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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Mercredi 4 janvier 2006

La violence actuelle n'est pas une réaction à l'injustice de la République, mais un gigantesque pogrome antirépublicain.

Il n'y a pas de guerre aujourd'hui entre les Français de souche et les autres, ni même entre la France des villes et celle des banlieues. Les premières cibles des violents sont les voisins. Et ce sont eux qui réclament une restauration de l'ordre républicain. La sympathie pour les vandales est beaucoup plus répandue chez les bobos écolos qui font du vélo à Paris que parmi les automobilistes pauvres du 9-3.

Voici un charmant couplet de rap : «La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser comme une salope, il faut la traiter, mec ! Moi, je pisse sur Napoléon et le général de Gaulle.»

Si ceux qui mettent le feu aux services publics, qui lancent du haut des tours d'immeubles des boules de pétanque sur les policiers ou qui agressent les pompiers, avaient la même couleur de peau que les émeutiers de Rostock dans l'Allemagne réunifiée des années 90, l'indignation morale prévaudrait partout. Dans l'hypothèse Rostock, politiques, intellectuels, journalistes, responsables d'associations, chercheurs en sciences sociales – tous crieraient comme un seul homme : «Le fascisme ne passera pas !» Mais comme ces lanceurs de boules et de cocktails Molotov sont des Français d'origine africaine ou nord-africaine, l'explication étouffe l'indignation ou la retourne contre le gouvernement et l'inhospitalité nationale.

Au lieu d'être outragés par le scandale des écoles incendiées, on pontifie sur le désespoir des incendiaires. Au lieu d'entendre ce qu'ils disent – «Nique ta mère !», «Nique la police !», «Nique l'Etat !» –, on les écoute, c'est-à-dire que l'on convertit leurs appels à la haine en appels à l'aide et la vandalisation des établissements scolaires en demande d'éducation.

A ce décryptage qui n'est que poudre aux yeux, il est urgent d'opposer une lecture littérale des événements.

Si ces territoires étaient laissés à l'abandon, il n'y aurait ni autobus, ni crèches, ni écoles, ni gymnases à brûler. Et ce qui est proprement insupportable, c'est de décerner aux auteurs de ces exploits le titre glorieux d'«indigènes de la République». Au lieu de cela, on aurait dû décréter l'illégitimité de la haine et leur faire honte, comme on fait honte, bien qu'ils soient aussi des cas sociaux, aux supporters qui vont dans les stades pour en découdre et qui poussent des grognements de singe chaque fois qu'un joueur noir a la balle. La brûlure de la honte est le commencement de la morale. La victimisation et l'héroïsation sont une invitation à la récidive.

Les casseurs ne réclament pas plus d'écoles, plus de crèches, plus de gymnases, plus d'autobus : ils les brûlent. Et ils s'acharnent ainsi contre les institutions et toutes les médiations, tous les détours, tous les délais qui s'interposent entre eux et les objets de leur désir.

Il y avait des signes avant-coureurs : la Marseillaise conspuée lors du match France-Algérie, les agressions de lycéens pendant une manifestation contre la loi Fillon. Il y avait aussi des livres avertisseurs comme celui d'Emmanuel Brenner, Les Territoires perdus de la République, ou le rapport de juin 2004 du ministère de l'Education nationale sur les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans certains établissements scolaires des quartiers difficiles. On y apprenait notamment que l'enseignement de l'histoire était accusé par certains élèves et ceux qui les influencent de donner une vision judéo-chrétienne, déformée et partiale du monde. Les exemples abondent, du refus d'étudier l'édification des cathédrales ou d'entendre parler de l'existence de religions préislamiques, aux turbulences que provoque inévitablement l'évocation de la guerre d'Algérie ou du Moyen-Orient.

Aujourd'hui où le coeur de l'humanisme ne bat plus pour l'école, mais pour ses incendiaires, nul ne semble se souvenir qu'on ne va pas en classe pour être embauché mais pour être enseigné. Le premier objectif de l'instruction, c'est l'instruction. Celle-ci, au demeurant, n'est jamais inutile. De même que la République doit reprendre ses «territoires perdus», de même la langue française doit reconquérir le parler banlieue, ce sabir simpliste, hargneux, pathétiquement hostile à la beauté et à la nuance. Ce n'est pas une condition suffisante pour obtenir un emploi, mais c'est une condition nécessaire.

Enfants de la télécommande, ils veulent tout, tout de suite. Et ce tout, c'est la «thune», les marques vestimentaires et les «meufs». Paradoxe terminal : les ennemis de notre monde en sont aussi l'ultime caricature. Et ce qu'il faudrait pouvoir réinstaurer, c'est un autre système de valeurs, un autre rapport au temps. Mais ce pouvoir-là n'est pas au pouvoir des politiques.

Mais à vouloir apaiser la haine en disant que la France est en effet haïssable et en inscrivant ce dégoût de soi dans l'enseignement, on se dirige nécessairement vers le pire. Ces révoltés révoltants poussent jusqu'à son paroxysme la tendance contemporaine à faire de l'homme non plus un obligé, mais un ayant droit. Et si l'école elle-même les encourage, alors c'est foutu.

C'est le modèle post-républicain de la communauté éducative supersympa et immergée dans le social, qui prend l'eau. Modèle, hélas, indestructible car il se nourrit de ses fiascos. A chaque échec, il réagit par la surenchère. Et c'est reparti pour un tour : au mépris de la vérité, l'école française noiera donc demain la diversité des traites négrières dans l'océan de la bien-pensance anti-occidentale. On enseignera la colonisation non comme un phénomène historique terrible et ambigu, mais comme un crime contre l'humanité. Ainsi répondra-t-on au défi de l'intégration en hâtant la désintégration nationale.

par Lux publié dans : Actualité nationale
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Mardi 3 janvier 2006
Ce qu'est la monarchie
 
                Structure du Corps Social

                La Famille

L'Atelier

La Commune et le Canton ou Arrondissement

La Province

Le Roi

l'Église

L'Armée

La Justice

L'Enseignement

La Presse

 

 

Toute nation est un corps social organisé. Il est soumis à des lois qui assurent la conservation de ses énergies et leur fonctionnement dans l'harmonie et la paix. La science politique a pour objet la recherche et la connaissance de ces lois ; l'art politique consiste à les appliquer à l'organisation d'un État déterminé .

 

La science politique s'acquiert par la méthode d'observation. Il y a deux sortes d'observations nécessaires : les unes se font dans des nations diverses et permettent de découvrir les lois générales, qui se trouvent partout ; les autres se font dans une nation déterminée. Ce sera la France pour nous.

 

Comme la nation est une unité sociale qui se prolonge dans le temps, l'observateur doit embrasser l'ensemble de son existence. Le passé éclaire le présent. La connaissance de l'un et de l'autre permet d'entrevoir l'avenir possible et. par conséquent, de le préparer.

 

Pour arriver à des conclusions certaines, il faut classer d'après leur nature les phénomènes observés. Les lois politiques et sociales découlent de ces conclusions. Quelques unes régissent les rapports que les groupes sociaux ont avec leurs membres et entre eux. L'application s'en fait dans les institutions sociales. L'ensemble de ces institutions forme nécessairement un tout coordonné. La constitution politique assure l'unité, la durée et la force de cet ensemble.

 

Bien que de nature diverse, les institutions sociales d'un Etat font corps entre elles et avec la constitution politique. La distinction, que l'on établit entre elles pour les mieux étudier, ne doit jamais aboutir à un isolement. Une séparation complète, même dans l'ordre intellectuel, équivaudrait à une amputation. Un membre séparé du corps auquel il appartient a perdu le meilleur de sa réalité, la vie. On ne comprend une institution, que si elle occupe sa place et remplit sa fonction dans le corps politique dont elle fait partie intégrante. Ce qui suppose la connaissance de ce corps politique.

 

En d'autres termes, l'étude des institutions sociales et de leur fonctionnement dans un État déterminé ne peut aller sans l'étude de sa constitution politique. Tout se tient dans la société. Le lien qui assure l'unité de ce tout est fait par la vie. Ce qu'on lui arrache cesse d'être une réalité vivante. Or tout doit vivre dans l'étude d'une société comme dans la société elle même.

 

Les institutions sociales et la constitution politique d'un État doivent correspondre exactement à ce qu'est dans la réalité le fonctionnement économique des éléments vivants dont il se compose. Leur formule doit être pour l'intelligence un miroir où se reflète cette même réalité.

 

Structure du Corps social

 

La Nation a deux éléments constitutifs : la Famille, qui lui fournit ses citoyens, et l'Atelier, qui assure leur existence. Nous avons entre, l'une et l'autre la Propriété, fruit du travail, qui garantit le présent et la durée de la Famille.

 

La Commune est le groupement géographique et ethnographique des Familles en un lieu déterminé. Les Ateliers se forment sur le territoire d'une ou plusieurs Communes en Corps d'état. Les Communes entrent dans un groupement géographique et ethnographique plus étendu, qui est la Province. Les Provinces entrent dans la Cité ou État. L'État aboutit au Souverain, qui est le couronnement de l'édifice social et le moyen nécessaire de son unité.

 

Voilà la structure naturelle du Corps social.

 

La Famille

 

La Famille est au corps social ce que la cellule est au corps vivant, son premier élément constitutif. De sa santé physique et morale dépendent la paix et le bien être de la Cité. Elle est une société perpétuelle, composée des père et mère, des enfants et du foyer qui les abrite.

 

Le lien conjugal, qui en consacre l'origine, est indissoluble. La fidélité aux prescriptions de la morale chrétienne est sa sauvegarde.

 

Elle est la base du système représentatif. Son représentant naturel est son chef, c'est à dire le père ou, à son défaut, la mère.

 

L'éducation des enfants appartient de droit au chef de la Famille. Il se décharge de leur instruction sur les maîtres de son choix, en gardant le droit de contrôler leur enseignement.

 

Le foyer, comme la Famille dont il est un élément constitutif, a besoin de stabilité et de sécurité'. Le travail de son chef et de ses membres lui assure ce double avantage, avec le concours des institutions sociales.

 

La Famille, telle qu'elle vient d'être décrite, a droit à la protection de la Commune et de la Corporation.

 

L'Atelier

 

Dieu impose à l'homme l'obligation de travailler. L'homme pourvoit à sa propre subsistance et à celle de sa famille, en se conformant à cette loi. C'est par les fruits de son travail qu'il assure la stabilité de son foyer.

 

C'est par son travail que l'homme est pratiquement lié à la société et qu'il participe à sa vie. Dans ce sens, tout travail est une fonction sociale, un service qui a sa rémunération dans un juste salaire.

 

L'Atelier est le lieu où l'homme accomplit son travail. A la campagne, l'atelier agricole et l'atelier de métier ont généralement un caractère familial; ils sont abrites par le même toit que le foyer. S'il perd ce caractère dans les agglomérations, ses liens avec la Famille ne sont pas rompus, puisque la Famille subsiste du labeur, dont il est le théâtre, et ses réserves d'avenir dépendent de sa prospérité.

 

Les gens qui exercent la même profession à un titre quelconque dans un lieu déterminé, constituent de fait un Corps d'état. Le Corps d'état est la base de l'organisation professionnelle. 

 

L'organisation coopérative du travail assure la perpétuité de l'Atelier, la sécurité et la stabilité des conditions ; elle est favorable au règne de la paix et à la prospérité générale ; elle est nécessaire au plein exercice des devoirs réciproques du patron et de l'ouvrier.

 

L'organisation corporative se réalise au moyen des Syndicats et des Corporations.

 

Les ouvriers exerçant le même métier dans un ou plusieurs ateliers ont la liberté de former une association, chargée de la défense de leurs intérêts professionnels : c'est le Syndicat. Les patrons jouissent de la même liberté.

 

Les droits propres de l'ouvrier sont garantis par les statuts de l'association professionnelle.

 

Les Syndicats d'ouvriers et les Syndicats de patrons d'un même métier peuvent se constituer en Corporation ; ils y sont représentés par leurs délégués. Si les patrons ne sont pas assez nombreux pour se former en Syndicat, ils entrent personnellement dans la Corporation. La Corporation est chargée des intérêts de l'atelier, c'est à dire des intérêts professionnels communs aux ouvriers et aux patrons.

 

La Corporation peut constituer, en raison de la prospérité de l'industrie, un patrimoine corporatif indivisible et inaliénable; délivrer un brevet de capacité professionnelle aux agents de la production, ingénieurs et ouvriers; trancher les conflits relatifs au droit de travail; organiser et contrôler l'enseignement professionnel ; assister les membres en cas de maladie, d'accident, de chômage; assurer les retraites ouvrières et pourvoir aux nécessités diverses qui peuvent surgir.

 

La Corporation est dirigée par le conseil corporatif, composé , des délégués des syndicats. Les coutumes qui s'établiront par l'expérience au sein des Corporations fourniront avec le temps les éléments d'un code du travail. 

 

La Commune et le Canton ou Arrondissement

 

Les Familles et les Ateliers d'un lieu déterminé forment la Commune. La Commune est administrée par un conseil, élu par les chefs de Famille. Ce conseil suffit, à tous les besoins des communes rurales. Dans les centres populeux.. on adjoindra au conseil communal les délégués des Corporations.

 

La Commune peut posséder les édifices nécessaires aux divers services publics : administration communale, enseignement, assistance, etc., et se constituer une propriété dont les revenus seront affectés à ces mêmes services. Ces biens seront administrés soit par le conseil communal, soit par des conseils spéciaux, d'après le droit propre à chaque institution.

 

Les Communes sont groupées en cantons ou arrondissements, correspondant aux anciens « pays, pagi ». Ces groupements, motivés par les nécessités de l'administration publique, faciliteront dans les campagnes l'organisation corporative et la fondation des établissements destinés à l'enseignement et à l'assistance.

 

La Province

 

La France est constituée par la réunion de ses Provinces.

 

La Province se compose des Communes et des Corps professionnels existant sur son territoire. Elle fournit son premier cadre à la représentation des droits et des intérêts.

 

La Province est administrée, conformément aux lois de l'État et à son droit particulier ou coutume, par un Gouverneur, assisté d'un Conseil provincial permanent et des États de la province, convoqués à des époques déterminées.

 

Les États de la Province sont formés par la réunion des Chambres provinciales. On a dans ces Chambres la représentation provinciale des droits et des intérêts. Elles correspondent aux grands Corps professionnels et elles sont composées de leurs délégués. Ce sont : la Chambre des professions agricoles, la Chambre des professions industrielles et commerciales, la Chambre des professions libérales.

 

Le Conseil permanent est fourni par les États (le la province. Le Gouverneur est choisi par le Souverain dans ces mêmes États

 

Les Chambres administrent les intérêts de la Province.

 

Le Roi

 

L'ensemble des Provinces constitue la Nation. Elle est gouvernée par le Roi, assisté de ses Conseils et Cours souveraines: Conseil de gouvernement, Conseil d'État Haute Cour de justice et Cour des comptes. Le Roi est désigné conformément à la Loi salique.

 

Les membres du Conseil de gouvernement sont directement choisis parle Souverain. Ceux des Cours souveraines sont choisis par lui sur la présentation de chaque Cour.

 

Le Roi recourt au Conseil de gouvernement pour éclairer ses décisions.

 

Le Roi est chef de l'Armée. Les relations extérieures ne relèvent que de lui et les ambassadeurs parlent et agissent en son nom. Le pouvoir législatif lui appartient ; il l'exerce en son Conseil d'État, chargé de préparer les lois conformément aux cahiers des États généraux, avant de les soumettre au consentement de ces mêmes États Ce Conseil promulgue les règlements nécessaires à l'application de ces lois, quand elles sont consenties, et juge des incidents contentieux, qui naissent de cette application.

 

Le Roi exerce le pouvoir administratif par ses ministres.

 

La charge de la Justice fait partie intégrante de la souveraineté ; le Roi l'exerce dans sa Haute Cour de Justice, à laquelle reviennent les appels au Roi et les cas qui intéressent les lois fondamentales du royaume.

 

La Cour des comptes prépare les budgets ordinaires et contrôle l'emploi des deniers publics.

 

Le Peuple est représenté auprès du Souverain par les États généraux, chargés de lui présenter ses désirs et ses besoins et de consentir les lois nouvelles. Les États généraux sont une émanation des États de la Province.

 

Les impôts extraordinaires sont consentis par les délégués des contribuables.

 

l'Église

 

l'Église catholique a la pleine liberté de s'établir, de s'administrer et de se gouverner conformément à son droit. Le Pape notifie au Roi la nomination des évêques ; et les évêques, aux gouverneurs celle des curés.

 

l'Église peut posséder les édifices nécessaires à l'exercice du culte, aux besoins de son clergé et des couvres dont il s'occupe, ainsi que les ressources nécessaires au culte et à l'entretien de ses ministres. Les communes et les provinces ont la liberté de contribuer aux frais du culte et de l'entretien du clergé. Les Familles et les Corporations peuvent leur confier la direction des établissements d'instruction et d'assistance qu'elles fondent.

 

L'Armée

 

L'Armée est une armée de métier, dont l'importance sera déterminée par le Souverain, en raison des nécessités de la défense nationale.

 

La Justice

 

La Justice est administrée au nom du Roi dans les justices de paix, les tribunaux d'arrondissement, les Cours provinciales et la Cour de cassation. Les magistrats sont institués par le Souverain sur la présentation des Cours.

 

L'Enseignement

 

L'Enseignement de culture générale est à la charge des Familles et l'Enseignement professionnel à la charge des Corporations et des Corps professionnels. Les Familles, les Corps professionnels peuvent fonder des établissements d'instruction et des écoles pratiques dans la commune, le canton, l'arrondissement, la province. Ces établissements se rattachent à une Faculté d'enseignement supérieur correspondant qui a son siège au chef lieu de la Province. La réunion de ces Facultés forme l'Université provinciale. L'Université, les Facultés et tous les établissements d'instruction peuvent posséder leurs immeubles et des biens, dont le revenu sera affecté à la rémunération des maîtres, à la création de bourses pour les élèves et à ce qui paraîtra de nature à favoriser le progrès des études. Les maîtres auront besoin d'un brevet de capacité professionnelle, qui leur sera délivré par la Faculté correspondant à leur enseignement. L'Enseignement sera sous le contrôle d'inspecteurs délégués par l'Université provinciale et la surveillance d'un conseil choisi par les Familles intéressées ou par les Corporations.

 

La Presse

 

La Presse remplit une fonction sociale et politique. On ne peut l'abandonner aux premiers venus. Elle est soumise au régime corporatif. Ses membres devront fournir les garanties nécessaires d'honorabilité et de capacité professionnelles. Les délits commis par eux dans l'exercice de leur fonction relèveront du droit commun et la peine sera proportionnée au tirage du périodique dans lequel ils les auront commis.

 

Les pages qui précèdent sont une réponse à ceux qui nous demandent un programme d'études sociales et politiques. Il est conforme aux enseignements traditionnels des maîtres les plus autorisés de l'école royaliste et aux directions données tour à tour par M. le Comte de Chambord, M. le Comte de Paris et M. le Duc d'Orléans, à ceux qui gardent fidèlement avec eux les principes de la monarchie française. En le prenant polir base de leurs travaux personnels, les jeunes hommes, qui ont la noble ambition de se consacrer au service de leur pays sous les formes multiples de l'action politique et de l'action sociale, auront chance de faire oeuvre utile. Voyant la cause des maux dont la France pâtit, ils en connaîtront le remède, qui est dans le retour intelligent à la constitution politique et aux institutions sociales détruites par les révolutionnaires. La France, du jour où on les lui aurait rendues, se retrouverait elle même la fille aînée de l'Église, le royaume très chrétien.

 

Travailler à lui rendre sa tradition, c'est préparer à l'Église, la sainte liberté dont elle a besoin pour conduire les âmes à leur fin surnaturelle.

Dom Besse

par Lux publié dans : Pensée politique
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Lundi 2 janvier 2006

Il n'y a point de vexations soit légales, soit illégales, que l'Administration française ne se trouve permises contre le contribuable et l'administré. Il n'est point d'insolences que n'osent les bureaux contre les citoyens. Un César anonyme et impersonnel, tout puissant, mais irresponsable et inconscient, s'applique à molester le Français depuis le berceau. Soit qu'il vive seul, soit qu'il veuille s'associer, le citoyen français est assuré de rencontrer à tous les pas de son chemin le César État, le César bureau, qui lui impose ou lui propose soit ses directions avec ses prohibitions, soit ses marchandises avec ses subventions.

 

 

Celles des affaires publiques que le citoyen connaît le mieux sont soumises à la surveillance ou au bon plaisir de l'État. Sans l'État, un père de famille, un conseil municipal, un bureau de société, un simple comité de fêtes ne peuvent décider presque rien en ce qui les touche de plus près et qui les intéresse immédiatement. Associations volontaires, comme les sociétés morales et politiques, ou associations naturelles, comme la famille, la commune et la province, tous les rassemblements de citoyens sont tantôt frappés d'inertie par les lois de l'État, tantôt même interdits par le caprice des chefs temporaires de l'État...

 

 

Non seulement l'État ennuie et tracasse le citoyen français, mais il lui inflige des commodités dangereuses. Il le sert en des cas où celui ci devrait se servir lui même. Il le déshabitue de la réflexion et de l'action personnelle. Ainsi l'État endort et atrophie chez le citoyen la fonction civique. Le citoyen devient ignorant, paresseux et lâche. Il perd le sens et l'esprit public. Traité en mineur, il devient digne de retomber en tutelle. Les intérêts prochains de sa communauté ne le touchent ni ne l'occupent. Des curateurs gérant l'avoir communautaire, il les laisse faire ; il s'isole de ses concitoyens. Il retourne à la condition individualiste du sauvage et du primitif.

 

 

Par une suite naturelle de ce régime, des villes de dix mille âmes ne renferment souvent pas un seul de leurs citoyens qui soit digne d'elles. Pourquoi faire des citoyens, en des lieux où l'État centralisé prend à forfait toutes les besognes civiques ? Mais ces besognes, il est vrai que l'État les fait mal, étant mal outillé pour les faire. Nos différentes communautés glissent ainsi à une décadence profonde, où l'État lui même les suit : pauvre d'hommes, la France sera bientôt pauvre de tout.

 

 

Considérant que les âges de vraie et solide prospérité nationale furent, en France, ceux où le Pouvoir royal, indépendant et maître des attributions propres de l'État, n'empêchait point les différents corps, compagnies et communautés de la nation de gérer librement leurs intérêts particuliers ;

 

 

Considérant que la décadence de la Monarchie nationale suivit sous les Bourbons la décadence de ces corps, compagnies et communautés : chaque empiétements du pouvoir royal sur leur autonomie étant aussi marqué par l'amoindrissement secret de ce pouvoir ;

 

 

Considérant que ces éclatantes leçons donnés au Roi et à la France par huit siècles d'expérience historique ne seront point perdues pour la France ni pour le Roi :

 

 

Le Pouvoir royal ne peut désormais manquer de tendre, avec fermeté, quoique avec sagesse et moyennant les délais et précautions indispensables dans la pratique, à rétablir l'usage de ces libertés partout où l'intérêt supérieur de la Patrie et de l'État n'exigera pas le déploiement de l'autorité.

 

 

C'est à dire que :

 

 

Les familles s'organiseront comme il leur plaira. On testera comme on voudra. Les pères qui voudront constituer à la suite de leurs descendants des biens héréditaires, incessibles et insaisissables, en auront toute liberté. Reconnues enfin pour des associations naturelles, les familles pourront acquérir des droits analogues à ceux des citoyens, posséder en commun un avoir honorifique et moral comme un avoir matériel.

 

 

Les communes et les pays (ou arrondissements), par une suite de mesures libératrices prudemment sériées, deviendront maîtres de régler selon leur gré leurs affaires propres, disposant de leur ordre intérieur sans intervention de l'État, décidant des affaires qui sont familières ou qui peuvent l'être à chacun de leurs membres et n'étant bornés, dans cet honnête et raisonnable liberté, que par le bien commun et la sûreté du royaume.

 

 

Ces vastes régions qui s'étendent autour de nos grandes villes (Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille, Nancy, Toulouse, Rouen, Montpellier, Grenoble, Besançon, Limoges, Clermont, etc.) seront reconnues par la loi et délivrées du sectionnement départemental, qui est absurde et anarchique ; les territoires agglomérés autour de ces capitales naturelles obtiendront progressivement l'autonomie, en tout ce qui touche leurs affaires particulières, sans engager l'intérêt national ; de grands conseils provinciaux, sous le contrôle, supérieur mais éloigné, de l'État, concour­ront au réveil et à la renaissance du corps entier de la patrie que la politique jacobine a diminué.

 

 

Les associations professionnelles, confessionnelles et morales jouissant de la plus complète liberté, seront soumises au droit commun, et considé­rées comme des personnes civiles autonomes, faisant leur police elles-mêmes par cet esprit de corps qui est le principe de tous les progrès ; elles seront capables de posséder, d'acquérir, d'aliéner, d'acquitter des impôts, de payer des amendes et d'être même, en cas d'indignité légale, retranchées de la vie commune à temps ou à perpétuité.

 

 

Au résumé, le citoyen, dans toute la sphère où il est compétent et intéressé directement, dans tout ce qu'il a le pouvoir de connaître et donc de juger, est présentement un esclave. Le pouvoir royal lui rendra la disposition et la souveraineté de ce domaine qui lui fut arraché sans droit, sans utilité, et au péril même de la force de la patrie.

 

 

Voilà ce que fera le roi pour les libertés. Il les rendra aux citoyens. Il en sera le garant, le défenseur et le gendarme. Examinons ce qu'il fera pour l'autorité, ainsi chassée du détail intérieur de la vie civile.

par Lux publié dans : textes de Charles Maurras
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Lundi 2 janvier 2006

Rectifions sans trêve l'erreur qu'on fait sur nos doctrines. On croit que la Monarchie est considérée par nous comme le «  couronnement  » (une espèce de toit ou de dôme  !) donné à l'édifice politique français.

 

Cela a été enseigné parfois chez nos aînés et chez nos devanciers.

 

 

 

 

 

 

A l'Action française, point du tout. La Monarchie française y est reconnue pour la pierre angulaire ou, mieux, la fondation ou, l'outil de l'édification.

 

 

 

 

 

 

La Monarchie est nécessaire. Avec elle, tout est possible; sans elle, rien de sûr. Elle n'est pas la fin : la fin, c'est la sûreté, c'est la grandeur, la prospérité et la gloire de la patrie. Elle est le moyen indispensable, l'instrument dont on ne se passe pas, fût-on Richelieu ou Bismarck, ou Colbert.

 

 

 

 

 

 

À l'axiome «  politique d'abord  » répond ce corollaire «  d'abord le Roi  ».

 

 

 

 

 

 

On démontre la nécessité de la Monarchie comme un théorème.

 

 

 

 

 

 

La volonté de conserver notre patrie française une fois posée comme postulat, tout s'enchaîne, tout se déduit d'un mouvement inéluctable. La fantaisie, le choix lui-même n'y ont plus de part : si vous avez résolu d'être patriote, vous serez obligatoirement royaliste. Mais, si vous êtes ainsi conduit à la monarchie, vous n'êtes pas libre d'obliquer vers le libéralisme, vers le démocratisme ou leurs succédanés. La raison le veut. Il faut la suivre et aller ou elle conduit, admettre ce qu'elle impose : la reconstitution, la restauration et la réorganisation sur des bases organiques, de la Patrie.

 

 

 

N'étant pas les charlatans de la Monarchie, comme il y a des charlatans de la Démocratie, nous n'avons jamais enseigné que la Monarchie détournât par sa seule présence les maux dont la guerre civile ou la guerre étrangère, les épidémies physiques ou les pestes morales peuvent menacer les nations.

 

 

 

 

 

 

Ce que nous disons, c'est que, dans les pays qui sont faits comme la France, la Monarchie héréditaire réunit les meilleures conditions, les seules conditions réelles de défense contre ces fléaux.

 

 

 

 

 

 

La Monarchie n'est pas incapable d'erreur, mais elle est mieux armée que tout autre pouvoir pour la démêler, s'en garantir et, en cas de malheur, revenir à la vérité en procédant aux réparations nécessaires. Qu'une crise d'évolution économique ou sociale, intellectuelle ou religieuse se produise, la Monarchie peut y présider soit heureusement, soit avec un minimum de dégâts.

 

 

 

 

 

 

Si, pris dans un cyclone comme l'histoire en a vu parfois se déchaîner, on essuie quelque révolution brutale, le passage est moins rude, le renversement moins complet quand cela se produit sous un chef, sous un prince dont la succession, étant réglée d'avance, exclura tout conflit de compétiteurs.

 

 

 

 

 

 

La crise sociale morale ou religieuse ne sera pas aggravée et envenimée par une crise de l'État : l'État tient par sa propre force.

 

 

 

 

 

 

Ainsi, en Monarchie, les intérêts supérieurs les plus étendus, les plus graves sont placés dans une atmosphère assez haute et assez sereine pour qu'on puisse espérer que les vents n'y remontent pas. Si, malgré tout, ils s'y élèvent, eh bien, tant pis  ! Le genre humain, au maximum de la détresse, aura eu le maximum de ses garanties. Le malheur est-il immense, on doit se dire que le fléau serait plus fréquent, plus complet et plus douloureux si le pouvoir suprême était placé plus bas et exposé légalement au ballottage électoral, aux compétitions militaires.

 

 

 

 

 

 

Rappelez-vous de ce qu'à été notre Révolution, tant qu'une ombre de Monarchie l'a retenue, et ce qu'elle a été après le 10 août, dès que les folies de l'esprit et les cupidités du coeur eurent le chant libre à travers les assemblées titubantes  ! La Terreur qui n'était qu'un phénomène d'anarchie devint un système, une Loi, un Régime, une Règle, et c'est cela précisément dont un patriote et un homme d'ordre doivent trembler.

 

 

 

 

 

 

Même déchue, démoralisée, éperdue, la Monarchie emporte en elle-même le sentiment (et elle donne aux autres la notion) d'une responsabilité, d'une mémoire, d'une prévision, toutes choses dont les Parlements démocratiques sont dépourvus.

 

 

 

 

 

 

La Monarchie confère à la politique les avantages de la personnalité humaine; le régime républicain dissout ses desseins et ses actes dans une collectivité sans nom et partant sans honneur.

 

 

 

 

 

 

Dès lors, comme la Monarchie représente naturellement la capacité du plus grand bien et du moindre mal, la République signifie la possibilité permanente du pire mal, du moindre bien.

 

 

 

 

 

 

Il y a sans doute des doses du mal et du bien, il y a des données qui dépendent des circonstances, des peuples et des hommes : nul régime ne crée les hommes, les peuples, ni leurs conditions intellectuelles et morales. Mais, manifestement, la mise en oeuvre républicaine gaspille et pervertit les admirables ressources d'esprit et de coeur qui lui sont fournies par la France et par les Français.

 

 

 

La République a besoin de s'imposer aux consciences puisqu'elle repose sur des volontés.

 

 

 

 

 

 

Elle a besoin de la foi, de l'enthousiasme des sujets, qui sont ses électeurs et qui, nominalement, constitutionnellement, ont ses destinées dans leurs mains. Au contraire, la Monarchie existe par le fait qu'elle existe. Elle n'a pas besoin de consulter à chaque instant un prétendu souverain électeur. Il lui suffit en somme d'être reconnue, tolérée, et son principe ne l'oblige pas à harceler les gens, à aller les sommer constamment de la trouver belle.

 

 

 

 

 

 

La République est une idéologie, pour ne pas dire une logomachie. La Monarchie est une réalité.

 

 

 

 

 

 

Celle-ci n'a besoin que d'être trouvée acceptable. L'autre exige que l'on suive ses rites, et gare à qui sera suspect de ne pas fêter le décadi de bon coeur  !

 

 

 

Si la plupart d'entre les nouveaux royalistes sont arrivés à vouloir la monarchie par la passion du salut national, il en est qui y sont parvenus aussi par goût des libertés locales, ou des réformes sociales, ou de l'ordre public, ou du progrès de l'intelligence et de la civilisation...

 

 

 

Ces biens divers : sécurité nationale, organisation économique, culture personnelle, justice sociale, ne font donc pas deux groupes opposés, s'excluant l'un l'autre. Nous les concevons réunis, et nous voyons que de tels biens, dans un pays comme la France, naissent, croissent ou déclinent selon les hauts et les bas de leur condition commune : la Monarchie.

par Lux publié dans : textes de Charles Maurras
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Samedi 31 décembre 2005

La nature dit que les hommes naissent et croissent en famille, qu'ils sont père, frères, enfants, que les sentiments publics ne peuvent pas ne pas être pénétrés profondément par les sentiments domestiques : légiférer dans l'État comme s'il n'y avait ni paternité ni hérédité dans la race humaine, c'est espérer que les races se composeront éternellement d'une majorité de Brutus.

 

 

 

La nature dit aussi que les grands intérêts publics comportent une part notable et respectable de tractations silencieuses et de délibérations secrètes : légiférer dans l'État comme si tout devait y être public, c'est compter qu'on n'inventera point un système d'information générale tellement étendu et perfectionné que chacun aura l'illusion de tout connaître, tandis qu'il sera impossible de rien savoir de ce qui vaudra la peine d'être connu...

 

 

 

Les lois naturelles sont des nécessités : elles viennent à bout des lois écrites, qui sont des volontés la plupart du temps arbitraires.

 

 

 

En reconnaissant la nature, on la règle, on la discipline, on la fait servir au bien général. En la niant, comme le font les Républiques démocratiques, toutes ses impulsions, toutes ses résistances légalement interdites sont déchaînées en fait, l'égale répression du Meilleur et du Pire valant à celui-ci une espèce d'honneur; d'injustes sévérités contre la transmission héréditaire rendent presque honorable le népotisme le plus effréné; la ridicule prétention de tout traiter sur la place publique confère une espèce de dignité politique aux cachotteries ténébreuses des farceurs qui mettent le secret d'État au seul service des intérêts privés ou des intérêts de parti.

 

C'est le régime qu'il faut mettre en cause.

 

 

 

 

 

 

Ou nous changerons quelque chose, ET L'ESSENTIEL, au régime, à la république, ou l'asservissement à l'Étranger se fera sans difficulté.

 

 

 

 

 

 

Les réactions particulières et éparses sont excellentes, de tout point, mais elles ne suffisent pas. Elles ne serviront qu'à la condition qu'on en tire les éléments d'une réaction plus vaste et portant droit au centre commun des paresses, des inerties, des incohérences et des perversités politiques dont nous mourons. Des hommes sont des fous ou des scélérats. Qu'est leur part de nocivité auprès de celle du régime  ! Le Bloc des gauches est un grand coupable. Mais le Bloc national fut un grand innocent.

 

 

 

 

 

 

Veut-on savoir d'où sont venus les pires maux  ?; Je réponds sans hésiter : du Bloc innocent.

 

 

 

Celui-ci a vu l'amélioration possible de la République et de la Démocratie, et il en a subi les moeurs abjectes et infâmes, incapables de rien restaurer, destinées à tout compromettre.

 

 

 

L'autre bloc, familier de ces infamies et de ces abjections, en tire un puissant profit personnel, mais il n'ignore pas vers quelle catastrophe il roule à des vitesses variées : méprisé d'autrui, se méprisant lui-même, désabusé depuis longtemps de ses folles idées directrices, ne croyant ni à la République, ni à la démocratie, ni à la patrie, il se sent déjà mourir, pourrir, empester.

 

 

 

Mais dans son agonie, le sentiment qui le domine est un étonnement naïf, par ce vaste pays dont il ne représente qu'une très faible portion, il est fort étonné de ne voir apparaître encore ni fossoyeur ni héritier.

 

 

 

L'un et l'autre sont là pourtant.

par Lux publié dans : textes de Charles Maurras
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« Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut » -colonel Schmitt-

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