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Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
www.politiquemagazine.fr 

LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Samedi 17 octobre 2009

Pour faire connaître son livre aux Français, le prince Jean a entamé une série de rencontres dans les villes de France, avec conférence de présentation d'Un Prince français, séance de signatures et point-presse, selon un calendrier établi jusqu'à la fin janvier 2010 (sous réserve de modifications et de compléments éventuels).

 


 

 

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- 8 octobre : Béziers (Stade Béziers-Méditerranée, 20h30)

- 20 octobre : Senlis (Salle de l'Hôtel de ville, 20h30)

- 12 novembre : Nice (Salle du Chapiteau, Villefranche, 18h)

- 13 novembre : Marseille

- 22 novembre : Versailles (Salon du Livre)

- 24 novembre : Lyon (Salle de l'Embarcadère, 20h30)

- 25 novembre : Grenoble (Hôtel Le Président, 18h30)

- 2 décembre : Bordeaux (Hôtel Mercure-Chartrons, 20h30)

- 3 décembre : Toulouse (Amphi Banques populaires occitanes, Palma,18h30)

- 14 janvier 2010 : Nantes

- 22 janvier : Toulon

- 28 janvier : Lille

- 11 février : Dijon

 

Et le vendredi 6 novembre, à Paris, grande soirée de lancement à la suite de l’assemblée générale de Gens de France, salle Rossini, 8 bis rue de l’Annonciation, 75016 Paris, à 19 heures. Sur inscription par courriel à secretariat@gensdefrance.com
Par Lux - Publié dans : calendrier
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Samedi 17 octobre 2009

A travers douze grands thèmes, le prince Jean évoque ses principaux sujets de préoccupation, qui sont ceux du monde dans lequel nous vivons : un monde fasciné par ses perspectives de développement, mais en même temps incapable de les maîtriser, parce qu'il a perdu tout repère sur les origines et les objectifs de notre "vivre ensemble".

Dans les douze chapitres du livre, il remet ces préoccupations en perspective par rapport à l'expérience millénaire de la Maison de France. Ce faisant, il ouvre des voies et propose des réponses aux questions que se pose notre monde en crise.

Introduction

1

Histoire

Une histoire de famille : les Capétiens et la France,

les grandes dates de l’histoire, l’héritier des 40 rois, les rois qu’il préfère.

 

2

Enfance

L’enfance d’un prince : ses souvenirs, sa famille, Orléans et Wurtemberg.

 

3

Éducation

Apprentissages :

ses études en France et aux états-Unis, jeunesse, enseignement supérieur.

 

4

France

Un pays singulier : ses voyages, l’organisation du territoire, la sûreté,

réflexions sur le destin de la France.

 

5

Justice

Justice et libertés : l'état de droit, les libertés publiques.

 

6

Foi

Piétés : sa foi chrétienne, la laïcité, la place des religions en France.

 

7

Culture

Patrimoine et création : la vie culturelle et les arts,

l’État et la culture, le mécénat monarchique.

 

8

Économie

Une économie humaine : un prince qui travaille,

les “forces vives” du pays, l’entreprise, les conditions de la prospérité.

 

9

Politique étrangère

La politique étrangère de la France :

monarchies européennes, francophonie, rayonnement de la France dans le monde.

 

10

Défense

La Défense nationale : sa formation militaire, l’armée et la nation.

 

11

Institutions

République et royauté : les institutions, la Ve République, la monarchie républicaine.

 

12

En guise d’envoi

Ce qu’un prince peut faire, ce qu’un roi pourrait faire.

 

 

Conclusion

Un prince au travail

Par Lux - Publié dans : Pensée politique
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Samedi 17 octobre 2009

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Jean de France

« Un Prince français »

Entretiens avec Fabrice Madouas

Éditions Pygmalion

Le premier livre du prince Jean, « Un Prince français », est sorti le 7 octobre aux éditions Pygmalion. Sous la forme très vivante d’un entretien avec le journaliste Fabrice Madouas, il répond aux questions que chacun se pose. A travers les douze chapitres thématiques de l’ouvrage, le prince raconte son histoire personnelle et tire de son expérience une réflexion plus générale sur la France, ses atouts, ses faiblesses. Il dévoile ce qu’il voudrait faire pour qu'elle assume plus fortement son identité vis-à-vis d'elle-même et dans le monde. On trouvera sur le site le détail des douze chapitres, ainsi que le calendrier actualisé de la série de présentations-signatures que le prince Jean entame dès maintenant dans les villes de France.

Il est fréquent qu’on dénonce, en France, la “dérive monarchique” du pouvoir. Mais, s’il y a bien “dérive”, nul prince n’en est aujourd’hui responsable… Parce qu’il est convaincu que la France “peut mieux faire”, parce qu’il souhaite que son pays fasse de nouveau entendre sa propre voix dans le monde, le prince Jean, duc de Vendôme, Dauphin de France, a voulu s’adresser par ce livre aux Français, notamment aux nouvelles générations.

Il a pour ancêtres Philippe-Auguste, saint Louis, François Ier et Henri IV. Sa famille a régné sur la France pendant neuf siècles, depuis Hugues Capet jusqu’à Louis-Philippe. Elle règnerait aujourd’hui si les Français décidaient de renouer le fil de leur histoire.

Mais qui est vraiment le prince Jean de France ? Dans le monde d’aujourd’hui, à quoi servirait-il d’avoir un roi ? Que peut apporter au pays un prince de la Maison de France ? C’est à ces questions qu’il répond sans détours dans ce livre d’entretiens.

Il y raconte, avec franchise et simplicité, son histoire et celle de sa famille : comment il a vécu son enfance ; comment il a fait son éducation politique auprès de son grand-père, le défunt comte de Paris ; comment il entend désormais servir son pays et ses compatriotes. Il y rappelle, sans nostalgie et sans rien dissimuler, ce que les rois capétiens - il en est l’héritier direct - ont fait, au fil des siècles, pour notre pays : la France, dit-il, est une œuvre de patience, belle mais fragile, dont les Français doivent préserver l’unité en continuant à faire progresser l’œuvre de leurs ancêtres qui l’ont hissée aux premiers rangs des nations.

S’appuyant sur cette histoire, qu’il assume dans son intégralité, et sur son expérience personnelle et professionnelle, il expose dans ce livre d’entretiens son projet et ses convictions : celles d’un prince de 40 ans, à la fois fidèle à son passé familial et résolument moderne. C’est en retrouvant sa vocation, dit-il, que la France retrouvera confiance ; c’est en pariant sur ses forces vives qu’elle renouera avec la prospérité ; c’est en affirmant l’originalité de sa civilisation qu’elle sera écoutée et respectée dans le monde d'aujourd'hui.

 

Par Lux - Publié dans : Pensée politique
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Samedi 17 octobre 2009
Des délégations des Comités Directeurs de l'Action française et de la Restauration Nationale se sont réunis le samedi 10 octobre 2009 au 10 rue Croix des Petits Champs pour poser les bases d'un projet commun.
Un calendrier a été établi pour mettre en oeuvre ce rappprochement. L'heure est venue pour les Royalistes de travailler ensemble au salut de la France.
Stéphane Blanchonnet,  Bernard Pascaud
Par Lux - Publié dans : Actualité nationale
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Mercredi 14 octobre 2009


 
A paraître le 5 novembre prochain. Mais le livre peut d'ores et déjà être réservé, en pré-commande, sur Amazon (cliquez sur la couverture)
 


Plus d'informations sur http://phidelorme.blog.lu/post/446/5974
Par Lux - Publié dans : Histoire
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Mercredi 7 octobre 2009
Conférence jeudi 15 octobre 2009 à 20h30 précises (accueil à partir de 20h) :
L’Empereur Charles d’Autriche, un destin chrétien. Jean SEVILLIA le biographe de Charles
d’Autriche expliquera la pertinence de la parole de Jean-Paul II lors de sa béatification :
« Charles 1er d’Autriche, modèle d’homme politique, de mari et de père de famille »
Ouvrage disponible sur place – Dédicaces
Centre Beaulieu – 145, rue de Saint Genès BORDEAUX
Possibilité de garer les voitures dans la cour du Centre Beaulieu – PAF 3€
Conférence organisée par l’association Amitiés françaises B.P 101 33024 Bordeaux cedex
Par Lux - Publié dans : calendrier
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Samedi 3 octobre 2009
L'actualité ...mise en perspective

 
 
Une intelligence neuve de la France
Une mémoire forte de notre civilisation
Une volonté de servir
un vrai projet politique
 

Voir et dire l’essentiel
Retenir le meilleur
Dégager des perspectives d’avenir

 

Profondeur de l’analyse
Clarté de l’expression
Refus de la polémique inutile

Par Lux - Publié dans : Formation politique
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Samedi 3 octobre 2009

L'ambition de notre mouvement est à l'échelle des enjeux de la nation française aujourd'hui confrontée à une entreprise de dissolution. Le contexte global que la mondialisation donne à la subversion ne doit pas faire douter de la validité de notre projet politique ni constituer un découragement.  L'allégorie du caillou qui n'arrête pas un torrent n'est point pertinente en histoire. Celle-ci abonde en exemples concrets, témoignant que son cours fut maintes fois détourné, et pas toujours en mal, par l'action de quelques uns.

Les conceptions mortifères en oeuvre sont assez prégnantes pour justifier un engagement sans tiédeur : conception matérialiste de l'homme, philosophie marchande de la société, vision mondialiste des peuples. Cette subversion appelle une réaction qui ne soit pas de seule condamnation mais productrice de propositions argumentées. Le contexte psychologique actuel nous incite à renoncer au ton inutilement polémique pour une réflexion dont la fécondité sera relative au qualificatif de scientifique qu'on pourra lui accorder. C'est dire si le travail de Contre-Encyclopédie qu'avaient inauguré nos maîtres, appelle aujourd'hui à une nouvelle mobilisation. Heureusement nous ne sommes pas seuls à lutter.  Beaucoup de bons esprits et de talents mènent des combats utiles afin de sauver l'héritage. Cependant, notre spécificité politique ne rallie pas encore assez d'énergie. Le premier cautère pour jambe de bois à coloration plus ou moins nationale continuera à produire une illusoire fascination tant que notre projet royal n'aura pas l'audience qu'il mérite. Tout notre travail est là. Chacun peut y avoir sa part, selon des modalités diverses, mais non sans coordination. Celle-ci est indispensable pour créer les dynamiques nécessaires, éviter les éparpillements dans l'effort, donner la cohérence à l'ensemble.

  Tout nous est donné aujourd'hui pour déployer un éventail d'actions utiles à notre cause  

-  La doctrine dont nous sommes les héritiers, toujours susceptible d'être le sel de la terre politique française. Mais encore faut-il la rendre aimable, ne l'assénant pas en slogans mais en démontrant la validité avec la rigueur requise pour emporter la conviction 

-  Les moyens techniques actuels qui renouvellent les modalités de la propagande, et offrent à chacun des perspectives de rayonnement accru. Sans oublier cependant qu'un travail d'équipe, s'il réduit le confort de l'initiative personnelle, est souvent plus durable et plus fructueux.

-  Le contexte de crise qui recentre la réflexion sur la question des Etats. Seuls les Etats sont en mesure de sauver leurs économies et donc leurs sociétés. Ils l'ont montré tout au long des mois derniers. Mais l'Etat vaut ce que valent ses institutions. Cette question redevient primordiale.

-  L'absence, dans le pays légal, d'une personnalité capable d'exprimer la continuité de la politique française et le désir d'unité des Français.

-  L'existence sur notre sol d'un Prince soucieux de servir la France, en assumant sa vocation et en affirmant sa légitimité. Le premier livre qu'il publiera début octobre et qui s'intitule Un prince français constitue un événement considérable et nous ne perdrons pas notre temps à en augmenter l'audience.

 Qui veut assurer à nos ambitions pour la France les chances d'un développement heureux, doit admettre que l'heure n'est pas au raidissement identitaire (qui ne serait qu'un enfermement idéologique stérile), ni au recyclage de vieilles querelles recuites. L'heure est à la préparation de l'avenir, dans un esprit de service, un souci de douces conquêtes avec l'espérance de la victoire. A notre place, et avec tous ceux qui le voudront, l'amitié d'Action française peut sceller dans la joie les efforts à consentir.


 

par Bernard Pascaud

 
Par Lux - Publié dans : Pensée politique
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Samedi 26 septembre 2009


Manifestation anti-éoliennes au Mont-Saint-Michel samedi 26 septembre

Les éoliennes, d'une hauteur de 100 mètres, implantées sur les crêtes à 125 mètres d'altitude, culmineront donc à 225 mètres par rapport au niveau de la mer.

« Un projet d'éoliennes à Argouges, dans le canton de Saint-James, suscite colère et méfiance. Car ces éoliennes, qui culmineront à 230 m, seront visibles du Mont-Saint-Michel. Une marche internationale contre les éoliennes est organisée samedi 26 septembre par la Fédération environnement durable (FED), soutenue par Basse-Normandie Environnement (BNE), la Fédération bretonne pour l’environnement (FBE), la Fédération nationale des associations de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux (Fnassem) et la Plateforme européenne contre l’éolien industriel (EPAW). »


Elles seront plus hautes que l'archange Saint-Michel de la flèche de l'abbaye, situé à 170 mètres au dessus de la mer. En conséquence, elles seront parfaitement visibles du Mont-Saint-Michel. Et puis on les verra encadrer le Mont-Saint-Michel en s'en approchant depuis terre ou mer.

Schéma

Les éoliennes plus hautes que l'archange Saint-Michel !

Pas moins de 12 implantations d'éoliennes, dont une en mer !

 

Par Lux - Publié dans : Nos sections soeurs
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Samedi 26 septembre 2009


Une page honteuse de notre histoire…

 

LE  MASSACRE  DES  HARKIS

 

 

            Héros pour les uns, traîtres pour les autres, l’histoire des harkis est mal connue des Français. Dans le langage courant, on désigne aujourd’hui sous le nom de harkis toutes les catégories de supplétifs de la guerre d’Algérie : harkis, moghaznis, Groupes Mobiles de Sécurité (GMS), Groupes d’autodéfense (GAD), unités territoriales et auxiliaires de la gendarmerie, à l’exclusion des appelés et des militaires sous contrat.

            C’est en janvier 1955 que, pour les besoins de guerre d’Algérie, virent le jour les premières unités musulmanes, en l’occurrence 30 goums de 100 hommes : les Groupes mobiles de protection rurale (GMPR), qui deviendront ensuite Groupes Mobiles de Sécurité (GMS), comparables à nos Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Le 5 septembre 1955, le gouverneur Jacques Soustelle créera les sections administratives spécialisées (SAS), chargées d’encadrer les zones rurales. Protégées par un maghzen de 25 à 50 moghaznis, 700 SAS seront créés et complétées par 30 sections urbaines (SAU). Elles contribueront à l’armement de 2000 villages en autodéfense. Les moghaznis seront 20 000, en 1962.

 Le 8 février 1956, les premières harkas destinées à participer aux combats, voient le jour. A partir de 1957, las de la tyrannie du FLN qui multiplie les sévices à l’encontre des populations autochtones du bled : enlèvements, rançons, égorgements, razzias sur les douars, sévices multiples et raffinés, les habitants vont se soulever et rejoindre en masse l’armée française. 114 GMS seront créés, soit 19000 hommes, ainsi que 700 sections administratives spécialisées et urbaines (SAS et SAU).

En décembre 1958, à l’initiative du général Challe, le nombre des harkis passera de 28000 à 60000. Ils formeront d’efficaces groupes de combat œuvrant au plus près des soldats d’élite, paras et légionnaires et commandos. Par ailleurs, 2000 douars représentant 55000 hommes armés, seront placés en autodéfense, soit un total de 223000 soldats autochtones qui combattront sous l’uniforme français avec une efficacité et une ardeur reconnues de tous…

S’étant engagés davantage pour la défense de leurs familles que pour la solde, les supplétifs étaient opposés à la conception totalitaire du parti unique du Front de Libération Nationale (FLN). Ils faisaient confiance à l’armée pour faire évoluer l’Algérie dans un sens démocratique et égalitaire et, surtout, pour faire obstacle à la terreur du FLN qui s’imposait, notamment de nuit, dans les villages. Le rappel du général Challe en mars 1960 ne permit pas de mener à bien son projet de Fédération des Unités Territoriales et des autodéfenses, qui aurait constitué un parti français opposé au FLN.

Fin 1958, la guerre est pratiquement terminée sur le terrain. Le FLN, exsangue, ne se maintient plus que par ses attentats sournois et barbares. R. MADAOUI, alors officier de l’Armée de Libération Nationale (ALN), rejoindra, comme sous-lieutenant, une unité régulière de l’armée française dans l’Ouarsenis puis, plus tard, les rangs de l’OAS. Il écrira : « L’espoir est si grand que la Wilaya IV (la plus puissante et la sienne) pavoise aux couleurs de la France, que les rebelles cessent les attentats et déposent leurs armes devant les mairies ». Ainsi, les fellaghas, eux-mêmes, sûrs de leur impuissance, brandissent des drapeaux français dans leurs repaires…

L’ex officier de l’ALN, Ali BOUZIANE, qui rejoindra les harkis du fameux « Commando Georges », unité crée par le Colonel BIGEARD, écrira sur ce point : « La population, qui était notre raison de combattre et notre soutien, nous abandonne. J’ai confiance en De Gaulle, et mes frères dans le maquis aussi. Nous avons été trompés, et l’Algérie heureuse, nous la ferons avec lui ».

De Gaulle, désormais installé à l’Elysée, reçoit le Bachaga BOUALAM qui lui dit : « Mon général, donnez-moi 500000 harkis, et vous pouvez renvoyer tous les appelés chez eux ; je vous garde l’Algérie à la France. » De Gaulle ne répondra mot et, contre toute attente, se prononcera pour l’intégration, solution utopique que ni les Musulmans, ni les Européens, ni les militaires, ne croient.

Fin 1958, la victoire est donc acquise et reconnue de tous ; la paix désormais possible… mais elle ne se fera pas par la seule volonté d’un homme, miné par la rancune que lui inspire le peuple d’Algérie (Tous des Pétainistes! (sic)) et le pays retombera dans ses incertitudes et ses interrogations…

En janvier 1959, De Gaulle, élu Président de la République, gracie, à la surprise générale, 150 terroristes condamnés à mort pour crimes de sang et en libère 7000 autres. Ces mesures (ressenties comme une marque de faiblesse par la population autochtone et les unités supplétives) jettent le trouble parmi elles, ce qui fit dire au chef d’une harka du 20ème BCP :  « Le général De Gaulle n’a rien compris aux fellouzes ».

En Septembre 1959, après le célèbre discours de De Gaulle sur l’autodétermination, le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) déclarera : « Ce discours est notre 1ère victoire politique ».

Le 10 juin 1960, le colonel de l’ALN, SI SALAH, chef de la wilaya IV (Algérois),  décide de faire un putsch contre le GPRA et, reçu avec ses adjoints, les commandants Si Mohamed et Lakhdar à l’Elysée par De Gaulle, ils lui annoncent la reddition dans un premier temps des trois quart des combattants de l’ALN. Mais De Gaulle, ne voulant déjà plus entendre parler de l’Algérie française, leur opposera une fin de non recevoir et ses services, par la voix d’Edmond Michelet, informeront le Ministre des Affaires extérieures du GPRA, Krim Belkacem de cette proposition de reddition. Commencera alors une purge sanglante « à la Amirouche » au sein de leurs partisans qui ne connaîtront aucune clémence de la part des « frères » installés en Tunisie. Le secret de cette entrevue avec le Maître de l’Elysée devant être rigoureusement gardé, tout sera mis en œuvre pour éliminer définitivement les derniers témoins et Si Salah et Si Mohamed seront tués par les troupes françaises dans des conditions plus que curieuses…

Ainsi, cette affaire qui se présentait comme une immense occasion pour apporter une paix française à la guerre d’Algérie, se terminera dans le sang et demeurera la grande énigme de ce conflit.

Après l’échec du putsch d’avril 1961, les harkis, soucieux, désemparés et amers, répèteront inlassablement à leurs chefs : « Il fallait déclarer la mobilisation générale en Algérie, faire une levée en masse de harkis, renvoyer tous les appelés chez eux, et on avait le monde entier avec nous. »

Mai 1961, nouvelle décision désastreuse du général président qui atterrera les Musulmans fidèles à la France : La trêve unilatérale accompagnée de la libération de 6000 fellaghas. Dès lors, l’ALN exsangue, forte de ces renforts successifs, va se reconstituer et reprendre de plus belle ses actions meurtrières sans réelle opposition des troupes françaises privées, par ailleurs, d’une partie de leurs unités d’élite dissoutes au lendemain de l’échec du putsch. A partir de ce moment, les supplétifs comprendront que, pour eux, c’est la fin… et les premières désertions verront le jour.

En janvier 1961, le général Crépin, successeur de Challe, avait promis que les harkis, considérés comme vainqueurs, auraient la première place dans l’Algérie future, et qu’ils resteraient groupés et armés pendant un an après le cessez-le-feu. Mais, dès l’été 1961, le gouvernement décida d’amorcer la réduction des effectifs des harkas et des autodéfenses et de « civiliser » les SAS, alors que Challe leur avait confié la responsabilité opérationnelle des Quartiers de Pacification. 

Les promesses de Challe (emprisonné) et de Crépin ne seront pas tenues et les négociateurs français d’Evian se préoccuperont très peu de l’avenir des musulmans fidèles à la France… Cependant, avec une inconscience révoltante, les déclarations officielles continuaient de pleuvoir. Dans une homélie fracassante, le général Gambiez s’était écrié à l’adresse des harkis : «Vous avez mené le bon combat. Soyez sans crainte, la France ne vous abandonnera pas ! » Et dans une déclaration aux cadres, Pierre Messmer, le ministre des armées, affirmait avec solennité : « Pour rassurer ceux qui combattent et se sont engagés à nos côtés, nous devons leur répéter la volonté de la France de n’abandonner aucun de ses enfants. »… Cela s’adressait aux Musulmans servant sous l’uniforme français.

            Pourtant le dégagement militaire avait commencé depuis le mois de juin 1961 par le rapatriement de deux premières divisions et l’évacuation de 1000 postes de protection de la population du bled. Mais afin de rassurer les consciences, on continuait d’assurer avec une apparente conviction qu’en aucun cas la population civile n’aurait à souffrir de ces mesures ou à voir sa sécurité diminuer…

            Quel leurre ! Pauvres Musulmans ! Vous avez accepté de faire partie des groupes d’autodéfenses, encouragés en cela par le sous-préfet ou le commandant de secteur : Vous serez mutilés puis égorgés ! Vous vous êtes engagés dans les GMS ;  vous êtes devenus harkis ou moghaznis, c’est-à-dire soldats de la France : Vous serez tués à la hache ou écorchés vifs! Vous étiez des fellaghas repentant, ralliés à la France, et le colonel Bigeard –bientôt général !- vous avait désignés pour le fameux commando Georges : Vous aurez les yeux crevés, les mains coupées, vous serez traînés dans les rues sous les huées d’une foule déchaînée et vous périrez après d’horribles tortures !

            Ce fut un des grands mensonges de ce drame algérien qui en avait vu tant, mais d’autant plus odieux qu’il couvrait l’abandon et la mort d’innombrables Musulmans livrés à la vengeance du FLN.

            Ces hommes étaient pourtant encore des Français, couverts et en principe protégés par les lois et par l’Etat français qui leur demandait  depuis des années de lui faire confiance. La conscience la plus élémentaire eut semblé devoir au moins amener le Pouvoir à informer le pays des mesures décidées et de toutes ses conséquences. Et ce fut une bien piètre et honteuse satisfaction que de se dire qu’en lui dissimulant, on avait épargné sa responsabilité…

            Mais qui aurait pu penser, en Métropole, que depuis sept ans des soldats Musulmans pourchassaient sans répit les fellaghas, que depuis sept ans ils mouraient pour la France et l’Algérie française… et que depuis des mois on cherchait à faire oublier –comme jadis en Indochine- leur existence ? Pendant que le silence les recouvrait, les projecteurs étaient braqués sur les dirigeants du FLN, assassins en puissance qui se pavanaient désormais dans les salons français et qu’il fallait à tout prix transformer pour l’opinion en hommes d’Etat, déjà partenaires et bientôt alliés.

            Mais comment cacher qu’en nombre croissant, ces Musulmans fidèles rejoignaient les combattants de la cause française ?

Si les sphères dirigeantes ne savaient plus comment cacher cette nouvelle situation, le GPRA n’ignorait pas qu’il ne pourrait leur imposer son autorité que si auparavant, l’armée française les eût désarmés. Certains de ses membres reconnaissaient, qu’ils seraient, d’une manière sûre, trois millions à suivre activement et spontanément un mouvement que l’évolution de la situation provoquerait en faveur de la France. Ces hommes, ces Français, ces compatriotes, n’étaient pas un mythe. Ils étaient une réalité vivante.

Du coup, l’Elysée prit peur. Il fallait à tout prix désarmer ces hommes trop zélés qui s’imaginaient encore pouvoir rester français… Le 4 Mai 1962, lors du Conseil des Ministres, De Gaulle déclara : « Les harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans attendre  (sic, Alain Peyrefitte)».  Et ce fut, alors, l’ignoble campagne de désarmement, la conclusion du pacte tacite conclu entre le Pouvoir et le FLN…

            Après avoir évacué les postes militaires du bled et les avoir remis, intacts, aux ennemis d’hier, la troupe reçut l’ordre de désarmer les autodéfenses. Pour ces pauvres gens qui avaient eu confiance en la parole de la France et en ses officiers, la restitution des armes signifiait la mort à plus ou moins brève échéance. Sans doute, que les militaires avaient reçu des ordres stricts. Sans doute, ils se devaient d’obéir à ces ordres. Mais le serment de jadis de conserver l’Algérie à la France et de protéger cette population n’avait-il pas été prononcé ?

Le vieil honneur qui vous lie à une parole est-il une chaîne dont il est loisible de couper les anneaux ? La vie est bien longue à celui que trouble le remords…

            A tous ces hommes désormais voués à la vindicte du FLN, il fallait ajouter ceux qui s’étaient engagés politiquement sans pour autant revêtir l’uniforme. Qui publiera jamais le nombre de maires, délégués spéciaux, conseiller municipaux, élus de tous ordres et fonctionnaires qui avaient déjà payé et qui paieraient encore de leur gorge tranchée, leur loyalisme ?

            Ceux qui s’étaient engagés volontairement du côté de la France connaissaient que trop l’article peu répandu de la charte issue du congrès de la Soummam qui les vouait avec leurs familles à la liquidation physique, pour trahison. Et les milliers d’assassinés depuis 1954 étaient la triste preuve que les Melouza (où le FLN massacra plus de 300 personnes en une seule nuit) n’étaient pas le produit de l’imagination…

            Dès lors, désarmés, livrés sans défense à la vindicte du vainqueur, le génocide des harkis commençait… Dans le bled où le drapeau vert et blanc remplaçait désormais le tricolore, les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions militaires français et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…

            Désormais, maîtres du bled (et bientôt du pays), forts de leur immunité et de leur impunité, les fellaghas se ruaient à la curée… En dépit des informations alarmantes qui lui parvenaient quotidiennement, le gouvernement français demeura inerte. Pire ! Il participa indirectement à ce génocide en livrant, lui-même, ces pauvres gens à la hache et au couteau des égorgeurs après que Louis Joxe (père de l’ex Ministre de l’Intérieur socialiste, Pierre Joxe), rédigea par deux fois leur condamnation à mort.

 

« Télégramme n° 125/IGAA – 16 mai 1962 / Ultra Secret / Stric. Confidentiel.

            Ministre Etat Louis Joxe demande à Haut Commissaire rappeler que toutes initiatives individuelles tendant à installation métropole Français Musulmans sont strictement interdites. En aviser urgence tous chefs S.A.S. et commandants d’unités. »

                                                                                              Signé : Louis Joxe 

 

Directive de Monsieur Louis Joxe, Ministre d’Etat :

 

            « Je vous renvoie, au fur et à mesure, à la documentation que je reçois au sujet des supplétifs. Vous voudrez bien faire rechercher, tant dans l’armée que dans l’administration, les promoteurs et les complices de ces entreprises de rapatriement, et faire prendre les sanctions appropriées.

            Les supplétifs débarqués en métropole, en dehors du plan général, seront renvoyés en Algérie, où ils devront rejoindre, avant qu’il ne soit statué sur leur destination définitive, le personnel déjà regroupé suivant les directives des 7 et 11 avril ».

 Et conscient du caractère odieux de cette décision, l’honorable ministre avait ajouté :

« Je n’ignore pas que ce renvoi peut-être interprété par les propagandistes de la sédition, comme un refus d’assurer l’avenir de ceux qui nous sont demeurés fidèles. Il conviendra donc d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure. »

                                                                                  15 Juillet 1962

                                                                                  Signé : Louis Joxe

 

            Dans le même temps, le colonel Buis, ancien commandant du Secteur de Bougie, devenu général, écrivain et stratège prisé des médias, donnait depuis Rocher Noir des instructions aux termes desquelles il fallait limiter au maximum le départ des harkis pour la France. Conjuguée avec celles de Joxe, ces directives condamnèrent systématiquement ces pauvres gens. Dès lors leur avenir était tout tracé. Le gouvernement de Ben Bella allait s’en charger d’une manière expéditive…

            A Iri-Llabi, des hommes furent enterrés jusqu’aux épaules, et sur ces têtes posées au ras du sol, une meute de mégères fut invitée à jeter des pierres. Certaines victimes, le crâne fracassé du premier coup, cessèrent vite de souffrir. Mais d’autres mirent des jours à mourir dans de terribles plaintes allant jusqu’à effrayer les troupeaux de chacals qui rôdaient flairant le sang.

- Dans les Aurès, on coupa les mains et on creva les yeux des harkis et des tirailleurs abandonnés par les soldats français.

-  A Tiaret, on les attacha à des poteaux plantés sur les places publiques et on les fit écorcher lentement à coups de canif.

- A Orléansville, on jeta, vivants, ceux qui n’avaient pas pu fuir avec leur chef, le Bachaga Boualam, dans des cuvettes et des chaudrons d’eau bouillante.

- A Nemours, la harka de la demi-brigade de fusiliers marins fut exterminée dans des conditions effroyables. Tous furent émasculés puis ébouillantés.

- A Penthième (département de Bône), harkis et moghzanis furent décapités et leurs têtes exposées à l’entrée d’une cité. La consigne du FLN était de barbouiller de merde la tête de ces malheureux, consigne suivie par les enfants et surtout par les femmes.

- A Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès, les harkis du Commandant Guizien qui s’étaient ralliés au Putsch d’avril 1961, furent exterminés avec leurs familles dans des conditions effroyables.

            Partout on fusilla après avoir torturé, on mura dans des bâtisses de pierres, on enterra vivants, on brûla sur des bûchers, on flagella, on égorgea, on roua de coups des victimes enfermées dans des sacs, membres liés.

Dans le Nord-Constantinois, des femmes tuèrent même des captifs à coups de dents !…

Et dans toute l’Algérie ces mêmes scènes d’horreurs se renouvelèrent, ce qui fit dire au Commandant Pierre Granier : « On ne fusilla pas les moghzanis, on ne les pendit pas non plus. Simplement, des dizaines de fellagha les traînèrent par les pieds, par les mains, les frappant à coups de bâtons et de pierres. Ils moururent quarante-huit heures après dans d’indescriptibles souffrances… »

            Ni Jules Roy qui avait stigmatisé l’action des parachutistes français lors de la « bataille d’Alger », ni Mauriac, ni Sartre, ni Monseigneur Duval, ni les communistes, ni l’Eglise, ni les gaullistes, ni les « humanistes », ni les soldats du contingent qui avaient hurlé leur haine de l’Algérie, ni les officiers français qui avaient livré ces martyrs à la vindicte publique, ni les associations prétendument humanitaires, ni Hervé Bourges grand ordonnateur de « l’année de l’Algérie en France », conseiller et ami de Ben Bella, ne s’émurent le moins du monde. Aucune de ces hautes consciences qui font résonner le monde de leurs sermons et tiennent toujours prêtes des pétitions couvertes de signatures, ne vit dans ces massacres la moindre atteinte à la dignité des hommes et à leur liberté.

Et l’horreur de la situation devint telle que le Lieutenant de Vaisseau Cucherat rejoignit les rangs de l’OAS et résuma dans un cri d’indignation à l’adresse des officiers Français toute cette tragédie :

« Il n’y a pas en ce monde d’expiation qui puisse ressusciter les harkis ébouillantés, effacer les mutilations des suppliciés… réparer le suicide des pères désespérés, ou guérir les vieillards conduits à la folie par votre traîtrise et votre lâcheté. Il n’y a pas de drogue qui puisse endormir en vous cette honte et ce remords qui vous empêcheront de plus regarder jamais dans les yeux, à supposer qu’ils vivent encore, le chef de votre ancienne harka, ou le maire de votre regroupement, et tous ceux qui avaient cru en votre parole, s’étaient engagés derrière vous et à qui vous avez menti… »

                                                                                                                                                                                                                                            José CASTANO

                                                                                  e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

Par Lux - Publié dans : Histoire
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"J'aimerais recommander aux Français de débrancher leur poste de télévision de temps en temps pour briser leurs chaînes, si j'ose dire."
Jean de France.

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