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Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”   

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

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La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

 

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Mercredi 7 mai 2008
 

LA RESTAURATION NATIONALE B.P 101 33024 BORDEAUX Cedex

Bulletin de liaison régional – Avril-Mai 2008

Une grande mosquée en construction à Bordeaux, un Traité de Lisbonne qui abaisse encore la souveraineté française, le Kososo arraché à la Serbie avec l’approbation de la République française, voilà, à des échelons divers, comment se manifeste l’absence de véritable politique nationale en France. On veut tout ramener à des questions de personnes, mais la cause relève de questions d’institutions et de principes. Cette actualité rejoint la grande leçon politique de Jeanne d’Arc. L’Action française a imposé, au lendemain de la Grande guerre, la fête de la sainte de la Patrie au nombre des célébrations nationales. Cette année nous invitons nos amis à venir fleurir, le dimanche 11 mai, la statue de l’héroïne nationale à Bordeaux, et à venir écouter, le dimanche 18 mai, le professeur Adeline parler de « la mission posthume de Jeanne d’Arc. »

 

Dimanche 11 mai 2008

FETE NATIONALE DE JEANNE D’ARC A BORDEAUX

Dépôt de Gerbe à la statue de l’héroïne nationale, Cours Xavier Arnozan

Rassemblement : 9heures15. Dépôt de gerbe à 9heures 30 précises

 

DIMANCHE 18 Mai à 15 heures

CONFERENCE

Yves-Marie ADELINE

Docteur de l’Université de Paris I

La mission posthume de Sainte Jeanne d’Arc

A l’hôtel Mercure Chartrons 81, cours Saint Louis, BORDEAUX

Avec la présence de la librairie La Barque des Apôtres

qui proposera le livre d’Anne DAIX Jeanne d’Arc, le choix de Dieu (Editions F.X de GUIBERT)

 

par Lux publié dans : calendrier
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Mercredi 7 mai 2008


Le samedi 3 mai 2008 à 18h
Hommage à Jeanne d’Arc au Crotoy ( Somme). Dépôt de gerbe devant la statue près du port du Crotoy. La cérémonie sera suivie d’un dîner amical. Renseignements : Francis Du vauchelle 06.19.06.03.71.

Le mardi 6 mai 2008 à 18h45
au café « Le Festival » à Aix-en-Provence, en bas du cours Mirabeau ( salle au 1er étage) aura lieu le rendez-vous mensuel du « café actualité ». Jacques Saint – Pierre, Professeur d’Histoire, parlera du : « Nouvel ordre mondial et le Kosovo ».

Le dimanche 11 mai 2008 à 9h 15. A l’occasion de la Fête Nationale de Jeanne d’Arc, la Restauration Nationale et la fédération Royaliste d’Ile-de-France iront fleurir la statue de la Place des Pyramides, Paris 1er. Venez nombreux rendre hommage à la Sainte de la Patrie. Rassemblement à l’angle de la rue Saint-Honoré et de la rue d’Alger ( Métro : Tuileries ).

Le dimanche 11 mai 2008 à 9h30. Hommage public à Jeanne d’Arc à Lille. Dépôt de gerbe Place Jeanne d’Arc. Rassemblement à l’angle des rues Solférino et Brule - Maison. Cet hommage sera suivi d’une messe et d’un déjeuner. Renseignements et inscriptions : Monsieur Théry, Tel. 03.21.64.84.73.

Le dimanche 11 mai 2008 à à 12h30. Hommage à Jeanne d’Arc à Nantes, dépôt de gerbe au pied de la statue en face de l’église Saint-Donatien.

Le dimanche 11 mai 2008 à 12h Hommage à Jeanne d’Arc à Montpellier ( Hérault). Dépôt de gerbe devant la statue de Jeanne, Boulevard Pasteur. Renseignements : 04.67.61.17.18.

Le samedi 17 mai 2008 à la Salle des fêtes de Poillé-sur-Vègre ( Sarthe ). La Fédération Royaliste du Maine organise un dîner-débat avec Hilaire de Crémiers, délégué général de la Restauration Nationale, qui fera le point sur l’actualité. Renseignements : F.R.M., B.P. 5, 53340 Ballée.

Le dimanche 18 mai 2008 à 8h traditionnel pèlerinage « Domrémy-Vaucouleurs ». Rendez-vous à l’église du village de Domrémy. Renseignements : USRL B.P.369 - 54007 Nancy Cedex.

Le dimanche 18 mai 2008 à 10h15 à Nîmes ( Gard ) cérémonie devant la statue de Jeanne d’Arc, Place des Carmes. A 10h45 grand messe en l’église St.Baudille. Tel : 06.81.72.31.11.

Le mardi 20 mai 2008 à 20h la conférence mensuelle de l’Institut de la Restauration Nationale aura lieu à l’A.S.I.E.M. 6, rue Albert de Lapparent, Paris 7ème ( Métro : Ségur, La Motte-Piquet, Cambronne ). Notre ami Bruno de Chergé nous parlera du « Grand défi des énergies ».

Le jeudi 29 mai 2008 à 20h. Conférence de Xavier Walter, chroniqueur à Politique Magazine, sur « La Chine d’hier et d’aujourd’hui ». Renseignements : Le Valois monarchique, 4 avenue Marie-Amélie, 60500 Chantilly.

par Lux publié dans : Nos sections soeurs
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Mercredi 7 mai 2008

La célébration de la fête du travail, et le long week-end de loisirs qui en découle, ne doivent pas nous faire oublier les difficultés que traverse notre pays au plan économique et financier

Certaines de ces difficultés durent depuis longtemps et ne sont ni plus ni moins que la conséquence de décisions prises par nos dirigeants politiques, de droite et de gauche. En premier lieu, les français travaillent de moins en moins. Qu’il s’agisse du nombre d’heures travaillées par jour ou par semaine, ou du nombre de jours travaillés par an, la France est dans le peloton de queue des pays développés, loin derrière l’Allemagne, l’Angleterre, les Etats-Unis et, bien entendu, le Japon. Cela signifie que le prix des produits fabriqués en France est plus élevé que ceux fabriqués à l’étranger. Ils sont d’autant moins compétitifs que le prix de vente des produits français incorpore des charges sociales beaucoup plus fortes que celles frappant nos concurrents étrangers. Par définition, nos produits sont donc plus chers que les produits fabriqués à l’étranger. Nos exportations sont donc pénalisées, et les importations de produits que nous achetons à l’étranger sont favorisées.
Nos frontières sont ouvertes
Cette situation avait une moindre importance autrefois, étant donné que nos frontières étaient plus ou moins fermées. Hélas, nos dirigeants ont, depuis quarante ans, ouvert largement nos frontières – merci l’Europe, merci la Mondialisation – et le résultat a été la destruction de pans entiers de nos industries, ou, dans le cas d’entreprises importantes, la délocalisation de leurs activités vers des pays où ces inconvénients n’existent pas. Une cause supplémentaire de la pénalisation des produits fabriqués chez nous est la surélévation de l’Euro. La politique suivie par la Banque Centrale Européenne entraîne la surélévation de la monnaie unique d’au moins 40 % par rapport au dollar. Il s’ensuit que, mécaniquement, le prix des produits fabriqués aux Etats-Unis sont 40 % moins chers que les produits fabriqués en Europe. En somme, les Etats-Unis font payer à l’Europe le rééquilibrage de leur balance commerciale déficitaire… Mais la Banque Centrale Européenne, au lieu de baisser ses taux d’intérêts comme le font les américains, continue à parler de lutte contre l’inflation.
Pression fiscale et dette
Les dépenses de l’Etat, des collectivités locales et des Caisses sociales sont trop fortes. L’Etat, en particulier, vit au-dessus de ses moyens depuis quarante ans. Il existe beaucoup plus de fonctionnaires en France, notamment dans l’Education Nationale, que dans les autres pays. Il s’ensuit que la pression fiscale française est parmi les plus fortes du monde. Et pourtant, cette énorme ponction sur le portefeuille des contribuables est insuffisante ! Elle devrait être beaucoup plus forte si l’on voulait réellement couvrir nos dépenses par nos recettes. Pour équilibrer son budget, ne pouvant augmenter les impôts déjà trop lourds, l’Etat a recours à l’emprunt. D’ou l’énormité de la dette publique, qui dépasse 1.100 milliards d’euros, sans compter les dépenses dues mais non échues. On ne le sait pas assez, mais les seuls intérêts de la dette coûtent annuellement un montant égal au budget de l’Education Nationale. Dans le bon vieux temps, lorsque la France était maîtresse de sa monnaie, elle aurait sans rien dire fabriqué de la « monnaie de singe » grâce à l’inflation. La hausse des prix annule le poids des dettes, tous les emprunteurs vous le diront. Mais voilà, l’indépendance de la France en matière monétaire, c’est fini. C’est maintenant la Banque Centrale Européenne qui est maîtresse du jeu et son rôle, d’après ses statuts, c’est de veiller à ce que l’inflation ne reprenne pas comme autrefois. La croissance économique et la santé de nos entreprises, elle s’en moque !
La crise dans la sphère financière
La situation est d’autant plus difficile que, suite au laxisme de certaines banques américaines, le marché immobilier est en train de s’effondrer dans ce pays, et que la crise des financements accordés à des emprunteurs impécunieux est en train de se répandre dans tous les systèmes financiers du monde entier par l’intermédiaire de produits sophistiqués. Du coup, le malaise s’est à son tour communiqué aux bourses de valeurs partout dans le monde. La bourse de Paris, par exemple, à baissé de 20 % en quelques jours. Le résultat, c’est que les banques échaudées commencent à restreindre les crédits demandés par les entreprises, les plus touchées étant naturellement les petites et moyennes entreprises qui, par définition, n’ont pas les capitaux propres suffisants. Malgré les efforts des banques centrales, il s’en faut de peu qu’on ne se dirige vers le fameux « credit crunch » (assèchement du crédit).
La hausse du pétrole et des matières premières
D’autant plus que le prix du pétrole augmente à des niveaux jamais atteints. 160 dollars le baril il y a quelques jours…De même, les prix des matières premières ( notamment des métaux non ferreux et de certains produits agricoles) ont considérablement augmentés. Il est affolant de constater, en ce qui concerne ces dernières, que la folie écologique en faveur des carburants de substitution tels que l’éthanol, pousse à la famine dans de nombreux pays sous – développés en Afrique et en Amérique du Sud. Seuls échappent pour le moment à la crise les pays émergents ou assimilés produisant du pétrole ou du gaz ( Russie et pays arabes ou sud-américains producteurs de pétrole ) et les pays fortement industrialisés disposant d’une très nombreuse main - d’oeuvre à bas salaires ( Chine, Inde, pays de l’est asiatique…).
Les réformes de Monsieur Sarkozy

C’est donc dans un environnement défavorable que Nicolas Sarkozy a commencé ses réformes. Car en face de lui, malgré ses tentatives d’ouverture, peu de chose a changé. Que ce soit dans les syndicats, les partis de gauche ou dans la grande presse, un front commun contre les réformes, qui presque toutes impliquent un retour en arrière à la situation d’il y a quarante ans, s’est constitué. On va revoir bientôt les grandes manifestations contre ceci ou contre cela… On aurait pu le dire à Monsieur Sarkozy dès le début de son quinquennat. Dans la démocratie, il n’y pas, il ne peut pas exister, de consensus ou d’union sacrée car , par définition, tous les partis, tous les clans, toutes les coteries, sont des adversaires électoraux. Pour que le public les distingue les uns les autres, il faut que chacun de ces partis, clans ou coteries explique que les autres, tous les autres, sont des ennemis du peuple ou de telle ou telle collectivité, bref, des méchants, et que eux seuls sont les bons. Dans la démocratie française, on ne sort pas de cette vision manichéenne, cette « guerre civile sans coup de feu ». C’est pourquoi, comme Nicolas Sarkozy, très visiblement, n’est pas prêt à se battre, il y a gros à parier que ses réformes se réduiront à quelques belles formules et à des avancées très limitées.

par Lux publié dans : Actualité nationale
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Mercredi 7 mai 2008

Programme d’avenir

Par Bernard Pascaud

Président de La Restauration Nationale

 

 

Le 21 mars 1908 commençait la grande aventure journalistique, intellectuelle et politique de L'Action française quotidienne. C'était il y a cent ans. Elle n'était, au vrai, qu'une étape nouvelle de l'oeuvre entreprise quelques années auparavant par un homme de génie, brûlant d'un amour passionné de la France et qui, en dépit de sa jeunesse et d'un contexte politique, culturel, institutionnel et même religieux défavorable, avait discerné quelles pouvaient être les clés du changement politique, condition d'un redressement français : le ralliement à la monarchie. Cet homme, c'est évidemment Charles Maurras.

 

Bien que son oeuvre n'ait pas encore abouti, elle n'est pas morte avec lui. D'autant qu'elle a réussi ce qui est le plus rare : avoir raison, avoir compris les mécanismes de ce qui tue et de ce qui fait vivre, avoir saisi les lois politiques du salut temporel de la France, discerné les conditions de son harmonie sociale et tracé un chemin français possible dans le concert des nations. Toute l'histoire du XXe siècle français atteste de la rectitude de jugement et de pensée de nos maîtres.

 

Nous voici donc, un siècle plus tard, héritiers d'une doctrine et d'une histoire qui portent en ellesmêmes leur richesse et leur espérance. Certes les faux principes et les institutions bancales qui en sont issues, ont déployé leurs néfastes effets. Trois républiques ont passé. Une Vle était même en vue, il y a peu, lors des dernières élections présidentielles. Finalement on a préféré un président prétendument "homme des réformes". Mais déjà, d'état de grâce éphémère en état de disgrâce permanent, les réformes marquent le pas, se font moins ambitieuses et, surtout, portent sur des questions qui pour être importantes ne remettent pas en cause ce qui oblitère et paralyse l'Etat et finalement ce qui l'empêche de retrouver toute la Majesté dont il doit être investi

 

Dans un monde qui change, dans une France qui change, dans une société qui change, on envisage toutes les réformes, hormis de mettre en question les principes qui sont pourtant les causes majeures de nos impuissances.

 

Ces impuissances sont notre réel et pour ainsi dire notre unique problème.

 

Pour une France qui a du mal à affirmer son identité, la pseudo-neutralité républicaine n'est pas la solution, elle est le problème.

 

Pour la France où réside une forte communauté étrangère d'origine extra-européenne, le laïcisme n'est pas la solution, il est le problème.

 

Pour la France qui fut la reine des nations et pourrait aujourd'hui jouer un rôle de fédérateur des nations européennes, moyennes et petites, l'Europe de Bruxelles n'est pas la solution, elle est le problème.

 

Pour une société française en proie à la dilution, l'individualisme démocratique n'est pas la solution, il est le problème.

 

Pour le redéploiement d'un faisceau de responsabilités locales qui s'apparenterait à une véritable et saine décentralisation, l'esprit partisan n'est pas la solution, il est le problème. Et il en est de même pour la représentation !

 

Pour les défis éthiques qui se présentent à l'humanité d'aujourd'hui, et donc aussi à notre peuple, le relativisme libéral n'est pas la solution, il est le problème.

 

Pour un Etat français, vrai serviteur du bien commun, fondé sur une authentique légitimité, la subordination de l'intérêt national à la politique politicienne n'est pas la solution, elle est le problème.

 

En disant cela, je n'ignore pas combien le monde est complexe et combien se sont compliqués les problèmes de la société contemporaine. Aussi n'est-ce pas de cette complexité que nous faisons grief aux gouvernants actuels. Ce que nous leur reprochons, c'est de ne pas remettre en cause les principes et les institutions qui mettent l'Etat dans la plus mauvaise des positions pour traiter les problèmes avec le maximum de chance de réussite. C'est de sacrifier l'intérêt supérieur du pays au carriérisme politique.

 

Ces constats sont de plus en plus évidents. Plus encore qu'au moment où Maurras entamait son Action française, le régime en place est instable, institutionnellement et intellectuellement. Les faux principes qu'on présentait comme des "solutions", apparaissent bien comme étant les "problèmes".

 

Or, voici que par une grâce incroyable, au moment où ces faux principes qui occupent encore le terrain sont en crise, apparaît un Prince, français, chrétien, incarnant d'autres principes, ceux qui' peuvent constituer une solution alternative. Prince qui, pour notre chance, n'est pas frappé par la loi d'exil comme c'était le cas au temps de Maurras ! Il est même une autre différence de taille entre les deux époques : il y a aujourd'hui à la tête de l'Eglise un Pape dont la préoccupation n'est pas de politique intérieure française dans l'esprit d'un ralliement à la République".   Cela, c'est fini !

 

Toutes ces données réunies constituent ce que des géopoliticiens appellent "une fenêtre d'opportunité ". Cette " fenêtre d'opportunité " nous fait un devoir de dévouement intelligent et d'humble coordination des forces qui veulent bien œuvrer à ce beau projet national et royal. Ce n'est pas d'abord le nombre qui compte. Il viendra ! C'est la pertinence du projet qui est décisive ainsi que l'habileté à le mettre en oeuvre.

 

C'est ce que nous avons commencé à mettre en place depuis quelques années, au tournant du XXe et du XXIe siècle, un peu à la façon dont Maurras avait pris le tournant de 1900 avec son beau projet contenu dans L’Enquête sur la Monarchie. Comme lui, mais dans un contexte différent et pas forcément moins favorable, et aussi d'une façon qui puisse être reçue par les Français d'aujourd'hui, nous cherchons à démontrer pourquoi le cadre national n'est pas dépassé, (et par conséquent " être nationaliste " non plus !) ; pourquoi, étant donné la priorité absolue du politique sur l'économique et le social, il y a nécessité de s'attaquer à des réformes de nature éminemment politiques en instaurant un Etat digne de ce nom, lequel en France correspond à la monarchie, " traditionnelle dans ses principes et modernes dans ses institutions ", pour reprendre la formule du comte de Chambord.

 

Notre mission temporelle est de faire la réforme qui n'a pas eu lieu et qui conditionnent tous les redressements français : refaire un Etat. Et l'histoire nous enseigne qu'il n'y a aucun verrou que l'habileté des hommes ne puisse faire sauter.

 

Dans cette espérance je voudrais terminer sur une note souriante en vous communiquant deux réflexions de nature à bien nous prédisposer pour notre travail à venir.

 

La première porte sur la différence entre la mentalité du perdant et celle du gagnant : le perdant est celui qui oppose toujours des problèmes aux solutions ; le gagnant est celui qui oppose toujours des solutions aux problèmes.

 

La seconde s'adresse particulièrement à nous qui sommes des amoureux de la France, se dévouant bénévolement pour elle, tels des amateurs au sens où dans "amateur" il y a "amour" : n'oubliez jamais que le Titanic a été construit par des professionnels et l'arche de Noé par des amateurs.

 

par Lux publié dans : Pensée politique
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Mercredi 7 mai 2008

J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.

Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…

Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?
Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr…

Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.

Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.

Jean Raspail

 

par Lux publié dans : Pensée politique
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