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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Lundi 11 décembre 2006



Le 21 janvier 1793, Louis XVI, Roi de France est guillotiné place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde.

Mais
savez-vous vraiment qui était Louis XVI et ce qu'il a fait durant son règne ?


Quelques éléments de réponse pour montrer à quel point ce roi était "d'ancien régime", loin de l'imagerie révolutionnaire pourtant toujours d'actualité.


- Louis XVI mesurait plus d'un mètre quatre vingt dix et disposait d'une force musculaire colossale.

- Louis XVI décida de soulager son peuple, en le dispensant du "droit de joyeux avènement", impôt perçu à chaque changement de règne.

- Louis XVI créa le corps des pompiers.

- Louis XVI autorisa l’installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière.

- Louis XVI créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l’usure et venir en aide aux petites gens.

- Louis XVI abandonna aux équipages de ses vaisseaux le tiers de la valeur des prises, qui lui était réservé en temps de guerre.

- Louis XVI décida d’aider l’abbé de l‘Epée dans son oeuvre pour l’éducation des « Sourds-muets sans fortune » auxquels il enseignait un langage par signes de son invention. Le roi lui versa alors une pension de 6000 livres sur sa propre cassette, contre l’avis de l’archevêché qui soupçonnait cet homme de jansénisme.

- Louis XVI dota l’école de Valentin Hauÿ pour les aveugles.

- Louis XVI donna l’ordre à ses commandants de vaisseaux de ne point inquiéter les pêcheurs anglais et obtint ainsi du gouvernement anglais la réciprocité pour les pêcheurs français.

- Louis XVI donna aux femmes mariées et aux mineurs de toucher eux-mêmes leurs pensions sans demander l’autorisation de leur mari ou tuteur.

- Louis XVI ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis « comme les propres sujets du Roi », 90 ans avant la première Convention de Genève.

- Louis XVI fit abolir le servage et la mainmorte dans le domaine royal, et le droit de suite qui permettait aux seigneurs de faire poursuivre les serfs ou mainmortables qui quittaient leur domaine.

- Louis XVI ordonna l’abolition de la question préparatoire et préalable (torture).

- Louis XVI accorda le premier le droit de vote aux femmes dans le cadre de l’élection des députés de l’assemblée des Etats-Généraux.

- Louis XVI fit construire à ses frais des infirmeries « claires et aérées » dans les prisons.

- Louis XVI s’inquiéta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive de par leur inculpation, avant leur procès. Par ailleurs, il décida de leur accorder une indemnité ainsi qu’un droit d’annonce dans le cas où leur innocence serait reconnue lors de leur procès.

- Louis XVI supprima de très nombreuses charges de la maison du Roi (plus d’un tiers).

- Louis XVI permit aux femmes d’accéder à toutes les maîtrises.

- Louis XVI finança tous les aménagements de l’Hôtel-Dieu pour que chaque malade ait son propre lit individuel.

- Louis XVI employa le premier l’expression de " justice sociale ".

- Louis XVI fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd’hui nommé Hôpital des Enfants-Malades.

- Louis XVI créa le Musée des Sciences et Techniques, futur centre national des Arts et Métiers.

- Louis XVI fonda l’école des Mines.

- Louis XVI finança sur ses propres fonds les expériences d’aérostation des frères Montgolfier.

- Louis XVI finança également les expériences de Jouffroy d’Abbans pour l’adaptation de la machine à vapeur à la navigation.

- Louis XVI exempta les juifs du péage corporel et autres droits humiliants, fit construire les synagogues de Nancy et de Lunéville et permit aux juifs l’accès à toutes les maîtrises dans tout le ressort du Parlement de Nancy.

- Louis XVI accorda sept millions aux victimes du froid excessif en 1784.

- Louis XVI accorda des pensions de retraite à tous ceux qui exerçaient une profession maritime.

- Louis XVI demanda l’établissement annuel de la balance du commerce.

- Louis XVI créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique.

- Louis XVI accorda l’état-civil aux protestants.

par Lux publié dans : Histoire
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Vendredi 24 novembre 2006

 

Histoire http://fr.wikipedia.org/wiki/Bordeaux#Histoire

 

L'Antiquité

 

Bordeaux fut fondée au IIIe siècle av. J.-C. sous le nom de Burdigala en latin, par les Bituriges Vivisques (littéralement 'Bituriges déplacés'), qui sont un peuple gaulois de la région de Bourges. Le premier emplacement est situé à l'embouchure de la Devèze, un affluent de la Garonne, proche de la Gironde. La naissance de Bordeaux n'est pas liée aux qualités du site, car, ville d'embouchure située sur une avancée du plateau landais, elle fut longtemps cernée de marais pestilentiels.

 

 

 

Il s'agissait à l'époque d'un emporium, c'est-à-dire un comptoir de commerce, contrôlant les routes de l'étain et du plomb entre les ports gaulois de la Loire et la République romaine. Après l'occupation romaine, Burdigala se développa et finit par devenir une des villes les plus opulentes de la Gaule. Au IIIe siècle, elle ravit même à Mediolanum Santonum (Saintes) le titre de capitale administrative de la province d'Aquitaine. La ville fut particulièrement prospère sous la dynastie des Sévères (193-235), elle englobait alors le mont judaïque, actuel quartier Saint-Sernin. Mais en 276, la ville fut pillée par les Vandales et s'enferma dans ses murs. La ville continua à briller pendant près d'un siècle, illustrée par ses poètes chrétiens (Ausone, 309-394) et ses saints (saint Paulin de Nôle, 353-431).

 

 

 

Mais cette période de prospérité de Burdigala fut interrompue par différentes invasions: les Vandales en 409, les Wisigoths en 414 et les Francs en 498. Au Xe siècle la ville fut également pillée par les Normands. La ville de Bordeaux sombre alors dans une longue période d'obscurité.

 

 

 

Le seul vestige de l'époque antique : l'amphithéâtre Gallien

 

 

 

 

 

 

 

Le Moyen Âge

Il faut attendre le XIIe siècle pour que Bordeaux retrouve sa splendeur. En effet, suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine, ancienne épouse de Louis VII, avec Henri II Plantagenêt en 1154, la ville devient anglaise. Elle le restera pendant trois siècles, tout comme l'Aquitaine, qui, prononcée à l'anglaise, devient la Guyenne. Bordeaux s'agrandit et se dote d'une deuxième enceinte. C'est au cours du XIIIe siècle que Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l'Angleterre. C'est à cette époque que la cathédrale Saint-André est construite. Son archevêque, Bertrand de Got, devient pape sous le nom de Clément V en 1305. De 1362 à 1372, sous le règne du Prince Noir, Bordeaux devient capitale d'un État indépendant, mais le Prince Noir dû renoncer à son projet d'ériger la Guyenne en État souverain.

 

 

 

En 1453, suite à la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française et la guerre de Cent-Ans s'achève. Mais la ville n'apprécie guère la tutelle du roi de France. Afin de surveiller la ville devenue hostile, le roi Charles VII fait bâtir à Bordeaux le château Trompette et le fort du Hâ. Le commerce du vin avec l'Angleterre s'arrête et la ville perd alors sa prospérité. En 1462, le roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un Parlement.

 

 

 

L'époque moderne

 

En 1585, Montaigne devient maire de Bordeaux. La ville s'apaise et trouve une nouvelle source de profit dans le commerce du pastel de Garonne.

 

 

 

Pendant les luttes de la Fronde entre la noblesse française et le Roi, les bourgeois bordelais forment la Conjuration de l'Ormée. Ce n'est qu'en 1653, après que le jeune Louis XIV eut fait son entrée dans la ville soumise par les armes, que Bordeaux acceptera enfin de faire partie du royaume de France.

 

 

 

Bordeaux connaît sa seconde apogée du milieu du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port. La ville commerce le vin, mais aussi le sucre colonial et les esclaves. Au même titre que Nantes, elle devient en effet un centre négrier et s'enrichit beaucoup grâce au commerce triangulaire. Les archevêques, les intendants et les gouverneurs installés par le roi, embellissent la ville, assèchent les faubourgs marécageux et insalubres et aménagent les anciens remparts. Les intendants Tourny et Boucher feront, à moindre échelle, ce que fera 100 ans plus tard le baron Haussmann à Paris. L'architecte Nicolas Portier construit, à la place des portes fortifiées de la vieille ville, des arcs de triomphe majestueux comme la porte d'Aquitaine (place de la Victoire ), la porte Dijaux (place Gambetta/ Rue Porte Dijaux), la porte de la Monnaie (quai de la Monnaie ) ou encore la porte de Bourgogne (place Bir-Hakeim). La ville se dote également d'un opéra construit par Victor Louis.

 

 

 

L'architecte de Louis XV, Ange-Jacques Gabriel, crée à la demande de Tourny le Jardin Public, voulu comme un espace vert et un haut lieu de promenade qui rencontre très vite la faveur des Bordelais. Gabriel construit aussi la vitrine de la ville : la place de la Bourse , magnifique ensemble XVIIIe de type versaillais, qui donne sur les quais. Elle sert dans un premier temps d'écrin à la statue équestre du roi Louis XV, statue fondue en 1792 et remplacée en 1869 par la fontaine des Trois Grâces, réalisée d'après des plans de Louis Visconti. La ville deviendra une des capitales européennes des Lumières dont Montesquieu fut le précurseur.

 

 

 

Bordeaux va beaucoup souffrir pendant la Révolution, le Consulat et le premier Empire. En effet pendant ces trois périodes, la ville ne peut plus commercer via l'Atlantique. La ville songera alors à se révolter à l'appel des députés girondins, mais Jean-Lambert Tallien y fait régner la Terreur.

 

 

 

L'époque contemporaine

 

Quand le premier Empire s'effondre, la ville sera la première à accueillir les princes de la maison de Bourbon. La période révolutionnaire rendit obligatoire le doctorat ; à partir de 1824, l’entrée à l’École exigea le baccalauréat. Les trois écoles au XIXe siècle auront une haute réputation, souvent désignées sous le nom d'Écoles de Santé navale.

 

 

 

 

 

 

Plan de la ville de Bordeaux en 1840

 

 

 

À partir de 1840, la ville redevient un grand port colonial et commerce à nouveau avec l’Afrique. À la fin du siècle, la ville s'industrialise avec des entreprises chimiques, métallurgiques, alimentaires et les huileries. Au même moment le phylloxéra touche le vignoble.

 

 

 

Le 7 mai 1841, la première ligne de chemin de fer est ouverte entre Bordeaux et la Teste. Les trains partent alors de la première gare de Bordeaux, la gare Bordeaux-Ségur située rive gauche. En 1852, la ligne entre Bordeaux et Angoulême est ouverte permettant de relier Bordeaux à Paris. Les trains à destination de la capitale partaient de la gare de Bordeaux-Orléans située rive droite.

 

 

 

En 1870, Léon Gambetta forme un gouvernement à Tours qui devra se replier à Bordeaux. Antoine Alfred Eugène Chanzy rejoint le gouvernement à Bordeaux où il prône la poursuite de la résistance.

 

 

 

Dans les années qui suivirent la guerre de 1870, le corps de Santé de la Marine va connaître une crise et un déclin de ses trois écoles. C'est en 1890 que le projet du ministre Édouard Barbey fut adopté, projet prévoyant la création d'une École du Service de Santé pour la Marine puis d'une Faculté d'État et l'existence de trois annexes.

 

 

 

C’est à Bordeaux, le 5 novembre 1890, qu’est inaugurée l’École Principale du Service de Santé de la Marine et des Colonies dans un ancien asile d’aliénés. Elle a pour mission de former des médecins et des pharmaciens. L’emplacement de l’École devait être provisoire mais il devient définitif avec la construction d'un bâtiment sur le cours Saint-Jean et d’un autre sur la rue Ferbos.

 

 

 

Pendant la Première Guerre mondiale, Paris étant menacée par l’avancée des armées allemandes, le gouvernement français se replia vers Bordeaux. La ville connaîtra alors une certaine prospérité grâce aux usines d’armement. En 1917, la ville devient le point de passage des soldats des "États-Unis d'Amérique". Elle est aussi à cet instant la ville de l’Action française et des ligues qui rendent le climat politique agité.

 

 

 

La Seconde Guerre mondiale, marque une nouvelle période de troubles pour Bordeaux. La ville devient en 1940, pour la troisième fois de son histoire, le siège du gouvernement. Le fait que Bordeaux ait été le siège du gouvernement lorsque la France était en danger lui a valu le surnom de "capitale tragique". En juin 1940, alors que le gouvernement français s’apprête à signer l'armistice, le consul du Portugal, Aristides de Sousa Mendes délivre près de 30 000 visas à des réfugiés fuyant l’avancée de l’armée allemande. La ville est ensuite occupée par les Allemands avec des collaborateurs zélés comme le maire Adrien Marquet ou le préfet Maurice Papon. Le port de Bordeaux acquiert durant la guerre un rôle nouveau et majeur dans l’économie de guerre du Reich. Une base sous-marine bétonnée est construite et des cargos forcent le blocus britannique pour approvisionner l’Allemagne en matières premières (caoutchouc naturel notamment) venus d'Extrême-Orient. Le maire de Bordeaux, Adrien Marquet, s’engage dans la collaboration aux côtés de Marcel Déat avec lequel il avait fondé avant-guerre le parti des Néo-Socialistes, proches des idées fascistes. Après avoir quitté Périgueux et Agen le 19 août 1944 et Pau le 20, les Allemands quittent Bordeaux le 28 août 1944.

 

 

 

En 1947, Jacques Chaban-Delmas, général de la Résistance , devient maire. Il industrialise la ville alors que le négoce s’effondre. Il restera maire jusqu'en 1995, année où Alain Juppé obtient le poste de maire et qui tenta de redonner à la ville un second souffle et pour ce faire engagea une rénovation de la ville, une réhabilitation de certains quartiers, la construction d'un tramway. Suite à sa condamnation en 2004, Alain Juppé est remplacé par Hugues Martin, provisoirement. La mairie d'Hugues Martin démissionne alors le 28 août 2006, et sont organisées les élections municipales anticipées le 8 octobre 2006. Alain Juppé, ayant purgé son année d'inéligibilité, est ainsi réélu au premier tour, avec 56,24 % des suffrages.

 

 

 

par Lux publié dans : Histoire
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Vendredi 24 novembre 2006


« Que le présent testament que j'ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils les rois de France par moi consacrés au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.
Qu'en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l'inviolabilité de sa durée...
Mais par égard seulement pour cette race royale qu'avec tous me frères et coévêques de la Germanie , de la Gaule et la Neustrie , j'ai choisie délibérément pour regner jusqu'à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l'honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.
Par égard pour cette race que j'ai baptisée, que j'ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême: cette race que j'ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j'ai ointe de l'onction des rois, par le Saint Chrême du même Saint-Esprit;
J'ai ordonné ce qui suit:

I° MALÉDICTIONS

Si un jour cette race royale que j'ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile; envahissait ses Églises, les détruisait, les dévastait:
Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims.
Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. (Ainsi, à l'origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin.)
Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.
Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l'indulgence! Place à la menace!
S'il est rebelle à tout, qu'il soit séparé du corps de l'Eglise, par la formule inspirée aux évêques par l'Esprit-Saint : parce qu'il a persécuté l'indigent, le pauvre, au coeur contrit; parce qu'il ne s'est point souvenu de la miséricorde; parce qu'il a aimé la malédiction, elle lui arrivera; et n'a point voulu de la bénédiction, elle s'éloignera.
Et tout ce que l'Eglise à l'habitude de chanter de Judas le traitre et des mauvais évêques, que toutes les Eglises le chantent de ce roi infidèle.
Parce que le Seigneur a dit: "Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c'est à Moi que vous l'avez fait, et tout ce que vous ne leur avez pas fait, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait.
Qu'à la malédiction finale on remplace seulement, comme il convient à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté:
Que ses jours soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté!
Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescris, qu'ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable: que leurs jours soient abrégés et qu'un autre occupe leur siège.

II° BÉNÉDICTIONS

Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.
Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines!
Que de cette race sortent des rois et des empereurs (Comme les Rois de France ont été fidèles! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc...) qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise , puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il. »
par Lux publié dans : Histoire
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Mardi 7 novembre 2006

 

A l’issue de notre banquet annuel du 8 octobre, notre ami, le Général Pichot-Duclos, a prononcé un remarquable exposé sur l’Armée dans  la Résistance. Il a montré en particulier que, pour des raisons politiques, gaullistes et communistes ont tout fait pour occulter la participation très active de l’Armée dans la Résistance et la libération de notre pays. Il  aurait  été  très  politiquement  incorrect  (déjà ! ) de mettre en lumière tout ce que l’Armée légale, c’est-à-dire celle qui a suivi le Maréchal Pétain jusqu’en novembre 1942, a fait  pour défendre le pays et   reconstituer les forces qui, dans une deuxième période, ont servi à libérer le territoire. Citons par exemple les efforts des Services Secrets de Vichy, qui, tant que la Zone sud est restée libre, ont arrêté et fait fusiller les espîons allemands qui sévissaient sur notre sol. Prévoyant l’occupation de la Zone libre, ces Services sont ensuite passés dans la clandestinité. Sur le plan de la Résistance, mentionnons en particulier l’Organisation de Résistance de l’Armée, organisation très active, tant au niveau du renseignement que de la création et l’armement des maquis, notamment dans les Alpes et dans le Jura. Et surtout, rendons hommage à l’action du Général Weygand, envoyé pour réorganiser  les forces françaises d’Afrique du Nord, ces mêmes troupes qui, après avoir pris une part significative aux combats en Italie, constitueront le fer de lance de la 1ère Armée qui prendra part glorieusement, à compter du 15 août 1944, au débarquement de Provence, à la libération du sud-est de la France, aux très durs combats des Vosges et à l’invasion de l’Allemagne.

 

                                                          Les indigènes

 

Ce bref exposé fait comprendre pourquoi, et pendant si longtemps, la propagande officielle a mis en avant dans toutes les cérémonies et dans les médias, le débarquement de Normandie, alors que seuls 177 soldats français des Commandos de Marine y ont pris part directement. Par contraste, le débarquement de Provence et la poursuite jusqu’au Rhin, dans lequel la participation française a été déterminante, n’ont été que rarement et trop rapidement exposés. Loin de nous l’idée de mettre en doute la vaillance des troupes alliées ! Mais sur le plan franco-français, il est clair que gaullistes et communistes ont tout fait pour cacher à l’opinion le rôle de la 1ère Armée française, car celle-ci était née de l’Armée d’Afrique qui devait tant à l’action du Général Weygand et à travers lui, au Maréchal Pétain. C’est cette différence de traitement qui est en partie à l’origine du sentiment d’injustice qu’ont ressenti les jeunes « beurs », aujourd’hui installés en France et citoyens français, en raison de « l’oubli » des sacrifices que leurs grands-pères, anciens tirailleurs ou goumiers, ont supportés pour libérer la France. C’est ce sentiments d’injustice qui a motivé la réalisation du film «  Les indigènes ». Oh ! Je ne suis pas dupe des arrières-pensées des uns et des autres, voire du caractère manichéen de ce film. En particulier, il semble que ses auteurs aient oublié que la 1ère Armée ne comptait pas que des « indigènes », mais au moins autant de français demeurant en Afrique du Nord : dix-huit classes de ceux-ci ont été levées en 1943-1944, sans parler des français évadés de France…Mais ce ne sont pas les auteurs du film qui sont les plus à blâmer, mais les politicards qui, depuis soixante-deux ans et pour les raisons que l’on sait,  ont volontairement occulté le rôle très important de la 1ère Armée française dans la libération de notre pays.

 

                                                   Les défauts du système

 

Ceci nous permet de rappeler que dans la démocratie française, les préoccupations bassement politiciennes ou les intérêts d’un clan prennent le plus souvent le pas sur l’intérêt national. Il suffit de voir ce qui se passe en ce moment avec les élections présidentielles et législatives qui vont se succéder dans quelques mois. Les déclarations et les programmes des différents candidats et des partis sont considérés par ceux qui les rédigent, ainsi que par les commentateurs, exclusivement en fonction de l’effet qu’ils peuvent produire sur leur image dans l’opinion publique  et principalement dans le segment socio-professionnel qui les intéresse. Autrement dit, tout est ramené à l’angle électoral. On vise spécialement la « ménagère de cinquante ans », les  « jeunes des banlieues », ou « les employés de la fonction publique »…Que ces déclarations ou les mesures proposées  soient favorables ou non à l’intérêt général, personne ne s’en occupe, sauf parfois dans le discours. Comme aucun homme politique ne veut mécontenter sa clientèle électorale, ce qui serait suicidaire, ce système aboutit  le plus souvent à l’immobilisme et au refus des réformes, mêmes les plus évidentes et les plus urgentes. Ou alors, on triche : par exemple, on omet de préciser le coût de telle mesure souhaitée par tel clan et qui la paiera. Personne dit que l’embauche souhaitée, voire exigée, de tant de fonctionnaires aboutira à l’augmentation de tel impôt… On omet en outre de parler des conséquences indirectes de telle ou telle mesure, par exemple que telle augmentation des charges risque d’entraîner des délocalisations… Ce manque de lucidité et de courage politique est la raison principale de la situation de blocage qui existe dans notre pays et qui commence à être ressentie par de larges portions de la population.

 

                                                   La politique étrangère

 

S’il est un domaine dans lequel les défauts de la démocratie française apparaissent clairement, c’est la politique étrangère. En effet, ce champ d’action exige une vision claire des intérêts français envisagés dans le long terme et dénuée de tout a-priori idéologique et de tout intérêt partisan , et encore moins clanique. Or le fonctionnement de notre démocratie est tel que toute décision est prise en fonction de positions à usage interne, qui s’appuient le plus souvent sur une base  idéologique sans rapport avec la réalité.  En outre, ces prises de position peuvent être remises en cause lors de tout changement de Président de la République, dont la fonction a été réduite à cinq ans, et de Ministre des Affaires Etrangères, dont la durée des fonctions est, en pratique, encore plus courte. Et surtout, comme l’écrit Gille Varange dans son remarquable ouvrage : « Entre empires et nations, un chemin français » ( Editions de la Colombe  7, rue Constance, 75018 Paris, 15 euros ) : « Tout à leur désir de briller, nos présidents successifs ont ainsi négligé ce grand principe de base : la diplomatie ne peut être, dans le meilleur des cas, que la fidèle servante d’une politique intérieure pertinente et efficace, créatrice de richesses et de puissance. Elle peut alors en prolonger et en démultiplier les heureux effets vers l’extérieur…Aucune diplomatie n’a jamais assuré la grandeur ni même la simple survie d’un peuple aux institutions déficientes et à la cohésion défaillante ». On ne saurait mieux dire. Tant que nous serons en République, on le voit bien en Europe, en Russie comme au Moyen-Orient, la diplomatie française ne sera pas prise au sérieux, malgré les effets de langage et les rodomontades de nos dirigeants. Une fois de plus, il n’y a pas de bonne République !

                                                                                                                     Georges Rousseau

par Lux publié dans : Histoire
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Samedi 30 septembre 2006

 
Quantité de chansons nous sont parvenues de celles qui furent écrites par les Vendéens et les Chouans. Peut-être moins connue que Monsieur de Charette composée par Paul Féva en 1853, voici ici une authentique chanson des soldats-paysans de la Vendée et d'un de leurs chefs. Elle était chantée par ceux qui avaient désigné à leur tête François-Athanase de Charette, un officier de marine.
Il est aux Tuileries le 10 Août 1792 pour défendre le Roi. En 1793, il commande l'insurrection à Machecoul. Il est fusillé par les soldats de Hoche peut après l'échec du débarquement de Quiberon en 1795. Les paroles de cette chanson ont étés adaptées sur l'air d'un cantique de saint Louis Grignon de Monfort. Le saint mélomane fut l'artisan de la restauration du culte du Sacré-Coeur dans les provinces de l'ouest au XVIIe siècle. Il renforcera ainsi les convictions spirituelles de ce "peuple de géants" comme disait Napoléon, au point de mettre en péril la Révolution.
Les républicains ayant à l'époque usurpé le terme "Nation", ce mot est dans ce chant employé pour les désigner.

1- La Vendée pour défense// A ses divisions,

Le soutien de la France// Va détruire la Nation.
En avant bombardiers// Artillerie,
Sont tout prêt donner// La symphonie.

2- A l'entour de nos forces// Nous avons, pour certains,
Des ennemis atroces// Qui nous narguent de loin.
Nous pourrons nous vanter// Que ces mutins
N'oseront aborder// Notre terrain.

3- Ce Canclaux général// De ces républicains
De ce monde total// Veut battre les chrétiens.
Mais son coup est manqué// Pour le certain
Nous l'avons bien chassé// De ce terrain.

4- A Nantes l'on espère// Vous y verrez beau jeu!
Les chrétiens en colère// Vous ferons voir du feu
En punition du mal// Et des forfaits
On vous prépare un bal// C'est pour jamais.


5- En toutes les provinces // Vous entendrez parler
Qu'il y a un nouveau prince // Qu'on dit dans la Vendée
Qui s'appelle Charette // Vive son cœur!
Chantons à pleine tête: // Gloire et honneur!


6- Cet ami du monarque // Il a bien du renom,
Il a fait un grand obstacle // A tout' la Nation;
Jusques en Angleterre // On l'applaudit;
Aussi sur les frontières // Même à Paris.

7- Admirons la vaillance // De Charette homm' de cœur
Il est né pour la France // Il fait voir sa valeur
Regardez cette armée // Rien de plus beau;
Il a palme et laurier // Dans les drapeaux.

8- Combien de catholiques // Qui n'existeroient plus
Si Charett' pacifique // Avait perdu la vie!
Dieu nous l'a conservé // Vive le roi!
Que toute cette armée // Chante avec moi.

9- Quand il va à l'attaque // Dit à ses commandants:
"Mettez-vous en bataille // Et marchez sur huit rangs,
En avant! grenadiers // Ne craignez rien;
Courage cavaliers, // Tout m'appartient."

10- Malgré la canonnade // Il fonce vaillamment
Quoique la fusillade // Il dit: "Mes chers enfants,
Crions à haute voix, // Soldats vengeons
La mort de notre roi // Par la Nation."

11- Voyez vous cette troupe // Il n'y a rien de si charmant,
Charette veut l'union // De tous ses commandants,
Il ordonne et prétend // Qu'en Vendée
Chaque commandement // Soit divisé...

15- Mais tout le monde espère // C'est une vérité
Comme étant notre père // Vous nous ramènerez
Avec tous nos drapeaux // Victorieux
Pour soulager nos maux // Et être heureux...

23- Quand nous sommes à // Belleville
Remparts et bastions // Les commandants civils
Vont rendre leur hommage // A deux genoux
A ce grand personnage // Du Bas-Poitou.

24- En toute notre armée // Chose bien entrepris!
Il y a garde montée // Tant le jour que la nuit
Et tambours et baguettes // Tambouriniers,
Qui battent la retraite // Après souper.

25- Qu'à fait cette chansonnette // C'est un jeune officier
D'la premièr' compagnie. // De ses braves cavaliers
Si elle est à vot gré // J'en suis content!
Et que chaque officier // En fasse autant!
par Lux publié dans : Histoire
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« Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut » -colonel Schmitt-

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