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Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Mercredi 5 mars 2008

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En avril 2006 monsieur Bouteflika déclarait que « la France était responsable d’un génocide de l’identité, de l’histoire, de la langue et des traditions algériennes », niant le bilan positif de la colonisation et mettant ainsi fin au projet de traité d’amitié franco-algérienne en gestation.
Cette affirmation, jamais reniée, est un mensonge inacceptable et une contre-vérité historique absolue.

Mais avant d’évoquer ce que fut réellement notre œuvre colonisatrice pendant 130 ans, rappelons à monsieur Bouteflika que la population algérienne entre 1830 et 1962 est passée de 2 millions à 9 millions, ce qui ne fut pas le cas des Maoris de Nouvelle Zélande, des Aborigènes d’Australie ou des Indiens d’Amérique du Nord qui virent leur nombre divisé par dix avec l’arrivée des Européens.
Si nul ne conteste les exactions, les violences et les crimes qui ont toujours accompagné les conquêtes et les périodes de pacification au cours de l’histoire des peuples, la France n’a jamais cherché à détruire la culture et les traditions berbères ou arabes, ni à interdire leur religion ou leur langue. Par contre nul n’ignore que les Arabes ont conquis de façon définitive les contrées berbères pour y imposer la religion musulmane et la langue arabe. Où est le véritable génocide culturel ?
Quant aux exactions en tout genre, faut-il souligner que les Algériens n’ont pas été les derniers à faire preuve de barbarie, notamment en suppliciant des centaines de milliers de harkis dans d’abominables souffrances ?
Nous n’avons donc aucune leçon de morale à recevoir de monsieur Bouteflika.

En 1830 cette région sous Régence turque et soumise à la loi coranique, ne possédait ni monnaie propre, ni routes, ni écoles, ni hôpitaux, ni agriculture. Elle n’était qu’un repaire de pirates esclavagistes, les redoutables Barbaresques qui écumaient la Méditerranée depuis des siècles, en quête de captifs pour alimenter leurs harems et leurs marchés aux esclaves. Cette terre hostile s’appelait encore la Barbarie. C’est donc en 1830 que la France décida de mettre fin à la piraterie et s’empara d’Alger. A partir de cette date, et pendant 130 ans, ce pays qui allait devenir l’Algérie, connut le plus grand bond en avant de son histoire. D’un sol désertique les colons ont fait un verger en construisant de nombreux barrages, en forant des puits et en irriguant des centaines de milliers d’hectares. A son indépendance l’Algérie avait son autosuffisance alimentaire et pouvait exporter vins et agrumes.
D’une population totalement analphabète, la France a scolarisé 50% de la jeunesse en construisant une cinquantaine de lycées et collèges et quatre facultés dont une de médecine.
Au plan médical, alors que le taux de mortalité infantile atteignait 50% en 1830, nous avons éradiqué la dysenterie, le paludisme, la variole, la peste, le choléra et le typhus par des campagnes de vaccinations massives et des soins gratuits pour tous. 138 hôpitaux furent construits.
L’infrastructure ne fut pas en reste avec 54000 kms de routes et 80000 kms de pistes sahariennes, 4500 kms de voies ferrées, 23 ports et de nombreux aéroports. La France a installé des câbles sous-marins, des faisceaux hertziens et des structures de communications modernes qui faisaient de l’Algérie le pays le plus avancé d’Afrique. Dans le domaine industriel et minier nous avons exploité le fer, le zinc, le plomb, les phosphates et créé une industrie chimique et métallurgique moderne. Nous avons construit 4 centrales thermiques et mis en valeur le pétrole saharien qui a donné à l’Algérie une richesse inestimable équivalant à 95% de ses recettes.
Sans oublier les milliers de logements, les 274 stades et les complexes sportifs disséminés dans le pays.
Tel est le bilan de la colonisation dont nous n’avons pas à rougir. Saluons au contraire le courage et la volonté de ces explorateurs, ces militaires, ces missionnaires, ces médecins, ces colons et tous ces « pieds noirs » anonymes qui ont bâti ce pays dans le sang et les larmes pour le conduire vers la modernité. Ils ont non seulement fait de l’Algérie un État moderne, mais ils ont également fait la grandeur de la France.

On pourrait faire aujourd’hui le bilan de la décolonisation et de l’indépendance, mais laissons plutôt la parole aux Algériens eux mêmes, que nul ne pourra soupçonner d’Arabophobie. :

• « S’il est en Algérie, un domaine où l’effort de la France ne se discute pas, c’est bien le domaine de l’enseignement. On peut et on doit dire que l’école a été un succès certain. Les vieux maîtres, les premiers instituteurs ont apporté toute leur foi pédagogique sans arrière pensée et leur influence a été extrêmement heureuse ». (Abderrhamane Fares instituteur.)
• « La scolarisation française en Algérie, a fait faire aux Arabes un bond de mille ans ». (Belkacem Ibazizen, Conseiller d’Etat.)
• « Trente ans après l’indépendance nous voilà ruinés avec plus de nostalgiques que le pays comptait d’habitants et plus de rapetoux qu’il n’abritait de colons »….  « Beaucoup d’Algériens regrettent le départ des pieds-noirs, s’ils étaient restés nous aurions peut-être évité cette tragédie ». (Boualam Sansal écrivain)
• « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi…..Quarante ans est un temps honnête, ce que nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants ». (Boualam Salam)
• « Dire que du temps des Français, ici c’était un jardin ». (Aït Ahmed. ex leader FLN)
• « L’œuvre de la France est admirable ! Si la France était restée 20 ans de plus elle aurait fait de l’Algérie l’équivalent d’un pays européen ». (Un ministre syrien à Ferhat Abbas au cours d’une visite à Alger).
• « Je ne pardonnerai jamais à la France d’avoir quitté l’Algérie » (Une Algérienne à Chirac lors d’un bain de foule).
• « Si les pieds-noirs n’étaient pas partis en masse, l’Algérie ne serait peut-être pas dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve…Franchement on pourrait presque leur en vouloir ». (Malika Boussouf journaliste).
• «  A son indépendance, nul pays extérieur au monde occidental, Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d’une infrastructure aussi développée que celle de l’Algérie ». (Bechir Ben Yahmed Directeur de « Jeune Afrique »).
• « La France a commis un crime. Elle a livré le peuple algérien aux tueurs et assassins ». (Ferhat Abbas, leader du FLN).

Comme tout dirigeant incompétent qui tente de s’exonérer de ses propres responsabilités, Bouteflika a trouvé en la France le bouc émissaire idéal : un pays qui se complaît dans l’auto-flagellation et la repentance à tout propos.
C’est une grave erreur et si nos dirigeants n’ont pas le courage de défendre notre œuvre colonisatrice, c’est pour nous un devoir d’honorer la mémoire de nos ancêtres qui ont fait la grandeur de la France au temps où elle rayonnait sur un magnifique empire de 11 millions de kilomètres carrés et où les noms de Dakar, Nouméa, Hanoï, Cayenne ou Djibouti évoquaient des paradis lointains pour des générations de Français nostalgiques d’aventures exotiques.
N’en déplaise aux esprits chagrins et timorés, la colonisation fut pour des millions d’hommes le plus grand fait de l’histoire.

par Lux publié dans : Histoire
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Mercredi 5 mars 2008
par Lux publié dans : Formation politique
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Lundi 3 mars 2008
LA LETTRE DE LA RESTAURATION NATIONALE
Courrier électronique .-. Mars 2008

La revanche des paysans ?

Comme l’ensemble des prix des matières premières, destinées à l’industrie ou non, les prix des produits agricoles flambent depuis environ deux ans, qu’il s’agisse des prix de quelques produits à la production ( blé, lait… ) et, de manière plus générale encore, au niveau des prix de détails.

Tout d’abord, essayons de comprendre les raisons de ces augmentations au niveau de la production. On pense en premier lieu à l’inflation « induite », c’est-à-dire aux conséquences de la hausse des prix du pétrole, qui se répercutent directement sur le prix des carburants agricoles, et indirectement sur tous les prix des produits dont un agriculteur a besoin : semences, engrais, eau…etc. Et en amont il y a, bien entendu, l’énorme demande provenant de grands pays asiatiques, et d’abord de la Chine et de l’Inde, dont la population , à elles seules, représente plus du tiers de la population mondiale. Ces populations, longtemps les plus pauvres de la planète, sont en train de s’ouvrir lentement mais sûrement au commerce international. A noter que, comme le remarquait récemment le « Mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture », l’augmentation des prix à la production est d’autant plus forte que, par définition, l’offre n’est pas élastique, compte - tenu du délai s’écoulant entre la décision de semer et la récolte des produits, sans parler des aléas climatiques.

Les hausses au niveau de la distribution

Au niveau de la distribution, la hausse des produits agricoles ou agro-alimentaires a même atteint un sommet, puisque la revue : « Soixante millions de consommateurs » a fait connaître récemment qu’elle avait enregistré, dans les super-marchés, des hausses allant de plus de 45 % pour certaines pâtes alimentaires, à plus de 44 % pour certains jambons blancs, à plus de 37 % pour certains laits protéinés, à plus de 32 % pour certains camemberts et à plus de 26 % pour certains beurres ! Il est vrai qu’ils s’agissaient de prix relevés sur Internet et non sur les rayons eux-mêmes, mais personne ne conteste que les industriels de l’agro-alimentaire et les distributeurs ont, non seulement répercutées les hausses éventuelles à la production, mais ont profité souvent de cette « valse des étiquettes » pour arrondir leurs marges…

Les agriculteurs profitent-ils de ces hausses ?

Cela dépend du type d’agriculture. Ainsi les producteurs de blé, de maïs et de tournesol ont vu leurs revenus nets progresser de 98 % entre 2006 et 2007. D’une manière générale, le revenu des agriculteurs français a progressé en moyenne de 12 % en 2007, mais ce chiffre masque des disparités très importantes. Comme les dépenses des paysans ont augmenté considérablement, leur revenu net a diminué ou, au mieux, n’a pas bougé de manière sensible. C’est dans l’élevage que la situation est la plus difficile. Certes, dans l’élevage bovin laitier, on peut espérer que la hausse du prix du lait et des produits laitiers permettra en 2008 d’améliorer la situation des éleveurs, pénalisés en 2007. La situation est bien plus préoccupante dans l’élevage porcin. En effet, d’un côté le prix des aliments destinés à l’alimentation animale a quasiment doublé entre 2006 et 2007 et de l’autre le prix du porc payé au paysan stagne à un niveau très inférieur au coût de production. En conséquence, les éleveurs de porcs ont vu leurs revenus baisser de 59 % en 2007, ce qui est véritablement scandaleux alors que le prix des jambons au détail explose. La situation est la même, en un peu moins grave, pour les moutons et la volaille. Ainsi, la position est très contrastée selon la région et le type d’agriculture. Celle des gros céréaliers, en général situés dans les plaines du nord de la Loire, est très satisfaisante. Les petits producteurs de fruits et légumes et surtout des éleveurs de bovins et moutons sont dans un état beaucoup moins bon et la situation des éleveurs de porcs est carrément désastreuse.

Et l’Europe dans tout cela ?

Commençons par remarquer que les technocrates de Bruxelles n’ont absolument rien vu venir. Jusqu’encore récemment, ils ont tout fait pour diminuer la production agricole. C’est ainsi que notamment dans le secteur laitier, on a vu l’administration européenne instituer obstinément des quotas et autres systèmes destinés à décourager les paysans, pour diminuer la production laitière, alors que maintenant, on s’aperçoit que la demande de lait et de produits laitiers ( beurre, fromages, yaourts… ) explose. De même, l’Europe agricole a obligé les paysans à mettre en jachère un partie de leurs terres et de leurs prairies, pour diminuer la production, qui maintenant s ‘avère insuffisante. Le camarade Mao-Tsé-Toung envoyait ses bureaucrates travailler dans les champs pour moins que cela !

La réforme de la PAC

Nous arrivons tout naturellement au projet de Nicolas Sarkozy d’amender la PAC, entendez : la « Politique Agricole Commune », ce serpent de mer typiquement européen que certains pays de l’Union, notamment la Grande - Bretagne, rêvent, non moins obstinément , de saborder. Monsieur Sarkozy veut saisir l’occasion du fait que la France sera, à partir du 1er juillet 2008 et pendant six mois à la tête du Conseil de l’Union Européenne, pour imposer une telle réforme. Rien n’est plus important pour la France, car notre pays est le premier bénéficiaire des aides européennes ( 10 millions d’euros par an ). Plus généralement, sans les subventions de la PAC, le nombre d’exploitations agricoles en Europe diminuerait de 30 %. La première idée de Nicolas Sarkozy est de repenser ces systèmes d’aides aux agriculteurs, qui pour le moment favorisent surtout les grandes exploitations céréalières du nord de l’Europe. Pour lui, il faut diminuer ces attributions au profit de secteurs fragiles, comme l’élevage , les fruits et légumes ou encore l’agriculture de montagne. Sa seconde idée est de créer un véritable système de gestion des risques climatiques et sanitaires. Enfin, le Président appelle l’Europe agricole à se défendre contre la mondialisation. « Cela suppose, dit-il, de faire jouer à plein la préférence communautaire, qui protège les marchés européens des importations à bas prix ». Pour le moment, tout ceci ne sont que de belles paroles... Attendons de voir comment ces bonnes intentions se traduiront dans les actes. De belles bagarres en perspective au sein de la prétendue « Europe unie » !

Qu’en termes élégants ces choses – là sont dites…

Les médias et la classe politique ont épilogués à satiété sur l’incident survenu lors de la visite au Salon de l’Agriculture du Président de la République, au cours duquel ce dernier a répondu à un spectateur qui refusait, en termes insultants, de lui serrer la main : « Alors casses – toi, pauvre c… » ! N’ajoutons pas notre voix au chœur des hypocrites et contentons nous de passer de l’anecdote à la réflexion. Peut – on imaginer le Prince Jean, duc de Vendôme, faisant, dans des circonstances analogues, une même réponse ? Bien sûr que non ! Pourtant, le Prince est encore plus jeune que Monsieur Sarkozy, il a lui aussi usé ses fonds de culotte sur les bancs des écoles françaises, il a fait son service militaire, bref, il a connu, comme tout le monde, l’argot pratiqué au jour le jour dans notre beau pays. Seulement, voilà ! Lui a été élevé pour être Roi ! Ses parents, ses grands-parents et son entourage lui ont répété, depuis qu’il est haut comme trois pommes, qu’en public un Roi se comporte toujours avec dignité ! On lui a montré, à coup d’exemples fameux, comment ses ancêtres se conduisaient. On lui a cité le cas de Louis XIV – qui n’était pas réputé pour son humilité - s’effaçant devant ses femmes de chambre quand il s’apprêtait à passer une porte. Hé oui ! Qu’on le veuille ou non, une personne éduquée pour être un Roi, saura toujours, d’instinct et même inconsciemment, comment se conduire en public…il n’a pas besoin, comme Monsieur Giscard d’Estaing, autre Président de la République, de prendre son petit déjeuner avec des éboueurs, pour s’exercer au parler populaire ! Chez le Prince, ce sera naturel et non pas apprêté. Petit détail, certes, mais qui nous conduit une fois de plus, à préférer la monarchie à la République.
Georges Rousseau



Activités du mois de mars


Le mardi 4 mars 2008 à 18h45 au café « Le Festival », en bas du cours Mirabeau à Aix-en-Provence ( salle au 1er étage) aura lieu le rendez-vous mensuel du « café actualité ». « Echange et réflexion sur l’actualité ».

Le mardi 18 mars 2008 à 20h la conférence mensuelle de l’Institut de la Restauration Nationale aura lieu à l’A.S.I.E.M. 6, rue Albert de Lapparent, Paris 7ème
( Métro : Ségur, La Motte-Piquet, Cambronne ). Notre ami Gilles Varange, rédacteur en chef de la Nouvelle Revue Universelle et chroniqueur à Politique Magazine, nous parlera de « l’évolution de la politique étrangère de la France ».

Le Café Bleu organise le Jeudi 27 mars 2008 à 20h une conférence de notre ami Xavier Walter qui parlera de « La Chine d’hier et d’aujourd’hui ». Cette conférence se tiendra au Centre Saint - Paul, 12, rue Saint - Joseph, Paris 2ème. Rappelons que Monsieur Xavier Walter est chroniqueur à Politique Magazine et auteur de la « Petite histoire de la Chine » ( Editions Eyrolles 2007 ).

Le samedi 29 mars 2008 à 10h La Restauration Nationale organise un grand colloque sur le thème : « Restaurer la Nation, refaire l’Etat : un projet national et royal », avec la participation de personnalités prestigieuses. Le colloque sera précédé de l’Assemblée Générale de l’association La Restauration Nationale. Le colloque aura lieu au 1er étage de « Chez Jenny », Brasserie alsacienne, 39, boulevard du Temple, Paris 3ème ( Métro : République ). Le soir, au même lieu , de 19h30 à 22h30 aura lieu un grand banquet festif, avec la participation de Jean Raspail et d’intervenants au Colloque. Renseignements et inscriptions à la R.N. Boite Postale 652-08, 75367 Paris Cedex 08.
par Lux publié dans : Pensée politique
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Jeudi 21 février 2008

ESPACE SCHENGEN

La fuite en avant

 

 

Depuis le 21 décembre 2007, « l'espace Schengen » a été étendu à neuf nouveaux pays au point que, maintenant, à l'exception notable du Royaume-Uni et de l'Irlande, mais aussi de Chypre, de la Bulgarie et de la Roumanie, il n'existe plus de frontières à l'intérieur de l'Union européenne où la libre circulation et la non-discrimination sont désormais les réglés fondamentales. En présentant cette nouvelle « avancée ~>, le président de la Commission européenne, J. M. Barroso, a salué la suppression de « ces obstacles à la paix ». Mais, au-delà des discours officiels et trompeurs, la réalité est tout autre.

 

Une fois entrés dans lUnion européenne, par le « passage » rendu le plus facile (soit en raison du laxisme des autorités locales, soit en raison de l'impossible résistance au Camp des saints), les immigrés se regroupent par affinité ou en fonction des lois sociales du pays d'accueil. Ils vont dès lors grossir de nouveaux ghettos, comme en Hesse où la campagne électorale pour le renouvellement de son Parlement a permis de mettre en avant une étude établissant que 25% des agressions seraient dues à des immigrés.

 

De nouveaux ghettos

 

À côté des pauvres bougres qui viennent chercher en Europe un Eldorado qu'ils ne peuvent pas trouver chez eux - ce qui favorise la propagande fondamentaliste et ouvre la voie à la propagande terroriste -, des bandes organisées viennent y développer des activités aussi criminelles que lucratives. Elles installent leur siège dans un État et commettent leurs forfaits dans un autre, utilisant au mieux les différences entre les lois pénales. Et si, au prix de fichages toujours plus complets de la population, la coopération entre les polices a fait d'immenses progrès pour contrer ces activités criminelles, elles sont cependant handicapées par la renonciation des pouvoirs politiques à cette composante intégrale de la souveraineté nationale que constitue la sécurité des frontières.

 

L'emprise idéologique

 

C'est bien cette sécurité des frontières à laquelle les îles britanniques ont décidé de ne pas renoncer, ce qui les a conduit à refuser aussi en grande partie la coopération policière et judiciaire. Et, comme elles veulent conserver pour leurs concitoyens leur régime social, elles ont prié la France de protéger ses propres frontières afin que les immigrés ne sortent pas, par là, de l'espace Schengen pour les envahir. Ce fut tout l'objet du traité du Touquet vendu aux Français par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy. La mesure phare qu'il mit en avant et fut à l'envi relayée par la presse, fut la fermeture du centre d'hébergement de la Croix Rouge à Sangatte. On a beaucoup moins disserté sur l'envahissernent par ces immigrés des ports de Dieppe, Le Havre, Saint-Omer et même Zeebrugge.

 

Hélas, ces exemples n'ont pas suffit. L'emprise idéologique est devenue telle que pour lutter contre les dégâts causés à l'économie par les « 35 heures » et la retraite à 60 ans, pour lutter contre les dégâts causés à la société par la baisse excessive du taux de fécondité, l'ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, propose une nouvelle fuite en avant en ouvrant grand les portes de l'espace Schengen à une « immigration choisie ». Solution qui aura comme principal effet de permettre aux nouveaux venus d'exercer une pression à la baisse sur les salaires ce dont se réjouit par avance un président de la Banque Centrale Européenne qui aimerait endiguer le déferlement d'une nouvelle vague inflationniste. Mais il ajoute ainsi aux maux actuels un mal supplémentaire : en accueillant en Europe des travailleurs qualifiés en provenance de pays moins développés, on prive ces mêmes pays des compétences dont ils ont terriblement besoin. Et comme ces mouvements conduiront inéluctablement à de nouveaux problèmes d'assimilation, le gouvernement devra alors proposer d'augmenter les quotas de « reconduite à la frontière », « rapatriement humanitaire » et autre « retour volontaire » dont est chargé M. Hortefeux.

 

                                                                                                                              François Reloujac

                                                                                 

                      Politique Magazine n°60 Février 2008

par Lux publié dans : Actualité internationale
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Jeudi 21 février 2008

KOSOVO

La boite de pandore

 

Face aux réserves des « frères orthodoxes » et au veto russe que Moscou menace de brandir à l’ONU pour empêcher toute indépendance du Kosovo, le "premier ministre" kosovar et ex-combattant de l’UCK albanaise (mouvement terroriste lié à la Mafia albanaise qui avait réclamé la sécession et déclenché les représailles serbes puis l’intervention américaine en 19898-99), Hachim Taçi, avait voulu rassurer en déclarant à Bruxelles qu'il ne « ferait rien en ce qui concerne l'indépendance du Kosovo sans l'accord de l'UE et des Etats-Unis »... Mais chacun saitque la majorité des Etats de l’UE et les Etats-Unis ont d’ores et déjà assuré qu’ils ne s’opposeraient pas à la sécession du Kosovo. C’est ainsi que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon s’est rendu dans les Balkans pour faire pression sur les pays européens hésitant encore à reconnaître l'indépendance de la province serbe. Quant à la secrétaire d'état américain Condolezza Rice, plus directe encore, elle a appelé les Européens à ne pas attendre pour entériner l’indépendance future de la province serbe peuplée majoritairement d’Albanais et qui a été vidée de ses minorités serbes depuis la guerre de 1998-99. Washington s’emploie ainsi à convaincre des pays aussi différents que le Japon, les Etats islamiques du Golfe ou la Turquie, avertissant même que l’indépendance pourrait se faire en l’absence d’unanimité européenne, 15 pays favorables sur 27 étant jugés « suffisants »...

 

 

Or les conséquences géopolitiques de l’indépendance unilatérale du Kosovo sont nombreuses :

 

1/ elle inciterait nombre d’Etats dans le Monde à défier le droit international et le statu quo des frontières reconnues, faisant imploser pléthore d’Etats fragiles et multiculturels, pas uniquement en Afrique ou en Asie ou en Amérique latine, mais jusqu’à nos démocraties pacifiques : Belgique, menacé de partition entre Flamands et Wallons ; Italie du Nord avec le sécessionnisme de la Ligue du Nord, voire avec la Sicile et la Sardaigne; Espagne avec le terrorisme basque et l’autonomisme catalan, sans oublier leurs émules récentes l'Andalousie et la Galicie ; Grande Bretagne, avec l'Ecosse, notamment; France, avec la Corse, mais aussi la Nouvelle Calédonie et les Antilles françaises, etc.. et bien sûr la République de Chypre, menacée par les intentions sécessionnistes désormais officielles de la République turque du Nord illégale, qui occupe pour le compte de la Turquie et en présence de 40.000 soldats turcs, le Nord de l'île de Chypre, etc…

 

2/ Elle pourrait provoquer le retour des guerres ethniques dans les Balkans et rompre le fragile équilibre instauré depuis la guerre du Kosovo: le nord de la province du Kosovo peuplé de Serbes, de plus en plus inquiets pour leur survie, face à la majorité hostile albanophone, pourrait lui aussi faire sécession du Kosovo indépendant, pour se joindre à la Serbie, ce qui pourrait provoquer une nouvelle crise grave entre Albanais et Serbes. Le fait que les Albanais du Kosovo s’unissent progressivement à l’Albanie voisine inciterait également les Serbes de Bosnie à remettre en question les accords de Dayton et à rejoindre la Serbie, puis les Croates de Bosnie-Herzégovine de faire de même et rejoindre la Croatie mère. Les Magyares (Hongrois) de Roumanie et de Serbie pourraient être tentés de reconstituer eux aussi la grande Hongrie et feraient imploser plusieurs Etats, etc…

 Sans oublier les sécessionnistes-indépendantistes albanais de Macédoine et du Monténégro, et même du Sud de la Serbie et de l'Epire du Nord (Grèce), qui, galvanisés par le dangereux précédent kosovar, pourraient franchir le rubicon et faire imploser plusieurs Etats, donnant à tant de rebelles du monde entier l'idée de remettre en questions "l'intangibilité des frontières", l'un des fondements du droit international et des Nations Unies...

 

Bref la boîte de Pandore du sécessionnisme, des rebellions indépendantistes et du micro-nationalisme ethnique et religieux risque de se rouvrir et de faire voler en éclat les mêmes postulats « multiculturalistes » et tolérants qui avaient présidé aux « guerres justes » anti-serbes des années 90 qui firent imploser l’ex-Yougoslavie, désormais remplacée par le virus des partitions ethno-nationalistes. Le syndrome de la "balkanisation" a de l'avenir et l'on comprend pourquoi l'Espagne et tous les Etats de la planète menacés par des rebellions sécessionnistes craignent tant l'indépendance annoncée du Kosovo...

 

                                                                                                                                    Alexandre del Valle

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