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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Samedi 3 mars 2007

Vu sur le site France Echo :

                                                               Mort aux cravates !

Savez-vous, messieurs d'occident, que vous obéissez tout simplement aux ayatollahs qui vous intiment l'ordre de vous débarrasser de ce qui est pour eux le symbole des « judéo-chrétiens » ? C'est l'un des cris de guerre hurlés par les foules d'Iran et d'ailleurs. Le col flottant de douteuses chemises, comme c'est beau ! Comme c'est élégant ! Ministres en tête, suivez la mode imposée par les barbus. Jusqu'au irez-vous ? Jusqu'où irons-nous pour complaire aux islamistes, même sans le savoir ?

Voile pour les femmes bientôt, plus de cravate pour les hommes, le vêtement sans discrimination. Mais dans quel sens ?

Rappelez-vous l'aspect des foules occidentales il y a quelques années. Avant 68 bien sûr ! Et regardez aujourd'hui les rues, les films, la télévision. Pourquoi aime-t-on revoir, précisément, les films d'autrefois ? Il n'y avait pas de jeans crasseux, déchirés, uniforme misérable fièrement porté par les hommes et les femmes en toutes occasions. Les professeurs, les prêtres, n'avaient pas l'air de SDF. Ils étaient des modèles, respectés, sans discussion, sans être obligés de mendier un minimum de politesse de la part de gamins devenus leurs maîtres au sein des écoles !

Honte à notre époque qui a abdiqué devant la barbarie et la sottise !

Un détail la cravate ? Un détail la tenue, le vêtement ?

Regardez l'Asie. Regardez les enfants en uniforme propre et soigné. Les Chinois ont abandonné la tenue Mao. Ils ressemblent et veulent ressembler aux Occidentaux d'avant 1968, quand ceux-ci donnaient le ton au monde.

Un détail la barbe de trois jours si à la mode (en attendant la barbe obligatoire imposée par les islamistes), la « décontraction » célébrée comme une obligation, un mode de vie ? Mais la civilisation c'est construite sur des règles. La vie en commun nécessite un corset, qui n'est pas un carcan. Quel visage offre l'Occident aujourd'hui ? Il ne croit plus en ses valeurs, il les raille, il se repent de les avoir diffusées dans le monde.

Il demande pardon sans arrêt, il s'incline devant tout ce qui est différent de lui, et il récolte le mépris, l'insulte, les attentats.

Petites causes, grands effets ! Messieurs, reprenez votre cravate, soyez, comme le recommandait Khroutchev, le paysan d'Ukraine, « Koultourni », le mot se comprend aisément. Redressez-vous, redressons-nous, tournons le dos aux ayatollahs, mollahs, qui ne sont vainqueurs que par votre faute, dans ce climat de lâcheté générale et de décadence accélérée !

 

Monique DIFRANE

Poète
Prix de l'académie française

Ancienne journaliste au Figaro

par Lux publié dans : Actualité nationale
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Samedi 3 mars 2007

La République reconnaîtra-t-elle

le génocide vendéen de 1793-1794 ? 

C'est l'article unique d'une proposition de loi (n°3754) déposée par le député Lionnel Luca. Dans l'exposé des motifs, le député se réfère aux lois du 1er août 1793 :

"Anéantissement de tous les biens…la Vendée doit être un cimetière national..."

et du 1er octobre de la même année :

"Extermination totale des habitants".   "Je vous donne l'ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d'être brûlé et de passer au fil de l'épée tout ce que vous rencontrerez d'habitants".
"Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé".

"Les moyens utilisés [...] ont été nombreux : épuration ethnique par mutilation sexuelle, création du premier camp d'extermination de l'histoire moderne à Noirmoutier, premiers essais de gazage de masse [...], premières crémations avec les fours à pain et les églises [...], noyades collectives [...], création aux Pont de Cé d’ateliers de tannage de peau humaine".

Ce député UMP d’origine roumaine, élu des Alpes maritimes, n’hésite pas à graver au frontispice de ses courriers ce titre de gloire :

"Bien qu'élu dans une circonscription, le député ne la représente pas à l'assemblée. Le mandat de député est un mandat national. Le député est donc le représentant de l'ensemble de la Nation française. Si j'étais sénateur, j'inscrirais Sénateur de la République "

NDLR :  Le 20 janvier dernier à Amiens, Hilaire de Crémiers, dans une brillante conférence, a justement démontré que c’est au nom de ce principe-là que le processus totalitaire s’est mis en place durant les années sombres de la Révolution.  Et c’est précisément ce totalitarisme, inhérent aux principes républicains, qui a généré le  génocide vendéen.   M. Luca est courageux de faire cette proposition de loi, mais en même temps, il devrait pousser sa réflexion un peu plus loin… 

par Lux publié dans : Actualité nationale
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Jeudi 15 février 2007

 

 

« Les Français crient-ils encore à la politique ? »  demandait récemment dans le Figaro Monsieur Pascal Perrineau, Directeur du Centre de recherches politiques de Sciences-Po, en se référant à des sondages de la Sofres. Selon ceux-ci, 70 % de la population « ne croit pas que les hommes politiques se préoccupent beaucoup ou un peu de ce que pensent les gens comme nous ». Selon le même sondage, 53 % des personnes interrogées pensent que « la démocratie  ne fonctionne pas bien en France ». Il s’agit donc bien d’une crise fondamentale de  nos institutions, et plus particulièrement de la représentativité des élus chargés de faire le lien entre la population et le pouvoir. C’est une problématique que la Restauration Nationale connaît bien et qu’elle a hérité de Charles Maurras, qui constatait il y a longtemps l’opposition entre le « pays réel » et le « pays légal ». Et le sentiment d’une coupure existant entre la masse de la population et  ses préoccupations réelles, d’une part, et la  petite classe de ceux qui se considèrent – sans doute à tort – comme « l’élite » de la nation, d’autre part, grandit de plus en plus ! On commence à en apercevoir les preuves en pratique.



 

Les votes protestataires

 

Un des signes de cette dissonance est le succès persistant des votes dits « protestataires », c’est-à-dire des votes en faveur de listes qui n’appartiennent pas aux partis de gouvernements, qu’il s’agisse de listes d’extrême - gauche ou de listes d’extrême – droite, voire de listes qu’on peut difficilement  classer sur l’échiquier politique, telles que Chasse, Pêche et Traditions ou, encore récemment, la liste projetée de Nicolas Hulot. En tous cas, Monsieur Perrineau remarquait que le 21 avril 2002 les votes cumulés en faveur des quatre grands partis qui se sont succédés au pouvoir sous la Vème République ( PC, PS, UDF, UMP ) représentaient moins de 50 % des suffrages exprimés. Une autre preuve du fossé existant entre la grande masse de la population et la classe dirigeante est le NON exprimé  lors du référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne. A l’étonnement – à la fureur – du petit monde des médias et des principaux dirigeants du PS, de l’UDF et de l’UMP, chez lesquels prédomine la volonté de détruire la Nation française, le projet de Constitution a été rejeté par 55 % des suffrages exprimés.

 

Le phénomène Ségolène Royal

 

C’est sans doute ce divorce entre la masse de la population et la classe dirigeante qui explique le phénomène Royal et son succès. Qu’une personne très peu connue du grand public et qui ne fait pas partie des cadres dirigeants du Parti socialiste – en dépit de ses liens personnels avec l’un de ceux-ci - ait pu en quelques mois se hisser au poste de candidate de ce parti à la prochaine élection présidentielle, en dit long sur le rejet des politiciens professionnels dans l’esprit du grand public. Car on sait bien que Ségolène a conquis le grand public malgré les dirigeants du PS et n’a pu être désignée comme candidate officielle du parti que parce que les militants ont senti qu’un changement de personnage et de discours était indispensable pour gagner cette élection. C’est d’ailleurs pour bien montrer que, contrairement à beaucoup d’autres, elle n’a pas peur du peuple, que Ségolène Royal a proposé de placer les élus sous le contrôle de « jurys populaires » dont les membres ne seraient ni élus, ni désignés par les partis, mais  tirés au sort sur les listes électorales.

 

Le grand divorce

 

Ce n’est pas la première fois que les sondages montrent que la grande masse de la population s’écarte des idées que les médias et la classe politique tentent de leur imposer. Par exemple, un sondage datant de quelques années montre que si l’on faisait un référendum demandant le rétablissement de la peine de mort, au moins pour les crimes odieux, une telle décision serait ratifiée par 85 % des voix. De même , un sondage

effecué il y a quelques mois montrait que les critiques de Monsieur Nicolas Sarkozy à l’encontre de la mansuétude de certains tribunaux envers les délinquants après les émeutes de banlieue de l’hiver dernier étaient partagées par une large fraction de l’opinion.  Rappelons qu’en Seine- Saint- Denis un seul des 91 mineurs déférés devant le tribunal après ces émeutes a été écroué ! Eh bien, selon le récent sondage dont nous parlons, 77 % des personnes interrogées trouvait que la justice n’est pas assez sévère avec les jeunes délinquants et 88 % des sondés trouvait que les délinquants multi - récidivistes devaient être punis à chaque nouvelle infraction et de plus en plus lourdement. Question : pourquoi l’ensemble de la classe politique ne se sent - elle pas à l’unisson de 

 

A propos de la Présidentielle

 

L’Institut de la Restauration Nationale organise une réunion consacrée à la prochaine élection présidentielle. Mais ne comptez pas que les orateurs détailleront le programme des divers candidats… Au contraire, sortant de la myopie générale, ils poseront les vrais questions et feront connaître leur propositions pour un nouveau régime. Au cours de cette réunion, chacun des trois orateurs qui s’exprimeront parlera d’un des pouvoirs selon la classification de Montesquieu : Yvan BLOT, haut - fonctionnaire, écrivain et journaliste, traitera du Pouvoir Législatif, Hilaire de Crémiers, délégué général de la Restauration Nationale, directeur de «  Politique Magazine » et de « La Nouvelle Revue Universelle », parlera du Pouvoir Exécutif, et Maître Jacques Trémolet de Villers, avocat à la Cour et écrivain, titrera du Pouvoir Judiciaire . Cette réunion se déroulera à l’ A.S.I.E.M., salle Henry de Seilhac, 6, rue Albert de Lapparent, Paris  (7ème), métro : Ségur, La Motte-Piquet, Cambronne. Amis Internautes de Paris et des environs, ne manquez pas cette soirée exceptionnelle ! Comme d’habitude , la soirée se terminera par un moment convivial autour du buffet .

 

 

                                                                                                                     Georges Rousseau

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Jeudi 15 février 2007

POLITIQUE MAGAZINE   N° 49 Février 2007

 

EDITORIAL

 

Les médias nous l'ont annoncé avec des gloussements de plaisir : selon un sondage récent, il ne resterait plus qu'un Français sur deux pour s'avouer catholique. Il y a moins d'une décennie, c'était encore le cas des deux tiers d'entre eux. Immédiatement, la cohorte des mercenaires de la sociologie s'est mise en branle pour nous expliquer comment cette évolution s'inscrivait dans la marche triomphale de la post-modernité. Dans ce concert unanime, aucune voix ne s'est élevée pour remarquer qu'il en va de la transmission des valeurs comme de celle du savoir : après des décennies d'expérimentations aberrantes, nos pédagogues admettent qu'il est préférable, pour que les enfants sachent lire, écrire et compter, de commencer par le leur enseigner. La leçon vaut aussi pour les vérités éternelles de la religion.

 

Gardons-nous, de toute façon, d'accorder trop de crédit aux sondages. Ils ne reflètent que l'écume des choses. Nos roués publicitaires savent bien quelle place fondamentale la religion de leurs ancêtres continue d'occuper dans la mémoire, les sentiments et l'imaginaire des Français. C'est pourquoi, au moins dans leurs « pubs », ils aiment tant mettre en scène des petites soeurs à cornettes et des curés en soutane. Du coup, pour des millions d'enfants abandonnés devant les brillantes lucarnes, Saint-Esprit rime avec Panzani. Nos hommes et femmes politiques ne sont pas moins cyniques que les publicitaires. Voyez comme ce bon vieux christianisme, si méprisé les jours ordinaires, remonte en flèche à la Bourse des valeurs avant chaque élection présidentielle!

 

En 1981, Mitterrand, qui ambitionnait pourtant de tordre le cou à l'école libre, n'avait pas honte de poser pour ses affiches électorales sur décor de clocher d'église. Un quart de siècle plus tard, Mme Royal clame son amour des valeurs traditionnelles et familiales au moment où elle écrit en catimini aux associations « gays et lesbiennes » pour leur apporter son soutien résolu au mariage et à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels. Depuis le Mont Saint-Michel, Nicolas Sarkozy, lui, place carrément sa campagne sous la protection du chef des légions célestes... Et il trouve des accents émouvants pour rappeler que « nous sommes les héritiers de deux mille ans de chrétienté et d'un patrimoine de valeurs spirituelles que la morale laïque a incorporé ».

 

Si l'on peut douter de la sincérité de leurs propos, une même leçon se dégage ainsi des déclarations et engagements de nos candidats. Presque tous et toutes ont pris conscience de la pressante volonté de ressourcement et d'unité qui monte aujourd'hui d'une société française plongée dans un désarroi profond, mais prête au sursaut nécessaire pour sortir de la mortelle spirale du déclin. Depuis longtemps, le thème du « rassemblement » des Français n'avait été employé de manière aussi obsédante dans une campagne électorale. Mais comment réconcilier et rassembler, alors que la logique même de l'élection du chef de l'État au suffrage universel à deux tours rend obligatoire la division du pays en deux camps? Faudrait-il encourager alors, comme le préconise un François Bayrou, la formation d'une « troisième force » ? Chacun pressent que ce serait le retour assuré à l'émiettement politique et aux errements de la IVe République. Le dilemme n'est pas nouveau : autour des exigences contradictoires de l'autorité et du respect de notre diversité nationale, depuis deux siècles, nos républiques tournent en rond. Et de ce fait, le rassemblement des énergies françaises demeure à la fois indispensable et impossible.

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Mercredi 7 février 2007

Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France a présenté Ses voeux pour l'année 2007 aux Français, le samedi 27 janvier 2007 au Grand Hôtel Intercontinental à Paris.

Entouré de tous ses amis, le Prince Henri, héritier du trône de France, nous délivre son message en cette nouvelle année.

Voici son discours :

 

 

Chers amis,

 

 

 

Un ouragan de charité vient de s'éteindre, l'Abbé Pierre n'est plus.

Je me souviens de ces années d'après guerre en Bordelais où je venais d'arriver. Le Président Vincent Auriol m'avait permis, par décret, de vivre en France et de suivre mes humanités au lycée Longchamps à Bordeaux. Enfin ! L'exil n'existait plus pour moi. La France se reconstruisait et tous y participaient. Un sentiment encore inconnu prenait corps en moi et pourtant éprouvé par un grand nombre de jeunes, un courant de sympathie vers l'autre, un regard et un bonjour, une main tendue, une solidarité.

 

 

 

Je revois cette nuit glaciale de février. Le tocsin sonne. Le téléphone appelle. Et nous voila tous, les jeunes, les valides, à remplir des sacs de sable pour combler les brèches des digues afin de protéger de la crue le quartier pauvre de Bacalan, banlieue de bordeaux.

Il a fallu ensuite assainir, reconstruire, aider. L'association des « Castors » bâtissait pour les plus démunis. Etait-ce déjà l'influence de l'Abbé Pierre. C'était le temps de toutes les charités, on prêtait nos bras, c'était le temps des envolées du coeur qui bousculait les bien pensants, les fonctionnaires de la charité.

 

 

 

L'enthousiasme, en son temps, était la caractéristique de la jeunesse, quelque soit le pays, quelle que fut la civilisation. De nos jours, l'enthousiasme ne fait plus partie de la dynamique de la plupart des jeunes. Il y a problème. Problème de civilisation…

En 1948, souvenez-vous également des prêtres ouvriers, mouvement né à Lyon, comme d'ailleurs l'Abbé Pierre. Ils essaimèrent partout en France apportant la lumière de leur sourire dans les usines avec leur travail.

 

 

 

L'un d'eux périt d'un accident du travail sur les docks de Bordeaux. Il venait souvent chez nous car j'habitais alors chez le curé des pauvres, celui des dockers, des femmes abandonnées, celui des femmes exploitées. Le curé de Saint Pierre, on l'appelait le curé rouge parce qu'il aimait les autres et chez lui on était accueillis sans poser de question. Il dérangeait car il fustigeait en chaire les tièdes et les politiquement correct.

L'Abbé Noizée me parlait comme l'Abbé Pierre, à sa façon, de la mission de l'Homme sur terre. Elle consiste pour chaque être à atteindre sa verticalité. Les êtres humains doivent prendre conscience de leur responsabilité dans ce monde à la mesure de leurs talents propres à chacun.

Ecoute, compassion et justice, telles sont les qualités requises pour que chacun puisse trouver sa place dans la fierté et l'accomplissement de son courage. Car il faut qu'il y ait une place pour chacun dans la société de demain. Qui nous enseigne cela ? Personne ou presque, sinon les illuminés du cœur tel l'Abbé Pierre ou mon curé de Saint Pierre à Bordeaux.

Depuis ce temps, notre éducation nationale a subi de telles pressions confessionnelles et communautaristes qu'elle en est devenue toute distordue, au point de vouloir ignorer qu'elle doit se restructurer et être capable de faire découvrir à ses élèves de toutes origines la fierté d'être Français.

 

 

 

Entendons nous bien, il existait un temps où l'école avait pour mission d'enseigner notre langue et son écriture aux enfants, de même que le calcul mental, l'histoire et son humanisme, sans distinction de castes, de couleur, de religion ou de porte monnaie.

Pour ce faire et par mesure d'hygiène et de protection des vêtements, il était obligatoire de porter un tablier ou une blouse qui couvrait jusqu'au genoux. Point… L'uniforme pour éviter vanité, jalousie, ou toute dérive comme toute contestation pseudo religieuse. L'uniforme doit être remis au goût du jour.

 

 

 

Dans ce même ordre d'idée la laïcité est de mise, elle indique la nécessaire séparation entre la vie civile et l'intimité d'une vie spirituelle personnelle. Afin que cette laïcité ne se transforme pas en nihilisme, il serait bon et juste d'autoriser l'enseignement, à l'école ou au lycée, des trois grandes religions monothéistes de façon facultative.

Par ailleurs au cours de notre éducation on nous assène des permi-défendus à tout va, mais on ne nous explique rien de notre responsabilité individuelle, ni de l'écoute de l'autre, du don d'amour qui nous est accordé envers toute la création, qu'il s'agisse de la terre, des plantes, des animaux ou de notre prochain.

 

 

 

Pourtant depuis l'origine des temps, les textes sacrés de même que les contes et les mythes nous parlent un seul et même langage. Par le truchement des paraboles, des archétypes, les contes initiatiques ne cessent de nous indiquer la voie pour que la vie soit harmonieuse et pour que l'humanité accède à la royauté de l'homme.

Voila pourquoi l'Abbé Pierre a insisté sur des notions que la modernité ambiante semble avoir oublié et parfois que le temps et même les clercs ont partiellement mis de côté parce que pris par d'autres urgences.

 

 

 

Aussi à l'instigation d'un Abbé Pierre, à l'instigation d'un Nicolas Hulot, nous devons prendre conscience de la nécessité et de l'urgence d'un véritable engagement pour la construction de l'avenir. A leur exemple, c'est un appel que je me dois de lancer afin de partager avec chacun d'entre vous une nouvelle prise de conscience assumée. Elle ne peut passer que par la compréhension et le respect de l'œuvre de la création et celle de notre univers. Il faut avoir le courage de mettre en place une véritable écologie qui épouse l'ordre de la nature.

 

 

 

Cet ordre n'est ni de gauche ni de droite. Il n'appartient ni aux pauvres ni au Club de Davos. Il n'est pas religieux. Il est immanent.

Je me permets de saluer ici le courage de Nicolas hulot qui a su ne pas vouloir s'impliquer dans une démarche politicienne donc partisane. Il conserve ainsi toute la force et la portée de son discours. Si l'écologie ne peut être une démarche politique, en revanche la politique doit, à l'avenir, avoir une détermination écologique.

 

Le paramètre écologique environnemental doit par principe être au cœur des stratégies du pouvoir et faire appel en l'occurrence aux spécialistes du terrain et de son environnement, je parle des agriculteurs, des marins, des pêcheurs et d'autres encore. Or que je sache, on ne leur a jamais demandé leur avis sur l'environnement et sur l'agencement du territoire.

 

 

 

La princesse et moi-même revenons du Pays Basque. Des contacts, des conversations avec des responsables communaux avec des agriculteurs et des commerçants, nous ont édifiés. Une tranchée de seize kilomètres de large à l'usage d'un TGV nouveau, un tunnel sous la montagne emblématique de cette région, la Rhune, veut saccager et défigurer à jamais ce coin de France encore sain, encore accueillant et toujours beau. Cette monstruosité soulève déjà la colère et les foules.

 

 

 

L'égocentrisme politique des villes de la côte a repoussé le projet vers la campagne. Les vues électoralistes de certaines seraient elles plus déterminantes que les choix de ceux qui vivent dans la région ?

 

 

 

Ne serait-il pas nécessaire de mettre en place au niveau régional puis national, régulièrement des Etats-généraux consultatifs pour l'aménagement du territoire afin de protéger un environnement que l'on aimerait durable.

Les décisions des fonctionnaires de Paris ou de Bruxelles ne peuvent prendre en compte les nécessités vitales de chaque région, ni percevoir forcément les différences d'identité entre Basques, Lyonnais ou Alsaciens, tous dignes de respect.

 

 

 

Et la dette de la France me direz-vous. Je forme le vœu que celui qui aura à prendre la lourde charge de Chef de l'Etat soit conscient de toutes les réformes nécessaires sans amener pour autant notre pays à la banqueroute, c'est évident.

 

 

 

Un proverbe landais dit «  bien pauvre est celui qui ne peut pas promettre. » Souhaitons que des réponses profondes soient réellement mises en chantier qui aident les entreprises et les gens tout en gardant les équilibres financiers.

 

 

 

J'ai peut être été un peu long et si tel était le cas je vous demanderai de m'en excuser, mais comme vous tous je tiens à réaffirmer mon souci de la pérennité de la France et des Français.

Tous mes vœux pour vous et les vôtres.

 

 

 

Henri,

 

 

Comte de Paris,

 

 

Duc de France

 

Paris, le 27 janvier 2007

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« Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut » -colonel Schmitt-

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