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Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Lundi 23 janvier 2006

 

INTRODUCTION:

L’homme est « un animal social ». Ce qui le spécifie c’est son appartenance à diverses communautés (famille, commune, quartier, ville, pays, province, entreprise, groupements professionnels, culturels, religieux, associations diverses...). Ces groupements sociaux, variés et hiérarchisés, situés entre l’individu isolé et la nation ,« le plus vaste cercle communautaire », sont appelés « corps intermédiaires ». Ils constituent une société organique. Sans eux l’homme se retrouve isolé, atomisé (société individualiste) ou massifié (société collectiviste). Vouloir décentraliser, c’est affirmer la légitime existence de ces communautés et vouloir redistribuer les pouvoirs selon les compétences et les responsabilités.

 

I.    LES ORIGINES DE L’IDEE DE DECENTRALISATION

 

Ø      De nombreux penseurs du XlXe siècle voient la nécessité d’une réelle décentralisation pour la France sortie garrottée de la Révolution et de l’Empire (Bonald, Villèle, Tocqueville,etc).

Ø      A la fin du siècle, Paul Boncour et Charles Maurras sont d’accord sur un point: la centralisation étouffe le pays réel. Mais ils s’opposent sur les moyens pour parvenir à décentraliser. Boncour pense que la République peut le faire. Maurras démontre que non.

Ø      Cf la brochure de Charles MAURRAS: « L’idée de décentralisation » de 1898.

 

II.  LA REPUBLIQUE ET LA CENTRALISATION

 

Ø      La République est incapable de décentraliser vraiment. C’est l’Etat républicain qui a voulu la centralisation, par idéologie et par intérêt.

 

1.     Centralisation par idéologie

Ø      Le citoyen étant  souverain, il ne doit plus y avoir d’intermédiaire entre lui et l’Etat. Cela l’empécherait de se fondre dans le « grand tout national » nécessaire à la réalisation de la « République Une et indivisible ». D’où la suppression des corps intermédiaires dont l’origine est la fameuse nuit du 4 août 1789:

 « Quelque avantage réel qu’ait perdu la noblesse dans cette triste nuit, ce ,n’est pas à elle, ce n’est pas au clergé non plus que l’on a fait le plus de mal. (...)La nuit du 4 août a ruiné surtout nos libertés collectives, libertés locales, libertés professionnelles, qui firent la gloire et la force des Français d’autrefois. »

Charles MAURRAS (Réflexions sur la Révolution française)

 

 

 

2.     Centralisation par intérêt

Ø      La République ne peut décentraliser sans danger pour elle-même, car il lui faut tenir l’électeur et même le former dans ses écoles.

Ø      La République ne peut décentraliser sans danger pour le pays. Des pouvoirs élus pourraient s’opposer à d’autres pouvoirs élus et conduire la France à l’éclatement.

 

III.       LA MONARCHIE ET LA DECENTRALISATION

1.     Sous l’Ancien Régime

Ø      La France était « hérissée de libertés ». La monarchie se contentait d’y introduire « le minimum d’ordre supérieur et nécessaire ». Quand l’intérêt du pays n’était pas en jeu, le souverain laissait les libertés s ’épanouir. Jusqu’à la Révolution, la France garde sa constitution fédérative. Les « républiques » se portaient bien sous le Roi.

 

2.     Ce que pourrait faire la Monarchie moderne

Ø      Libre du joug de l’élection, la monarchie héréditaire aurait le pouvoir de décentraliser. Elle y aurait aussi intérêt, toutes les tâches superflues nuisant au bon fonctionnement de l’Etat.

Ø      Il pourrait y avoir enfin un véritable dialogue entre le pouvoir central et les représentants des communautés régionales et professionnelles.

Ø      Chaque cadre territorial posséderait son administration et ses compétences. Une véritable élite pourrait se dégager des corps particuliers. Les représentants du roi serviraient d’arbitres en cas de conflit entre les corps intermédiaires.

Ø      Les assemblées régionales désigneraient des représentants auprès du souverain qui pourrait les consulter et entendre leurs conseils et propositions.

 

 

CONCLUSION

Ø      La décentralisation est une nécessité vitale pour le pays.

Ø      Elle suppose un préalable politique: l’existence à la tête de l’Etat d’un pouvoir indépendant naturellement respectueux des communautés naturelles, le Roi.


 


"Les libertés en bas"

 

Il n'y a point de vexations soit légales, soit illégales, que l'Administration française ne se trouve permises contre le contribuable et l'administré. Il n'est point d'insolences que n'osent les bureaux contre les citoyens. Un César anonyme et impersonnel, tout-puissant, mais irresponsable et inconscient s'applique à molester le Français depuis le berceau. Soit qu'il vive tout seul, soit qu'il veuille s'associer, le citoyen français est assuré de rencontrer à tous les pas de son chemin le César-État, le César-Bureau, qui lui impose ou lui propose soit ses directions avec ses prohibitions, soit ses marchandises avec ses subventions.

Non seulement l'État ennuie et tracasse le citoyen français mais il lui afflige des "commodités dangereuses". Il le sert en des cas où celui-ci devrait se servir lui-même. Il le déshabitue de la réflexion et de l'action personnelle. Ainsi l'État endort et atrophie chez le citoyen la fonction civique. Le citoyen devient ignorant, paresseux et lâche. Il perd le sens de l'esprit public.

 

Mais, ces besognes, il est vrai que l'État les fait mal, étant mal outillé pour le faire. Nos différentes communautés glissent : ainsi à une décadence profonde, où l'État lui-même les suit pauvre d'hommes, la France sera bientôt pauvre de tout.

 

-              Considérant que les âges de vraie et solide prospérité nationale furent, en France, ceux du Pouvoir royal, indépendant et maître des attributions propres de l'État, n'empêchait point les différents corps, compagnies et communautés de la nation de gérer librement leurs intérêts particuliers;

-              Le pouvoir royal ne peut désormais manquer de tendre, avec fermeté, quoique avec sagesse et moyennant les délais et précautions indispensables dans la pratique, à rétablir l'usage de ces libertés partout ù l'intérêt supérieur de la Patrie et de l'État n'exigera pas le déploiement de l'autorité.

 

C'est-à-dire que :

Les familles s'organiseront comme il leur plaira. On testera comme on voudra. Les pères qui voudront constituer à la suite de leurs descendants des biens héréditaires, incessibles et insaisissables, en auront toute liberté. Reconnues enfin pour des associations naturelles, les familles pourront acquérir des droits analogues à ceux des citoyens, posséder en commun un avoir honorifique et moral comme un avoir matériel.

                Les communes et les pays (ou arrondissements), par une suite de mesures libératrices prudemment sériées, deviendront maîtres de régler selon leur gré leurs affaires propres, disposant de leur ordre intérieur sans intervention de l'État, décidant des affaires qui sont familières ou qui peuvent l'être à chacun de leurs membres et n'étant bornés, dans cette honnête et raisonnable liberté, que par le bien commun et la sûreté du royaume.


 

                Ces vastes régions qui s'étendent autour de nos grandes villes (Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille, Nancy, Toulouse, Rouen, Montpellier, Grenoble, Besançon, Limoges, Clermont, etc.) seront reconnues par la loi et délivrées du sectionnement départemental, qui est absurde et anarchique; les territoires agglomérés autour de ces capitales naturelles obtiendront progressivement l'autonomie, en tout ce qui touche leurs affaires particulières, ans engager l'intérêt national; de grands conseils provinciaux, sous le contrôle, supérieur mais éloigné, de l'Etat, concourront au réveil et à la renaissance du corps entier de la patrie que la politique jacobine a diminué.

                Les associations professionnelles, confessionnelles et morales, jouissant de la plus complète liberté, seront soumises au droit commun, et considérées comme des personnes civiles autonomes, faisant leur police elles-mêmes par cet esprit de corps qui est le principe de tous les progrès; elles seront capables de posséder, d'acquérir, d'aliéner, d'acquitter des impôts, de payer des amendes et d'être même, en cas d'indignité légale, retranchées de la vie commune à temps ou à perpétuité.

 

Au résumé, le citoyen, dans toute la sphère où il est compétent et intéressé directement, dans tout ce qu'il a le pouvoir de connaître et donc de juger, est présentement un esclave. Le pouvoir royal lui rendra la disposition et le souveraineté de ce domaine qui lui fut arraché sans droit, sans utilité, et au péril même de la force de la patrie.

 

Voilà ce que fera le roi pour les libertés. Il les rendra aux citoyens. Il en sera le garant, le défenseur et le gendarme. Examinons ce qu'il fera pour l'autorité, ainsi chassée du détail intérieur de la vie civile.

 

"L'autorité, en haut"

 

Il la relèvera, la définira, l'utilisera pour des fins purement nationales.

L'État français qui se mêle de tout aujourd'hui, même de faire des écoles et de vendre des allumettes, et qui, en conséquence, fait tout infiniment mal, vendant des allumettes ininflammables et distribuant un enseignement insensé, l'État est lui-même impuissant à remplir sa fonction d'État."

 

Charles MAURRAS, Petit manuel de l'enquête sur la Monarchie

par Lux publié dans : Formation politique
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Mercredi 18 janvier 2006

I.    L’ETAT DES LIEUX : CA VA MAL ! 

Ø      Le système éducatif français génère le doute quant à son efficacité :

 

Ø      Disproportion entre

-          les moyens mis en œuvre (ambition, affirmation des priorités à accorder à l ‘école, budget et effectifs, moyens techniques, etc)

-          et les résultats (la montée de l’illettrisme, l’échec scolaire, l’absence de débouchés, la non-transmission de connaissances qui font un enracinement, la violence scolaire …)

 

Ø      Bien des élèves ont un sentiment d’inutilité à l’égard de l’école ;

Ø      Beaucoup de professeur sont démotivés et le « plus beau métier du monde » n’attire plus ;

Ø      Les parents sont inquiets et doutent du système éducatif.

 

II.  DES PRINCIPES CONTRE-NATURE

 

L’enseignement en France souffre de divers maux (liste non exhaustive) :

Ø      Le centralisme jacobin duquel découle :

-          Le gigantisme : l’extension des pouvoirs de l’Etat, de la fonction publique, concerne l’Education, comme les autres services de la nation ; ce gigantisme est très favorable au développement d’une centrale syndicale puissante comme la fédération de l’Education Nationale, véritable état dans l’Etat.

-          La déresponsabilisation : des parents, des chefs d’établissement, des professeurs, des régions et des communes.

-          Le « totalitarisme » du Ministère de l’Education, voulant tout intégrer de ce qui existe en France comme systèmes d’enseignements. On assiste ainsi à une politique d’usurpation du pouvoir légitime (des parents, des chefs d’établissement, du personnel enseignant, des collectivités locales) tandis que l’Etat lui-même voit son pouvoir d’arbitre usurpé par des groupes de pressions (organisations syndicales, autorités « morales », …)

 


Ø      L’égalitarisme lequel conduit à

-          la négation des personnes (collège unique, scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans qui étouffe souvent la diversité des talents et des aptitudes),

-          à la négation de la spécificité des régions et des autres corps sociaux.

 

Ø      L’endoctrinement :

-          L’hypocrite principe de neutralité et celui dévoyé de laïcité ont conduit à l’enseignement officiel d’une idéologie partisane.

-          L’enseignement est devenu une machine à « démocratiser », à tenir les esprits, à mouler les cerveaux dans le carcan idéologique du « politiquement correct ».

-          Conjointement à cet endoctrinement en faveur des « valeurs » démocratiques il convient de dénoncer l’impasse faite sur ce qui est source d’enracinement, notamment le patrimoine commun français.

 


III.       SAUVER L’ENSEIGNEMENT DU MAL REPUBLICAIN


1.     Les valeurs fondamentales qui devraient inspirer les projets éducatifs de la France : 

Ø      L’enfant appartient à ses parents, avant de relever de l’Etat ou d’un parti politique. Les parents doivent pouvoir s’associer pour créer des écoles, les gérer, avoir les moyens d’exercer cette liberté. L’Etat doit garantir le libre choix des famille à l’intérieur d’un système pluraliste.

Ø      Il est juste que tous ceux qui ne participent pas à l’idéologie du jour aient droit de faire éduquer leurs enfants dans l’école qui correspond à leurs vœux. Le choix de l’école est donc une liberté fondamentale (D’ailleurs reconnue par la Déclaration des nations Unies du 10 décembre 1948; article 26). La formule du « bon scolaire » pourrait en être le complément équitable pour les familles.

Ø      Il est normal d’exiger des maîtres que les objectifs d’un ordre d’enseignement soient atteints dans une proportion suffisante, c’est-à-dire par exemple que les enfants quittent l’école primaire en sachant lire, écrire et compter.

Ø      Il faut oser dire non à l’égalitarisme. La sélection ds meilleurs est compatible avec la promotion de tous. L’université n’est pas destinée à prolonger la scolarité secondaire pour tous, mais à former les élites de la nation et à développer la recherche au plus haut niveau.

Ø      On doit refuser des poncifs démagogiques comme :

-          -    l’auto-évaluation

-          la non directivité

-          l’autodiscipline chez les plus jeunes

-          la pédagogie d’enquête au détriment du cours

-          la suspicion à l’égard de la mémoire

-          l’idée que le corps enseignant n’a pas de compte à rendre aux parents, responsables locaux, etc

 

2.     Des notions comme l’effort, la qualité, la culture, le goût du travail bien fait, l’autorité des maîtres, sont à promouvoir.


Ø      Il est normal d’organiser des tests d’aptitude, des examens d’entrée, de mettre en place un système de bourse au concours et non sur critères sociaux.

Ø      Afin que les parents pour leurs enfants et les étudiants pour l’université puissent librement choisir leur établissement il faut renoncer à l’idée de sectorisation..

Ø      Des chèques-éducation (bon scolaire) ou des dégrèvements d’impôts doivent permettre à chacun de choisir son école.

Ø      Les enseignants doivent être librement recrutés par les établissements scolaires, sur titres.

Ø      Les enseignants de toute catégorie doivent pouvoir librement passer du secteur privé d’éducation au secteur public et réciproquement, à condition de satisfaire aux exigences de l’organisme d’accueil.

Ø      L’Etat doit seulement assurer la coordination du système éducatif. Il peur établir des programmes incitatifs, mais les écoles ne sont tenues d’y souscrire que pour une part à déterminer du cursus. Tout le reste doit être laissé à la disposition des organes de gestion des écoles, collèges et lycées où siègeront nécessairement des représentants des parents, des enseignants et des collectivités locales et régionales.

Ø      Tous les établissements, publics ou privés, doivent pouvoir embaucher du personnel contractuel, enseignant ou non enseignant, rémunéré sur les fonds propres de l’établissement.

Ø      L’autonomie des universités doit être réelle, c’est-à-dire qu’elles doivent pouvoir fixer les conditions de recrutement des étudiants et des enseignants, fixer les droits d’inscription, établir elles-mêmes la nature et le contenu des enseignements, les modalités de validation des connaissances, l’organisation de l’année universitaire.

 

Conclusion :

Ø      Tant vaut l’Etat, tant vaut son enseignement…

par Lux publié dans : Formation politique
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Samedi 14 janvier 2006

I.    RAPPEL :  

1.     Il y a toujours eu de la subversion (cf Genèse : le serpent est rusé, menteur, persévérant) et il y en aura toujours

Ø      Car la subversion est d’abord une technique qui vise à détruire des « choses » en elles-mêmes fort respectables ou précieuses.

Ø      Subversion vient du latin subvertere = bouleverser , renverser.

Ø      Etymologiquement = renversement de l’ordre établi, action de subvertir, de séduire, d’égarer.

 

LA SUBVERSION

LA PROPAGANDE

est « contre »

est « pour »

son but : affaiblir le pouvoir en place afin de le rendre plus vulnérable

son but : rallier l’opinion à certaines idées, à une cause

 

 

2.     Toutes les grandes révolutions de l’Occident ont débuté par une crise intellectuelle et morale, fruit de la subversion.

La civilisation occidentale est la synthèse de trois influences : Athènes, Rome et Jérusalem.

Ces trois composantes de notre civilisation ont connu chacune leur « maladie » ou subversion.

 

Ø      Aux Grecs nous devons la notion de personne (cette conception que chaque homme est unique, doté de liberté et responsabilité, animé d’exigences morales.). La maladie grecque, c’est l’individualisme exacerbé qui provoque la dissolution de la cité.

 

Ø      A Rome nous devons la notion d’Etat fondé sur le droit. (Les rapports des hommes sont codifiés, et l’Etat assure le respect du droit.). La maladie romaine, c’est l’étatisme totalitaire.

 

Ø      Les prophètes juifs (dont le christianisme accomplira la promesse) ont apporté le dynamisme spirituel, le sens d’un progrès dans l’Histoire. La maladie juive, c’est le faux messianisme, la croyance que le salut de l’humanité sera atteint dans l’ordre temporel.

 

La liberté de la personne, le sens d’un Etat protecteur et l’espérance chrétienne sont des biens précieux consubstantiels à notre civilisation. Le risque de leur dévoiement ou de leur excès existe ici comme pour tout bien. La subversion s’attache à le provoquer.

II.  LA METHODE SUBVERSIVE

 

1.     Les leviers de la subversion.

La méthode subversive consiste à exciter les instincts pour mener les intelligences.

a.   Quatre « instincts » servent de leviers pour la subversion :

Ø      S’ils s’élèvent ils donnent la culture et la civilisation

-          l’instinct de combat se meut alors en vertu de force, en héroïsme, en esprit chevaleresque, etc ;

-          l’instinct de nourriture inspire au génie humain tout ce qu’il a pu concevoir pour survivre ;

-          l’instinct sexuel est harmonieusement mis au service de l’amour humain ;

-          l’instinct parental ou maternel crée le désir d’enfants.

Ø      S’ils s’abaissent ils génèrent la dégradation et la décadence

-          l’instinct de combat se meut en violence de plus en plus « bestiale » ;

-          l’instinct de nourriture ne suggère plus que la convoitise matérialiste des biens de la société marchande ;

-          l’instinct sexuel suscite le « sexualisme », sexualité tournée vers le seul plaisir ;

-          l’instinct parental ou maternel est étouffé par l’égoïsme et dévié vers des ersatz).

Il s’agit d’  « exciter » et non de faire comprendre ! Il s’agit de provoquer des réflexes conditionnés (voir travaux de PAVLOV), réflexes qui doivent se produire quand surgit le signal. Ce signal est le mot (ou l’image !). Sa signification compte moins que sa résonnance dans le subconscient.

 

b.   Les mots (ou images) peuvent être classés en 4 catégories :

Ø      ADHESION  ex : liberté, égalité, droits de l’Homme, démocratie, science, progrès, etc

Ø      REPULSION ex : réac, facho, royco, catho, intégriste, ordre moral, papiste, inquisition, croisade, nazis etc.

Ø      TEMOIGNAGE ex : 1789, Révolution, Dreyfus, SOS Racisme, etc

Ø      CONFORMISATION ex : solidarité, exclus, humanitaire, etc.

A partir d’un tel arsenal il devient possible  de rédiger des slogans, des discours, des tracts ou des articles « subversifs ».

 

2.     Les objectifs tactiques de l’action subversive

Ils sont négatifs (toujours l’aspect « contre »). Ils sont triples :

 

a.   DEMORALISER (décourager)

Ø      Il s’agit d’anéantir le courage de ceux qui défendent une cause, une institution, des valeurs, etc.

Ø      Il s’agit d’anéantir le courage des combattants plus que les combattants eux-mêmes.

Ø      Cette démoralisation s’effectue par l’attaque des valeurs pour lesquelles l’ « adversaire » combat.

-          Démoraliser par la culpabilisation :

ex : Eglise = obscurantisme ; Pie XII = pape favorable aux nazis ; Jean-Paul II= criminel contre l’humanité ; le refus du préservatif = manque d’esprit civique ; être contre l’avortement, c’est mépriser les femmes ; etc

« Ceux qui ont de la fourrure sur le dos ont du sang sur les mains »

-          Démoraliser en donnant à l’ennemi l’impression de la solitude, que « tout le monde » est contre lui :

ex :  « C’est dépassé » ; ne plus « être dans le coup », de son temps, etc

-          Démoraliser en donnant à l’ennemi l’impression de l’inutilité de la lutte :

ex : de toutes façons « c’est trop tard », « c’est fichu », « on ne remontera plus le courant », etc

 

b.   DISCREDITER (souiller, ridiculiser, dénaturer)

Ø      Il s’agit de discréditer l’autorité de l’adversaire. C’est d’autant plus facile que toute autorité est contraignante ; on peut donc donner d’elle une image de société (ou d’institution) répressive.

Ex : l’ « autoritarisme » de l’Eglise en matière de moeurs.

Ø      Ce discrédit de l’autorité peut aisément devenir une invitation à la désobéissance.

Ø      Ce discrédit est obtenu de diverses façons :

-          En faisant du moindre fait divers (ou propos) un scandale planétaire (ex : affaire Gaillot) ;

-          En dénaturant le message de l’adversaire (ex : propos du Pape sur l’amour humain) ;

-          En ridiculisant (ex : « le Pape est un homme en robe et il se dit contre les travestis !») ;

-          En souillant l’adversaire par des propos scabreux et diffamatoires afin d’affaiblir son autorité morale ;

-          En faisant ignorer le message de l’adversaire.

 

c.   NEUTRALISER (culpabiliser, faire peur)

-          Le but est ici d’empêcher toute réaction en faveur de ce qui est visé. Il faut créer une apathie chez ceux qui réprouvent les menées subversives. Cela est obtenu

-          en isolant et en réduisant les groupes capables de s’opposer (autrement dit en les divisant, en accentuant les divergences)

-          en faisant peur pour paralyser (démonstrations de force, voire de violence afin d’obtenir une « panique muette »).

III.       LA LUTTE CONTRE LA SUBVERSION

1) connaître ses méthodes ; savoir les reconnaître ;

2) contre la démoralisation : ne pas rester seul ; entourer les autres ;

3) contre le discrédit : connaître en vérité son propre message et savoir en parler ;

4) contre la neutralisation : savoir faire jouer les réseaux de sympathies et d’amitiés et connaître les méthodes d’action.

5) contre la subversion en général savoir témoigner de l’ordre naturel et chrétien car la meilleure façon de lutter contre le faux est de promouvoir le vrai, de lutter contre le laid de promouvoir le beau, de lutter contre le mal de promouvoir le bien.

par Lux publié dans : Formation politique
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Lundi 9 janvier 2006

Ce que nous devons savoir démontrer, expliquer, défendre

 

I.    Le sens des mots:

La patrie et la nation sont des réalités concrètes.

Nous n’en faisons ni des absolus, ni des principes désincarnés.

La prise en compte objective de la nation comme fait et bienfait fonde notre nationalisme..

Ø      La nation est une réalité historique: un ensemble de familles habituées à constituer une unité.

Ø      La patrie, c’est le sol sur lequel s’est prise cette habitude de vivre ensemble, et, par extension, le patrimoine commun de la nation, l’héritage que nous recevons de nos aïeux.

Ø      Le patriotisme s’attache à défendre le sol, la terre des pères.

Ø      Le nationalisme « s’applique plutôt qu’à la terre des pères, aux pères eux-mêmes, à leur sang et à leurs oeuvres. »Ch.M. C’est une triple affaire d’amour, de justice et de nécessité.

Ø      L’Etat est une institution juridique, facteur essentiel de constitution d’une nation et de vie en commun des peuples qui lui sont soumis.

 

II.  La nation française: une réalité historique:

Ø      La France n’était pas une fatalité. Son unité politique est d’une précocité exceptionnelle.

Ø      La France n’est pas la fille de la géographie, ni de la race, ni de la linguistique, ni de la religion. Encore moins d’un contrat. Elle est le fruit de l’histoire, de l’histoire politique, de la politique capétienne.  « Les Rois ont fait la France ».

Ø      L’histoire de notre pays, jusqu’à l’accession de Hugues Capet au trône, est celle des origines de la France, mais non encore celle de la France.

Ø      Avec la conquête par César, la Gaule devient partie intégrante de l’Empire romain.

Ø      Les invasions barbares laissent, en droit, subsister l’Empire: chaque roi (franc, burgonde,etc.) exerce sa souveraineté au nom de l’empereur. Deux populations coexistent dans chaque royaume. Peu à peu, la fusion s’opère, mais en même temps le pouvoir s’affaiblit :il n’y a pas pas d’Etat, ni de nation. Le souvenir de l’Empire hante les esprits: c’est l’Empire que Charlemagne entend reconstituer (800). Après le partage de Verdun (843), l’Empire est partagé entre les trois petits-fils de Charlemagne; mais il ne s’agit toujours pas de nations. Chacun des trois rêve de reconstituer à son profit l’unité de l’Empire. Un successeur de Louis reprendra même en Allemagne le titre d’Empereur.De même, c’est au nom de l’Empire romain que les successeurs de Charles règnent sur une partie de ce qui fut la Gaule. Il ne s’agit pas encore de la France.


Ø      En 987, changement de dynastie: le duc de France Hugues Capet est  « élu » roi. Les Capétiens affirment alors le principe essentiel: « le roi de France est empereur en son royaume », c’est-à-dire qu’il ne prétend pas à l’empire sur les autres pays et qu’il ne reconnaît à l’Empereur aucune autorité sur lui:une souveraineté proprement française est née.

Ø      De plus, Hugues Capet, puis ses successeurs, en associant à chaque génération le fils aîné au trône du vivant du père, assurent la règle de l’hérédité de la couronne et la règle de la primogéniture qui exclut tout partage. « Il semble que les Capétiens aient eu devant les yeux les fautes de leurs prédécesseurs pour ne pas les recommencer. »J.Bainville. De la façon la plus naturelle, en faisant confiance à l’institution familiale,les Capétiens réalisèrent une continuité politique. La France tenait dès lors l’instrument politique de son avancement. Sous la direction de la dynastie capétienne qui règna huit siècles (de987 à 1792) puis de 1814 à 1848 fut rassemblé et défendu le « pré carré ».

Ø      C’est avec le temps, au long des générations, que l’unité française s’est progressivement faite, et que les Français ont pris conscience de constituer une nation. La nation française est donc:

-          une réalité historique, résultat d’un Etat persévérant et national.

-          une oeuvre de la durée, permise par un pouvoir stable.

 

III.       La nation: un bienfait à défendre.

Elle procure en effet à l’homme trois composantes essentielles de son identité:

 

-          l’enracinement dans un sol: l’espace territorial est une nécessité humaine. Les frontières procèdent du désir de paix et reflètent la diversité du genre humain.

-          l’appartenance à un groupe, ce peuple dont l’histoire a fait une communauté de destin.  La nation est la suite des générations qui se sont succédées sur un territoire donné (la patrie) et dont la destinée est commune.

-          l’identification à une culture. Par sa culture, la nation donne aux citoyens une personnalité collective. La culture est l’élément structurant de l’identité d’un peuple. C’est ce qui le distingue d’un autre peuple. Le nationalisme s’applique, plutôt qu’à la terre des pères (patriotisme), aux pères eux-mêmes, à leurs œuvres, à leur héritage moral et spirituel, plus encore que matériel. Le nationalisme prend ainsi toute sa valeur en un temps de guerre idéologique où il s’agit de sauver l’héritage national contre les assauts du cosmopolitisme.

 

IV.       Les nationalismes incomplets et les faux nationalismes

1.     Des nationalismes incomplets: BARRES et PEGUY

Ø      BARRES donnait au mot nation son véritable sens (réalité historique, héritage à défendre) mais son nationalisme n’est qu’un attachement passionné aux caractères que nous tenons de nos ancêtres. Il insiste sur les forces du sentiment, sur ce que l’on peut mobiliser avec l’affectivité. Mais il néglige la forme de l’Etat et compte sur la force du sentiment national pour restaurer la France. La tradition barrèsienne est celle d’un nationalisme sincère qui ne pose pas le problème des institutions.

Ø      PEGUY ne croit pas, non plus, au rôle des institutions mais son enracinement en fait un chantre de la terre de France.

 

2.     Les faux nationalismes

Ø      Pour les distinguer du vrai nous les appelons « nationalitarismes ». Ils découlent de la doctrine du « droit des peuples à disposer d’eux mêmes » ou « principe des nationalités ». Cette théorie volontariste de la Nation-Contrat s’oppose au vrai nationalisme qui repose sur la réalité de la nation-héritage. Cette doctrine des nationalités aboutit au pur concept et la nation