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Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Jeudi 1 mars 2007


 Monsieur Marc Jézégabel est sans doute un excellent metteur en page et un très bon photographe, mais ses connaissances en histoire ne sont pas à la hauteur !

 
« Pétain, père de la débâcle », c’est le titre qu’ il donne à une photo du Maréchal parue dans le Figaro du 13 février 2007, dans une série de cent photographies montrant les présidents de la République. Il faut ne vraiment pas connaître la période qui a précédé les funestes évènements de mai-juin 1940 pour mettre au compte du Maréchal Pétain l’écrasante défaite militaire que nous avons subie. Croit-on que c’est avec plaisir que Pétain, vieillard chargé de gloire mais ne jouant plus depuis longtemps un rôle actif – il a 84 ans  en  1940 -,  a été obligé de signer l’Armistice ? Les véritables responsables de cette tragédie sont les politiciens qui ont dirigé la France durant les dix années précédentes, ceux qui ont poussé l’Italie dans les bras de Hitler, qui ont permis au Führer de réarmer l’Allemagne et de réoccuper la Rhénanie, et surtout qui ont laissé notre pays désarmé matériellement et moralement. Qui est-ce qui vantait les mérites du pacifisme et de l’internationalisme alors même qu’un fou furieux s’excitait de l’autre côté du Rhin ? Qui faisait voter les 40 heures et les congés-payés alors que les usines allemandes tournaient à plein régime ? Sait-on que de 1935 à 1939 l’effort de réarmement allemand a été le quintuple des timides efforts de réarmement français, d’ailleurs freinés, voire sabotés, par l’action des communistes ?  Sait-on que pendant cette courte période, l’Allemagne a construit 17.000 avions de combat ? En vérité, les grands responsables de ce désastre, ce sont les politiciens républicains, et notamment les socialistes et radicaux-socialistes alors au pouvoir !

 

                                          Le porte-avions de Ségolène

 

Leurs héritiers n’ont d’ailleurs pas tellement changé, puisqu’on vient d’entendre Madame Ségolène Royal nous dire qu’elle préférait dépenser en faveur de l’Education Nationale les quinze milliards que devrait coûter le second porte-avions français en projet. Elle oublie de dire qu’un tel porte-avions, outre qu’il est indispensable pour notre défense, servira pendant une vingtaine d’années, alors que l’Education Nationale engloutira cette somme en une seule année ! Sa seconde remarque à ce sujet est encore plus aberrante. Madame Royal souhaite que le futur porte-avions soit financé par l’Europe. L’exemple actuel de l’Airbus et des tiraillements à l’intérieur du consortium - français, allemand, anglais et espagnol - qui construit ces appareils, montre bien qu’une telle construction en commun est plus difficile qu’on croit. Imaginez cela avec un consortium à vingt-sept membres… ! Et surtout, il faut comprendre qu’aucun domaine ne se prête moins à une action commune que la diplomatie et la défense nationale, terrain régalien s’il en est. Les forces françaises ne peuvent être qu’aux ordres du gouvernement français, et de lui seul… Supposons que la suggestion de Madame Ségolène Royal ait été suivi il y a dix ans. Que ce serait-il passé au moment de la guerre en Irak ? Est-ce qu’on aurait coupé le bateau en deux, la proue partant pour le golfe et la poupe restant amarrée au quai à Toulon, au motif qu’il a été financé en partie par des pays partisans de la guerre contre Saddam Hussein, et en partie par des pays opposés à cette guerre ? On aimerait que deux membres éminents de l’Etat-Major de Ségolène Royal,  Monsieur Laurent Fabius, qui  a fait voter NON au référendum sur la Constitution Européenne, et surtout Monsieur Jean-Pierre Chevènement, chaud partisan du maintien de la souveraineté française,  nous disent ce qu’ils pensent de cette proposition grotesque autant que dangereuse !

 

                                Au sujet de la Constitution européenne

 

La vérité, qui va apparaître crûment aussitôt que les lampions seront éteints ( pardon !), aussitôt que le (ou la ) président(e) aura été élu(e), c’est qu’aussi bien Monsieur Sarkozy que Madame Royal sont, peut-être pas au fond de leur cœur, mais  pour des raisons pratiques politiciennes, partisans d’une Europe fédérale, dans laquelle la souveraineté de la France disparaîtrait, noyée dans un magma à vingt-sept. Comme, par définition, il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de se mettre d’accord à vingt-sept membres, cela signifie que, en particulier dans le domaine crucial de la diplomatie et de la défense, l’Europe serait désarmée, sans voix et sans moyens d’action,  ballottée entre les blocs antagonistes…La situation de notre pays serait alors pire que celle de la France dans les années trente ! Cela,  Monsieur Nicolas Sarkozy et Madame Ségolène Royal ne l’énoncent pas clairement…Monsieur Bayrou, quant à lui, n’a pas de ces pudeurs ! Il suffit d’entendre ses propos pour s’en convaincre. C’est un européiste convaincu, héritier des démocrates-chrétiens de triste mémoire. Il revendique d’ailleurs cet héritage non seulement dans le domaine de la construction européenne, mais dans le domaine intérieur. Dans le fond, il rêve d’un retour à la Quatrième République, avec un président potiche et une assemblée constituant le véritable pouvoir, et qu’on gouvernerait, précisément-là où se trouve Monsieur Bayrou, c’est-à-dire « au centre ». Un régime d’instabilité et d’impuissance pour la France, mais qui donnerait aux dirigeants des partis, surtout des plus petits d’entre eux, tant d’amusantes, voire de juteuses, combinaisons politiciennes !  Ne croyez pas que, sur le terrain de la diplomatie et la défense nationale, nous soyons mieux lotis avec les candidats de l’extrême-gauche. Si ceux–ci ont voté NON à la Constitution européenne, ce n’était pas parce qu’elle menaçait la Nation française, c’est parce qu’elle était trop libérale à leur gré ! En réalité, ces messieurs - dames continuent de prier les vieilles idoles marxistes :  « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous  » ! 

 

                                     Le banquet royaliste du 18 mars

 

Le dimanche 18 mars 2007 à partir de 12 heures à l’Hôtel Novotel Vaugirard, 257 rue de Vaugirard, Paris 15ème ( Métro : Vaugirard, Volontaires ) aura lieu le traditionnel Banquet Royaliste. Au cours du déjeuner, placé sous la présidence de Monsieur Bernard Pascaud, Président du Comité directeur de la Restauration Nationale, nous entendrons notamment les interventions, sérieuses ou divertissantes, de Maître Jacques Trémolet de Villers, Monsieur le professeur François-Georges Dreyfus, Monsieur Yvan Blot et bien entendu de Hilaire de Crémiers, Délégué général de la Restauration Nationale, directeur de Politique Magazine et de la Nouvelle Revue Universelle. Tarif normal : 45 euros, deuxième personne de la famille : 40 euros, étudiants et chômeurs : 30 euros.    Amis internautes de Paris et des environs, ne manquez pas cette journée exceptionnelle ! Pour tous renseignements et inscriptions, écrivez à la R.N.,  Boite Postale 652-08, 75367 Paris Cedex 08.
Georges Rousseau

par Lux publié dans : Pensée politique
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Dimanche 18 février 2007

Depuis "Le terrorisme intellectuel" écrit en 2000, Jean  SÉVILLIA dénonce les différents aspects de la pensée unique à travers des livres passionnants.
Il vient de publier, aux éditions Perrin, “Moralement correct. Recherche valeurs désespérément”, un nouveau brulôt qui est déjà très bien placé au classement des meilleures ventes d’Amazon.
L’auteur montre que, depuis mai 68, au nom de la liberté, l’individualisme dominant interdit toute morale commune et détruit la société.
Pour plus de renseignements, connectez-vous sur le blog de la FRP:
http://federationroyalisteprovencale.hautetfort.com/

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Jeudi 15 février 2007

Communiqué

 de

 Roger Holeindre,

Président du Cercle National des Combattants

 

 

Les anciens combattants d’Algérie du Cercle National des Combattants, sont écœurés par le fait qu’il ne se passe plus une semaine sans qu’un homme politique Français ne se croit obligé d’aller à Alger s’essuyer les pieds sur le drapeau Français pour de minables raisons électoralistes.

 

La mode veut, comme vient encore de le faire M. Lang, d’insulter les Français d’Algérie qui connurent la terreur, furent chassés de leur terre natale et totalement spoliés, et nos soldats supplétifs, dont des dizaines de milliers furent assassinés de façon horrible.

 

Ne voir dans la présence française en Algérie… que des crimes, est une honte et une falsification totale de l’histoire telle qu’elle fut.

 

M. Lang n’a pas peur de faire chorus avec M. Bouteflika qui, lui aussi, affabule et oublie que la France a laissé au FLN un pays moderne, en état de marche, avec en prime le Sahara qui historiquement ne fut jamais Algérien.

 

Aujourd’hui l’Algérie est indépendante ; ses misères actuelles sont le fait de ses gouvernants et si, avec raison, ces derniers pensent que leur pays a droit à la reconnaissance de sa souveraineté, la France aussi tient à la sienne et nous, nous y ajoutons… son HONNEUR.

 

Il est bien entendu que nous n’accepterons jamais, tout en respectant le peuple Algérien et son indépendance totale, que soit signé un traité d’amitié entre nos deux pays, sous les insultes et dans le mensonge.

par Lux publié dans : Pensée politique
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Mercredi 14 février 2007
 

 

Politiquement, 2007 ne sera pas une bonne année pour la France. Sauf à se bercer d'illusions, et quoique la loterie électorale réserve à notre pays, la France ne retrouvera pas l'État dont elle a besoin. Bien sûr, l'élu(e) du prochain quinquennat parlera de réforme de l'État, mais cela n'aura quasiment aucune traduction dans la réalité. La raison en est simple et vérifiée par tous les discours électoraux restés lettre-morte : le système est bloqué du fait même de ses principes. Or la crise est d'autant plus aiguë qu'elle est aujourd'hui institutionnelle.

La ritournelle de la " rupture " entonnée par tous les candidats ne vise qu'à donner le change. Il faut bien rassurer les électeurs innombrables qui pensent qu' " on ne peut pas continuer comme ça ! "

Le niveau des débats n'atteint cependant pas des sommets dans la réflexion politique, ni ne reflète grand potentiel d'imagination ! Certains parlent de VIe République, donnant ainsi à penser que l'impéritie des républicaines institutions ne tient pas aux principes qui les ont inspirées, mais à la seule numérotation… Et il y a des gogos pour le croire !

D'aucuns feignent de penser que la solution résiderait dans un quinquennat non renouvelable. Comme si l'assurance que le chef de l'État décampera au bout de cinq ans serait la vertu qui manque à la légitimité d'un président-élu ! La démocratie serait-elle devenue un jeu de patience : l'attente du départ du chef de l'État. Et au suivant ! Et pourvu qu'il soit meilleur ! Il semble nécessaire de rappeler qu'un chef d'État est d'abord fait pour être et durer, afin que la France soit et dure !

Le système ne se réformera pas parce que réformer le système équivaudrait à le supprimer. Nous sommes donc condamnés à ce que rien d'essentiel ne change. Voilà deux siècles que cela dure : de Législative en Convention, de Directoire en Consulat, d'Empire en régime présidentiel, de républiques parlementaires en régime semi-présidentiel, les expériences constitutionnelles se suivent et se ressemblent. Elles ont en commun d'être basées sur les mêmes grands principes fondateurs (souveraineté populaire et séparation des pouvoirs) et d'avoir toutes échoué dans la mise en place d'un État apte à assurer la défense du bien-commun. Cela suppose en effet un État qui soit doté de suffisamment d'indépendance souveraine et de continuité. Or une telle autorité peut correspondre à un État monarchique, non à un État électif.

L'avenir d'une réforme salutaire de l'État est donc déjà hypothéqué. S'il y a réforme, elle portera sur des aspects mineurs. Les empoignades électorales n'en seront pas moins vives ; l'arrivisme politicien rythmera toujours la vie politique ; l'esprit de parti continuera à étouffer le sens national au sommet de l'État; la représentation nationale restera faussée par les rivalités partisanes ; le relativisme régnera constamment sur les débats parlementaires ; l'État affaibli sera de plus en plus la proie des envies catégorielles. Bref, la démocratie continuera sa course et son œuvre. Le carriérisme politicien y trouvera son lot. Pas les intérêts français. Ainsi nos politiques ressemblent à des geôliers qui auraient perdu les clés de leur propre prison où ils sont enfermés. Il n'y a vraiment plus d'issue dans le système !

Ce pessimisme réaliste n'interdit cependant pas une espérance objective. Encore faut-il espérer juste ! Cela exige de renoncer aux principes et pratiques qui ont provoqué le déclin de l'État français. La solution monarchique peut constituer l'alternative Là serait la véritable rupture ! N'y point réfléchir revient à prendre le risque de ne pas donner ses chances à la France de renouer avec des institutions qui ont fait sa grandeur et sa prospérité. Aujourd'hui, il y a bien plus de potentiel réformiste dans les principes monarchiques et dans la pensée du Prince Jean de France que dans les principes usés du rousseauisme jacobin. Quelles hallucinantes démonstrations sont encore nécessaires pour comprendre ce qui mérite d'être aimé et servi ?

Bernard PASCAUD

par Lux publié dans : Pensée politique
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Mercredi 14 février 2007
 

 

Décidément, la période électorale est nauséabonde ! Tous les coups sont permis pour discréditer l'adversaire ! Mais aucune discussion sur le fond, aucune proposition sérieuse, aucune trace d'une réflexion, rien que des vieux slogans et des belles paroles…

 

Commençons par Madame Ségolène Royal. Ses dernières prestations télévisuelles, en particulier une récente interview par  Madame Claire Chazal, sont d'une platitude extrême. La pauvre candidate a répété sur un ton monotone les principaux thèmes de son programme, ou plutôt de son absence de programme. Ni la voix, ni les expressions, ni les gestes, n'étaient capables d'enthousiasmer les foules ! Quant aux idées, n'en parlons pas…Seul "l'emballage" donnait l'impression d'un changement par rapport aux vieilles lunes socialistes. Il faut faire payez les riches ! Quelle idée nouvelle, alors que tous les gouvernements, de  droite comme de gauche, qui se sont succédé au pouvoir depuis 1975 n'ont cessé d 'ajouter des impôts ou des taxes à ceux, déjà lourds, qui existaient avant eux…Quant à ses gaffes répétées en matière de politique étrangère, que ce soit sur le Moyen-Orient ou sur le Canada, elles prouvent surabondamment que cette dame et ses conseillers n'ont ni l'expérience, ni la prudence ni les connaissances nécessaires dans ce domaine délicat. On s'est aperçu aussi que, même si c'est le résultat d'une blague d'un goût douteux, il en est de même en ce qui concerne le problème corse…

Tout est-il possible ?

De son côté, Monsieur Nicolas Sarkozy, qui lui, n'est pas dépourvu d'expérience, utilise les bonnes vieilles méthodes démocratiques : promettez n'importe quoi aux électeurs, promettez- leur  la lune, comme disait Charles Maurras, cela n'engage à rien et cela marche toujours ! Monsieur Sarkozy a donc ressorti, sur ses affiches de candidat, un slogan emprunté aux socialistes dans une campagne précédente: "Tout est possible" ! Il fait donc le tour des différentes communautés existant dans notre beau pays, du nord au sud et d'est en ouest, des banlieues des grandes agglomérations à la France profonde de la campagne, en serrant des mains et en disant à tous, après avoir entendu leurs doléances : "Je vous ai compris" ! On connaît la musique…

Pendant ce temps, dans les sous-sols, pas loin des égouts, des équipes semblent au travail pour disqualifier les adversaires. Pourrait-on imaginer que, comme peut-être dans l'affaire Clearstream, certains services de l'Etat soient utilisés pour fouiller le passé de quelques membres de l'Etat-Major de campagne de Madame Royal ? Là aussi, on connaît la chanson, qui fonctionnait déjà sous la Troisième République ! Mais soyons sérieux et revenons au fond du problème. Peut-on réellement dire que tout est possible ? Nous savons bien que non. On ne peut pas laisser les frontières ouvertes et se plaindre du chômage et des délocalisations, comme le font un grand nombre de nos hommes politiques… On ne peut pas être favorable à une Europe fédérale et prétendre maintenir une France forte et riche… On ne peut pas avoir fait approuver le Traité de Maastrich et se plaindre des inconvénients pour nos exportations d'un euro surévalué…On ne peut pas être favorable à l'élargissement de l'Union européenne et se plaindre des problèmes sociaux que ne manqueront pas de créer l'arrivée sur le marché du travail en Europe occidentale de millions d'ouvriers bulgares, roumains et autres, dont le niveau de vie est parmi les plus pauvres de la planète, et qui sont prêts à travailler pour un salaire de misère…Eh oui, c'est comme cela, on ne peut vouloir tout et son contraire ! Les faits, les faits, répétait Charles Maurras ! Si on s'en écarte au profit d' idéologies qui ne sont que des mots creux, on en subit forcément les tristes conséquences !

Pas de marge de manoeuvre

Une autre raison pour laquelle " tout n'est pas possible ", c'est que la France ne dispose pratiquement plus de marges de manœuvre en matière économique et financière. Sur ce plan, elle est plombée de tous côtés. Par exemple, elle ne peut baisser les impôts de manière significative sans faire baisser les dépenses publiques, c'est-à-dire sans diminuer massivement le nombre de fonctionnaires. Peut-on sérieusement envisager cette solution, qui équivaudrait à faire augmenter fortement le chômage, à un moment où les entreprises privées françaises ne sont pas en état d'embaucher massivement à cause de l'Europe et de la mondialisation ? Il n'est pas non plus possible de faire baisser significativement le montant énorme de la dette de l'Etat, qui s'est accumulée depuis vingt-cinq ans. Celle-ci dépasse maintenant les mille milliards d'euros sans compter les comptes sociaux et autres dettes pour un montant équivalent, et le simple montant des intérêts à payer annuellement sur cette dette atteint le montant total de l'impôt sur le revenu des personnes physiques ! On pourrait bien sûr, si l'abaissement des dépenses de l'Etat était possible, utiliser une partie des sommes ainsi rendues disponibles en remboursant chaque année une portion, disons un dixième, du capital de cette dette. Mais il faut savoir qu'une telle opération de " déflation " est redoutée,  car elle s'accompagnerait d'une baisse considérable de la croissance économique  et que, malheureusement, notre croissance, comme celle de l'ensemble de la Zone Euro d'ailleurs, est déjà très faible, de l'ordre de 1,5 % l'an. La déflation n'a d'ailleurs été pratiquée qu'une seule fois en France, par un certain Pierre Laval ( Eh oui, celui-là ! ) qui a été dans les années trente deux fois Président du Conseil. Cela n'a fait qu'amplifier les difficultés économiques de notre pays à cette époque et qu'augmenter le chômage, ce qui nous a menés tout droit au Front Populaire. En réalité, toutes les dettes de l'Etat français qui atteignaient un montant exagéré n'ont été effacées qu'en faisant fonctionner à plein "la planche à billets", c'est-à-dire en dévaluant la monnaie ! Dans ce cas, l'Etat rembourse ses dettes " en monnaie de singe "…Mais une telle porte de sortie, que l'Etat français a utilisée bien des fois dans le passé, nous est maintenant interdite, car notre monnaie nationale n'existe plus. On le voit, nous sommes enfermés dans un piège dont nous ne pouvons pas sortir. C'est pourquoi, quelles que soient les envolées lyriques de Monsieur Sarkozy, il ne faut pas espérer que la situation économique et financière de la France puisse être améliorée de manière significative.

La constitution européenne

Un autre terrain sur lequel on attend Monsieur Nicolas Sarkozy, c'est le sort de la constitution de l'Union Européenne que plus de 55 % des Français ont refusé d'approuver lors du dernier référendum. Les européistes ne cachent pas leur désir que le NON français soit effacé au plus tôt. De son côté, Madame Angela Merkel, chancelière allemande, qui préside pour six mois l'Union Européenne, s'efforce de lancer une négociation pour aboutir à un mini-Traité.  Les dix-huit pays européens qui ont ratifié ce Traité,  réunis récemment à Madrid, ont répondu: pas question de modifier en profondeur le texte adopté. Quelle est la position de nos deux principaux candidats ? Madame Ségolène Royal a fait savoir que, pour sa part, elle soumettrait à référendum tout projet de nouveau traité sur cette question. Monsieur Sarkozy est resté muet sur cette procédure. Sur le fond, on devine que les deux candidats veulent revoir le texte de l'ancien Traité, en supprimer la troisième partie, rajouter un protocole social et, éventuellement, modifier les Statuts de la Banque Centrale Européenne, ce qui constituerait un crime de lèse-majesté pour les Allemands. Sans risque de se tromper, on peut prévoir une belle bagarre au niveau international !

En conclusion, que ce soit le candidat de droite ou de gauche qui gagne les élections, ils seront incapables de réaliser leurs programmes

Georges ROUSSEAU

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