeurs partagées? Pour sortir de la crise qui se manifeste sur tous les plans-des banlieues à l'école, de l'Etat à la famille, du travail à la culture- il faudra bien réinventer des codes communs. Et sans doute renouer avec la morale élémentaire qui a longtemps garanti la stabilité du lien social. Cela est vrai pour les enfants, mais d'abord pour leurs parents.
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Jean SÉVILLIA
Journaliste, historien, auteur de « Historiquement correct » « Le terrorisme intellectuel »
 « Zita, Impératrice courage » « Quand les catholiques étaient hors la loi » « Moralement correct »
Ouvrages disponibles sur place – dédicaces
 
 
 

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Amphithéâtre de l’Athénée 
Place Saint Christoly - BORDEAUX
 
Possibilité de garer les voitures au parking Saint-Christoly
 
 
Conférence organisée par l’association Amitiés françaises B.P. 101 33024 Bordeaux cedex
par Lux publié dans : calendrier
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Vendredi 9 novembre 2007

Le salaire mensuel brut

du Président de la République

augmente de140%.

 

Un amendement gouvernemental, qui prévoit une hausse de 140% du salaire du chef de l’Etat, a été voté  à l’Assemblée. Le chef de l’Etat sera désormais payé 18.690 euros bruts mensuels (environ 15.000 euros net) contre environ 8.000 euros brut actuellement, soit une hausse de 140%. Serait-ce pour payer la pension suite au divorce ?...

De son côté, Matignon a indiqué que le premier ministre touche une indemnité de 14.518,95 euros brut mensuels (un peu plus s'il est fonctionnaire), plus 4.171,75 euros, soit 18.690,7 euros au total.

Les parlementaires ont également décidé de tripler le budget de la présidence de la République, en le portant à un peu plus de 100 millions d'euros annuels.

par Lux publié dans : Actualité nationale
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Vendredi 9 novembre 2007

 

 

 

 

Le mouvement est lancé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La société française tend à s'américaniser. Dernier exemple en date avec le classement des cabinets d'affaires sur le marché français. Le constat est inquiétant : les Anglo-saxons, Américains en tête, trustent 21 des 25 premières places.

 

L'influence des pratiques américaines envahit autant le fond des pratiques judiciaires que les procédures qui les accompagnent. Les emprunts se multiplient, de la judiciarisation de l'espace privé1 à l'échelon politique où l'on tente de copier le modèle présidentiel. Sur un plan plus formel, les lois Sarbanes-Oxley (adoptées en 2002 dans la foulée du scandale Enron) ont trouvé leur pendant dans la loi de sécurité financière, un an plus tard en France. Le gouvernement réfléchit à l'instauration d'un système français de class actions, autrement dit, à la mise en place d'une « action de groupe » permettant à un grand nombre de personnes (des consommateurs ou des petits actionnaires) de faire reconnaître leurs droits.2 D'une manière générale, il est curieux de constater que ce processus d'américanisation intervient presque systématiquement par le biais de l'entreprise.

 

 

 

SaIaire double

 

Les cabinets d'avocats étant des entreprises comme les autres, leurs patrons ne font pas de sentiment. Pis, ils poursuivent leur irrésistible ascension sur le territoire français. Si 21 cabinets étrangers s'affichent aux vingt-cinq premières places des plus gros cabinets d'affaires sur le marché français, la société Bredin et Prat sauve l'honneur se hissant à la première place du classement : 40,16 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 31,9 % de parts de marchés. Les cabinets DVMB3 et Gide Loyerette Nouel n'ont pas à rougir de leur quatrième et cinquième place. Seuls ces trois cabinets français parviennent à tirer leur épingle d'un jeu dans lequel la concurrence est impitoyable. Les raisons d'un tel succès des cabinets américains ?   Des salaires plus que confortables : quand un bon avocat français gagne 450 000 euros, il est rémunéré, à talent et temps de travail identique, à 750 000 euros dans un cabinet britannique et un million d'euros dans un cabinet d'outre-atlantique.

 

Bien sûr ces « cadors du barreau » ne sont pas légion. Deux tiers des avocats d'affaires ont parfois du mal à joindre les deux bouts, mais la tendance persiste. Au point que des Français ont répondu à l'appel des sirènes. Au moins, l'ancien ministre et actuel député Jean-François Copé n'a pas commis de faute de goût en collaborant (à temps partiel) avec le cabinet Gide Loyrette Nouel. De même la ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde, a-t-elle sacrifié une large partie de ses intérêts personnels en abandonnant son lucratif et prestigieux poste de présidente du comité stratégique mondial du plus important cabinet d'affaires américain Baker & McKenzie.Mais l'ancien ministre de la justice, Pascal Clément, réélu député en juin dernier, n'a pas eu autant de scrupules. Il a été embauché (à prix d'or ?) par le cabinet Orrick Herrignton (13 milliards d'euros de CA).   Sic transit gloria mundi...

 

                                                                                                                                              Philippe Estissac

                                Politique Magazine n° 57  Novembre 2007

 

par Lux publié dans : Actualité internationale
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« Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut » -colonel Schmitt-

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