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Mardi 27 mars 2007

Du 10 au 16 mars, Monseigneur le duc de Vendôme a parcouru la Pologne.  Visites, rencontres, colloque ont ponctué ce déplacement.

Le prince a rencontré les autorités du pays : Le Président Lech Walesa.  Mme Bartyzel,  présidente du groupe parlementaire France-Pologne, Marek Jurek, président de la Diète. Puis, il y eut une entrevue à la Présidence de Pologne. L’archevêque de Cracovie, le cardinal Stanislaw Dziwisz le reçoit au cours de ce voyage.

Puis, ce fut le monde économique et universitaire avec les entreprises à la Chambre de Commerce française et le patronat polonais. Au Collegium Civitas :  il débat avec les jeunes. A l'Université de Varsovie, il dialogue  avec le corps enseignant et des étudiants. A l'école de  peinture, sculpture, gravure, il rencontre les jeunes artistes polonais.

Le Prince intervient

Le prince assiste à plusieurs conférences et colloques. Au Château royal Académie des Arts et des Sciences, c'est une évocation de la pétition sur « le Français, langue juridique de l’Europe » et du manifeste signé le 22 novembre 2004 sur la langue française dans l’Union Européenne. Il assiste aussi à la conférence du Professeur Wyrozumski sur la problématique de l’Energie. Puis, le Prince clôture le colloque historique et littéraire sur « Les relations entre la France et la Pologne au 19e siècle » se déroulant à l’Université Catholique du Cardinal Stefan Wyszynski.

Le prince Jean s'intéresse aussi à la Pologne sociale, il rencontre  le comte Juliusz Ostrowski, Président de l’Association Polonaise des Chevaliers de l’Ordre de Malte et il visite la maison de retraite Helclow , jumelée avec Lailly-en-Val.

Au Palais Sobanski, la noblesse polonaise reçoit le Prince et  le Centre de Jeunesse de Cracovie l'invite à une soirée folklorique.

Un voyage chargé d'émotion

par Lux publié dans : Actualité internationale
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Mardi 27 mars 2007

Au 3 ème jour de son déplacement en Pologne , le prince Jean a clôturé un colloque qui se tenait à l’université catholique Cardinal Stefan Wyszynski de Varsovie . Voici le texte de son allocution :

 

« Nous avons beaucoup de choses à nous dire »

« Je me souviens, l’année dernière, visitant la Bibliothèque polonaise de Paris, si superbement restaurée, d’avoir dit qu’il nous fallait cultiver l’amitié multi-séculaire francopolonaise pour la rendre actuelle car, culturellement, nous avons toujours beaucoup de choses à nous dire. J’ajoutais que c’était la raison même qui me faisait souhaiter de me rendre en Pologne. Comment, aujourd’hui, devant vous, ne pas confirmer ce propos, qui, vous le voyez, était bien un ferme propos. C’est avec un mélange de joie du cœur et de passion de l’intelligence que je réponds

à votre invitation de dire quelques mots au terme de ce colloque sur les relations entre la France et la Pologne au XIXe siècle. Un colloque riche et divers, à l’image de ce que furent ces échanges entre nos deux pays.

Le souvenir de Chopin

Pour bien des Français, s’il est un nom qui les évoque mieux qu’aucun autre, c’est celui de Frédéric Chopin. Au point qu’ils le considèrent bien souvent comme un Français d’origine polonaise, alors que c’est l’inverse qui est vrai. Son patriotisme polonais, on le sait, est irrécusable : en voyage au moment de l’insurrection de 1830, il ne devint un exilé que par sa décision propre. Mais sa présence en France fut celle d’un génie qui non seulement marqua profondément la création musicale, mais en fit un ami ou une relation pour tout ce qui comptait dans la vie culturelle parisienne de cette époque. Sa grande aventure avec George Sand, même si elle ne se termina pas très bien, ou peut-être à cause de cela, est restée une des expressions les plus populaires de la passion romantique. Après son décès place Vendôme, ses funérailles à l’église de la Madeleine constituèrent un juste hommage rendu par les Parisiens qui depuis n’ont jamais cessé de visiter sa tombe au Père Lachaise.

Hommage à Adam Mickiewicz

Parmi les amis du couple, où l’on ne comptait quasiment que des célébrités, un nom retient particulièrement notre attention : Adam Mickiewicz, gloire de la poésie polonaise, gloire également de l’émigration polonaise à Paris. C’est là qu’il écrira sa grande épopée de dix mille vers, « Pan Tadeusz », avant de se voir confier, pendant de nombreuses années, la chaire de littérature slave au Collège de France. Son « Livre de la nation et du pèlerin polonais », le premier qu’il écrivit à Paris, fut traduit en français par Montalembert, ami de Lamennais et Lacordaire, une figure de la vie intellectuelle catholique de l’époque, qui ne cessa sa vie durant de défendre la cause polonaise. Un hommage justifié a aussi été rendu à Mickiewicz par la ville de Paris, qui lui a consacré un monument, l’ultime chef-d’œuvre d’Antoine Bourdelle, érigé place de l'Alma.

L’exemple de Marie Curie

Sautons un demi-siècle. Nous sommes en 1891. Arrive à Paris une jeune polonaise du nom de Maria Sklodowska. Elle vient suivre des études scientifiques à la Sorbonne. C’est un génie. Deux ans plus tard, elle est reçue première à la licence ès-sciences physiques. Encore deux ans, et elle est reçue 2ème à la licence de mathématiques. Et encore deux ans, la voilà reçue première à l’agrégation de physique. Entre-temps, elle a rencontré un autre physicien surdoué, Pierre Curie, qu’elle épouse. Ensemble, ils font des découvertes fondamentales dans le domaine de la radio-activité, qui leur valent en 1903 le prix Nobel de physique. Après la mort accidentelle de Pierre, elle devient la première femme à enseigner à la Sorbonne, et reçoit en 1911 le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le radium. Se rendant aux Etats-Unis, elle suscite une souscription qui financera l’achat d’1 gramme de radium. Quand elle obtiendra l’équivalent pour un second gramme, elle l’offrira aussitôt à l’Institut du radium de Varsovie : magnifique témoignage de la profondeur de son enracinement polonais. On sait qu’elle mourra de la leucémie contractée à la suite de ses travaux : Maria Sklodowska et son mari Pierre Curie reposent désormais au Panthéon. Foudroyant itinéraire d’une polonaise exceptionnelle qui a adopté la France et que la France a adoptée.

L’apport des Polonais à la France

Frédéric Chopin, Adam Mickiewicz, Marie Curie : trois génies, sans doute. Mais combien d’autres, parfois fort connus, ou plus obscurs, ont contribué à tisser ce lien mystérieux mais puissant qui relie les cultures française et polonaise ? De Ian Potocki à Witold Gombrovicz dans les lettres, Roman Polanski ou Andrzej Seweryn dans le spectacle, nombreux sont les noms polonais familiers aux oreilles françaises. Et si, en France, Paris semble se tailler la part du lion, il n’est pas de région française qui n’ait été, d’une manière ou d’une autre, touchées par la Pologne. Je ne saurais omettre d’en citer une : la Lorraine. Il suffit aux Nancéens de traverser la place Stanislas pour savoir tout ce que, depuis l’époque des Lumières, ils doivent à Stanislas Leczczynski qui, après avoir régné sur la Pologne, fut duc de Lorraine pendant plus d’un quart de siècle, après avoir donné, avec sa fille Maria, une reine à la France.

Comment oublier aussi qu’au XXe siècle, après que Paris eut accueilli la revue de l’émigration « Kultura » dès la mainmise soviétique sur la Pologne, c’est de cette même Pologne qu’est parti le grand mouvement de révolte, illustré par Solidarnosc, qui, en France même, allait si puissamment contribuer à renverser une autre mainmise, celle de la culture marxiste sur notre classe intellectuelle. C’est à la Bibliothèque polonaise de Paris, vous ne l’ignorez pas, qu’est réuni un fonds exceptionnel de documents sur cette glorieuse époque.

L’Europe se doit de respecter ses nations

J’aimerais dire, pour conclure ces quelques mots, que dans cette relation entre la France et la Pologne, s’il y a une dimension qui m’échappe moins que toute autre, c’est la dimension européenne. Je suis un prince d’Orléans, c’est à dire membre d’une famille qui n’a pas d’autre histoire que celle même de la France. Mais si, au fond de ce que je suis, je trouve la France, cela n’a pour moi rien d’une fermeture. C’est au contraire une ouverture au monde, qui commence par tout ce qui m’est le plus proche : dès que je regarde au-delà de la France, ce que je vois aussitôt, c’est l’Europe, ses cultures, sa civilisation. Je connais l’Europe presque aussi bien que mon propre pays. Et quand je pense à la Pologne et à la France, je n’oublie rien des liens que nous entretenons respectivement avec les autres pays européens, à commencer par l’Allemagne, et aussi la Russie. Et comment ne verrais-je pas que tous, chacun à sa manière, sont d’abord l’Europe ? Une Europe qui se doit de respecter les nations qui la constituent, forte de toutes leurs cultures, qui sont ses cultures, et ainsi plus réelle que les comportements qui tendent à enfermer notre continent dans des règles qui ne lui conviennent pas toujours. L’Europe, nous devons la construire tous les jours, non sur le sable, mais sur le roc de la fidélité à son être profond. C’est ce à quoi je m’attache, avec tout ce que je représente, et en y associant mes amis réunis dans l’association « Gens de France ».

Ce que nous devons au plus illustre des Polonais

La Pologne et la France : comment ne pas évoquer, in fine, un autre nom, celui du plus illustre des Polonais, Karol Wojtyla, le pape Jean Paul II. Sans doute la France perd-elle là tout lien privilégié à l’égard de la Pologne, tant le message de ce pontife est universel. Mais comment oublierait-elle, notre France, qu’en 1996, 1500 ans après le baptême de Clovis, c’est un Polonais qui vint à Reims et, à la face du monde, de cette voix où l’on entendait rouler les cailloux de la Vistule, l’interpella rudement : « France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » D’un bout à l’autre de l’Europe, c’était comme un arc qui était tendu vers le ciel. »

Varsovie, le 12 mars 2007

par Lux publié dans : Actualité internationale
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Mardi 13 mars 2007

Le voyage du duc de Vendôme a été annoncée samedi 10 mars par l’Agence France Presse, reprise sur le site internet du “Monde”:

DÉBUT DE LA VISITE DU PRINCE JEAN DE FRANCE EN POLOGNE


Le prince JEAN D'ORLÉANS est arrivé samedi à Varsovie pour une visite d'une semaine en Pologne au cours de laquelle il rencontrera notamment l'ex-président Lech Walesa et le cardinal-archevêque de Cracovie Stanislaw Dziwisz, a-t-on appris dans l'entourage de l'héritier de la couronne de France.
"Le but de la visite est de resserrer les liens entre Polonais et Français et aussi de rendre hommage à toute la nation polonaise et à certaines familles polonaises qui au cours des siècles sont venues enrichir la communauté française", a déclaré à l'AFP le porte-parole du prince, Jean GUGLIOTTA.
Le prince devait visiter dans l'après-midi le palais royal de Wilanow en banlieue de Varsovie, en compagnie des membres de la famille des Branicki, qui furent les derniers propriétaires avant la seconde guerre mondiale de l'ancienne résidence d'été des rois polonais.
Le petit-fils du Comte de Paris, 41 ans, qui s'occupe de la promotion du patrimoine culturel français, se propose de contribuer par sa visite à "maintenir, au sein de la Communauté européenne, entre Polonais et Français, un lien que l'histoire a tissé au travers d'événements dramatiques", selon un communiqué publié avant la visite.


PS: par ailleurs, une interview du prince Jean d'Orléans à l’émission de RFI "Signes particuliers" peut être écoutée à l’adresse:


http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_63_20070221.asp

 
par Lux publié dans : Actualité internationale
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Jeudi 4 janvier 2007

Qu'il semble loin le temps où Francis Fukuyama prévoyait "  La fin de l'Histoire ", la domination militaire américaine s'imposant partout, le libéralisme économique régnant sur l'ensemble de la planète et la démocratie triomphant dans tous les pays, quelles que soient leur histoire et leur culture !

 

Au contraire, jamais les centres de direction dans le monde n'ont été aussi dispersés, jamais les causes de déstabilisation n'ont été  aussi nombreuses,  jamais les Etats-Unis n'ont été autant  contestés, même sur leur propre continent.

La révolte en Amérique du Sud et en Amérique du centre

En réaction contre l'expansion de la pauvreté et l’aggravation des inégalités sociales qu’entraînent sur le continent américain les excès  du libéralisme économique, on assiste en effet à un retour quasi-général de la gauche, une gauche social-démocrate au Brésil, en Argentine et au Chili, mais carrément populiste et anti-américaine au Venezuela, en Bolivie, en Equateur et au Nicaragua. Le cas du Venezuela est particulièrement révélateur, car ce pays est un gros producteur de pétrole et le prix élevé des hydrocarbures donne à son Président, Hugo Chavez,  un pouvoir de déstabilisation important. C'est ainsi que, pour soutenir Fidel Castro, il vend du pétrole à Cuba à un très faible prix et l'autorise à en réexporter une partie au prix du marché, ce qui permet à ce pays d'obtenir les devises dont il a tant besoin. Hugo Chavez soutient également Evo Moralès, le Président bolivien, qui a nationalisé il y a quelques mois les hydrocarbures, au détriment des grandes compagnies étrangères. En Equateur, le candidat de la gauche radicale, Rafael Correa, vient d'être élu Président. Enfin au Nicaragua, les sandinistes de Daniel Ortega viennent de retrouver le  pouvoir.                                    

L'enlisement en Irak et en Afghanistan

On a déjà beaucoup parlé de la situation en Irak, qui vient d'ailleurs de faire perdre les élections " de mi-mandat " au Président Bush. Nous n'avons jamais caché que nous trouvions calamiteuse la stratégie américaine dans cette partie du monde. Il était évident qu'il valait mieux, pour l'équilibre d'une région rongée par l'islamisme, de conserver en Irak une dictature laïque, dont le potentiel militaire avait d'ailleurs été diminué de manière importante par la guerre précédente, de telle sorte qu'elle ne représentait plus vraiment une menace. En outre, cette dictature, et le Parti Baas sur lequel elle s'appuyait,  était le seul élément de stabilité de la nation irakienne, divisée depuis toujours entre les sunnites occupant la partie centrale du pays  et dirigeant celui-ci bien que minoritaires, et deux groupes opprimés bien que majoritaires, les Kurdes au nord-est et surtout les chiites au sud-est. Faire disparaître cette dictature et vouloir instaurer un régime démocratique, c'était inévitablement livrer ce pays aux chiites, islamistes radicaux liés aux ayatollahs iraniens et pousser l'Irak  dans une guerre civile larvée. C'est exactement ce qui s'est passé.

Quant à l'Afghanistan, il ne faut vraiment pas connaître l'histoire de ce pays, au relief tourmenté et propice à la guérilla, peuplé d'une cinquantaine de tribus farouches, pour ne pas savoir que personne, ni de l'intérieur, ni venant de l'extérieur, n'a jamais réussi à le contrôler.  Comme les Balkans, c'est le genre d'endroit où il ne faut pas mettre les pieds. C'était d'ailleurs ce que, très sagement, les Anglais faisaient du temps qu'ils occupaient les Indes…

On voit que le Président Bush et son entourage néo-conservateur se sont trompés complètement sur la nature de ces pays et sur la stratégie à appliquer vis-à-vis d'eux. Notamment, ils payent lourdement leur prétention de vouloir établir partout dans le monde des régimes démocratiques suivant le modèle occidental qui ne correspond aucunement à la culture, à la religion et aux traditions de ces pays. Mais, au point où nous en sommes, le retrait soudain de l'armée  américaine d'Irak, réclamée par certains élus démocrates, serait un remède pire que le mal :  ce pays volerait véritablement en éclats et les islamistes se targueraient d'avoir remporté la victoire…

Le problème impérial russe

Persuadés qu'en tant que seule super-puissance, les Etats-Unis pouvaient  désormais régner sur toute la planète, les Américains ont tout fait depuis vingt ans pour affaiblir la Russie. Cette action a pris la forme d'une incitation aux républiques situées à la périphérie de l'Empire à prendre leur indépendance, en accueillant certaines d'entre elles au sein de l'OTAN, en poussant certaines autres à entrer dans l'Union Européenne et même en installant des bases militaires US sur le territoire de républiques musulmanes. Cette politique a eu un résultat inverse à celui qui était recherché. Sous l'impulsion de Vladimir Poutine, la Russie, qui ne pensait qu'à sortir de la situation économique détestable dans laquelle le régime gorbat-chevien l'avait placée, ne rêve plus que de retrouver la grandeur qu'elle connaissait au temps de la Russie impériale…Or, précisément,  celle-ci n'a eu  qu'un but pendant des siècles : parvenir aux mers chaudes et pour cela, transformer en colonies toutes ces " Marches ", qu'elles soient occidentales comme l'Ukraine, ou qu'elles soient méridionales comme les républiques musulmanes de l'outre - Caucase. Par ailleurs,  la Russie bénéficie d'un phéno-mène mondial : la hausse du prix de l'énergie. Les énormes gisements de pétrole et de gaz de la Sibérie sont donc devenus un atout extraordinaire pour assainir les finances russes. La politique imprudente des Etats-Unis vis-à-vis de la Russie a abouti à un autre résultat désastreux : souffrant du " complexe d'encer-clement ", la Russie s'est rapprochée de la Chine, et c'est donc à une association de géants, s'étendant de la Mer Noire jusqu'au  Pacifique, que nous devons faire face !

Ce qui intéresse plus directement la France

Bien qu'on en parle peu, c'est l'Afrique sub - saharienne qui représente le problème le plus grave pour notre pays. En effet, nos principales sources d'approvisionnement en uranium - rappelons que 80 % de notre électricité est d'origine nucléaire - et les seules zones extractrices de pétrole que nous contrôlons directement ou indirectement, se trouvent au Gabon et en République Centre - Africaine, ce dernier pays étant couvert au nord par le Tchad. Ce n'est pas pour rien que, depuis longtemps, des forces françaises importantes, y compris des forces aériennes, sont déployées dans ces trois pays, qui bénéficient d'ailleurs d'un accord de soutien militaire. Et c'est bien nécessaire,  puisqu'ils font l'objet d'attaques de rebelles soutenus par des pays étrangers voisins. Autrefois, il s'agissait de la Lybie, mais le Colonel Kadhafi s'est bien assagi. Maintenant, il s'agit essentiellement du Soudan. Dans le sud - ouest de ce pays, le Darfour, des groupes de musulmans intégristes font la chasse à leurs propres compatriotes chrétiens ou animistes. Des centaines de milliers de réfugiés affamés  affluent aux frontières du  Tchad et du Centre - Afrique, créant un effroyable problème humanitaire. Le Tchad et le Centre -Afrique sont incapables de se défendre seuls. Notre aide est donc indispensable, mais nos forces armées, déjà dispersées un peu partout dans le monde, sont limitées en nombre et en matériel. La France doit choisir : soit être une véritable puissance, soit continuer à dilapider ses maigres moyens financiers dans ces bille-vesées qu'aiment tant les progressistes.

Le monde est devenu dangereux. Ce sont des enjeux considérables qui sont en cause. Et, pendant ce temps, la France est minée par son électoralisme. Il lui faudrait un état national prudent, intelligent et ferme dans ses décisions.On est loin du compte aujourd’hui.

                                                                                                Georges Rousseau

par Lux publié dans : Actualité internationale
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Lundi 11 décembre 2006

 

 





Chili : Augusto Pinochet est mort

SANTIAGO (Latinreporters.com) - L'ancien président chilien Augusto Pinochet est mort à 14h15 (17h15 GMT) à l'Hôpital militaire de Santiago.

L'ex-dictateur était âgé de 91 ans. Il avait été hospitalisé d'urgence la semaine dernière à la suite d'un infarctus.

 

 
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