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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Dimanche 23 décembre 2007

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 La désintégration de la nation française actuellement en cours n'a pas d'abord pour cause l'intégration européenne. Elle trouve sa source dans la notion de nation-contrat héritée de la Révolution française. Le peuple, la nation, l'Etat furent alors redéfinis sur la base de concepts abstraits favorisant tous les dévoiements. Il en résulte aujourd'hui une double menace de décomposition française : la remise en cause de l'État national par les institutions européennes et les tendances autonomistes puissamment encouragées, sinon provoquées, par des projets de redécoupages ethnicistes des nations historiques au profit d'une Europe des régions.

 

  La politique qui constitue la menace de la disparition de l'Etat-Nation au profit d'un Etat supranational européen est illustrée aujourd'hui par le traité modificatif de Lisbonne. Il reprend l'essentiel du projet de Constitution européenne pourtant rejeté par les Français lors du référendum du 29 mai 2005. François Reloujac le démontrait dans notre dernier numéro.

 

  Il s'ensuit que l'État français est dépossédé de sa souveraineté puisqu'il ne dispose plus d'une puissance pleinement indépendante, qu'il perd des compétences et que son autorité est soumise à un pouvoir supranational. C'est là l'aboutissement de la construction européenne, qui fut d'inspiration fédéraliste dès l'origine. En 1950 le "père de l'Europe" Robert Schuman ne parlait-il pas des 11premières assises d'une Fédération européenne", à propos de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) ? Dire que certains s'étonnent de la tournure que prennent aujourd'hui les choses !

 

  Ainsi le projet d'Europe est-il depuis un demi-siècle une entreprise de Constitution.   On peut aujourd'hui crier aux scandales, aux dénis de démocratie, à la trahison des élus, à la manipulation des volontés exprimées, aux débats occultés, aux référendums confisqués. Ces cris sont l'expression d'une légitime colère mais sont vains s'ils en appellent aux mêmes faux principes qui ont provoqué ces abus ! Sans doute le recyclage de la Constitution européenne exige des protestations auprès des députés et sénateurs (une lettre modèle dont on pourra s'inspirer est mise sur notre site).   Cela les fera peut-être réfléchir de se savoir repérés comme traîtres ou patriotes au moment de leur vote...    Mais il faut aussi réclamer de la cohérence à ceux que révolte le traité dit (à tort !) simplifié. Une réplique argumentée ne peut se fonder sur les conceptions délétères des nuées démocratiques.  Pour répondre aux nuées, il faut des réalités. Il y faut l'opposition de la nation-héritage, de la nation "fait et bienfait'. Il y faut la référence à l'Etat-Nation, fils de la politique et de l'histoire, serviteur du Bien commun national et père de la patrie. Il y faut aussi la conclusion politique qui en découle : la nécessité d'un Etat national dont les principes de vie nationale s'incarnent dans un prince lui-même national.   Sans lui personne ne pourra empêcher la France de devenir le Québec de l'Europe !

 

  L'autre menace est celle d'un redécoupage de l'Europe sur une base ethnique oublieuse des histoires nationales. Elle se développe, elle aussi, à la faveur du dévoiement démocratique des notions de nation et de peuple. Ainsi la charte des droits fondamentaux de FUE née du Traité de Nice de 2000 parle dans son préambule de "peuples de l'Europe" et non de nations. Cette vue idéologique des choses a déjà trouvé un début de réalisation avec la charte de l'autonomie locale d'inspiration germanique que l'Assemblée nationale (!) a malencontreusement ratifiée en juin 2006. Non seulement l'unité de la France s'en trouve menacée, mais, déjà, par le biais des fonds structurels européens les conseils régionaux se placent sous l'autorité supranationale de Bruxelles sans passer par l'autorité de l'Etat français.

 

Voilà où nous en sommes ! Voilà où nous a conduit la notion de contrat appliquée à notre belle France ! Car un contrat peut se rompre ou se modifier. La France est mieux qu'un contrat, elle est une nation, elle est un héritage.

 

Nous avons toujours dénoncé les projets européistes comme un crime politique contre la France. De plus en plus de Français patriotes y viennent également. Mais il faut aussi, avec la compréhension des causes mortifères, désigner les moyens de la survie :

 

Vous voulez l'héritage ? Rappelez l'Héritier! Vous voulez l'unité française ? Veuillez le Fédérateur Vous voulez que la France vive ? Vive le Roi !

 

 

                                                                                    Bernard PASCAUD

                                                            Président de la Fédération Royaliste d'Aquitaine

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Lundi 29 octobre 2007

Chaque mois, “Politique Magazine” aide à comprendre l’actualité nationale et internationale.

 

Le numéro d’octobre contient notamment l’analyse d’Hilaire de CRÉMIERS qui montre que SARKÖZY ne peut réussir dans le système actuel.


De son côté, Jacques TRÉMOLET de VILLERS écrit que le chef de l’Etat ne doit pas s’occuper de tout: “Il n’est pas de son devoir d’Etat de présider les conseils d’administration de société commerciale, de négocier avec les syndicats de la durée du travail, de diriger les hôpitaux, d’inaugurer les CES et de donner son avis sur le coût actuel du haricot.”


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Lundi 29 octobre 2007

 

 

Lu dans le rapport parlementaire de la commission aux affaires européennes de la Chambre des communes (GB) :

 

"En ce qui concerne la substance du traité modificatif et sa comparaison au Traité Constitutionnel, nous estimons que les références au “concept constitutionnel” ou aux  “caractéristiques constitutionnelles” qui tentent de distancier les propositions actuelles de la création d’une  Constitution ne sont pas utiles. Ce qui est important, c’est de savoir si le nouveau Traité produit un effet qui est substantiellement équivalent au Traité Constitutionnel. Nous estimons que, pour les pays qui n’ont pas demandé de dérogations ou  des  ”opt-out” sur toute une gamme de dispositions du Traité, c’est le cas. [...]

Nous souhaitons souligner que la proposition de traité modificatif soulève une sérieuse difficulté d’ordre constitutionnel dès lors qu’il semble imposer, par accident ou volontairement, une obligation légale aux parlements nationaux “de contribuer activement au bon fonctionnement de l’Union” en prenant part à une série d’activités. Les Parlements nationaux, à la différence du Parlement européen, ne sont pas des créations des Traités et leurs droits n’en dépendent pas. Selon nous, l’imposition d’une telle obligation

légale sur le Parlement de ce pays soulève une objection de principe et doit être rejetée.”

 

                                                                                                                                                                                          (Le Salon beige)

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Jeudi 6 septembre 2007

Le comité de réflexion sur les institutions qui vient d’être nommé donne raison à ce qu’écrit Gilles Varange, directeur de La nouvelle Revue Universelle dans l’avant-propos du dernier numéro :

« Une fois de plus, la Ve République, régime caméléon depuis l’origine, est en train de changer de couleurs, sinon de nature. Cette malléabilité constitutionnelle a un aspect pratique : il n’est même plus nécessaire de changer le numéro de la République pour changer d’institutions. Au fond, à bien considérer les choses, chacun de nos présidents aura eu sa Ve République bien à lui, retaillée à sa mesure et selon ses goûts. Texte sacré et inviolable chez nombre de nos voisins et partenaires, la Constitution n’est plus chez nous qu’une sorte d’instrument commode que chaque nouvel arrivant à la tête de l’Etat peut utiliser, comme il l’entend, au gré des besoins supposés du moment ou de sa fantaisie. On a décrit souvent la Ve République comme une « monarchie élective ». Curieux régime quand même, fondé sur l’arbitraire et où chaque nouveau dirigeant du pays est quasiment autorisé à faire de la Constitution, devenue un simple chiffon de papier, l’usage qui lui convient…

 

Fascinés par le spectacle qu’offre cette si curieuse République, il arrive aux journalistes étrangers de nous en faire la confidence étonnée : « Aucun autre dirigeant d’un pays démocratique, pas même Georges Bush aux Etats-Unis, remarquent-ils, ne dispose d’autant de pouvoirs que le président français dès lors qu’il peut s’appuyer sur une solide majorité à l’Assemblée Nationale ». « Et pourtant, ajoutent-ils aussitôt, ces présidents si puissants en apparence sont incapables d’entreprendre quoi que ce soit sans jeter des millions de manifestants dans la rue ». Telle est précisément la malédiction que Nicolas Sarkosy va devoir surmonter s’il entend mener l’indispensable rupture promise à ses électeurs. Il le sait si bien qu’à peine élu, il s’est employé à débaucher un certain nombre de ses adversaires de la veille pour en faire des ministres. Ainsi fonctionne «  l’union nationale » à la française.

 

Il faut admettre, à la décharge de Nicolas Sarkosy, qu’une tâche immense et difficile l’attend. »

Raison de plus pour prendre de la hauteur dans le débat… en attendant de voir ce qui sortira des réflexions des Balladur, Ferry, Lang et consorts.

 

Dans cette perspective les propositions que fait Olivier Tournafond dans le même numéro de La nouvelle Revue universelle sont du plus haut intérêt. Ce professeur de droit (Paris XII) plaide « Pour un redressement législatif de la France ». Celui-ci suppose que l’Etat cesse d’oublier que son rôle est de « protéger ses nationaux et non de faire le bonheur du genre humain. » et mette un terme à cette « dérive de l’Etat républicain qui réside en ce que le système juridique et institutionnel est de plus en plus oppressif alors que simultanément l’Etat est de plus en plus impuissant. »

 

Même si les réformes à entreprendre sont de « véritables travaux d’Hercule des temps modernes », « rien n’interdit de prendre dès maintenant les mesures propres à un redressement législatif de la France. Dans l’état actuel des choses il y a très concrètement à la fois trois grandes orientations à adopter et trois risques mortels à conjurer. »

 

Trois grandes orientations à adopter

Pour le professeur Tournafond, le XXIème siècle va contraindre l’homme occidental à reconsidérer sa vision du monde, l’obligeant à être tout à la fois visionnaire et réaliste selon trois grands axes :

Le premier est de développer un nouveau modèle de développement économique  basé sur la capacité à créer des richesses en donnant toute son importance à la créativité intellectuelle. La seconde orientation est de mettre en oeuvre une réelle préservation de l’environnement. Cela nécessite de réaffirmer la primauté du politique sur l’économique alors que les « systèmes démocratiques, hérités de la Révolution et de l’idéologie des Lumières, raisonnent exclusivement en terme de développement économique et social perpétuel. Autrement dit le développement est recherché pour lui-même, en dehors de toute finalité. »

Le troisième axe d’un redressement législatif serait le respect des structures sociales naturelles. « Règle de base qui a été totalement perdue de vue dans « les sociétés démocratiques » puisque l’on postule au contraire que la vie n'est plus contraire au développement traditionnel des sociétés, constituent des « conquêtes » de l’homme moderne. »

 

« Voici quelques orientations pour la renaissance de la Civilisation européenne, commente le professeur Tournafond. On imagine sans peine les combats et les fureurs qu’elles déchaîneront quand on voudra les mettre en œuvre. Il faudra alors une vraie volonté politique et pas seulement des postures médiatiques. Surtout si l’on songe que simultanément le nouveau pouvoir devra lutter contre trois périls mortels. »

 

Trois risques mortels à conjurer

La seconde partie de l’article est donc consacrée aux trois périls mortels qui pèsent, selon l’auteur, sur l’avenir de la nation française :

la faillite publique ;

l’emballement des flux migratoires

et la disparition de l’Etat de droit.

 

La conclusion de sa réflexion conduit à la plus salubre des réflexions de fond sur l’Etat dont il est tant question aujourd’hui :

« La politique que nous avons esquissée a-t-elle une chance d’être mise en œuvre ? Nous nous permettrons d’exprimer ici quelques doutes, car la logique du système de gouvernement d’opinion dans lequel nous vivons aujourd’hui est bien plus forte que la volonté des hommes politiques, fussent-ils décidés à agir. Osons une image : l’Etat est un navire ; le capitaine est dynamique et déterminé ; l’équipage est compétent ; les passagers sont pleins d’espoir…Mais le bateau est vermoulu ! »

 

Au sommaire du numéro de La Nouvelle Revue Universelle N°8 - avril-mai-juin 2007

7, rue Constance 75018 Parsi 15€ le numéro

Hilaire de CRÉMIERS Une leçon de choses

Oliver TOURNAFOND Pour un redressement législatif de la France

Yvan BLOT Principes pour une réforme de l’Etat

Jacques TRÉMOLET DE VILLERS La dignité du Garde des Sceaux

Doninique SOUCHET Quelle rupture diplomatique ?

Philippe MASSON Les défis de la politique économique de la France

Christian WAGNER Entreprises : les dossiers chauds du nouveau gouvernement

David MASCRE Réforme de l’université : échecs passés et défis à venir

Xavier WALTER Où elle va, l’école ?

Benoît GOUSSEAU Politique culturelle et civilisation

D’une revue l’autre – Ephémérides royaux – Critiques et commentaires des livres

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Jeudi 6 septembre 2007
   

 

Corruption, manipulation, absentéisme, obstruction…Ces mots qui recouvrent des pratiques politiques françaises se trouvent dans la presse et ou dans la bouche des personnalités les plus en vue.

L’ancien président de la République, Jacques CHIRAC est rattrapé par des affaires que son statut de chef de l’Etat avait momentanément gelées. L’ancien premier ministre, Dominique de Villepin est sur le point d’être mis en examen pour « dénonciation calomnieuse » dans l’affaire Clearstream. L’actuel président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer fait l’aveu que « la place offerte à l’opposition la conduit naturellement, qu’elle soit de droite ou de gauche, à substituer au débat constructif une attitude d’obstruction. »

Certes sous toutes les latitudes, à toutes les époques et sous tous les régimes des dysfonctionnements institutionnels et des dérapages moraux ont existé. Mais s’en tenir à une telle résignation serait consentir à une banalisation coupable. Il est plus utile de chercher à analyser le contexte qui peut favoriser de tels agissements : N’est-ce point parce qu’il faut énormément d’argent pour conquérir le pouvoir que de crapuleux détournements de fonds publics s’en trouvent suscités ? N’est-ce pas parce que l’exercice de la magistrature suprême est l’enjeu d’une compétition qu’il déchaîne des ambitions et des jalousies allant jusqu’à commettre des manipulations les plus éhontées contre les rivaux ? N’est-ce pas parce que la représentation des Français est à ce point faussée par les pratiques partisanes qu’elle suscite leur indifférence voire leur hostilité ?

Une réflexion sur la réforme des institutions est actuellement en cours. Elle contournera sans doute le cœur de ces questions. Peut-être en sortira-t-il tout au plus quelques dispositions heureuses…L’avenir et l’usage le diront. Reste que la question de fond tourne autour de la nature même d’un Etat digne de ce nom. Comme l’écrit Yvan Blot « l’Etat doit se consacrer à ses fonctions de souveraineté et de défense, principalement, sans exclure la préoccupation spirituelle déjà évoquée par Socrate : La politique menée par l’Etat, les lois votées au parlement améliorent-elles l’âme de nos compatriotes ou la dégradent-elles ? Se poser cette question, c’est élever l’Etat spirituellement, le rendre plus digne et plus modeste à la fois, dans la continuité d’une tradition chrétienne plus que bi-millénaire. (La Nouvelle Revue universelle N°8).

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« Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut » -colonel Schmitt-

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