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Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Dimanche 16 avril 2006

" Français,

Je suis au milieu de vous.

Vous m’avez ouvert les portes de la France et je n’ai pas pu me refuser le bonheur de revoir ma patrie.

Mais je ne veux pas donner, par une présence prolongée, de nouveaux prétextes à l’agitation des esprits si troublés en ce moment. Je quitte donc Chambord que vous m’avez donné et dont j’ai porté le nom avec fierté depuis quarante ans, sur les chemins de l’exil. En m’en éloignant, je tiens à vous le dire, je ne me sépare pas de vous, la France sait que je lui appartiens. Je ne puis décliner que le droit monarchique est le patrimoine de la nation, ni décliner les devoirs qu’il impose envers elle. Ces devoirs, je les remplirai, croyez-en ma parole d’honnête homme et de Roi. Dieu aidant, nous fonderons ensemble et quand vous le voudrez, sur les larges assises de la décentralisation administrative et des franchises locales, un gouvernement conforme aux besoins réels du pays. Nous donnerons pour garanties à ces libertés publiques auxquelles tout peuple chrétien a droit, le suffrage universel, honnêtement pratiqué, et le contrôle des deux chambres, et nous reprendrons en lui restituant son caractère véritable, le mouvement national de la fin du dernier siècle. Une minorité révoltée contre les vœux du pays en a fait le point de départ d’une période de démoralisation par le mensonge et de désorganisation par la violence. Ses criminels attentats ont imposé la révolution à un pays qui ne demandait que des réformes et l’ont dès lors poussé vers l’abîme où hier elle eut péri, sans l’héroïque effort de notre armée. Ce sont les classes laborieuses, ces ouvriers des champs et des villes, dont le sort a fait l’objet de mes plus vives préoccupations et de mes plus chères études, qui ont le plus souffert de ce désordre social. Mais la France , cruellement désabusée par des désastres sans exemples, comprendra qu’on ne revient pas à la vérité en changeant d’erreur, qu’on n’échappe pas par des expédients à des nécessités éternelles. Elle m’appellera et je viendrai à elle tout entier, avec mon dévouement, mon principe et mon drapeau. A l’occasion de ce drapeau, on m’a imposé des conditions que je ne doit pas subir.



FRANCAIS!

Je suis prêt à tout pour aider mon pays à se relever de ses ruines et à reprendre son rang dans le monde. Le seul sacrifice que je ne puisse lui faire est celui de mon honneur. Je suis et je veux être de mon temps, je rends un sincère hommage à toutes ses grandeurs, et quelle que fut la couleur du drapeau sous lequel marchaient nos soldats, j’ai admiré leur héroïsme, et rendu grâce à Dieu de tout ce que leur bravoure ajoutait aux trésor des gloires de la France. Entre vous et moi, il ne doit subsister ni malentendu, ni arrière-pensée. Non, je ne laisserai pas, parce que l’ignorance ou la crédulité auront parlé de privilèges, d’absolutisme, ou d’intolérance, que sais-je encore? de dîme, de droits féodaux fantômes, que la plus audacieuse mauvaise foi essaie de ressusciter à vos yeux, je ne laisserai pas arracher de mes mains l’étendard d’Henri IV, de François 1er et de Jeanne d’Arc. C’est avec lui que vos pères, conduits par les miens, ont conquis cette Alsace et cette Lorraine dont la fidélité sera la consolation dans nos malheurs. Il a vaincu la barbarie sur cette terre d’Afrique, témoin des premiers faits d’armes des princes de ma famille. C’est lui qui vaincra la barbarie nouvelle dont le monde est menacé. Je le confierai sans crainte à la vigilance de notre armée : il n’a jamais suivi, elle le sait, que les chemins de l’honneur. Je l’ai reçu comme un dépôt sacré du vieux Roi mon aïeul, mourant en exil. Il a toujours été pour moi inséparable du souvenir de la patrie absente, il a flotté sur mon berceau et je veux qu’il ombrage ma tombe.

Dans les plis glorieux de cet étendard sans tache, je vous apporterai l’Ordre et la Liberté.

FRANCAIS!

Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d’Henri IV.

Chambord, 5 Juillet 1871

Henri. "

par lux publié dans : Histoire
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Dimanche 16 avril 2006

 

Voici ce qui s'est passé le 9 Mars à Toulouse...Nous, les Royalistes, nous prononçons pour la liberté de culte, la liberté d'expression, la liberté de circulation et la liberté de conscience.

Voici donc l'article (sur http://www.chretiente.net/breve.php3?id_breve=1350) qui suivit cette altercation contre des hommes, des femmes et des enfants qui ne voulaient que prier

"A l’appel de Jean-Paul II (discours à Lourdes du 15 août 2004), une grande prière pour la vie, de sa conception à sa fin naturelle, parcourt le monde entier, dont la France.

Répondant à cet appel, des toulousains, dont l’association SOS Tout-petits, avaient organisé une prière publique devant la cathédrale Saint-Etienne à 15h, rassemblement déclaré en Préfecture, dans le respect des formes légales.

A l’appel, principalement, des anarchistes de la CNT (Confédération Nationale du Travail), des opposants se sont retrouvés à 14h au même endroit, pour contester le droit à la vie et proner la culture de mort. Cette manifestation, illégale car non déclarée, était animée d’un esprit de haine extrêmement violent.

Par des violences physiques, ces contestataires ont d’abord tenté d’empêcher les défenseurs de la vie de s’exprimer, comme le permet pourtant la Déclaration des Droits de l’Homme du 26 août 1789.

La police dut alors intervenir pour protéger le groupe de prière, et brandir ses boucliers pour se protéger elle-même.Des projectiles divers et dangereux furent envoyés sur les personnes qui priaient à genoux, comme des os de boucherie, des fruits pourris et des oeufs.

De plus, des discours ultra-violents, dignes des heures les plus sombres de notre histoire, ont fusé tels que : "à mort les cathos" "si Marie avait connu l’avortement, nous aurions pas tous ces embêtements" "deux planches, trois clous, voilà la solution" ou d’autres attaques ordurières contre le Christ, le Pape Benoît XVI et tout ce qui est sacré pour un chrétien.

De surcroît, des caricatures blasphématoires représentant une Croix enveloppée d’un préservatif, ou d’autres du même genre, étaient arborées sans le moindre respect.

Voilà ce qu’il en est aujourd’hui de la liberté religieuse en France, de la liberté d’expression, de la liberté de circulation ou de la liberté de conscience. Le droit est ainsi bafoué par la violence.

Le Réseau Chrétienté, en solidarité avec SOS Tout-Petits, réprouve ces atteintes aux libertés fondamentales reconnues par la république, et réaffirme son attachement à la défense de toute vie humaine, et de la dignité de l’homme.

L’association demande à ses sympathisants de prier pour toutes les victimes de la culture de mort et pour ses agresseurs."

par Lux publié dans : Actualité régionale
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Samedi 15 avril 2006


L'instinctif et l'inconscient sont à la base de la nature humaine ; si cette nature est mêlée de bien et de mal, elle n'est pas toute mauvaise. Un homme qui serait toute volonté consciente serait un automate qui tiendrait du crétin.

Que la raison consciente dirige ; elle ne trouvera de forces à employer que celles que lui fournit en dernière analyse le terreau nourricier, qu'il faut bien nommer corporel. Qui ne reconnaît pas ces sources vives de puissance sera le premier châtié, car il ne s'en servira pas.


Comme il y a dans l'âme humaine une portion toute mécanique, condition et support des autres parties, et faute de quoi rien ne se tiendrait, portion à laquelle s'appliquent toutes les lois du monde minéral, il est aussi en nous une province végétative qui supporte et donc conditionne la sensitive et la rationnelle.

Il faut se mettre en règle avec ces lois de l'âme végétative si l'on veut être un bon animal, comme il faut, si l'on veut être un bon animal raisonnable, ou humain, bien sentir, c'est à dire sentir en animal sain et complet.


Le monde physique a des lois, la nature humaine a les siennes, qui ne s'inventent pas, mais qui se découvrent. L'esprit de l'homme, au lieu de spéculer dans les nues, doit regarder autour de lui afin d'y trouver son conseil et sa direction dans la lumière.

Il y a un homme parfait. Je n'entends pas une figure médiocre dans laquelle se compensent les défauts et les qualités d'un être humain : j'exprime la limite de la puissance humaine. Les monstrueux, les excessifs, les boursouflés ne passent point cette limite quoiqu'on ait l'habitude de le dire communément. Ils restent fort loin en deçà. L'homme ne conçoit rien au delà de ce terme ; c'est là qu'il a placé les dieux.


En deux mots, l'homme est un animal qui raisonne. Cette vieille définition me semble bien la seule qui puisse satisfaire. Ni la moralité, ni la sociabilité, ni certes le sentiment ne sont particuliers à l'homme. Il n'a à lui que la raison ; c'est ce qui le distingue, sans l'en séparer, du reste de la nature.

Cette nature est représentée en lui tout entière dans son corps qui a poids, nombre et mesure ainsi que les métaux, organisation comme les végétaux, sensibilité et mouvement comme les animaux, et qui paraît ainsi la plus haute fleur de la terre ; sa raison est nourrie, aiguisée, activée et éclairée sans cesse des tributs que le monde lui paie par ces canaux. Dans un homme parfait, il faut que la raison, ainsi conditionnée par la nature entière, développe toute l'ampleur de son énergie dans le mode exact où cela ne peut nuire à l'expansion parfaite d'un corps et d'un coeur florissants. La raison poussée à l'excès, desséchant l'animal, tarit ses propres sources de développement ; et quant à la culture exclusive du corps, il est bien clair qu'elle épaissit une âme raisonnable et ôte à l'homme son esprit.


L'homme est ainsi formé par cinquante siècles de civilisation qu'il a presque perdu l'idée de l'inimitié fondamentale de la nature. Le choeur des choses qui l'entourent lui paraît un ensemble clair, harmonieux, bienveillant, pourvu qu'il n'y vive point seul.

S'il tremble dans le désert, c'est de solitude.

Que ce désert se peuple, l'homme se rassure aussitôt. Il a sans doute foi en lui ; mais il lui vient aussi, par une espèce de contagion rapide, un sentiment de confiance et d'abandon dans la solidité, dans la constance, dans la richesse et dans la générosité de son Univers.

La machine du monde n'est pas conduite par les mots prononcés devant elle ou les phrases inscrites sur ses manivelles, mais par des créatures vivantes : des besoins, des intérêts, des forces réelles pleines d'appétit.


Soit, le monde se développe, nous le savons. Mais nous savons aussi qu'il a pour champ d'évolution deux infinis. La plus légère modification exige des milliers de siècles. Chez les hommes, l'écorce des moeurs tombe assez aisément comme elle se remplace ; mais ce n'est que l'écorce, et que connaissons nous d'essentiel à l'homme qui se soit altéré depuis quatre mille ans ?

Avoir raison, c'est encore une des manières dont l'homme s'éternise : avoir raison et changer les propos communs et courants en un petit nombre de propositions cohérentes et raisonnables, c'est, quand on y réussit seulement sur quelque point, le chef d'oeuvre de l'énergie.

Avoir raison ne suffit pas. Mais c'est l'indispensable et par là qu'il faut commencer. Et si l'on a commencé par avoir tort, il faut quitter l'erreur, revenir sur ses pas pour rattraper le point à partir duquel on avancera et on progressera, au lieu de tourner en rond, reculer, piétiner.


Rien n'est plus délicieux à la pensée de l'homme que d'éprouver une loi par le témoignage d'un fait indépendant et spontané, de quelque fait postérieur à la formule de la loi.

On se confirme dans ce sentiment profond que raisonner n'est point rêver et qu'il existe des correspondances mystérieuses entre les vues de notre esprit et le courant confus des choses réelles.


J'ai toujours tenu la raison pour Futile instrument dont la structure nous définit la portée. Elle ne voit certes pas tout, niais ce n'est pas la peine de s'arracher les yeux parce que la philosophie de l'optique reproche à ces organes quelque vice de construction. Désespérer des ressources de la raison est aussi vain que de tout en attendre et de tout y suspendre.


Aussitôt qu'elles deviennent nos maîtresses, les facultés qui sont des forces aveugles veulent pour elles la couronne, sans partage ; mais le plaisir de l'intelligence et de la raison, ce n'est pas de régner, ce n'est pas de pouvoir, mais simplement de voir ce qui règne ou qui doit régner et d'assigner à chaque activité la place qui lui est le plus convenable. S'il est facile à la raison de donner le sceptre au plus digne, il lui est superflu et comme impossible de se l'arroger indûment.


... La raison, c'est à dire l'intelligence modérant, mesurant ou pressant toutes les passions.


Les faibles seuls excluent la raison du sentiment. Chez les forts, la conviction est d'autant plus chaleureuse qu'elle est fondée sur des motifs plus clairement notés.


La raison et le sentiment, se soutenant tour à tour et se réglant l'un par l'autre, sont la sauvegarde et l'espérance du monde.

par Lux publié dans : textes de Charles Maurras
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Vendredi 14 avril 2006

Le Café Bleu a reçu Maître TREMOLET de VILLERS avec le plus grand intérêt et une certaine avidité concernant la question qui a été le fil directeur de la soirée et qui s’est révélée fondamentale pour aborder les problèmes actuels de notre société. Notre invité, après sa fulgurante analyse de "l’être français", a répondu aux multiples questions qui lui ont été adressées, avec objectivité et surtout avec beaucoup d’espoir dans l’évolution de la France.

La qualité du débat qui a suivi la conférence est une source de satisfaction et de motivation pour les organisateurs.

 

Qu’est ce qu’être Français ? Cette question est plus que jamais d’actualité. Elle se pose aux Français de souche comme aux immigrés. Ces immigrés qui se la posent eux-mêmes et qui la posent aux institutions, sans obtenir de réponse.

C’est une question qu’il faut se poser à la fois d’un point de vue personnel et national.

CESAR disait des Gaulois : "Ils aiment la parole, les armes et la gloire."

D’autres ont dit de ces mêmes Gaulois  qu’ils sont réservés et casaniers.

Leur image est multiple et paradoxale. Elle ne peut être définie par des critères catégoriels et figés.

Etre Français, c’est parler français. Or la langue charrie la pensée. Elle définit l’être d’une personne.

C’est aussi le sang versé pour la sauvegarde de l’unité du pays.

L’essentiel de la France, c’est sa géographie, son sol et son histoire.

 

Aujourd’hui, on est Français quand on naît sur le territoire français, par le droit du sol. Cela veut dire que ce sol a des droits.

On parle de terre d’Islam pour définir une zone géographique sous l’influence culturelle de l’Islam. Quand on naît sur cette terre, on est pris par tout le culturel qui constitue cette terre.

Il en est de même pour le sol français. Le sol français est le sol le plus anciennement habité du monde (une des plus anciennes traces d’habitations à La Chapelle aux Saints entre la Dordogne et la Corrèze découverte au 19e).

 

Ce sont les monuments qui font l’homme, qui marquent son passage et sont un témoignage de sa chair et de son sang.

Le sol est humanisé et forme les hommes, même ceux arrivés par hasard.

 

Il y a plusieurs faits essentiels concernant la France, qui ont fait son être personnel et communautaire ; naturel et surnaturel.

Etre né Français est exceptionnel dans l’histoire du monde. Cela confère des obligations. JEAN-PAUL II est venu sept fois sur notre territoire pour rappeler les devoirs de la France. Ce qui était vrai concernant les fondements politiques de notre pays il y a quinze siècles est vrai aujourd’hui.

Le baptême de CLOVIS le jour de NOEL 496 est le fondement de la France.

Les Francs étaient les auxiliaires des légions romaines. Ils étaient peu nombreux, mais forts et braves. CLOVIS s’est retrouvé encerclé par de saints évêques et par sa sainte femme Clotilde (patronne du Café Bleu). Le principal instigateur de ce "complot de saints" fut l’évêque saint REMI qui disait de lui-même qu’il aimait trop CICERON et SENEQUE, ce qui prête à penser que nous n’étions pas en des temps barbares et sauvages et que la civilisation gauloise fournissait des intellectuels cultivés et civilisés. C’est la chute des structures romaines qui a libéré la violence civile. Le choix de St REMI, outre son inspiration divine, s’est fait de manière parfaitement réfléchie. Il est en face de changements majeurs dans l’ordre de la société de l’époque, et le recours à ce Roi Franc est La solution. Au commencement, en France, le Roi est nu, dépouillé dans la fosse baptismale, puis il revêt les attributs royaux. La France est née d’un baptême contrairement à l’ordre naturel qui veut que l’on naisse physiquement pour ensuite naître à la grâce, lors du baptême. Le Royaume de France est né longtemps après le baptême de CLOVIS, ce qui est différent d’une nation préexistante qui aurait été catholicisée. La légitimité de la France, en tant que nation, est son baptême. Tout s’est construit autour. JEAN-PAUL II l’a dit en expliquant que sa légitimité horizontale (sur les hommes) lui vient de sa légitimité verticale (qui vient de Dieu). La France n’est pas uniquement un royaume de ce monde. D’où les liens serrés qu’elle a avec Dieu, ce qui confère beaucoup d’obligations et de contraintes lorsque l’on est un Français conscient de l’être de la France et désireux d’œuvrer pour le bien commun. Si on adhère à cette réalité, on œuvre à faire monter la France très haut, et soi avec. Si on rejette cette réalité, tout tombe très bas. Etant très liée à l’Eglise dans son histoire et dans son être, la France n’est pas demi-mesure, tout comme Dieu vomit les tièdes.

JESUS-CHRIST est Roi de France ; le Roi n’est que le lieutenant de JESUS-CHRIST en France. C’est en ce sens que la France est la Fille aînée de l’Eglise car elle est la première nation à avoir reconnu JESUS-CHRIST comme suzerain, par l’intermédiaire de CLOVIS.

Il y eu quatre procès de Jeanne d’ARC. Et durant ces procès successifs, cette accusée de 19 ans mit ses juges et détracteurs en déroute, juges qui étaient pourtant des docteurs de Sorbonne (qui avait abrité deux siècles auparavant St Thomas d’AQUIN), donc rompus aux joutes verbales les plus subtiles et aux raisonnements les plus fins. Cette jeune fille ne pouvait être que très intelligente et habitée par un esprit supérieur. Le Royaume de France devait revenir à un prince français légitime et Jeanne d’ARC est allée chercher CHARLES VII, vrai prince de France, pour éviter un Roi anglo-français. Ce royaume devait rester français d’après la cour céleste. La seule explication du souci qu’a le Ciel de garder le Royaume de France à un Roi français est que ce royaume a une vocation spéciale dans le salut des âmes qu’il abrite mais aussi des âmes qui se tournent vers lui. Il est une première marche vers le Royaume Céleste. Jeanne d’ARC a demandé à CHARLES VII de faire donation du Royaume de France à Dieu devant notaire, ce qu’il a fait et elle le lui a rendu au nom de " Messire Dieu " ; geste marquant le fait que pour redevenir Roi de France, CHARLES VII doit reconnaître n’être que le dépositaire de ce royaume devant Dieu.

La France est la Fille aînée du nouveau monde (après celui des empires) car elle est la première des royaumes temporels de JESUS CHRIST. Elle est comparée par tous les Papes au Royaume de Juda qui a vu naître DAVID, et JESUS-CHRIST. Il existe une filiation mystique entre les Rois de Juda et les Rois de France. Cette filiation est représentée sur la façade de NOTRE-DAME de Paris. Il est à noter que les représentations de la lignée des Rois de Juda et de France ont été les premières cibles lors des destructions révolutionnaires du patrimoine historique et religieux français. Le sacre du Roi de France est copié sur celui du Roi DAVID. L’Eglise étant la nouvelle Israël (après la Rédemption), le peuple choisi par Dieu après la nouvelle alliance, la France, où cette Eglise est tant soutenue, a un rôle privilégié.

Nous avons renié cette ascendance à la Révolution avec des caractères idéologiques expliqués par la volonté de désacraliser ce qui était sacré pour s’affranchir du passé, mais avec d’autres caractères inexplicables. Par exemple, le sort de LOUIS XVI, Marie-Antoinette et LOUIS XVII, dans leur horreur, est inexplicable. Joseph de MAISTRE y voit l’œuvre de Satan. Un tel débordement de haine (l’amour retourné par l’orgueil et la jalousie) ne peut avoir qu’une origine surnaturelle dans la précision et la méthode avec lesquelles il a touché implacablement ses cibles. Les massacres de septembre sont de même inexplicables. Il faut savoir que les méthodes et l’organisation employées pour la Révolution ont servi d’exemple et ont été les premières du genre dans leur capacité à terroriser un peuple. Lénine a médité sur la Terreur pour la reproduire à la lettre en y ajoutant une efficacité supplémentaire en URSS.

Jean-Marc VARAUT a dit : "Dans le bruit des roues de la charrette qui emmène LOUIS XVI à l’échafaud, j’entends déjà les trains d’Auschwitz."

André FROSSARD a dit : "Le crime contre l’humanité commence à partir du moment où on tue quelqu’un pour ce qu’il est."

Durant les régimes et restaurations suivants, on ne retrouve plus la plénitude ni l’unité qui régnaient jusqu’alors en France. Le lien qui existait entre la famille régnante et le peuple n’a pas d’équivalent ensuite. Aujourd’hui, l’Eglise n’a plus le Royaume de France face à elle, et il lui manque. LEON XIII (le Pape de la reconnaissance de la République française par l’Eglise) avait exalté le baptême de la nation française lors du 14e centenaire du baptême du Roi Franc (voir encyclique sur "la noble nation française"), ne parlant pas de CLOVIS par souci diplomatique pour ménager la susceptibilité républicaine de la France d’alors. Il est intéressant de remarquer que JEAN-PAUL II a exalté le baptême du Roi CLOVIS en 1996, ne pouvant cette fois-ci honorer le peuple français, ses mérites et son histoire, pour ménager notre esprit autodestructeur et éviter des polémiques. Le Pape nous avait exhorté à garder l’âme française comme un trésor lors de cette visite à Reims.

La France est un moment temporel du royaume des Cieux. Comme la Mère, la Fille aînée subit les tribulations que JESUS-CHRIST a subies. De même que l’Eglise, le Royaume de France, aujourd’hui, est humilié. Quand l’Eglise est triomphante, le Royaume de France est triomphant.

 

Etre français aujourd’hui, c’est affirmer au monde que toute politique qui ne se rattache pas à une mystique n’est pas humaine. C’est proclamer que le CHRIST est Roi de France. Il faut prendre conscience que nous avons une vocation à montrer l’exemple, à diriger. Le Royaume de France (jusqu’à aujourd’hui) est celui qui a fourni au monde le plus de missionnaires. Nous avons une vocation à manifester au monde la vérité. Il faudrait que nous remplissions ce rôle de phare.

JEAN-PAUL II a dit durant un voyage en France : " France, éducatrice des peuples, es-tu restée fidèle aux promesses de ton baptême ? ", et devant le malaise palpable de la foule, le bon St Père a ajouté : "Je ne condamne pas, mais c’est mon devoir de vous rappeler votre mission."

Saint PIE X a dit en parlant de la France : "Comme SAUL, il te sera demandé : Pourquoi me persécutes-tu ? "

La politique, en France, a toujours été le souci du règne de l’ordre, de la paix. Le prince capétien ne cherche pas la performance économique ou matérielle, mais la prospérité.

 

Dans la constitution du Royaume des Francs, il est écrit en premier : "Vive le CHRIST qui aime les Francs". C’est un cri d’amour. On mesure la faiblesse de la constitution républicaine dans sa capacité à rassembler de manière constructive par rapport à la constitution franque.   . Le principe de l’égalité est mis en déroute quotidiennement dans les organisations humaines. Il suffit d’observer le fonctionnement de la hiérarchie dans une entreprise ou dans l’armée. Et devant la justice idéologique et affichant ses convictions au mépris de la neutralité requise, point d’égalité.

. Il ne faut pas séparer le royaume des Cieux et le temporel, mais seulement les distinguer. La société doit être chrétienne, non pas seulement les sujets. D’où la grande souffrance de l’Eglise qui ne peut laisser partir le temporel hors de son influence. La doctrine sociale de l’Eglise s’inscrit dans cette volonté de rendre à Dieu la place qui lui est due dans la vie de chaque société.   JEAN-PAUL II a fait de la doctrine sociale de l’Eglise le pilier de son pontificat. Il a dit : "Ouvrez les portes de l’économie et du social au CHRIST !!"

Chaque génération est appelée à refaire le royaume de France, que le roi soit présent, absent, ou en attente.

L’histoire de l’Eglise est une suite de chutes et de résurrections. Il a fallu l’hérésie d’Arius pour mettre au point le dogme de la double nature du CHRIST. Il a fallu l’hérésie protestante pour mettre au point le dogme de l’unité indivisible de l’Eglise. Aujourd’hui, l’hérésie est la séparation entre le temporel et le spirituel. La première instigatrice et victime de cette erreur est la France elle-même. Au lieu de s’acharner dans de fausses directions, il faut faire admirer la France. L’histoire du sol avec la religion catholique peuvent arriver à franciser les nouvelles populations. La race française est beaucoup moins biologique que culturelle.

 

L’action politique aujourd’hui est une action culturelle qui vise à faire reconnaître à une élite que le Royaume de France est là et qu’il l’attend. Il faut donc travailler à une Instauration du Royaume de France, et non à une Restauration.

Le Prince Jean de France dit : "Je suis prêt à assumer la totalité de ma vocation."

Autrefois, les ambassadeurs de Venise, qui détenaient une connaissance unique des cours européennes, disaient : "Ce qui distingue la famille royale de France des autres, c’est l’amour que le peuple lui porte."

C’est dans ce sens que le Duc de Vendôme agit en allant à la rencontre des Français au quotidien.

Les catholiques doivent prendre la tête du renouvellement de la politique.

par Lux publié dans : Formation politique
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Vendredi 14 avril 2006

La France est entrée dans une crise institutionnelle grave. Une loi votée selon une procédure admise par la Constitution, validée en outre par le Conseil constitutionnel, promulguée par le président de la République, est réputée nulle et non avenue par ceux-là mêmes qui l’ont fait voter et qui l’ont votée.

Le Premier ministre qui avait engagé la responsabilité de son gouvernement, se trouve désavoué et repentant ; autant dire qu’il ne gouverne plus.  Le président de la République ne remplit plus sa fonction constitutionnelle et obéit aux injonctions de la rue. Le Parlement qui est censé voter la loi, défait lui-même sa propre loi : les députés ne sont plus que des pions sans pouvoir. Le Conseil constitutionnel voit son autorité bafouée. Tous les mécanismes institutionnels se trouvent ainsi faussés.

Il est évident qu’il apparaîtra de plus en plus difficile de gouverner la France. Ce sont les principes mêmes de la représentation et du gouvernement qui sont atteints. Cette crise institutionnelle débouche en réalité sur une crise de régime que les élections présidentielles ne feront qu’aggraver. Le temps viendra où se posera inéluctablement la question des institutions : la France a besoin d’un pouvoir indépendant qui puisse gouverner dans la durée, et d’institutions vraiment représentatives de tous les intérêts particuliers qui organisent par la loi les libertés des citoyens, dont la liberté du travail.

De pareilles institutions souples et fortes auraient évité cette crise sur un simple contrat fait  pour des jeunes et auraient permis d’aborder la question du chômage avec efficacité et sérénité.

par Lux publié dans : Pensée politique
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