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Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Lundi 27 octobre 2008

« Mon ambition»

par JEAN, duc de VENDÔME

 

Lors de l'assemblée générale de l'association Gens de France, réunie vendredi 10 octobre à Paris, le Prince JEAN, duc de VENDÔME, a fait une importante déclaration s'intitulant :"Mon ambition". L'enregistrement audio est disponible ci-dessous.

 

Enregistrement audio mis en ligne par nos amis de la Fédération royaliste provençale

http://federationroyalisteprovencale.hautetfort.com/combats_et_idees/

 

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Lundi 22 septembre 2008

Dans le numéro 51 du bulletin "Restauration Nationale", Bernard PASCAUD, président du mouvement, rappelle les axes du combat royaliste.

Restauration Nationale: 7 rue Constance, 75018 Paris. Tel: 01-44-92-82-82. Courriel: restauration.nationale@wanadoo.fr


La rentrée politique et l'approche de notre réunion de "cadres" m'incitent au rappel de quelques axes essentiels de notre action. II ne s'agit donc ici que de définir notre travail actuel, non d'exposer les arguments doctrinaux qui le justifient.


Ces derniers restent inchangés. Restau Nat.jpeg
Pour dire vite : l'empirisme organisateur quant à la méthode ; le politique d'abord pour la lucidité du combat à mener; le nationalisme intégral comme amour nécessaire et conséquent des fils et filles de France ; la monarchie, traditionnelle dans ses principes et moderne dans ses institutions, comme but ; la fidélité à la Maison de France comme corollaire à tout ce qui précède.

En termes d'action, trois priorités semblent s'imposer aujourd'hui.

1- Le renforcement, dans le temps et dans l'espace, de la coordination des efforts. La Restauration Nationale a le souci depuis dix ans de refonder le royalisme français sur cette base. Il y a encore beaucoup à faire tant l'esprit diviseur a retardé certains progrès. On relira dans l'excellent « Charette » d'Anne Bernet le triste récit des querelles entre chefs vendéens. Le fait n'est donc pas nouveau. Comme n'est pas nouveau qu'il ne fut jamais gage de réussite !
Il y a tant à faire qu'il n'est point besoin de rêver d'un enrégimentement niveleur des personnalités. Chacun peut trouver à servir la cause commune selon ses goûts, ses talents, ses savoir-faire. Mais il faut qu'on comprenne la nécessité d'une entente minimum pour éviter la dispersion tactique ou les mauvais pas stratégiques! Ni le monolithisme qui oblitère les initiatives, ni l'anarchisme égotiste qui compromet tout progrès durable ne peuvent être des voies à encourager.
Pascaud.jpegN'avoir personne au-dessus de soi pour n'avoir de compte à rendre à quiconque est un souhait marqué du double sceau d'une confortable tranquillité et de la stérilité quasi absolue. Les progrès successifs que suppose notre action pour la France exigent une synchronisation. Qui la fera ? En fondant l'Action Française nos maîtres avaient compris la nécessité d'un mouvement. D'où les organisations militantes qu'ils créèrent, reliées aux publications. La Restauration Nationale, étant ce qui reste de mieux organisé du royalisme français, estime avoir vocation à pareille fédération. Ce n'est point là volonté de centralisme démocratique comme on disait dans le système soviétique, mais exigence consécutive à notre désir de voir émerger un royalisme efficace.
Nous restons persuadés qu'il faut poursuivre cet effort, lequel suppose le respect des personnes et des groupes qui voudront bien s'y associer. Encore une fois, je redis qu'il y a place dans l'œuvre commune pour bien des initiatives et des formes d'actions différentes. L'œuvre commune étant entendue comme la référence à la doctrine de l'Action Française, à l'amour de la nation française et à la fidélité à la Maison de France. S'accepter différents et s'aimer complémentaires peut être la devise de tout couple qui s'aime. Est-il si utopique de penser qu'il pourrait devenir le cahier des charges de tous les royalistes utiles ?

2- La production d'une réflexion bien reliée à tous les débats en cours est une autre priorité à mettre en œuvre. La « Nouvelle Revue Universelle », les premières publications des Éditions de la Colombe vont dans ce sens (je n'oublie pas nos autres moyens de diffusion dont le rôle est autre). Les conférences de l'Institut de la Restauration Nationale et de nos fédérations également. Notre participation aux débats politiques, sociétaux, économiques et culturels doit cependant être l'objet d'une plus grande attention encore, en importance de productions, en pertinence de propositions et en intensité de diffusion. Ce n'est pas le lieu ici de développer ce point essentiel dont nous débattrons prochainement.

3- Le souci de nos Princes doit être notre souci à tous. Il est à mettre en tête de nos préoccupations. MAURRAS n'a pas eu la chance qui est la nôtre: avoir les princes Français sur le sol de France. Nous chevauchons aujourd'hui derrière un prince qui est lui-même en selle, et qui fera sa route d'autant plus rapidement qu'il sera encouragé, aimé et secondé. La question essentielle que tout royaliste doit se poser, est donc la suivante : de quelle aide affective, intellectuelle et concrète suis-je prêt à payer le passage du Prince au Roi ?

Voilà esquissé un triple programme où chacun peut trouver sa place active, et qui est susceptible de faire de notre projet une histoire qui se mette de nouveau en marche en vue de la victoire.
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Bernard PASCAUD
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Lundi 4 août 2008


"La "Nouvelle Revue Universelle"

Le n°12 de la "Nouvelle Revue Universelle" vient de paraître. La lecture de cette publication de très haute tenue, dont le directeur de publication est Hilaire de CRÉMIERS et le directeur délégué Christian WAGNER, est une saine occupation pour les vacances.

NRU n°12.jpg


Sommaire:

A nos lecteurs LA NRU
La bonne démocratie : une démocratie limitée ? YVAN BLOT
Mai 58-Mai 68, une crise de civilisation laissée sans réponse BERNARD PASCAUD
La ligne culturelle BENOÎT GOUSSEAU
Deux cents ans, ça suffit ! CLAUDE FOUQUET
La famille dans la culture juridique européenne JEAN-BAPTISTE DONNIER
Société traditionnelle et responsabilités familiales : la collectivité beaufortaine au XVII° siècle ODILE WALTER
Une diplomatie convulsive GILLES VARANGE
France, Europe, monde ... XAVIER WALTER
Vent de crise au Tibet X.W.
Les émeutes au Tibet, illustration probable des crises urbaines à venir DAVID MASCRÉ
La « Question du Darfour » FABIENNE MONCLAR
« Un canard déjà décapité » HENRI BUTTIN
Ephémérides royaux PAUL DE THEVRAY
Critiques et commentaires PIERRE DE MEUSE, G.V.
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Mardi 1 juillet 2008


Lors du banquet du 29 mars 2008, qui clôturait la journée du colloque de la Restauration Nationale, Bernard PASCAUD, président de la R. N., a défini la ligne de notre mouvement.

Le 21 mars 1908 commençait la grande aventure journalistique, intellectuelle et politique de "L'Action Française" quotidienne. C'était il y a cent ans. Elle n'était, au vrai, qu'une étape nouvelle de l'oeuvre entreprise quelques années auparavant par un homme de génie, brûlant d'un amour passionné de la France et qui, en dépit de sa jeunesse et d'un contexte politique, culturel, institutionnel et même religieux défavorable, avait discerné quelles pouvaient être les clés du changement politique, condition d'un redressement français : le ralliement à la monarchie. Cet homme, c'est évidemment Charles MAURRAS.
Bien que son oeuvre n'ait pas encore abouti, elle n'est pas morte avec lui. D'autant qu'elle a réussi ce qui est le plus rare : avoir raison, avoir compris les mécanismes de ce qui tue et de ce qui fait vivre, avoir saisi les lois politiques du salut temporel de la France, discerné les conditions de son harmonie sociale et tracé un chemin français possible dans le concert des nations. Toute l'histoire du XXe siècle français atteste de la rectitude de jugement et de pensée de nos maîtres.


1502497430.jpgNous voici donc, un siècle plus tard, héritiers d'une doctrine et d'une histoire qui portent en elles-mêmes leur richesse et leur espérance. Certes, les faux principes et les institutions bancales qui en sont issues, ont déployé leurs néfastes effets. Trois républiques ont passé. Une Vle était même en vue, il y a peu, lors des dernières élections présidentielles. Finalement on a préféré un président prétendument "homme des réformes". Mais déjà, d'état de grâce éphémère en état de disgrâce permanent, les réformes marquent le pas, se font moins ambitieuses et, surtout, portent sur des questions qui pour être importantes ne remettent pas en cause ce qui oblitère et paralyse l'Etat et finalement ce qui l'empêche de retrouver toute la Majesté dont il doit être investi
Dans un monde qui change, dans une France qui change, dans une société qui change, on envisage toutes les réformes, hormis de mettre en question les principes qui sont pourtant les causes majeures de nos impuissances.
Ces impuissances sont notre réel et pour ainsi dire notre unique problème.
Pour une France qui a du mal à affirmer son identité, la pseudo-neutralité républicaine n'est pas la solution, elle est le problème.
Pour la France où réside une forte communauté étrangère d'origine extra-européenne, le laïcisme n'est pas la solution, il est le problème.
Pour la France qui fut la reine des nations et pourrait aujourd'hui jouer un rôle de fédérateur des nations européennes, moyennes et petites, l'Europe de Bruxelles n'est pas la solution, elle est le problème.
Pour une société française en proie à la dilution, l'individualisme démocratique n'est pas la solution, il est le problème.
Pour le redéploiement d'un faisceau de responsabilités locales qui s'apparenterait à une véritable et saine décentralisation, l'esprit partisan n'est pas la solution, il est le problème. Et il en est de même pour la représentation !
Pour les défis éthiques qui se présentent à l'humanité d'aujourd'hui, et donc aussi à notre peuple, le relativisme libéral n'est pas la solution, il est le problème.
Pour un Etat français, vrai serviteur du bien commun, fondé sur une authentique légitimité, la subordination de l'intérêt national à la politique politicienne n'est pas la solution, elle est le problème.
En disant cela, je n'ignore pas combien le monde est complexe et combien se sont compliqués les problèmes de la société contemporaine. Aussi n'est-ce pas de cette complexité que nous faisons grief aux gouvernants actuels. Ce que nous leur reprochons, c'est de ne pas remettre en cause les principes et les institutions qui mettent l'Etat dans la plus mauvaise des positions pour traiter les problèmes avec le maximum de chance de réussite. C'est de sacrifier l'intérêt supérieur du pays au carriérisme politique.1846139028.jpg
Ces constats sont de plus en plus évidents. Plus encore qu'au moment où MAURRAS entamait son Action française, le régime en place est instable, institutionnellement et intellectuellement. Les faux principes qu'on présentait comme des "solutions", apparaissent bien comme étant les "problèmes".
Or, voici que par une grâce incroyable, au moment où ces faux principes qui occupent encore le terrain sont en crise, apparaît un Prince, français, chrétien, incarnant d'autres principes, ceux qui peuvent constituer une solution alternative. Prince qui, pour notre chance, n'est pas frappé par la loi d'exil comme c'était le cas au temps de MAURRAS ! Il est même une autre différence de taille entre les deux époques : il y a aujourd'hui à la tête de l'Eglise un Pape dont la préoccupation n'est pas de politique intérieure française dans l'esprit d'un ralliement à la République". Cela, c'est fini !
Toutes ces données réunies constituent ce que des géopoliticiens appellent "une fenêtre d'opportunité". Cette "fenêtre d'opportunité" nous fait un devoir de dévouement intelligent et d'humble coordination des forces qui veulent bien œuvrer à ce beau projet national et royal. Ce n'est pas d'abord le nombre qui compte. Il viendra ! C'est la pertinence du projet qui est décisive ainsi que l'habileté à le mettre en oeuvre.
C'est ce que nous avons commencé à mettre en place depuis quelques années, au tournant du XXe et du XXIe siècle, un peu à la façon dont MAURRAS avait pris le tournant de 1900 avec son beau projet contenu dans "L’Enquête sur la Monarchie". Comme lui, mais dans un contexte différent et pas forcément moins favorable, et aussi d'une façon qui puisse être reçue par les Français d'aujourd'hui, nous cherchons à démontrer pourquoi le cadre national n'est pas dépassé (et par conséquent "être nationaliste" non plus !); pourquoi, étant donné la priorité absolue du politique sur l'économique et le social, il y a nécessité de s'attaquer à des réformes de nature éminemment politiques en instaurant un Etat digne de ce nom, lequel en France correspond à la monarchie, "traditionnelle dans ses principes et modernes dans ses institutions", pour reprendre la formule du comte de Chambord.
Notre mission temporelle est de faire la réforme qui n'a pas eu lieu et qui conditionnent tous les redressements français: refaire un Etat. Et l'histoire nous enseigne qu'il n'y a aucun verrou que l'habileté des hommes ne puisse faire sauter.
Dans cette espérance je voudrais terminer sur une note souriante en vous communiquant deux réflexions de nature à bien nous prédisposer pour notre travail à venir.
La première porte sur la différence entre la mentalité du perdant et celle du gagnant: le perdant est celui qui oppose toujours des problèmes aux solutions ; le gagnant est celui qui oppose toujours des solutions aux problèmes.
La seconde s'adresse particulièrement à nous qui sommes des amoureux de la France, se dévouant bénévolement pour elle, tels des amateurs au sens où dans "amateur" il y a "amour": n'oubliez jamais que le Titanic a été construit par des professionnels et l'arche de Noé par des amateurs.
Site de la R.N.: http://www.restauration-nationale.asso.fr/
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Mercredi 7 mai 2008

Programme d’avenir

Par Bernard Pascaud

Président de La Restauration Nationale

 

 

Le 21 mars 1908 commençait la grande aventure journalistique, intellectuelle et politique de L'Action française quotidienne. C'était il y a cent ans. Elle n'était, au vrai, qu'une étape nouvelle de l'oeuvre entreprise quelques années auparavant par un homme de génie, brûlant d'un amour passionné de la France et qui, en dépit de sa jeunesse et d'un contexte politique, culturel, institutionnel et même religieux défavorable, avait discerné quelles pouvaient être les clés du changement politique, condition d'un redressement français : le ralliement à la monarchie. Cet homme, c'est évidemment Charles Maurras.

 

Bien que son oeuvre n'ait pas encore abouti, elle n'est pas morte avec lui. D'autant qu'elle a réussi ce qui est le plus rare : avoir raison, avoir compris les mécanismes de ce qui tue et de ce qui fait vivre, avoir saisi les lois politiques du salut temporel de la France, discerné les conditions de son harmonie sociale et tracé un chemin français possible dans le concert des nations. Toute l'histoire du XXe siècle français atteste de la rectitude de jugement et de pensée de nos maîtres.

 

Nous voici donc, un siècle plus tard, héritiers d'une doctrine et d'une histoire qui portent en ellesmêmes leur richesse et leur espérance. Certes les faux principes et les institutions bancales qui en sont issues, ont déployé leurs néfastes effets. Trois républiques ont passé. Une Vle était même en vue, il y a peu, lors des dernières élections présidentielles. Finalement on a préféré un président prétendument "homme des réformes". Mais déjà, d'état de grâce éphémère en état de disgrâce permanent, les réformes marquent le pas, se font moins ambitieuses et, surtout, portent sur des questions qui pour être importantes ne remettent pas en cause ce qui oblitère et paralyse l'Etat et finalement ce qui l'empêche de retrouver toute la Majesté dont il doit être investi

 

Dans un monde qui change, dans une France qui change, dans une société qui change, on envisage toutes les réformes, hormis de mettre en question les principes qui sont pourtant les causes majeures de nos impuissances.

 

Ces impuissances sont notre réel et pour ainsi dire notre unique problème.

 

Pour une France qui a du mal à affirmer son identité, la pseudo-neutralité républicaine n'est pas la solution, elle est le problème.

 

Pour la France où réside une forte communauté étrangère d'origine extra-européenne, le laïcisme n'est pas la solution, il est le problème.

 

Pour la France qui fut la reine des nations et pourrait aujourd'hui jouer un rôle de fédérateur des nations européennes, moyennes et petites, l'Europe de Bruxelles n'est pas la solution, elle est le problème.

 

Pour une société française en proie à la dilution, l'individualisme démocratique n'est pas la solution, il est le problème.

 

Pour le redéploiement d'un faisceau de responsabilités locales qui s'apparenterait à une véritable et saine décentralisation, l'esprit partisan n'est pas la solution, il est le problème. Et il en est de même pour la représentation !

 

Pour les défis éthiques qui se présentent à l'humanité d'aujourd'hui, et donc aussi à notre peuple, le relativisme libéral n'est pas la solution, il est le problème.

 

Pour un Etat français, vrai serviteur du bien commun, fondé sur une authentique légitimité, la subordination de l'intérêt national à la politique politicienne n'est pas la solution, elle est le problème.

 

En disant cela, je n'ignore pas combien le monde est complexe et combien se sont compliqués les problèmes de la société contemporaine. Aussi n'est-ce pas de cette complexité que nous faisons grief aux gouvernants actuels. Ce que nous leur reprochons, c'est de ne pas remettre en cause les principes et les institutions qui mettent l'Etat dans la plus mauvaise des positions pour traiter les problèmes avec le maximum de chance de réussite. C'est de sacrifier l'intérêt supérieur du pays au carriérisme politique.

 

Ces constats sont de plus en plus évidents. Plus encore qu'au moment où Maurras entamait son Action française, le régime en place est instable, institutionnellement et intellectuellement. Les faux principes qu'on présentait comme des "solutions", apparaissent bien comme étant les "problèmes".

 

Or, voici que par une grâce incroyable, au moment où ces faux principes qui occupent encore le terrain sont en crise, apparaît un Prince, français, chrétien, incarnant d'autres principes, ceux qui' peuvent constituer une solution alternative. Prince qui, pour notre chance, n'est pas frappé par la loi d'exil comme c'était le cas au temps de Maurras ! Il est même une autre différence de taille entre les deux époques : il y a aujourd'hui à la tête de l'Eglise un Pape dont la préoccupation n'est pas de politique intérieure française dans l'esprit d'un ralliement à la République".   Cela, c'est fini !

 

Toutes ces données réunies constituent ce que des géopoliticiens appellent "une fenêtre d'opportunité ". Cette " fenêtre d'opportunité " nous fait un devoir de dévouement intelligent et d'humble coordination des forces qui veulent bien œuvrer à ce beau projet national et royal. Ce n'est pas d'abord le nombre qui compte. Il viendra ! C'est la pertinence du projet qui est décisive ainsi que l'habileté à le mettre en oeuvre.

 

C'est ce que nous avons commencé à mettre en place depuis quelques années, au tournant du XXe et du XXIe siècle, un peu à la façon dont Maurras avait pris le tournant de 1900 avec son beau projet contenu dans L’Enquête sur la Monarchie. Comme lui, mais dans un contexte différent et pas forcément moins favorable, et aussi d'une façon qui puisse être reçue par les Français d'aujourd'hui, nous cherchons à démontrer pourquoi le cadre national n'est pas dépassé, (et par conséquent " être nationaliste " non plus !) ; pourquoi, étant donné la priorité absolue du politique sur l'économique et le social, il y a nécessité de s'attaquer à des réformes de nature éminemment politiques en instaurant un Etat digne de ce nom, lequel en France correspond à la monarchie, " traditionnelle dans ses principes et modernes dans ses institutions ", pour reprendre la formule du comte de Chambord.

 

Notre mission temporelle est de faire la réforme qui n'a pas eu lieu et qui conditionnent tous les redressements français : refaire un Etat. Et l'histoire nous enseigne qu'il n'y a aucun verrou que l'habileté des hommes ne puisse faire sauter.

 

Dans cette espérance je voudrais terminer sur une note souriante en vous communiquant deux réflexions de nature à bien nous prédisposer pour notre travail à venir.

 

La première porte sur la différence entre la mentalité du perdant et celle du gagnant : le perdant est celui qui oppose toujours des problèmes aux solutions ; le gagnant est celui qui oppose toujours des solutions aux problèmes.

 

La seconde s'adresse particulièrement à nous qui sommes des amoureux de la France, se dévouant bénévolement pour elle, tels des amateurs au sens où dans "amateur" il y a "amour" : n'oubliez jamais que le Titanic a été construit par des professionnels et l'arche de Noé par des amateurs.

 

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