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Samedi 15 mars 2008

 

 

Michel Fromentoux

L’Action Française

n° 2743 du 5 mars 2008

 

Les élections municipales sont assurément celles qui devraient offrir au citoyen l'occasion d'être fier et heureux d'exercer son droit de vote. On ne peut pas dire que ce soit le cas actuellement...

 

Nous rappelons en page 16 comment au Moyen-Âge sont nées les communes sous la protection et avec l'encouragement constant du roi capétien. Jusqu'à la Révolution c'était le privilège des villes que de s'administrer. Chacune avait son échevinage élu par les notables et formé du Conseil de ville (ou de la Communauté de ville), avec le maire. La population était très souvent appelée à voter : on évoque souvent, dans les villages, ces assemblées du dimanche après la messe où les pères de famille, parfois aussi les mères, étaient appelés à se prononcer sur tel ou tel point d'intérêt général. On s'y montrait même fort jaloux de tels privilèges (au vrai sens du mot : lois privées) à tel point que Frédéric Mistral a pu écrire que nos ancêtres, « lorsqu'ils sentaient le droit dedans, savaient laisser le roi dehors »..

 

Tout poussait les habitants de la ville à s'intéresser concrètement aux affaires de leur ressort. On apprenait dans la commune à s'élever à la notion de bien commun., au sens du dévouement, de la solidarité, du don de soi, et, de là, l'on s'ouvrait à la notion de bien commun de la patrie.

 

Un telle vie municipale était riche de culture autant que d'activité économique. N'oublions jamais que c'est en considérant les grandes liber tés dont jouissaient jadis les pêcheurs de sa ville natale de Martigues, que Maurras découvrit qu'un tel foisonnement de libertés à la base ne pouvait se concevoir que sous l'égide d'un pouvoir fort et indépendant au sommet, celui du Roi.

 

 

La condition de maire

 

Depuis que la République sévit, elle s'est toujours montrée sourcilleuse à l'égard de ces petites communautés du pays réel et n'a eu de cesse de faire des disputes pour la conquête du pouvoir la trame de la vie publique. Ainsi les villes sont-elles devenues des tremplins pour tel ou tel ambitieux avide de s'imposer dans la région puis la nation, et les grandes et concrètes libertés de jadis ont été confisquées par les charlatans des partis.

 

Ajoutons à cela que le pouvoir central, même quand il semble desserrer la bride, s'arrange toujours par les biais des subventions pour faire pression sur les élus locaux. En outre, les lourdeurs administratives s'aggravent d'année en année ; la loi de décentralisation de 1982 n'a pas amélioré la condition des maires : ceux-ci voient augmenter considérablement les risques que leur responsabilité pénale soit engagée en matière d'hygiène, de sécurité, de pouvoirs de police, ou en cas d'accident. Même en matière de liberté d'administration, on a vu en novembre dernier l'association des Maires de France se plaindre de manquer d'une véritable autonomie fiscale. Sans compter que l'intercommunalité déplace le vrai: centre du pouvoir et que les maires de petites communes craignent d'être dépossédés de leur mandat, et leurs électeurs dépossédés de leurs libertés propres. Ainsi de foyers d'amitiés, les communes sont-elles souvent devenues des foyers de sordides rancunes. Si l'on en croit Historia de ce mois de mars, selon une récente enquête la moitié des maires en fonction depuis 2001 ne souhaitaient pas se représenter en 2008...

 

Que les élections municipales de ce dimanche n'aient rien d'emballant ne doit pas pour autant nous pousser à les bouder. Tenons-nous en à ce qu'écrivait Maurras dans L'Action Francaise du 20 mai 1929 : « Parisiens et provinciaux doivent voter, et bien voter. Quant à savoir où est le bien, chacun dans son canton est mieux à même de le dire que n'importe quel comité parisien.   Faire de la politique quand il le faut ; s'en garder, en garder les autres partout où cela est possible, élire le plus grand nombre possible d'honnêtes gens pour la garde et le maintien de la police locale et des deniers publics; se rallier à tout ce qui combat effectivement l'influence de sans-patrie et les gaspillages de l'étatisme municipal, ce sont les principes fondamentaux. »

par Lux publié dans : Pensée politique
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Samedi 15 mars 2008

LE KOSOVO ARRACHÉ À LA SERBIE

Pire qu’un crime, une faute

 

 

Par Gilles Varange

Politique magazine   n°61  Mars 2008

 

 

Par abrutissement idéologique autant que par soumission à Washington, les dirigeants européens se sont engagés dans une voie lourde de périls.

 

  Evènement d'une redoutable portée historique : avec la proclamation de l'indépendance du Kosovo le 17 février dernier, pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, un État européen souverain vient d'être amputé d'un de ses territoires - sa province la plus ancienne et la plus sacrée - par une coalition de puissances n'ayant que la loi du plus fort pour justification. Et le sort aura voulu que cette effrayante régression diplomatique, attentat à la fois contre la justice et contre le droit, ait été organisée et planifiée de concert par les États-Unis et les principaux pays « démocratiques » européens qui s'estiment autorisés à délivrer des leçons permanentes de morale internationale au reste du monde.

 

 

Quand l'emporte le critère de

 la « majorité ethnique »

 

   Dans cette affaire, le crime perpétré contre la justice est aussi cynique qu'éclatant : si les Albanais constituent aujourd'hui la majorité écrasante (90 %) de la population du Kosovo, ce n'est pas seulement en raison de leur démographie galopante. C'est surtout pour y avoir pratiqué impunément une implacable épuration ethnique (massacres, incendies, viols collectifs) pendant plus d'un demi-siècle. D'abord à la faveur de l'occupation mussolinienne de l'Albanie et du Kosovo au début des années quarante. Puis, durant le régime communiste, en prenant appui sur l'hostilité sournoise du Croate Tito à l'égard de la République de Serbie qu'il jugeait trop puissante au sein de la fédération yougoslave.

 

Cependant, pour que la suprématie albanaise devint totale, il fallut, à partir de 1999, le proconsulat onusien du bon docteur Kouchner : 200 000 des 320 000 derniers Serbes restés accrochés au Kosovo le quittèrent précipitamment, affolés par les exactions sans nombre menées par les albanophones musulmans dans l'indifférence des forces de l'Otan. D'où ce suprême paradoxe : la sécession du Kosovo aura été encouragée et justifiée au nom de considérations ethniques par des Occidentaux qui proclament l'inéluctabilité universelle du multiracialisme et du multiculturalisme ! Il serait difficile de bafouer de manière plus ostensible les principes auxquels on feint de croire...

 

Pire encore que ce crime contre la justice est le coup mortel porté par les Occidentaux au principe le plus fondamental du droit international : celui du respect de l'intégrité territoriale des nations. Dans l'accomplissement de pareil méfait, lourd de conséquences imprévisibles, Américains et Européens ne peuvent pourtant se prévaloir de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Kosovo.

 

Au mépris du droit international

 

Celle-ci ne leur reconnaissait d'autre mission que « le retour à la paix civile, le rétablissement de l’autonomie telle qu’elle  a existé avant 1989 (date à laquelle le président Slobodan Milosevic en avait décidé la suppression) et la mise en place d'une auto-administration »sur la plus vieille des terres serbes.

 

Les Occidentaux sont d'ailleurs tellement conscients d'avoir largement outrepassé le cadre de leur mandat qu'ils n'ont pu faire autrement que de s'empêtrer dans une argumentation des plus spécieuses.   Avec un rare mépris du ridicule, on les a vus tenter en effet d'expliquer, dans le grand immeuble de verre de New York, que l'accession du Kosovo à l'indépendance était appelée à demeurer un cas unique et qu'elle ne remettrait donc pas en cause les principes de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des nations. La chose a même été présentée comme parole d'Évangile : cette indépendance « ne pourra constituer un précédent pour d'autres mouvements séparatistes dans le monde ». C'est dire qu'on aura rarement vu dans une arène diplomatique tant d'impudeur conjuguée à tant de mauvaise foi.

 

 

 

Un durable et puissant front du refus

 

   Le drame est que cette démonstration emberlificotée n'a pas même réussi a convaincre la totalité des Occidentaux ni des membres de l'Union européenne. Tous ceux qui sont menacés, à domicile, par des sécessions ethniques, linguistiques ou religieuses ont bien compris de quelle boîte de Pandore ils étaient invités à soulever le couvercle. D'emblée, songeant au Québec, les autorités canadiennes ont brandi l'étendard de la révolte et clamé leur refus de reconnaître l'indépendance kosovare. Et derrière le gouvernement socialiste de Madrid, obnubilé par la menace des séparatismes basque et catalan, se sont rangés la Grèce, la Roumanie, Chypre et la Slovaquie, sensibles eux aussi aux risques de contagion en provenance des Balkans.

 

   Le plus grave pour les dirigeants de l'Union européenne ne réside pourtant pas dans cette nouvelle preuve de leur humiliante incapacité à parler d'une seule voix sur la scène internationale. Il tient au fait qu'ils ne s'étaient jamais encore heurtés à un tel front international du refus. Ce front, aussi large et diversifié que celui qui s'opposa naguère aux États-Unis à la veille de l'invasion de l’Irak, rassemble rien moins que la Russie, la Chine, l'Inde et même l'Indonésie, le plus grand des États musulmans. Autant de géants qui ont le sentiment d'avoir beaucoup à redouter du précédent kosovar : Tchétchénie pour Moscou, Tibet et Sinkiang pour le régime de Pékin,  Cachemire pour New Delhi, Aceh (nord de Sumatra) et Célèbes pour Djakarta. Et Plusieurs dizaines d'autres États de moindre importance partagent, des inquiétudes analogues.

 

 

L’Europe renvoyé deux siècles en arrière

 

On comprend que le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéï Lavrov, ait pu soutenir que cette sécession du Kosovo, souhaitée et patronnée par les Occidentaux, aboutira tôt ou tard « à la destruction du principe du droit international en Europe » et « engendrera une réaction en chaîne dans de nombreuses parties du monde ». Cette fois, pour leur malheur, les quatre principales capitales européennes - Londres, Berlin, Paris, Rome - se trouvent toutes docilement alignées sur Washington qui a joué dans cette question le rôle capital de commandant en che£ En témoigne le scandale qui a secoué la petite Slovénie, actuelle présidente en titre de lUnion européenne, où la presse locale a révélé comment des consignes écrites en faveur de l'indépendance du Kosovo avaient été remises par le secrétaire américain aux Affaires européennes, Daniel Field, au ministère des Affaires étrangères slovène en décembre 2007. Il se confirme amisi qu'avec le réalisme implacable coutumier à leur diplomatie, les États-Unis n'ont cessé d'oeuvrer - sans doute dès la présidence Cliton - à la création de plusieurs États musulmans dans les Balkans dont la Turquie intégrée demain à l'Union européenne aura pour vocation de devenir la puissance tutélaire. Politique destinée à convaincre les dirigeants dAnkara, présents et futurs, que le maintien d'une alliance étroite avec les États-Unis et avec Israël demeure une nécessité vitale et la condition impérative du retour en puissance de l'ancien empire ottoman.

 

  Mais comment s'étonner alors si la Russie de Poutine travaille adroitement de son côté à retrouver son rôle traditionnel de protectrice des peuples slaves face à la poussée de l'islam ? C'est sur Moscou que comptent désormais les Serbes du nord du Kosovo et ceux de Bosnie pour obtenir la partition et le rattachement au régime de Belgrade dont ils rêvent. Troisième Rome championne de l'orthodoxie et du slavisme contre Sublime Porte poussée en sous main par le monde anglo-saxon : comme si tout était destiné à recommencer éternellement, voilà que l'indépendance du Kosovo donne l'impression de ramener l'Europe deux siècles en arrière.

 

 

Un mini-État islamisé et mafieux

 

  Si les jeux de la plupart des acteurs dans cette affaire sont transparents et cohérents, seuls demeurent incompréhensibles les motifs des dirigeants européens.  Qu'ont ils à gagner à l'indépendance d'un misérable pays musulman de 2,2 millions d'âmes (taux de chômage : 45 %) dont plusieurs membres du gouvernement, anciens terroristes de l'UCK à l'image du Premier ministre Hacim lhaci, ont aussi la réputation d'être intimement liés aux grandes organisations mafieuses en plein développement sur notre continent ? Plaque tournante du trafic de drogue en provenance d’Afghanistan, carrefour des réseaux de l'esclavage sexuel en direction des pays les plus niches de l'Union, foyer du trafic d'armes vers les banlieues islamisées de grandes métropoles urbaines, le Kosovo était déjà devenu en quelques années un abcès purulent au flanc de l'Europe. Par sa nouvelle situation, il va voir ses capacités de contamination formidablement accrues. Autant dire qu'il serait surprenant que l'actuel comportement de nos responsables politiques dans cette question du Kosovo ne soit dénoncé un jour comme un modèle de crétinisme politique.  

par Lux publié dans : Actualité internationale
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Vendredi 7 mars 2008
par Lux publié dans : calendrier
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Vendredi 7 mars 2008

Mémoire sélective de la République

 

Il y a génocide et génocide !

 

Le Général Westermann à la Convention :

 

« Il n'y a plus de Vendée, elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants.  Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay (Bretagne). Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...]  Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire ». 

 

 

Mémoire de la République

 

Compte-rendu du citoyen CHAPELAIN, porte-parole des valeurs de la République, aux Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794 :

 

 « Aujourd'hui journée fatigante, mais fructueuse.  Pas de résistance.   Nous avons pu décalotter, à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leurs insignes du fanatisme.   Nos colonnes ont progressé normalement »

 

 Les fameuses colonnes infernales républicaines qui ont égorgé et noyé des centaines de milliers de Vendéens, quand ce n'était pas en les dépeçant pour envoyer leur peau à des tanneries de peaux humaines.

 

 

 

 

 La mémoire de ces enfants-là ne sera portée par aucun élève de l'école de la République maçonnique des « Lumières » :

 

Marie-Modeste AIRIAU, 5 ans et 7mois
Thomas AIRIAU, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, 20 mois
Agathe ARNAUD, 4 ans et demi
Etienne BERIAU,15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, 2 ans et 11 mois
Jeanne BERIAU, 4 ans
Marie BERNARD, 3 ans
Céleste BOISSELEAU, 6 ans
Pierre BOISSELEAU, 6ans et demi
François BOSSIS, 7 mois
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans
Pierre BOUET, 27 mois
Louis BOURON, 3 mois
Madeleine BOURON, sa cousine, 3 ans
Marie CHARUAU, 2 ans
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois
Jean CHARRIER, 3 ans
Marie DAVIAUD, 1 mois
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois
Jeanne DAVIAUD, 2 ans et 11 mois
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois
Louis EPIARD, 5 ans et 10 mois
Jean-François ERCEAU, 27 mois
Pierre FETIVEAU, 27 mois
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois
Jeanne FEVRE, 5 ans et demi
Suzanne FORGEAU,20 mois
Rose-Aimée FORT, 31 mois
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois
Marie-Anne FOURNIER, 30 mois
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois
Marie GARREAU, 7 ans
Marie-Anne GAUTRET,7 ans
Pierre GEAI, 25 mois
Jean GIRARD, 1 an
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois
Pierre GOUIN, 1 an
Louis GRALEPOIS, 13 mois
Jeanne GRALEPOIS, 5 ans
Pierre GRATON, 3 ans et 4 mois
Jeanne GRIS, 5 mois
Pierre GRIS, son frère, 5 ans
Lubin GUILLET, 6 ans
Marie GUITET, 4 ans et demi
Marie HERMOUET, 5 mois
Louis HIOU, 2 ans et 11 mois
Marie-Anne JOLI, 27 mois
Marie MALARD, 4 ans
Jean MALIDIN, 18 mois
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois
Jeanne MALIDIN, 3 ans
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois
Joseph MANDIN, 23 mois
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois
Véronique MARTIN, 1 an
Marie-Françoise MARTIN, 2 ans
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois
Rosalie MARTIN, 2 ans et 10 mois
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois
Rosalie MARTINEAU, 2 ans et 11 mois
Jean MIGNEN, 1 an
Louise MINAUD, 15 jours
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois
Jeanne MINAUD, 15 mois
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois
 Pierre MINAUD, leur cousin, 4 ans
Louise MINAUD, 33 mois
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois
Anne MORILLEAU, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois
Jean PERROCHEAU, 5 ans et 3 mois
Pierre POGU, 22 mois
Jean POGU, son frère, 5 ans
Rose PREVIT, 10 mois
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans
Rose REMAUD, 4 ans et 11 mois
Marie REMAUD, 4 ans et demi
Pierre RENAUD, 18 mois
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi
Jeanne RENAUD, leur cousine, 4 ans
Marie-Anne RENAUD, 4 ans
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi
Marie RICOULEAU, 22 mois
Jeanne ROBIN, 5 ans
Marie-Anne RORTAIS, 4 ans
Jeanne ROUSSEAU, 23 mois
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans
Victoire ROUSSEAU, cousine, 11 mois
Jeanne ROUSSEAU, sa sœur, 4 ans
Jeanne SAVARIAU, 5 ans et 10 mois
Pierre SIMONEAU, 6 mois
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois
Jacques SIMONEAU, 18 mois
Joseph, SIMONEAU, cousine, 8 mois
Henri SORET, 2 ans
Jacques SORIN, 5 mois
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois
Madeleine TENET, 7 ans
Louis VRIGNAUD, 23 mois
Marie-Jeanne VRIGNAUD, 3 ans
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois

 

 

Mémorial : On peut visiter le Mémorial de Vendée qui témoigne de cet événement. À l'occasion de son inauguration, le 25 septembre 1993, Alexandre Soljenitsyne prononça un discours resté célèbre, où il fit un parallèle entre l'esprit qui animait les hommes politiques appliquant la Terreur et le totalitarisme soviétique.

 

 

Massacre des Lucs-sur-Boulogne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_des_Lucs-sur-Boulogne

 

Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne est la tuerie la plus célèbre perpétrée par les troupes républicaines des colonnes infernales pendant la guerre de Vendée. Sa notoriété est surtout due au fait que les noms des victimes aient été conservés. Toutefois, pendant les colonnes infernales cet acte n'était guère exceptionnel, de janvier à mai 1794, d'autres villages connurent des sorts semblables.

Déplacement de la colonne infernale

Le 28 février 1794, tuant et incendiant sur leur passage, les colonnes des généraux Cordellier et de Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Mais sur le chemin, il sont attaqués par Charette et mis en déroute. Cependant, après sa victoire, Charette, obligé de pratiquer la guérilla, se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit et après avoir rallié plusieurs fuyards, se dirige vers Les Lucs avec l'intention d'y exercer des représailles.

colonnes infernales.

Le massacre :

  Les Républicains, une fois rentrés dans le village, rassemblèrent la population devant l'église. Les villageois n'étaient guère en mesure de se défendre, la population présente comptait principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. La quasi-absence d'hommes adulte convainquit les Républicains que ces derniers avaient participés aux combats sous les ordre de Charette. Matincourt avait choisit de ne pas faire de quartier, de plus, il souhaitait que l'opération se fasse en économisant le plus de cartouches possibles. Les soldats firent donc rentrer la population dans l'église jusqu'à ce que, tout à coups, la cohue ne s'arrête. L'église s'avèrerait être trop petite pour pouvoir contenir toute la population du village. Les Républicains mirent donc leurs baïonnettes aux canons, chargèrent et massacrèrent toutes les personnes restées à l'extérieur. Les portes de la chapelle furent ensuite fermée, emprisonnant les civils à l'intérieur. L'église fut ensuite incendiée et des tirs de canons provoquèrent son éboulement. Toute la population, soit 564 personnes avaient été massacrée. Le soir, un soldat nommé Chapelain écrivit dans son journal : "Aujourd'hui journée fatigante, mais fructueuse. Pas de résistance. Nous avons pu décalotter, à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leurs insignes du fanatisme. Nos colonnes ont progressé normalement."

par Lux publié dans : Histoire
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Vendredi 7 mars 2008

Monsieur le Président,

En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !

C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIe siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.

Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères ; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami , Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .

Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme ,sans rien construire en contre partie.

Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.

Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.

Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.

Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.

Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !

Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.

Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » - j’accepte).

Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .

Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.

Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.

Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?

Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A .S., il y a eu plus de200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaîtr que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.

Un citoyen français,

André Savelli,

Professeur agrégé du Val de Grâce.

par Lux publié dans : Histoire
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