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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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Mardi 1 mai 2007



 
On se souviendra que tout un arsenal de différentes armes, dont des armes de guerre, en provenance des pays de l’Est, a été découvert à Marseille, il y a quelques temps, dans une « cité » où la police recherchait des trafiquants de drogue.
Faut-il en être surpris ? Pas vraiment, puisque l’on sait depuis longtemps que de tels arsenaux existent, et en quantités autrement importantes, dans les banlieues parisiennes.
C’est dire que les émeutes que nous avons connues à l’automne 2005 pourraient n’être qu’une répétition de futurs troubles de grande ampleur, lorsque les circonstances politiques les susciteront.
S’agira-t-il d’une révolte « des jeunes » comme les médias ont voulu systématiquement le faire accroire ? Ou d’émeutes communautaristes, à composante ethnique et religieuse ? C’est évidemment cette dernière définition qui correspond à la réalité, quelle que soit la volonté de la France « officielle » de camoufler sous le jeu des mots la réalité des faits.
Tout le monde s’accorde à dire que le problème des banlieues n’est pas réglé et qu’il couve, toujours latent,  sous les cendres de l’automne 2005 avec la perspective de déclencher un jour ou l’autre un vaste incendie social.
Croit-on que les élections présidentielles vont contribuer à résoudre cette brûlante question ? L’élection de Nicolas SARKOZY pourrait, tout à contraire, constituer un facteur déclenchant. Celle de Ségolène ROYAL aussi, d’ailleurs, car son projet de France métisse ne fait que se situer dans la continuité de la démagogie de la gauche française à l’égard du problème de l’immigration.
Et si nous devions vivre un jour ou l’autre un Mai 68 des banlieues où, pour de bon, la République brûlerait, croit-on que la solution se trouverait dans les débats parlementaires, ou des législatives anticipées, ou même dans les couloirs des préfectures et des ministères ? Mai 68 est justement un exemple historique de l’effondrement des Pouvoirs Publics, face à de telles situations, comme d’ailleurs l’avaient été, en leur temps, juin 40 ou mai 58 …
La France n’est (provisoirement) sortie de la chienlit de Mai 68 que par le coup d’éclat imaginé dans la solitude, hors toute action parlementaire ou gouvernementale, par Charles De Gaulle et quelques rares confidents …
Comment sortirions-nous d’un Mai 68 des banlieues où Paris brûlerait et où, en lieu et place des étudiants de 68, le régime trouverait face à lui – et ce serait une tout autre histoire -  les « populations » que l’on sait ?
Les actuels débats électoraux, les discussions polies et, à l’évidence, stupides que les télévisions ont organisées pour l’occasion, afin de présenter programmes et candidats et qui ont rabaissé le futur Chef de l’Etat au niveau du café du commerce, tout cela apparaîtrait, d’un seul coup, bien dérisoire. Et l’on vérifierait aussitôt que dans tous les cas où le destin du pays se trouve mis en jeu, les procédures et les structures de notre démocratie ne pèsent plus bien lourd.
Ceux que la destinée politique des divers candidats ont passionnés et qui prennent encore au sérieux les jeux électoraux des ces semaines-ci auraient sans doute intérêt à y réfléchir un tant soit peu.
Pour nous, c’est d’un nouveau régime que nous espérons une vraie « rupture ». Curieusement, cette vraie rupture passera par des retrouvailles avec tout ce que notre plus lointain passé, notre plus belle histoire commune, comportent de « transmissible et de fécond ».

Certes, les principaux candidats qui ont participé à l’élection présidentielle et les deux « finalistes », comme il est devenu de bon ton de dire, ne sont dénués ni de qualités ni de compétence. Mais cette sorte de désignation du Chef de l’Etat, pour ainsi dire, à la roulette, comme au casino, est sans doute devenue, contrairement à ce que prétendaient les Institutions de la Vème république, et malgré l’engouement des Français, le pire moment de la vie nationale.
On compare assez souvent nos candidats à Tony BLAIR ou à José Luis ZAPATERO. Mais a-t-on réfléchi au fait que ces derniers ne briguent pas le poste suprême, parce que celui-ci se trouve placé hors compétition, parce qu’il garantit la permanence de la nation et de l’Etat à travers les fluctuations de la vie politique, parce qu’il donne une limite aux ambitions politiciennes et qu’en quelque sorte il régule et pacifie la vie politique ? Le premier ministre britannique et le premier ministre espagnol ont une position autrement confortable et notoirement plus efficace qu’un premier ministre français. Quant aux souverains qui incarnent leur nation, et garantissent la permanence de leur État, 30, 40, 50 ans de règne non seulement n’érodent pas leur popularité mais au contraire la confortent !  Ils sont bien l’homme (ou la femme) de la nation.
La fragilisation de la société française, les dangers qu’elle court et dont il ne faut pas se dissimuler qu’ils sont gravissimes, devraient inciter les élites françaises à envisager sérieusement, au lieu de s’employer à les dissoudre, de restaurer, de conforter autant qu’il est possible nos Institutions.
Et quand nous entendons le prince JEAN de FRANCE déclarer très tranquillement à une grande chaîne de télévision : « si les circonstances étaient réunies et si les Français le souhaitent, je gouvernerai », nous pensons que le Prince maintient ainsi vivant et disponible ce « recours », cette voie de salut national dont il ne faut pas priver la France. Ce serait autrement sérieux que les jeux « présidentiels » de ces jours-ci et les hommes et les femmes qui s’y usent y trouveraient sûrement, eux aussi, une dimension nouvelle, d’un tout autre intérêt pour le Bien Commun. Peut-être serait-il temps d’y réfléchir et de garder, en quelque sorte, l’idée en tête, y compris au plus haut niveau, pour le cas, malheureusement assez probable, où des circonstances particulières feraient tout à coup apparaître dans toute son évidence ce grand besoin national d’un État redevenu respectable. C’est aussi, c’est un autre rêve français. Il n’est pas sûr du tout que des deux ce soit le moins réaliste … 

par Lux publié dans : Pensée politique
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Samedi 28 avril 2007
par Lux publié dans : Pensée politique
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Samedi 28 avril 2007

 

 

Ce matin, François regarde son courrier. Il vient de recevoir la lettre des impôts qui l'informe de la somme qu'il devra payer pour ses impôts. Seul problème, depuis l'année dernière où il a déclaré ses revenus, François a perdu son emploi. Depuis, il tente de lancer son entreprise, mais cela réclame un investissement important et il ne lui reste plus beaucoup d'argent pour finir le mois.

Vue la baisse de ses revenus, François a du quitter son appartement spacieux et vie actuellement chez des amis. Il fait quelques petits boulots qui lui permettent d'arrondir ses fins de mois. Pour trouver son nouveau logement, il demande des aides au logement qui lui son refusées car ses petits boulots ajoutés au chômage lui rapportent trop. François ne devra donc pas compter sur l'aide de l'état pour s'en sortir. L'appartement plus petit qu'il devait prendre lui passe donc sous le nez, et il doit rester chez ses amis qui commencent à trouver cette situation dérangeante.

Pour payer ses impôts, François fait un crédit à la consommation, qu'il espère rembourser au plus vite, dès que son entreprise sera à flots. Ses frais fixes (essence, bouffe, etc) vident chaque mois son compte en banque.

Forcément, il multiplie les démarches administratives pour lancer son entreprise, les impôts, l'URSSAF, la chambre des métiers, autant de services longs et parfois couteux. Qu'à cela ne tienne, François voit tout cela comme un investissement pour lancer son entreprise.

Malheureusement, François revient de l'URSSAF avec une mauvaise nouvelle, il vient d'apprendre que les cotisations retraite pour sa profession sont bien supérieures à la somme espérée, cela remet son futur emploi en cause et son projet prendra donc encore un peu de retard.

Légèrement agacé par cette mauvaise nouvelle, François rentre dans sa voiture et doit se rendre à un autre rendez-vous urgent. Pendant le voyage, il téléphone à ses fournisseurs pour leur apprendre que l'entreprise ouvrira ses portes un peu plus tard que prévu. Comme il est pressé et énervé, François commet un léger excès de vitesse. Cet excès n'echappe pas aux policiers intelligemment placés sur sa route, qui ne manquent pas de le verbaliser, l'utilisation du portable ne faisant qu'augmenter l'amende et donc la prime des agents de l'ordre. Ceci termine de vider le compte en banque de François, qui devra payer des AGIOS le mois prochain, en plus des intérets pour son crédit à la consommation qu'il devra garder plus longtemps que prévu à cause du retard pris dans son projet.

Désespéré de sa journée, François rentre "chez lui", allume la télévision. Le journal de 20H ouvre sur l'information la plus importante de la journée : "Il faut lutter contre les discriminations" ...
par Lux publié dans : Pensée politique
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Mardi 10 avril 2007
 

 

Il est connu que le socialisme conduit à la culture de mort. L'on parle moins cependant de la culture du mensonge qui est l’une des bases du socialisme dans ses diverses manifestations.

 

Soljenitsyne s'y connaissait puisqu'il avait subi le mensonge socialiste des pays de l’Est toute une partie de sa vie. Il avait dit en l'an 2000 : « Ce n'est ni chaque jour, ni sur chaque épaule que la violence pose sa lourde patte : elle n'exige de nous que notre obéissance au mensonge, que notre participation quotidienne au mensonge et c'est tout ce qu'elle attend de ses loyaux sujets. Et c'est là que se trouve, négligé par nous, mais si simple, si accessible, la clef de notre libération : le refus de participer personnellement au mensonge Â». C'est son hostilité au mensonge qui l’a conduit à recevoir un accueil plutôt frais dans les pays occidentaux, lesquels sont aussi pervertis par le mensonge.

 

Le bureau international du travail ou B.I.T. s'est livré récemment à une enquête reposant exactement sur le mensonge. Il a mené ce que l'on appelle une opération de « testing » sur les villes de Paris, Lyon, Marseille, Nantes et  Strasbourg. Pour cela il a répondu à 2440 offres d'emplois en envoyant des CV identiques en tous points sauf pour l’origine du nom et du prénom. La conséquence est que les employeurs ont préféré, quatre fois sur cinq, des Français de souche, ceci  lors de la procédure de recrutement qui a suivi. Il est évident que pour faire cette enquête il a menti puisqu'il a envoyé de fausses candidatures ; il est d'ailleurs étonnant qu'une telle pratique puisse juridiquement avoir lieu ; la publicité mensongère étant  sanctionnée par la loi, pourquoi l'envoi d'une candidature mensongère ne le serait-il pas puisque l'intention de nuire est manifeste ? On peut parier cependant que, si une firme avait eu l'idée de porter plainte, même avec de bons avocats elle ne l'aurait  pas fait préférant se soumettre lâchement à la terreur révolutionnaire couramment en usage.

 

Le comité national contre le tabagisme (C. N. C. T.) a aussi, il y a peu, utilisé  le testing et,ceci, au sujet de  l'interdiction de vente de tabac aux mineurs de moins de 16 ans. Selon le comité,  cette interdiction entrée en vigueur par arrêté en septembre 2004 était  largement inappliquée. Il a testé 400 tabacs et plus de 70 % d'entre eux ont accepté de vendre un paquet de cigarettes à un jeune de moins de 16 ans qu'il ne connaissait pas. A cette fin,  il a engagé des jeunes pour faire ce « travail Â» les conduisant et les entrainant  ainsi à une démarche d’espionnage et de mensonge.

 

Discriminer est une acte normal de l’intelligence. Savoir discriminer est même une condition nécessaire, quoique non suffisante, à la pratique habituelle de l’intelligence. Nous nous trouvons, aujourd’hui, devant une situation extraordinaire qui est d’abord  l’interdiction de discriminer, mais ensuite aussi l’obligation de discriminer dans un certain sens. C’est donc une double interdiction de la pratique de l’intelligence ajoutée à une contradiction évidente dans la loi et à la pratique du mensonge. Cette situation est l’un des signes auxquels on reconnaît un pouvoir dictatorial. Briser la pensée des gens  est depuis la nuit des temps à la fois l’objectif et le moyen des dictatures.

 

La Halde ou Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, créée par Chirac en 2004, a en ligne de mire cet acte normal de l’intelligence et choisit elle-même  de discriminer comme elle l’entend. Voici, sauf erreur ou omission,  les 17 critères recensés aujourd’hui de discrimination interdite par cette « bourreaucratie Â» : l'âge, l'origine, la religion, le sexe, l'apparence physique, l'orientation sexuelle, la santé-handicap, l'activité syndicale, la conviction religieuse, l'opinion, la situation de famille, les caractéristiques génétiques, les moeurs, le patronyme, l'appartenance à une ethnie, l'appartenance à une nation, l'appartenance à une race !

 

Au nombre de ses moyens d’action se trouve justement le « testing Â», forme affirmée du mensonge entrée dans notre droit et réservée principalement aux personnes au pouvoir.


Il est sûr, étant donné les qualités supposées de ses dirigeants, que le « travail Â» est fort bien organisé. Il faut, pour y arriver, des fonctionnaires félons qui ont le devoir de mentir pour faire croire qu’ils sont capables d’être vraiment, valablement et honnêtement  candidats  à ceci ou cela dans le domaine du logement, du travail ou ailleurs. Ils subissent nécessairement  une formation spéciale au mensonge, si l’on veut que le « boulot Â» obtienne des résultats et fasse  tomber les agressés dans le piège adroitement tendu.

 

Des séminaires de formation ont lieu  probablement  et des formules toutes prêtes sont imaginées et enseignées afin que les testeurs réagissent adroitement quand des situations inédites  se produisent. On sait que la prétendue éducation prétendue nationale n’enseigne plus la morale et les résultats s’observent  partout dans la vie de tous les jours. Mais la dictature a franchi   un nouveau pas, quand elle a officialisé le mensonge comme mode de gouvernement couvert par des lois fabriquées à cet effet.


Au même moment, nous lisons dans l’excellent mensuel « Notre Amérique Â», fondé par Bernard Zimmern, que les aveugles américains refusent de voir changer la texture des dollars, projet inspiré par le  fallacieux prétexte de  faciliter le maniement de ces dollars à la minorité qu’ils représentent. L’argument de leur puissante association est textuellement le suivant : Â« L’obligation pour la société d’avoir à  reconditionner toutes les machines qui acceptent des billets serait bien plus grande que le petit avantage offert aux aveugles d'être à même identifier les billets au toucher. Si la société pense que nous sommes incapables de savoir combien nous avons dans nos poches, elle peut penser que nous ne sommes pas compétents pour travailler et faire des affaires avec les autres. Et une telle croyance rendrait l’objectif  de nous réintégrer complètement dans la société virtuellement impossible Â».

 

C'est un bel exemple de responsabilité personnelle  dans une société fondée sur la liberté du marché et, sans doute, faut-il y voir aussi le refus du mensonge, lequel est sévèrement condamné depuis tous temps aux Etats-Unis.

 

 

                                                Michel de Poncins.

                                Tocqueville Magazine  19 mars 2007 

par Lux publié dans : Pensée politique
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Vendredi 6 avril 2007

Vu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin.

Les royalistes (et les autres...) se demandent souvent ce que serait, concrètement, une Monarchie royale en France, et ils se réfugient parfois dans une sorte de mythe complètement déconnecté des réalités. Or, nous vivons actuellement un moment très intéressant dans notre vie politique, ce que je qualifie d’ « instant monarchique » qui, comme le terme l’indique, n’est que provisoire et ne saurait durer plus que quelques semaines, le temps qu’arrive l’échéance électorale. Certains s’étonneront de mon propos à l’heure où les candidats rivalisent de discours et de promesses, de chiffres et d’applaudissements, etc. et que les panneaux électoraux se couvrent de sourires enjôleurs et de déclarations péremptoires… Comment ? Au moment où les électeurs sont appelés aux urnes, nous serions en Monarchie ? N’y a-t-il pas là une contradiction ?

 

Loin de moi l’idée de nier la lutte présidentielle ou le fait que nous soyons sous la Ve République ! Je suis, comme les lecteurs de ce blog, le déroulement de la campagne, mais il y a autre chose, que peu remarquent, sans doute, mais qui n’échappe pas aux observateurs avertis. En effet, M. Chirac, dans la situation actuelle, s’il n’est pas le Roi, fait « office de » : n’ayant plus de réélection à espérer, il joue sans doute plus facilement, mais de façon inaudible du fait de la focalisation des médias sur les joutes présentes, le rôle de « monarque » arbitral, assurant, malgré les fureurs électorales dont il se tient à l’écart, la permanence de l’Etat, sa représentation dans le pays comme à l’étranger, la parole du Politique sur les problèmes de l’environnement, de la Défense ou des grands projets nationaux. Quand les candidats se disputent les faveurs de l’Opinion reine, il assure l’indépendance et les valeurs de l’Etat, fût-il républicain…, et il se contente de les rappeler, dans le cadre de la Constitution de la Cinquième République, sans se préoccuper des manœuvres et des intérêts électoraux de l’un ou de l’autre. Au-dessus des querelles partisanes (dont il fût d’ailleurs souvent l’acteur jadis, lorsqu’il pouvait espérer encore (re)conquérir le fauteuil présidentiel, lorsqu’il était ce « prétendant de la République » acharné à « prendre l’Etat »), il « règne » encore et se déplace à travers le pays, accompagné de « l’héritier », son petit-fils Martin, qu’il semble ainsi « présenter » aux Français par le biais des médias qui ne « floutent » plus son visage de gamin de dix ans… Sentant sa fin venir (le 6 mai, son successeur aura un nom, un visage…), il rend visite à tous les grands corps de l’Etat et leur fait ses adieux, comme un Roi qui rappelle, au-delà de ses adieux, que, s’il s’en va, « l’Etat demeure ».

 

Bien sûr, M. Chirac n’est pas le Roi, et il lui reste sans doute quelques années à vivre après son « départ à la retraite ». Mais, cette situation ressemble sans doute à ce que serait une Monarchie qui, elle, préserverait vraiment la situation arbitrale de la magistrature suprême de l’Etat en s’inscrivant dans la continuité dynastique et ne dépendant, ni en amont ni en aval, d’une élection qui divise quand le faîte de l’Etat devrait rassembler ou surplomber les différences partisanes, ne reconnaissant que des Français et non des étiquettes, arbitrant sans être juge et partie comme en République. Imaginez que les joutes électorales, qui ne seraient sans doute pas moins vives ni moins passionnantes, s’appliqueraient, dans le cadre d’une Nouvelle Monarchie, à désigner le Chancelier du Royaume ou le Premier Ministre (peu importe la dénomination), les députés et les conseillers régionaux et municipaux.

 

Avec ce petit effort d’imagination, sans doute comprendrez-vous mieux, ainsi, tout l’intérêt de cette Monarchie dynastique que j’appelle de mes vœux et dont je ressens aujourd’hui, dans cet espace de temps réduit et si particulier d’un Chef de l’Etat qui se trouve libéré de toutes les contraintes du « Système de l’Opinion » et de la Démocratie électorale, toute la force et les potentialités.

 

Mais cet « instant monarchique » n’est que passager et il n’est qu’un mirage au milieu de la République, au cœur même de sa « matrice ». Oui, il faut sortir de cette matrice présidentielle, républicaine, et renouer avec la Monarchie dans la durée, celle qui s’inscrit dans la nature même, par la naissance et la mort, le passage de relais d’un père à son fils dont la mère est la condition même parce qu’elle porte le Roi, « celui qui adviendra ».

 

Pour le reste, la Monarchie ne changera pas les hommes (elle n’a d’ailleurs pas à le faire, elle se contente de les prendre comme ils sont) et ne supprimera pas les joutes électorales mais elle en sera le garde-fou tout comme ce trait d’union nécessaire au-delà des partisans et des barricades de la droite comme de la gauche. M. Chirac nous en montre la ressemblance, il n’en est que plus nécessaire de retrouver le modèle, celui là même qui a fait notre pays et a encore tant à apporter à nos concitoyens.

 

par Lux publié dans : Pensée politique
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« Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut » -colonel Schmitt-

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